Un bon exemple de ce que donne l'expoitation de certains laissés seuls ( & manipulés à leur dépens ) avec leur "succès", ainsi que bien sûr la prescription à outrance - rappelant d'autres temps... -; surtout quand on sait que la musique à l'époque réclamait un minimum de sincérité ( Ne se résumant pas en effet à une coiffure de chez "tony & Guy", quelques de ces beats informatiques et/ou ces cours (trop) intellectuels & bourgeois ) ... Détail qui tue : le barbu semblant sortir d'une production des " destiny's child ".
Bien que Joy Division soit de ma génération, voilà un groupe à côté duquel je suis passé : j'étais "plus" Cure, et surtout je venais de découvrir Bowie qui était à mes yeux (et demeure encore)au-dessus de tout. Je suis donc allé voir ce film sans attente particulière et sans à priori. Filmé dans un noir et blanc somptueux, très clair au début, plus sombre à la fin, le film d'Anton Corbijn suit quelques années de la vie de Ian Curtis, de ses débuts dans la musique à sa mort en mai 1980. Chaque image est superbe et ressemble à une photo. Cette distanciation esthétique permet au réalisateur de nous fournir une évocation pudique et touchante d'un jeune artiste troublant et troublé. On n'est pas dans le pathos des biopics habituels : pas de voix off narrative, beaucoup de plans fixes, des scènes de concert plus vraies que nature, une BO judicieuse qui marque chaque scène dans le temps (Bowie en 73 et 77, Iggy Pop en 77, etc) et surtout une peinture juste d'un artiste dépassé par les évènements... Sans doute ne suis-je pas particulièrement sensible aux destins tragiques des rock-stars. Je préfère les artistes qui durent, combattent leurs démons, travaillent, avancent, se transforment (ce que j'aime chez Bowie justement). Je sens donc intuitivement que ce film, malgré toutes ses qualités, ne me marquera pas dans le temps. J'en garderai le même souvenir qu'une magnifique expo photo, subtile, sensible et intelligente.
Ian Curtis est une rock star, il paraît. En seulement quelques albums, il a marqué l'histoire, du rock donc, de son empreinte. Entendez par là dépression assumée et mélodies découpées au rasoir. D'une froideur qui lui voudra la dénomination de "cold wave". Bref. Il ne s'agit pas ici, visiblement de parler de musique -quoiqu'elle est présente tout au long du métrage et permettra aux néophytes de découvrir un groupe majeur- ou tout au moins de création musicale. Corbjin élude le sujet et préfère se consacrer aux affres sentimentales de l'avatar de Curtis.
D'un esthétique certaine -les plans s'enchaînent et ressemblent à un défilé de photgraphies, comme des instants pris ponctuellement, et servi par un jeu d'acteur convaincant le film blesse par cet étrange parti pris. Curtis, un salaud qui abandonne sa famille par la seule facilité qui lui procure sa vie d'artiste. Curtis, le dépressif, ne l'est que de par son histoire sentimentale et son asthme. On lésine l'aspect torturé du charismatique chanteur, malheureusement.
En centrant sur l'aspect people et la vie sentimentale de la star, Corbjin cède à la tentation du cliché pris au dépourvu -l'intimité est dévoilée, nue, sans être analysée. On aurait aimé plus de fond pour ce film, et parler peut être un peu plus, puisque c'est de ça qu'il s'agit, de musique.
Qu'on se le dise, je n'aime pas les biopics; c'est souvent raté, caricatural, prisonnier du sujet et les acteurs y sont souvent réduits à LA performance ou pire, au cabotinage. Mais là... Anton Corbijn, photographe mondialement connu dans le monde du rock (et bien au-delà) et accessoirement réalisateur de Control a bien connu Ian Curtis et son groupe Joy Division... et ça se voit ! Avec un troublant mimétisme parfaitement maitrisé, servit par une photographie juste et inspirée il pénètre et s'approprie l'univers tourmenté du chanteur maudit et réanime sous nos yeux incrédules ce groupe météoritique qui changea l'histoire du rock sans que personne ne s'en rende vraiment compte. Quant aux acteurs, Sam Riley en tête, qui interprètent eux-mêmes et avec talent tous les morceaux du film, ils sont incroyables de sobriété et donnent un véritable surplus d'âme à l'ensemble. Le tout constitue un superbe film hommage, sombre, glacé et beau comme une chanson de Joy Divison.
