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3,5
Publiée le 10 octobre 2023
Ô toi jolie et intrèpide fillette qui me lit : Ne t'arrête jamais en chemin et ne te fie pas à un bel inconnu car le danger est toujours au coin de la rue...ou à l'orèe d'une forêt sortie tout droit d'un conte de fèes! Car à te manger, le loup ne tardera pas! Aujourd'hui comme pour demain, reste bien sur tes gardes [...] Une variation èrotique et troublante autour du Petit Chaperon Rouge par l'irlandais Neil Jordan! Du jamais vu à l'èpoque, avec les dècors baroques du très regrettè Anton Furst! Sans parler des scènes de transformations rèussies! Sarah Patterson est inoubliable dans le rôle de cette ado qui s'èvade dans ses rêves et ses fantasmes, rèussissant pour son jeune âge (douze ans à peine) à nous surprendre! Avec une grand-mère de choix : Angela Lansbury! Sorti en 1984, "The Company of Wolves" est devenu un classique du cinèma fantastique qui a obtenu pour la petite histoire le Prix du Jury à Avoriaz...
Un film fantastique "ancêtre" des Tim Burton un peu dans cette veine néo-gothique, avec une jolie musique, des jolis costumes, du faux sang repérable à 100 mètres et une atmosphère bien étrange. L'histoire mélange Le Petit Chaperon Rouge et la légende du Loup-Garou. Pas mauvais mais longuet et devenu très vieillot...
Le conte du petit chaperon rouge revisité de manière originale mais surtout étrange. Etrange est vraiment le mot qui convient car par moments on trouve ce film fantastique, excellent et à d'autres on a l'impression de voir un navet et ce sont plus des chiens que l'on voit que des loups. Le film reste en équilibre entre ces deux points de vue de bout en bout. Mais heureusement les effets visuels sont très bons pour l'époque et les moyens !!
Que « La Compagnie des Loups » ait une certaine originalité ne suivi pas. Neil Jordan a beau avoir soigné sa relecture du "petit chaperon rouge" et pu s’offrir de bons effets de transformations, il aurait pu passer la seconde afin de donner un peu plus de carburant à un son film.
Film très daté. Après visuellement ça reste très beau et puis le côté conte dans un conte est assez intéressant. Les effets spéciaux sont pas si mal et les décors très studio sont kitchement jolies.
Une jeune fille rêve des histoires qui racontent des histoires qui racontent des histoires qui racontent des histoires.....Question effets spéciaux, un léger goût du Loup-Garou de Londres...
Neil Jordan nous entraîne dans les rêves et les fantasmes d'une jeune fille s'ouvrant au désir, revisitant les contes de notre enfance pour en tirer une vision baroque et sensuelle où la frontière entre l'homme et la bête, la répulsion et l'attirance est plus ténue que jamais, où l'on ne sait plus trop si l'on doit être effrayé ou émerveillé. Si le métrage a quelque peu vieilli (la musique est atroce), il offre cependant son lot d'images marquantes ainsi qu'un univers onirique de toute beauté.
Quel dommage... La bande annonce laissait croire à une histoire à la fois féerique et en même temps terrifiante, mais c'est juste ennuyant et prétentieux. Rosaleen (Sarah Petterson) rêve chaque nuit qu'elle vit dans un petit village au Moyen-Âge au bord d'une forêt avec ses parents et sa sœur. Quand cette dernière est tuée par les loups, Rosaleen est confiée pendant un temps à sa grand-mère (Angela Lansbury), une vieille femme qui lui raconte des histoires d'hommes pouvant prendre l'apparence de loups... La réalisation n'est pas grandiose: les prises de vues sont terriblement banales, la mise en scène pas très recherchée, les mouvements trop lents et propres; si la profondeur de champ n'est pas mauvaise, le cadrage n'est pas toujours très bon. Le scénario est en fait une adaptation du conte du Petit Chaperon rouge, mais dans une version plus sombre et sanglante. Le rythme est très lent, constamment alourdi par des séquences qui ne riment à rien et qui ne font pas avancer l'histoire. L'ambiance n'est pas trop mauvaise, mais pas assez prenante ni pesante. Il y a trop de longueurs et de clichés, bref, pas moyen d'entrer dans une histoire qui se perd dans ses intrigues et qui n'aboutit à rien. Les acteurs en font parfois un peu trop et ne sont pas tous très convaincants. Les personnages ne semblent avoir presque aucune écriture et sont très surfaits. Les dialogues ne sont pas excellents, voire parfois assez ridicules. La photographie a une lumière intéressante et quelques jolies couleurs. Le montage est terriblement lent et trop conventionnel. Les décors sont réussis, même si on voit clairement que c'est du studio, les costumes ne sont pas trop mauvais mais la musique trop présente. Les départements des effets spéciaux et du maquillage se sont surpassés dans les transformations. "La Compagnie des loups" n'est pas un film qui vaut la peine de rester en mémoire, sauf si vous ne connaissez pas le conte.
