Note moyenne
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De Niro est tout simplement exceptionnel.
C'est dans ce film que je trouve qu'il est le meilleur.
Que dire de plus ? Il écrasé tout, même la réalisation et les, pourtàt, très bons second rôles.
C'est dans ce film que je trouve qu'il est le meilleur.
Que dire de plus ? Il écrasé tout, même la réalisation et les, pourtàt, très bons second rôles.
Un biopic mené sans fard ni complaisance consacré au boxeur Jack La Motta dans lequel le réalisateur Martin Scorsese se plait à explorer les zones d’ombres et la personnalité contrastée de l’homme dans une mise en scène élégante avec son superbe noir et blanc contrastant avec des combats de boxe filmé avec un réalisme sans égal. Le boxeur est campé par un impressionnant Robert de Niro livrant une prestation mémorable.
Martin Scorsese en mode masterclass et un De Niro au sommet de son art dans ce drame qui réinvente le biopic. Vraiment, un grand bravo.
Qui est le film ?
Raging Bull sort en 1980, à un moment charnière de la carrière de Martin Scorsese. Après le succès de Taxi Driver puis l’échec commercial de New York, New York, ce film apparaît comme un pari risqué : raconter la trajectoire du boxeur Jake LaMotta, star des années 1940–50, connu autant pour ses victoires sur le ring que pour ses excès autodestructeurs. En surface, l’histoire ressemble à une biographie sportive : ascension, gloire, déchéance. Mais le projet excède le simple récit d’un champion déchu. Scorsese, épaulé par Robert De Niro qui porte le rôle, transforme ce canevas en une réflexion sur la violence, la masculinité et la solitude.
Que cherche-t-il à dire ?
Le film interroge la quête de puissance ; comment un homme tente de se constituer par la domination physique, le contrôle de son corps et des autres, et comment ce désir bascule en autodestruction. Le ring devient l’atelier où LaMotta fabrique son identité, mais il n’est jamais qu’un laboratoire de ses obsessions : chaque victoire renforce sa dépendance à l’admiration, chaque jalousie privée relance son cycle de rage. Scorsese ne cherche pas à condamner ni à glorifier son personnage : il expose la mécanique, il met à nu la manière dont le besoin de contrôle se retourne en enfermement.
Par quels moyens ?
La carrière de LaMotta, racontée du sommet au déclin, n’est pas une simple success story contrariée. Scorsese filme chaque combat, chaque dispute, comme une répétition obsessionnelle : la victoire ne résout rien, la défaite privée réactive la même pulsion. Le drame ne naît pas d’un destin extérieur, mais de l’acharnement du personnage à saboter ses propres médiations de reconnaissance.
Sur le ring, la violence est célébrée : frapper, encaisser, tenir, c’est incarner une virilité valorisée. Hors du ring, la même violence devient pathologie : coups à sa femme, jalousie délirante, besoin de contrôle absolu. Le film met à nu ce paradoxe : l’honneur masculin comme valeur sociale engendre une intimité gangrenée.
Scorsese ne nous laisse pas spectateurs innocents. La foule dans l’arène, avide de sang et d’adrénaline, est notre miroir. Nous venons voir la boxe comme spectacle, mais le film nous oblige à voir la chair, la sueur, la mécanique de la destruction. La jubilation se retourne en malaise : si nous admirons, nous participons.
Le noir et blanc n’est pas nostalgique : il épure, il enlève la séduction des paillettes pour montrer la matière brute : graisse, cicatrices, luisance de la sueur. La photographie sculpte les visages comme des reliefs de pierre. Chaque plan rapproché sur une main, une corde, une goutte de sang devient un fragment de vérité morale.
Les combats sont montés comme des danses brutales : ralentis, ruptures de rythme, cadrages qui enferment ou ouvrent. Le montage isole l’impact, le souffle, la chute. La boxe cesse d’être sport ou spectacle : elle devient autopsie, découpe du geste violent dans sa nudité la plus crue.
