Raging Bull
Note moyenne
4,3
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586 critiques spectateurs

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263 critiques
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Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mars 2014
Martin Scorsese nous fait suivre la montée puis la déchéance de Jack LaMotta. , une sorte d'anti-Rocky, boxeur ambitieux qui finit en has-been bouffi, sans avoir appris grands choses de ses erreurs. On suit donc ses amours, ses combats, sa relation avec son frère, sa famille ou encore sa psychologie, c'est l'étude d'un homme frustre et violent. Scorsese montre tout, les coups physique et psychologique qu'il reçoit et qu'il donne ou encore la misogynie et dépeint bien le Bronx. Le scénario est vraiment bien construit, et l'histoire se suit très bien. La mise en scène de Scorsese est somptueuse, tout comme ce noir et blanc qui donnera une très belle photographie. Les combats sont remarquablement filmés entre sang, sueur, coups brutaux et flash photographique. Le coté dramatique du film est fort et puissant, rare sont les films qui vous prennent comme ça aux tripes. Les interprétations sont remarquable, notamment Robert De Niro qui porte le film sur ses épaules, adepte de la méthode "actor studio", il s'entraina longtemps et durement avec LaMotta pour préparer son rôle, son oscar est plus que mérité. Les autres interprétations, dont Joe Pesci, ne déméritent pas, un très grand film, l'un des sommets du duo Scorsese/De Niro. Grandiose
vive-le-cine123654789
vive-le-cine123654789

109 abonnés 621 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2014
Un film culte qui reste incroyable après toutes ces années. L’histoire retrace la vie de ce boxeur de légende, ou du moins une partie de sa vie. Celle la plus palpitante. On assiste à sa montée en puissance, à sa conquête du titre mondial puis à sa complète déchéance jusqu’à sa renaissance, tel le phénix. Et ce parcours aura été semé d’embuches. Sa relation avec ses proches est sans doute la partie du film la plus intéressante car on voit l’influence que cela lui porte, faisant ressortir sa partie la plus sombre de lui-même mais aussi celle qu’il ne reconnaît pas lui-même. On sent qu’au fond de lui, au plus profond, ce type est un mec bien ; mais il n’est pas un héros, il est comme tout le monde et a des faiblesses. Il est égoïste, paranoïaque et incontestablement un « sang chaud » (bouillant même), un cocktail assez explosif et on le voit à plusieurs reprises. L’histoire est vraiment bien gérée à ce niveau, équilibrant bien toutes les différentes parties. Le tout servi de dialogues dont la plupart sont entrés dans la légende, mais d’autres qui sont pas mal. Pour ce qui est du casting, il n’y a pas à dire : Robert DeNiro survole allégrement ce film, écrasant sans effort tous les autres acteurs, les suffocant même. C’en est tel que, contrairement à ce qu’on voit souvent dans ces cas, les autres acteurs n’arrivent plus à s’exprimer, rendant le reste du casting correct mais sans réel plus, même Joe Pesci ( spoiler: qui doit être l’acteur à avoir dit le plus de fois le mot fuck dans l’histoire du cinéma
) ne fait pâle figure. C’est bien dommage. Sans doute que le personnage, l’histoire et la mise en scène de Scorsese y sont pour quelques choses, mais il est indéniable que DeNiro est omniprésent dans ce film. Pour le reste, j’ai beaucoup aimé la mise en scène générale du film, assez classique mais également très efficace pour transmettre l’histoire, mais les scènes de combats sont juste du pur bonheur. Que ce soit dans la façon de les filmer, la chorégraphie, les effets spéciaux, de son, de lumière, de montage, de mise en scène…c’est juste du pur bonheur. Scorsese nous pond là un film réellement abouti et réfléchit qui, comme je l’ai dit un peu plus haut, met très bien en valeur son personnage principal. Bref, un très bon film que je conseille vivement !
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 février 2014
J'ai pu assister à une rétrospective de Scorsese à la cinematek. Et après avoir dégusté des heures de cinéma du petit rital New-Yorkais, il est évident qu'il aime les destins, qu'il aime prendre le temps de peindre ses personnages, en clair-obscur, qu'il aime explorer tous les terrains de chacun de ses oeuvres, qu'il aime plonger son cinéma dans l'hyper-réalité. C'est du cinéma grandiose livré à un spectateur qui en tirera les conclusions qu'il voudra. Raging Bull c'est le destin d'un boxeur, c'est le quotidien d'un homme, d'un animal en proie à ses tourments. C'est simplement magnifique. Magnifique de violence, magnifique de stupidité. C'est bien plus que le film d'un destin, c'est plus que Jake La Motta, ça l'habite et ça le dépasse. C'est une critique un peu vague, basée sur des concepts flous, je m'en fous, c'était somptueuex
cocolapinfr
cocolapinfr