Un très bon film destiné avant tout à un public aimant le punk et ses variantes. Etre mélomane aide à mieux comprendre ce film, surtout dans les moments où il faut s'impliquer dans la musique, aux dépends de la famille, de la santé... Bref, on a ici une superbe reconstitution de Joy Division et du mode de vie typique du rock; peine, folie, transe, amour, magouilles, tout y est. Bravo à Sam Riley pour l'interprétation de Ian Curtis et bravo à tous les autres quelque soit leur degré d'importance dans le film. Fans du groupe ou non, le film a un intérêt certain.
A vrai dire, j'ai été voir ce film un peu au hazard, sans être véritablement convaincu ou motivé et je suis ressorti agréablement surpris. Ce film raconte la courte vie de Ian Curtis, chanteur du groupe Joy Division, des débuts de son adolesence ou il est dans sa chambre écoutant de la musique et fumant des cigarettes au premier pas sur scénes et aux tournées. Filmé en noir blanc, ce film atypique par ses prises de vue nous enferme dans l'univers de Curtis : ses doutes, ses peurs qui une fois évoquées frolent la question éxistentielle ou philosophique. D'ailleurs le film est largement agrémenté des pistes musicales des Joy Division qui sont éxtremement appréciables. Pleins de non dits et de regards troublant, le film n'en reste pas moins bouleversant.
Un biopic passionnant, aussi grave que documenté, flirtant certainement avec l'authenticité tant le soucis du détail est flagrant. Control est surtout une oeuvre indispensable à la culture musicale contemporaine, tant le fascinant Ian Curtis est lui même nécessaire au rock.
Grand film. Bien plus qu'un biopic "Control" nous entraîne dans une véritable tranche de vie. Celle d'un jeune adulte en proie au doute malgré la gloire naissante et la facilité qui en découle. Le noir et blanc sied parfaitement à l'Angleterre de la fin des années 70 tout comme à la noirceur de l'histoire. Sam Riley, tout comme Samatha Morton sont excellents. Les séquences musicales sont parties intégrantes de l'histoire et mises en scène avec brio. A voir.
tout simplement excellent...tellement bien reconstitué le Macclesfield de '73...un Ian Curtis plus que crédible...difficile a trouvé un point faible...sauf quelques erreurs dans les sous-titres françççais :-)
Mon coup de coeur! Aucune critique, Bonne interpretation, choix des acteurs parfait,bande son très reussie, tout les sentiments de la vie de curtis défilent devant nos yeux! Superbe!
Film absolument bouleversant, qui m'a fait découvrir Ian Curtis et la musique incroyable de Joy Division. Sam Riley est tout simplement magnifique dans le rôle de ce leader charismatique et torturé. Les scènes de concert sont tout simplement parfaites. J'ai adoré. Le plus beau film de 2007 avec "Les Chansons d'amour".
Magnifique biopic sur la vie de Ian Curtis, troublante star du rock anglais qui a connu la gloire beaucoup trop tot. Ultra touchant, un noir et blanc magnifique, et un Sam Riley incroyable qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau et immite à la perfection ses légendaires pas de danse. Magnifique film à voir, meme pour ceux qui ne connaissent pas le groupe Joy division.
Control m'a vraiment marqué. C'est un film sur Ian Curtis, donc pas seulement sur la musique de Joy Division. Néanmois, la musique de Joy Division est complètement adaptée à l'image, en noir et blanc, sobre. Ici on ne juge pas Curtis, mais on le montre, comme il était vraiment : un homme dépassé par les évenements, qui possédait une dualité autant spirituelle qu'amoureuse. Un homme qui a perdu le contrôle de sa vie. Et le réalisateur fait vraiment trembler le spectateur, c'est un film fort, émouvant, on l'admire autant qu'on admire le chanteur de Joy Division.
Grâce à ce film superbement interprêté et en noir et blanc ce qui lui donne plus de véracité, j'ai découvert le groupe Joy Divison dont je n'avais jamais entendu parler auparavant et qui correspond bien à mon aspiration musicale.
Je crois que ce film est le premier "biopic" sur une rock star qui me semble totalement honnête. La réalisation est superbe, l'interprétation troublante (Sam Riley crève l'écran) et l'histoire pleine de sens... bref on ressort touché au coeur par la vision de ce "Control" de Deborah Curtis et Anton Corbijn.