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MaxPierrette
199 abonnés
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4,0
Publiée le 29 septembre 2007
Marié à 18 ans, père et star à 22, et mort pendu à 23, Ian Curtis a changé le rock sans le vouloir, ni même le savoir, ce qui fait de lui du pain béni pour un bon gros biopic des familles, à base de destin brisé et d’envolées musicales. Ce que “Control” n’est absolument pas. Certes, le premier long-métrage d’Anton Corbijn retrace les cinq dernières années de la vie tumultueuse du leader de Joy Division, mais il s’attache plus à l’homme qu’à l’icône, donnant ainsi à sa famille une place au moins aussi importante (si ce n’est plus) qu’à sa (courte) carrière musicale. Celle-ci ne se manifeste d’ailleurs qu’à travers ses événements les plus marquants, ou pour établir une passerelle avec la vie privée de Curtis, accroissant ainsi l’ampleur de ses textes, tout en se faisant, sur scène, l’expression de ses sentiments, de ses peurs. Relayé par un noir et blanc en adéquation avec la déprime qui ne cesse de grandir en son personnage principal, Corbijn dresse un portrait juste et sans complaisance (les défauts y ont autant de place que les qualités) d’un homme qui a grandi trop vite, avant de perdre le contrôle de sa propre vie. Toujours au centre d’une mise en scène sobre, aux cadrages précis (que Corbijn a hérité de son passé de photographe), l’inconnu Sam Riley semble littéralement possédé par l’esprit de Curtis (sur scène surtout) et délivre une performance impressionnante, qui éblouit un long métrage un poil longuet, mais dont la mélancolie nous ceint longtemps après la projection, tandis que sa mélodie résonne encore dans nos têtes.
Film de photographe : on a l'impression de feuilleter un album, ce qui peut ne pas plaire, mais ces photos sont magnifiques. Corbijn a voulu démythifier son héros (car il s'agit plus d'un film sur Ian Curtis que sur Joy Division ), et c'est réussi ; on peut cependant presque regretter que son "portrait de l'artiste en jeune crétin" ne laisse pas plus de place au processus créatif.
Sam Riley est un Ian Curtis bluffant de réalisme : les scènes de concert correspondent point pour point aux enregistrements existants (d'ailleurs pendant les premières sessions, le groupe...joue faux, et va en s'améliorant tout au long du film ).
Alors mon avis définitif ? J'aimerais mettre trois étoiles et demi, mais bon, comme je suis fan, j'arrondirai à quatre ;)
Film absolument bouleversant, qui m'a fait découvrir Ian Curtis et la musique incroyable de Joy Division. Sam Riley est tout simplement magnifique dans le rôle de ce leader charismatique et torturé. Les scènes de concert sont tout simplement parfaites. J'ai adoré. Le plus beau film de 2007 avec "Les Chansons d'amour".
Control est un biopic retraçant l’existence éphémère d’Ian Curtis, leader du groupe Mancunien mythique Joy Division. Ce premier long-métrage d’Anton Corbijn est une franche réussite tant sur le fond que sur la forme. Parlons du côté visuel: le cinéaste nous livre une mise en scène élégante et sobre à la fois, nous rappelant ses œuvres d’antan (photographies et vidéoclip). D’ailleurs, l’utilisation du noir et blanc est une idée judicieuse, cela représente bien l’austérité de l’époque ainsi que le caractère réservé du protagoniste principal. En ce qui concerne le fond, Anton Corbijn s’en sort remarquablement bien, puisqu’il dépeint avec justesse et délicatesse la personnalité tourmentée du jeune chanteur. De ce fait, les scènes intimistes teintées d’amertume ne sombrent jamais dans le pathos. On peut souligner la bonne prestation des acteurs, notamment le débutant Sam Riley qui irradie l’écran et la confirmée Samantha Morton qui est impeccable comme d’habitude. Et enfin, quel aubaine de pouvoir entendre dans une salle de cinéma les titres phares de Joy Division, j’en avais la chair de poule.
Pour conclure, tout admirateur de ce groupe se doit de le voir au ciné (ceci dit en passant, les non connaisseurs s’y retrouveront également), au risque de louper une expérience unique.