85 abonnés 634 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 février 2014
Film long, ennuyeux, on suit la vie d'un boxeur insupportable, la qualité des acteurs ne suffit pas.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 janvier 2014
Raging Bull fait parti de ces œuvres qui n’ont pas pris une ride depuis leur sortie et n’en prendront sans doute jamais. La raison à cette éternelle jeunesse est sans doute à chercher du coté des thématiques très fortes abordées par le film: quête de pureté, culpabilité, rédemption… (vous pensiez réellement que ce film parlait de boxe?). Comme souvent chez Scorsese, le long-métrage est rempli de symbolisme religieux qui vient enrichir le propos métaphorique de l’intrigue. Ainsi, le noble art n’est plus un simple sport mais un chemin de croix où Jake La Motta devra expier ses fautes pour tendre vers l’absolu. En raccrochant les gants, le héros abandonne sa quête du divin et se condamne lui-même à la déchéance. Toutes ces préoccupations spirituelles sont parfaitement soulignées par la mise en scène aérienne de Scorsese, la pureté du noir et blanc, et le message biblique final. En outre, le film vaut le détour ne serait-ce que pour la prestation hallucinante de Robert De Niro dans le rôle titre.
Frédérik P.
Frédérik P.

120 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2014
Porté par la rage salvatrice de son réalisateur, Raging Bull devient alors un film intime passionnant mais aussi l’un des films de boxe les plus marquants grâce à une réalisation coup de poing dont on ne ressort pas indemne lors des derniers matchs du champion avant sa chute définitive et solitaire dans les sous-sols du show business.
romano31

321 abonnés 1 543 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2014
Raging Bull est l'un des films les plus connus de Martin Scorsese et offre à Robert De Niro un des ses rôles les plus emblématiques. Retraçant le parcours flamboyant de Jake La Motta dans le milieu de la boxe ainsi que sa déchéance et sa descente perpétuelle vers la solitude, Raging Bull brosse le portrait d'un homme jaloux, violent et qui n'aura retenu aucune leçon de ses actes. Pour interpréter le rôle de Jake La Motta, Scorsese fait appel à son ami Robert De Niro qui nous offre une prestation absolument exceptionnelle couronnée, à juste titre, par un Oscar du meilleur acteur. Le reste du casting est très également, à l'image de Joe Pesci et Cathy Moriarty qui campent tous deux le frère et la femme de La Motta. Côté réalisation, Scorsese utilise le noir et blanc ainsi que le format 4/3. De ce fait, on a l'impression qu'il filme avec une caméra de l'époque ce qui renforce l'immersion et le côté documentaire du film. On regrettera cependant le côté flamboyant qu'avaient Les Affranchis ou Casino et quelques petites longueurs. Malgré tout, Raging Bull est un film à voir absolument et est un incontournable de la filmographie de Scorsese et du cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 décembre 2013
"Raging Bull" est un chef-d'oeuvre du genre. De Niro est encore une fois magistral et démontre encore une fois qu'il est un véritable caméléon, il se glisse à la perfection dans n'importe quel rôle. Un bijou .
Tom H.
Tom H.