De Niro se transforme en LaMotta. Corps entraîné puis alourdi, gestes techniques puis maladroits, langage physique en métamorphose. Sa performance rend visible ce que dit le film : l’identité comme corps qui s’abîme, comme façade qui s’écroule avec l’âge.
Où me situer ?
Face à ce film, je ressens une double fascination. D’un côté, l’admiration pour la rigueur formelle : jamais un film n’a filmé la chair avec une telle intensité. De l’autre, un certain vertige : l’absence de rédemption, la manière dont Scorsese refuse tout adoucissement, me laisse dans un inconfort durable. Mais c’est précisément ce que je trouve essentiel : Raging Bull ne se contente pas de montrer un destin brisé, il nous confronte à ce que produit une société qui érige la violence en langage de reconnaissance.
Quelle lecture en tirer ?
Au terme du film, il reste un corps abîmé, un visage devant un miroir, une solitude nue. Raging Bull ne nous raconte pas seulement l’histoire d’un boxeur : il radiographie un imaginaire masculin où puissance et identité se confondent, et où le désir de contrôle conduit inexorablement à l’échec. En filmant la violence comme une compulsion, en sculptant la chair comme un paysage de cicatrices, Scorsese fait du ring une cathédrale paradoxale : un lieu où l’Amérique acclame, mais où l’homme s’épuise à mort.
Raging Bull sort en 1980, à un moment charnière de la carrière de Martin Scorsese. Après le succès de Taxi Driver puis l’échec commercial de New York, New York, ce film apparaît comme un pari risqué : raconter la trajectoire du boxeur Jake LaMotta, star des années 1940–50, connu autant pour ses victoires sur le ring que pour ses excès autodestructeurs. En surface, l’histoire ressemble à une biographie sportive : ascension, gloire, déchéance. Mais le projet excède le simple récit d’un champion déchu. Scorsese, épaulé par Robert De Niro qui porte le rôle, transforme ce canevas en une réflexion sur la violence, la masculinité et la solitude.
Que cherche-t-il à dire ?
Le film interroge la quête de puissance ; comment un homme tente de se constituer par la domination physique, le contrôle de son corps et des autres, et comment ce désir bascule en autodestruction. Le ring devient l’atelier où LaMotta fabrique son identité, mais il n’est jamais qu’un laboratoire de ses obsessions : chaque victoire renforce sa dépendance à l’admiration, chaque jalousie privée relance son cycle de rage. Scorsese ne cherche pas à condamner ni à glorifier son personnage : il expose la mécanique, il met à nu la manière dont le besoin de contrôle se retourne en enfermement.
Par quels moyens ?
La carrière de LaMotta, racontée du sommet au déclin, n’est pas une simple success story contrariée. Scorsese filme chaque combat, chaque dispute, comme une répétition obsessionnelle : la victoire ne résout rien, la défaite privée réactive la même pulsion. Le drame ne naît pas d’un destin extérieur, mais de l’acharnement du personnage à saboter ses propres médiations de reconnaissance.
Sur le ring, la violence est célébrée : frapper, encaisser, tenir, c’est incarner une virilité valorisée. Hors du ring, la même violence devient pathologie : coups à sa femme, jalousie délirante, besoin de contrôle absolu. Le film met à nu ce paradoxe : l’honneur masculin comme valeur sociale engendre une intimité gangrenée.
Scorsese ne nous laisse pas spectateurs innocents. La foule dans l’arène, avide de sang et d’adrénaline, est notre miroir. Nous venons voir la boxe comme spectacle, mais le film nous oblige à voir la chair, la sueur, la mécanique de la destruction. La jubilation se retourne en malaise : si nous admirons, nous participons.
