918 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
77 critiques spectateurs
5
21 critiques
4
32 critiques
3
11 critiques
2
8 critiques
1
4 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 septembre 2008
A travers l’histoire d’une mourante qui réclame l’attention, l’amour que ses sœurs sont incapables de donner alors qu'une servante dévouée à la famille trouve la force de l’accompagner jusqu’au bout, ce film n’a pas pour but de stigmatiser la lâcheté ou l’égoïsme des 2 sœurs mais plutôt de faire prendre conscience de la souffrance des femmes causées par les rapports de dominations installés, maîtrisés par les hommes et que seul la mort peut y arriver à mettre en terme. Par ailleurs, le film montre aussi que les femmes peuvent passer avec le temps, de premières victimes à celles de bourreaux. Pour construire ce huis clos , Bergman utilise à l’intérieur de son récit par l’insertion de rêves, de fantasmes ou de souvenirs, 4 histoires afin que le spectateur saisisse chaque vérité, intimité des 4 personnages féminins. On y devine alors qu’Agnès celle qui est en train de mourir souffre de l'éloignement qu'elle ressent vis à vis des gens qu'elle aime, Maria de sa vie superficielle et naïve, Karin de sa peur de relations intimes et Anna la servante dévouée de son sentiment maternel frustré. Egalement dans la construction de ce film expérimental, le réalisateur met en scène quatre couleurs : rouge, noir et blanc, vert; quatre hommes et quatre saisons aussi : l'été avec ses brumes matinales, l'automne qui précède la mort, la mort en hiver et le souvenir de la jeunesse au printemps.
Il est vrai que ce discours de la souffrance des femmes, victimes du pouvoir de domination qu’ont instauré les hommes dans les relations humaines peut paraître désuet aujourd’hui dans les sociétés occidentales tant que les mentalités y ont énormément changé, que Bergman ne dépeint finalement que le milieu bourgeois et puritain d’où il vient et que le film construit sur des stéréotypes se termine par une conclusion finalement banale mettant en avance l’introspection et la conscience du temps pour arriver à la vraie vie. Mais rappelons que l’histoire se passe dans un château suédois au XIX
Je ne comprends pas comment j’avais pu ne pas apprécier ce film lors de la précédente vision. Sans doute faut-il, si ce n’est une préparation, du moins une disponibilité émotionnelle pour « vivre » avec ces quatre femmes et supporter leurs souffrances et leurs tourments. Le film s’organise, après un prologue d’une grande sérénité évoquant la permanence de la nature (les plans extérieurs du parc) et l’inexorabilité du temps (la succession d’images d’horloges), en quatre « parties », dont chacune des quatre femmes sera le personnage central. Les moments montrés sont pour le moins éprouvants, mais la façon de les filmer leur donne une forme de grandeur. La mise en scène est d’une précision absolue, entre autres dans la façon dont la caméra se promène, dans une même scène, d’un détail signifiant à l’autre, d’un visage discrètement expressif à l’autre. Formellement le film est admirable, l’esthétique épousant la symbolique de cette symphonie en trois couleurs (le blanc, le rouge et le noir / l’idéal de pureté, le sang et la mort) et de nombreux plans, comme celui, saisissant, de Anna tenant Agnès dans ses bras, révèlent toute l’ambition picturale de Bergman. Ce film sombre et terrible, presque désespérant, se termine néanmoins sur une faible note d’espoir, la possibilité de vivre quelques fugaces moments de plénitude ; c’est alors le vert de la nature qui l’emporte, belle correspondance avec la scène de souvenir de la mère, et avec les premières images du prologue.
I.Bergman emploie le silence avec génie. Les êtres qu'il peint vivent avec une grâce et une beauté frappantes, leur puissance aggravant le poids du portrait. Un long métrage où le temps glisse avec force et humilité.