8 abonnés 62 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2013
Là où Scorsese est fort, c'est pour raconter des histoires. Notamment des biopics ! C'est nul doute, pour moi, l'une des meilleurs interprétation de Robert de Niro, de loin ! Pas son meilleur film, mais son meilleur rôle, son investissement, son jeu, est énorme. Le tout sur une réalisation incroyable. Un film incroyable.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2013
Parmi tout les films de Martin Scorsese ( un certains nombres ! ) Raging Bull est le plus esthétique que se soit le noir et blanc, les cadrages, la musique, les scènes de combats mythiques ou la beauté tout court qui émane du long métrage. La sensibilité est aussi très forte, très personnelle on sent Scorsese très impliqué... Il n'y a pas que lui puisque la perfection est de toutes part mais je m'attarde un peu plus sur le casting, Cathy Moriarty en plus d’être somptueuse me clou sur place les passages ou elle hurle m'on stupéfaits quel voix, Joe Pesci comme à son habitude est brillant et la plus en sobriété mais tout aussi puissant surtout dans sa dernière apparition avec son frère, le plus gros coup de latte du film ce trouve ici ( la prison en second ). Mais comme l'on peut s'en douté c'est bien Robert De Niro qui crève l'écran comme souvent ici peut être encore plus qu'à l'accoutumé, il devient de plus en plus fascinant aux fil des minutes et on le voie évolué jusqu'à sa déchéance et sa remue dans mon ventre. La première fois que j'es visionné Raging Bull il y a 3 ou 4 ans je n'avais pas aimé ( la vf compte pour beaucoup ), quel erreur j'est commis à l'époque..!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 novembre 2013
La plus grande performances de De Niro, et sûrement l'une des plus puissantes de l'histoire de cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mars 2014
Après Mean Streets qui débutait avec la plus belle chanson du monde, Scorsese confirme l'importance qu'il accorde aux scènes d'ouverture. Ici, le boxeur seul sur le ring s'échauffe. Le ralenti, les flashs, la musique de Mascagni, donnent à cette scène une grâce magistrale.

Raging Bull est probablement le meilleur film de boxe à ce jour, et Jack La Motta, champion des poids moyens, est aussi devenu l'un des rôles les plus marquants de Robert De Niro. Ce taureau enragé qui alterne entre ascension et déclin, est aussi un personnage récurent des films de Scorsese: un homme violent et misogyne (bien que parfois sensible).

Le cinéaste raconte avec une grande maîtrise la vie tourmentée de ce 'badass', dans un film qui restera gravé dans l'Histoire du Cinéma par quelques unes de ses répliques, qui a favorisé l'ascension de son acteur principal, et a révélé Joe Pesci, magnifique petit teigneux.

C'est avec tristesse que l'on voit aujourd'hui De Niro joué pour Besson, un "cinéaste" qui aimerait bien avoir 1/100ème du talent de Scorsese...
Angela Ki La
Angela Ki La

65 abonnés 586 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2013
On continue dans la lignée des films légendaires. Chef d’œuvre autoproclamé par beaucoup, et tout le monde répète ça comme une ritournelle. Mieux, c’est le quatrième meilleur film américain de tous les temps, selon l’American film institut. Moi je pense qu’il est difficile de faire un chef-d’œuvre avec un sous genre, et ce film est un biopic, le biopic un sous-genre. Bon, il y a un acteur génial, un Lamotta plus vrai que nature, il y a un réalisateur inspiré par le noir et blanc et la couleur, sûr de son métier, il expérimente même des trucs, des plans originaux, mais est-ce que cela suffit ? Le film est fait par Scorsese pour De Niro, qui pousse l’identification tellement loin que ça peut faire peur. Les plans de combats sont d’enfer, on est carrément dans le ring, et le sang peut gicler au visage, de façon quais expressionniste, et cela sans 3D, il faut le signaler ! Cependant, je trouve Lamotta complètement inintéressant comme personnage de cinéma. L’histoire, il n’y en a pas, c’est premier degré. Comme dirait Rocky Balboa, en substance : « C’est un gars qui n’a pas de cerveau et qui décide d’utiliser son corps. » Et après ? Des gars comme ça, il y en a des tonnes dans le cinéma américain, jusqu’à Rocky justement. Beaucoup disent film sur la boxe, je vois plus un autre film de gangsters, avec des combats de boxe. On ne voit rien des entraînements, du circuit, des agents, on ne sait rien des challengers, film sur la boxe vous dîtes ? Non, film sur un self-made-man, qui grimpe et chute comme tout bon self-made man à l’américaine. A voir pour se faire une idée, mais je ne participe pas à l’approbation générale.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2017
Depuis « Mean Streets », Robert De Niro et Martin Scorsese ne se quittent plus. Tous deux lancés dans leur âge d’or de leur filmographie, ils nous proposent ici une relecture d’un champion de boxe. Jake LaMotta est pourtant controversé et sa vie est une épopée, succédant davantage de « chutes » que de victoire sur le ring. La lecture de l’intrigue donne alors raison à l’étude d’une personnalité instable. Scorsese balaie ses principaux codes sur l’étude d’une société et la place en arrière-plan. Il ne se contente pas non plus d’une lecture autobiographie sur ce qui a fait le succès du boxeur. De plus, les images sont un point qui soulignent la rigueur du réalisateur. Associant subtilement les gimmicks à la présentation des combats et de son acteur fétiche, il parvient à rompre la notion de distance, rendant abstraite notre perception de l’espace. Il a tant de richesse que l’œuvre exploite à merveille.