Le noir et blanc n’est pas nostalgique : il épure, il enlève la séduction des paillettes pour montrer la matière brute : graisse, cicatrices, luisance de la sueur. La photographie sculpte les visages comme des reliefs de pierre. Chaque plan rapproché sur une main, une corde, une goutte de sang devient un fragment de vérité morale.
Les combats sont montés comme des danses brutales : ralentis, ruptures de rythme, cadrages qui enferment ou ouvrent. Le montage isole l’impact, le souffle, la chute. La boxe cesse d’être sport ou spectacle : elle devient autopsie, découpe du geste violent dans sa nudité la plus crue.
De Niro se transforme en LaMotta. Corps entraîné puis alourdi, gestes techniques puis maladroits, langage physique en métamorphose. Sa performance rend visible ce que dit le film : l’identité comme corps qui s’abîme, comme façade qui s’écroule avec l’âge.
Où me situer ?
Face à ce film, je ressens une double fascination. D’un côté, l’admiration pour la rigueur formelle : jamais un film n’a filmé la chair avec une telle intensité. De l’autre, un certain vertige : l’absence de rédemption, la manière dont Scorsese refuse tout adoucissement, me laisse dans un inconfort durable. Mais c’est précisément ce que je trouve essentiel : Raging Bull ne se contente pas de montrer un destin brisé, il nous confronte à ce que produit une société qui érige la violence en langage de reconnaissance.
Quelle lecture en tirer ?
Au terme du film, il reste un corps abîmé, un visage devant un miroir, une solitude nue. Raging Bull ne nous raconte pas seulement l’histoire d’un boxeur : il radiographie un imaginaire masculin où puissance et identité se confondent, et où le désir de contrôle conduit inexorablement à l’échec. En filmant la violence comme une compulsion, en sculptant la chair comme un paysage de cicatrices, Scorsese fait du ring une cathédrale paradoxale : un lieu où l’Amérique acclame, mais où l’homme s’épuise à mort.
Chef-d’œuvre à voir et à revoir chaque année. La quintessence de la maestria de la mise en scène. Scorsese à son sommet. Qu’il maintient depuis, c’est là son tour de force. Un monsieur. Un MAÎTRE !
“Raging Bull” est une tragédie en noir et blanc, où le ring devient l’arène intime d’un homme qui ne sait aimer qu’en frappant.
Scorsese filme Jake LaMotta comme un animal blessé, enfermé dans son propre corps, sa propre rage, sa propre solitude.
Chaque coup porté est un cri rentré, chaque silence, une chute plus brutale que les crochets.
Un chef-d’œuvre brut et lyrique, où la violence devient une prière sans Dieu.
Scorsese filme Jake LaMotta comme un animal blessé, enfermé dans son propre corps, sa propre rage, sa propre solitude.
Chaque coup porté est un cri rentré, chaque silence, une chute plus brutale que les crochets.
Un chef-d’œuvre brut et lyrique, où la violence devient une prière sans Dieu.
"Raging Bull" est ce que l'on peut dire du grand Martin Scorces . La réalisation est vraiment efficace et exceptionnelle , Robert Deniros et Joe Pesci ( qui ont d'ailleurs plusieurs fois travaillé ensemble et avec Martin Scorces ) on encore une fois prouvés leurs talents d'acteurs et le fait que le film soit présenté en noir et blanc ( surtout pour les années 80 ) à était très surprenant et ne dérange en aucun cas . Les acteurs secondaires sont très correct . "Raging Bull" est un film à voir absolument sans aucun problème pour voir du grand cinéma et pour les fans du réalisateur . Bon film à vous , bonne soirée et profitez bien .