La compagnie des loups est le deuxième film de Neil Jordan, celui qui le révéla au grand public suite au succès critique et public de son film passé dans de nombreux festivals européens. Jordan associé à Angela Carter, la scénariste du film, conçoit une relecture du conte du petit chaperon rouge. L'aspect sombre du film le rapproche de la version de Perrault plutôt que de celle des frères Grimm. L'ensemble du film se passe dans l'esprit de Rosaleen, dans ses rêves. Elle vit dans un village d'apparence féodal, situé en pleine forêt. Le village et ses habitants sont fréquemment victimes des loups comme c'est le cas de sa grande soeur. Neil Jordan réussit à créer une atmosphère sombre, inquiétante et envoutante, cette atmosphère même qui compose la part sombre du conte moral. Le conte merveilleux est ici totalement détourné. Jordan met en scène une jeune fille qui quitte douloureusement l'enfance et doit faire face à l'éveil de sa sexualité et à son intérêt grandissant pour les hommes. La compagnie des loups est riche en symboles puissants: le rouge à lèvre comme symbole de la transformation de Rosaleen en femme, le loup symbole de la part d'ombre qui sommeille en chaque homme, "l'écart du sentier" symbolise le passage à l'acte sexuel, les jouets brisés symbolise la fin de l'enfance. Le film entier peut se définir comme la métaphore des tourments adolescents face à la découverte de la sexualité. Jordan fournit un travail remarquable, la mise en scène est virtuose plongeant le spectateur dans des décors somptueux. Le film semble en constant état de grâce est accompagné d'une musique magnifique. Sarah Patterson est éblouissante de beauté. L'aspect horrifique du film est particulièrement réussi grâce à l'utilisation d'effet spéciaux déjà sophistiqués pour l'époque. Jordan réussit un coup de maître est dépeint une atmosphère que l'on retrouvera miraculeusement plus tard à travers un de ses autres chef d'oeuvre: Entretien avec un vampire. La compagnie des loups est un film fragile, inestimable qui encourage à accepter la part d'ombre, de merveilleux mais aussi d'animal qui vit en chacun de nous. Un classique du cinéma fantastique.
Comment créer une parabole sur le délicat passage à l'âge adulte en faisant se croiser le conte du petit chaperon rouge et le mythe du loup-garou ? Quelques défauts certes, mais Neil Jordan s'affirme déjà comme un grand auteur avec ce film pareil à nul autre et qui gagne à être connu et reconnu !
si j'essaye de m'expliquer mon amour de la sf, il y a des elements essentielles qui ont faconné, structuré, apporté les regles, ainsi que la base mythologique, certes je dévorais les contes, mais il arrivait parfois que les programmateurs des chaines hertziens apportent leur pierres à l'édifice en diffusant (notement sur la 3) des chefs d'oeuvre comme celui ci ou monstres et merveilles (the storyteller)...
J'ai regardé ce film suite à l'interview dans Mad movies de Neil Jordan, le réalisateur. Cela m'avait intéressée alors je l'ai regardé en version original. Un très bon film avec un mélange d'onirisme et de conte, teinté d'un léger érotisme. Des acteurs qui jouent leurs jeux sans être plus charismatique (excepté Angela Lansbury et Micha Bergese). Les images et la musiques sont bien synchronisés. La meilleure scène,spoiler: c'est lors du premier conte, la transformation en loups garous, le mec s'arrachant toute la peau avec un cris horribles, sont corps se transformant.
Un conte qui rappelle les histoires pour enfants revisité a la sauce jordan. Une jeune fille incomprise se refugie dans ses reves et fanstasmes peuplés de loup garous. Doit on y voir une psychanalyse freudienne ou tout simplement un beau film sur l'adolescence et ses angoisses? Il y a certainement un peu de tout ca, mais il y a aussi une inquietante et belle histoire dans laquelle la jeune fille evolue avec sa grand mere dans un paysage imaginaire digne du "petit chaperon rouge"(les decors sont magnifiques ainsi que la bande son).Cette grand mere la met en garde contre tous les hommes en lui expliquant que derriere ce masque se cache un animal(belle metaphore).La jeune fille n'en fait qu'a sa tete et va aller d'aventures et avantures.... Un tres beau film fantstique metaphorique et impressionant magnifiquement interpreté.
Ce chef-d'oeuvre absolu du fantastique, même si quelquefois le scénario s'égare, possède une force incroyable. Raconté sous forme d'histoire mèdievale hors du temps, ce voyage initiatique dans le monde des contes est très reussi, et parvient, grâce au brio des effets spéciaux, à nous plonger dans une atmosphère à la fois malsaine et poétique. Un fascinant voyage dans les méandres de la nature humaine. Meilleure scène du film : la transformation en loups des invités à un banquet de mariage du XVIIe siècle, superbe !