La discipline guerrière n’est qu’un support en face du véritable enjeu. Il concerne directement LaMotta dans un combat permanent contre lui-même. Guidé par la seule émotion qu’est la violence, le challenger vit dans la douleur, aussi bien sur le ring que dans sa vie privée. Il entretient notamment des relations tendues avec son épouse Vickie (Cathy Moriarty) et c’est sur quoi se base tout l’intrigue de l’œuvre. Elle reste mystérieuse, même devant l’amour stérile qui les lie. Sa présence limitée, tout comme ses dialogues, ne sont pas un manque d’engagement volontaire vis-à-vis de la relation homme/femme, dans sa généralité. Au contraire, sa force d’esprit est le reflet de la passivité. Face à l’animal violent qu’est Jake, la misogynie peut prendre un coup en surface, mais reste intact dans le fond. Rien ne laisse présager qu’elle induit une passerelle pour que LaMotta exprime sa haine en permanence contre elle, mais il y a du vrai dedans qui est intimement lié à la personnalité du boxeur.

Chaque passage de Jake sur le ring est synonyme d’un état d’esprit qui s’assimile aisément avec le schéma d’un couple en conflit. Et quelque part, c’est comme si les coups étaient réservés à Vickie. On se sent alors rapidement impliqué dans l’évolution du Taureau du ring. Malgré la détresse que les personnages secondaires cumulent tout le long du récit, on ne peut s’empêcher de camper dans le coin de LaMotta. Vient alors son frère cadet, Joey (Joe Pesci). Manipulateur par méfiance, il délivre une constante opposition avec toux ceux qui l’entoure, Jake compris. Mais il diffère de son frère car lui utilise ses mots plutôt que ses poings, à quelques exceptions près. Tout le tempérament autodestructeur lève le voile et les conséquences d’une haine empoisonnent nettement le succès et la fierté d’un homme qui n’a pas toujours su rester debout…

Si l’on se réfère à au surnom qui fait la fierté de LaMotta sur la scène, « Raging Bull » illustre plus qu’il n’y parait. Loin de la rédemption que l’on s’attend en face d’une entité qui se désintègre de l’intérieur, on aborde la psychologie d’un animal féroce avant tout. Dans un sens plus spirituel et religieux, De Niro parvient à se métamorphoser le temps d’un film et nous avons droit à une prestation de qualité où l’empathie opère inconsciemment. Voici la vraie force de l’œuvre, s’appuyant sur une mise en scène remarquable et une vision épurée d’une vie de débauche et de lutte acharnée.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 septembre 2014
Martin Scorsese déploie une fois de plus son talent dans ce biopic majeur bien éloigné du courant hagiographique. Le milieu de la boxe est décrit de façon ultra-réaliste avec des combats impressionnants, filmés au plus près des participants, de manière à faire partager au spectateur la souffrance qu’ils ressentent et les efforts qu’ils mettent en œuvre. Le dernier d’entre eux possède d’ailleurs une résonance particulière, avec un ton tragique inédit, un montage terrassant et une incroyable utilisation des éclairages. Les scènes de la vie courante sont quant à elles assez proches de celles de "Who’s that knocking at my door", Scorsese abordant certains thèmes déjà présent dans son premier long-métrage. Jake LaMotta apparaît ainsi comme un personnage écœurant, tant la violence et la misogynie débordent de son âme, et il est pourtant très attachant, car humain et donc sujet à la chute. Robert De Niro se révèle exceptionnel dans son interprétation, n’hésitant pas à subir une impressionnante transformation physique. Pris en étau entre nécessité de la performance, jalousie dévorante, volonté de se mettre en avant, poids de la famille, le boxeur paraît d'autant plus crédible dans ses tourments que l'acteur semble se fondre en lui et que le réalisateur prend soin de laisser d'amples scènes aux personnages secondaires.
À n'en pas douter, "Raging Bull" est un chef-d’œuvre...
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