Ragging Bull: le rise and fall parfait. Dotée d’une photographie magnifique et d’un De Niro extraordinaire, ce film de Scorsese est un petit bijou de mise en scène et d’écriture. J’avais du mal au début par rapport au traitement du protagoniste et de l’image de la femme, mais, plus le récit avance, plus ces débordements sont gommés. J’ai trouvé en revanche un mixage son très bancal. J’ai compris le parti pris mais il m’a pas mal agacé. Sinon, quand j’ai repensé devant ce film au fait que Taxi driver s’était fait piquer l’Oscar du meilleur film par Rocky, j’ai souri. 16/20
N'ayant aucun intérêt pour la boxe, "Raging bull" ne concentre heureusement pas son propos sur cette thématique. Il y a logiquement beaucoup de scènes de combats mais elles sont souvent très courtes et superbement réalisées. C'est un très bon biopic qui n'édulcore pas le portrait de Jake La Motta, il expose ses failles faites de violence et de jalousie. Formidablement campé par un Robert de Niro au sommet de son art, on ne peut être qu'impressionné par sa performance d'acteur et également physique. Il n'est pas nécessaire de préciser que la réalisation de Martin Scorcese est au top et que le format noir et blanc colle parfaitement au film.
Ascension et déclin. Ce sont des maîtres mots dans la carrière de cinéaste de Scorsese et il les maîtrise au mieux, sa filmographie est jonchée de personnages hauts en couleur qui se brûlent les ailes après avoir atteint le sommet. Raging Bull retrace la vie de l’un d’entre eux, à la différence près que Jake LaMotta a existé et a eu pour le moins une existence trépidante. Pour la plupart l’on sait que le gars était un boxeur renommé, ce que l’on connaît moins en revanche ce sont ses frasques personnelles. Scorsese va donc s’évertuer à nous les présenter en offrant une nouvelle fois un rôle très fort à De Niro. Il n’en fallait pas tant pour Bob, sa transformation est impressionnante et son interprétation sidère de justesse, il en a habité des rôles mais son LaMotta touche au sublime, il porte littéralement le film sur ses épaules. Bien sûr la mise en scène de Scorsese est un régal et les seconds rôles, notamment Joe Pesci, sont excellents mais que serait Raging Bull sans De Niro ? La réponse est évidente. On pourra parfois trouver le temps un petit peu long ou encore regretter le trop peu de scènes de boxe et donc l’intensité générale du métrage mais le portrait voulu par le réalisateur y est et c’est finalement tout ce qui compte. Raging Bull c’est du plaisir pur et un enchaînement de scènes cultes assez jubilatoire. Un classique en somme.
Un grand classique.. Robert De Niro et Martin Scorsese à leurs apogée ! Un grand film à voir absolument.
Instantanément culte
La mise en scène des combats sur le ring est absolument éblouissante, jamais on ne reverra ça au cinéma
Et que dire de De Niro… comme d’habitude il est titanesque.
Mon acteur préféré
À titre personnel je n’aime pas du tout le dernier acte, c’est dommage
Un excellent film
La mise en scène des combats sur le ring est absolument éblouissante, jamais on ne reverra ça au cinéma
Et que dire de De Niro… comme d’habitude il est titanesque.
Mon acteur préféré
À titre personnel je n’aime pas du tout le dernier acte, c’est dommage
Un excellent film
Le plus grand film sur la boxe, un des plus grands biopics, un film majeur de Scorcese, un des plus grands rôles de De Niro , un des plus grands films en noir et blanc. Un chef d’œuvre quoi
Ces acteurs sont impeccables pour jouer les mafieux mais pour le milieu de la boxe la transposition a pas le même rendu. Jake La Motta est un personnage assez insupportable à suivre en dehors du ring, et on le voit beaucoup en dehors justement. Finalement, un format docu ne serait t'il pas mieux ?
Très bon biopic ou De Niro est, une fois de plus, excellent. A plusieurs reprise il est sous-entendu la place de la mafia (ou d'une organisation s'y rapprochant) dans l'organisation des combats et donc du choix des adversaires et donc de l'accès aux ceintures... ce sujet aurait été bien plus intéressant à creuser plutôt que d'insister autant sur le comportement irrespectueux de Jake envers ses femmes.
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