Depuis Persona (64), Bergman, la cinquantaine, tourne au tour du couple et de la mort. Le couple qui échoue et blesse, la mort qui frappe dans la solitude. Avec Persona, Bergman avait atteint un dépouillement extrême : en 70 cette force décapante de Persona l’empêche de d’entrer dans des projets plus ouverts, moins formels et à montrer sa sympathie vis-à-vis des personnages. Il va tenter, et réussir, de briser l’enchantement en poussant à bout ce formalisme de Persona : c’est le projet Cris et Chuchotement (71) qui, avec son immense succès critique, va lui permettre d’ouvrir toute sa dernière période de création foisonnante. Donc parce qu’il lui permet de rebondir après Persona, Cris et chuchotements est un film réussi pour Bergman. Pas pour nous. La marque du cinéma de Bergman est la complexité des personnages sous une apparente simplicité, complexité qui leur permet de nous toucher profondément et de relier les histoires aux grands thèmes qui sont les siens. L’échec de Cris tient au fait que les deux sœurs qui assistent à l’agonie terrible d’Agnes (Harriet Andersson) sont formées tout d’une pièce et ne présente aucune nuance: Maria (Liv Ullman) manœuvrière et séductrice, Karin (Ingrid Thulin) glacée par la haine de soi. Certes Anna, la servante méprisée qui accueille la mourante en son sein, image de la Mère sainte, est merveilleuse. Certes Harriet Andersson joue comme toujours merveilleusement mais nous bouleverse plus encore en mourant de douleur car nous l’avons connue épanouie et sensuelle dans Monika (53) et dans La Nuit des Forains (53). Mais le photographe génial Nykvist, qui a suivi Berman de 50 à 82) semble ici avoir pris le pouvoir : il a joué pendant des jours sur l’éclairage naturel du château Taxinge pour composer des tableaux parfaits et immobiles. Les sœurs ne semblent prises qu’en gros plan permanent. Les scènes d’enfance sont fugaces, certains incompréhensibles. L’ensemble du film rend un son inachevé et formaliste qui déçoit aujourd’hui. Le film a plu aux critiques français de l’époque qui, s’attachant sans doute à l’enveloppe, l’ont porté aux nues, voulant également réparer les injustices qu’ils avaient fait subir au cinéaste auparavant, notamment en ne faisant pas l’effort intellectuel d’aimer Persona, mais Cris et chuchotements ne méritait pas cet excès d'honneur et à mon avis n'entre pas dans la liste des plus grands Bergman
D'une beauté plastique imparable, Cris et chuchotements est une brillante réflexion sur la mort, ainsi qu'un magnifique portrait de femmes. Privilégiant les décors et les couleurs, Bergman nous immerge dans un film d'époque atypique ( dans la mesure où la psychologie prédomine ), torturé et pourtant somptueux. Le film est la description de la vie d'Agnès, de ses deux soeurs Karin et Maria et de sa servante Anna. Chaque femme supporte de manière différente la maladie d'Agnès : cette dernière, bien que souffrante, paraît sereine ; Karin ( merveilleuse Ingrid Thulin )agit maladroitement et sa méchanceté gratuite semble cacher une profonde vulnérabilité ; Maria ( intense Liv Ullmann ) demeure songeuse et parfois volage ; et Anna reste, fidèle et solennelle, au chevet de sa maîtresse...Un chef d'oeuvre ( au même rang que Persona ) qui explore les tourments de ces quatre femmes bien seules ( leurs relations avec les hommes sont difficiles : ils sont distants ou méprisants, comme le suggère l'acteur interprétant le mari de Karin ). On retrouve également dans Cris et Chuchotements une méditation sur le temps qui passe ( comme en témoigne le prologue extraordinairement calme des horloges ). Un très beau titre pour une oeuvre sublime. Merci à vous Ingmar Bergman, votre acuité nous manque...
Rouge. C'est la couleur qui domine à l'écran et qui reste longtemps en tête après le film. Le rouge des tapis et des tentures murales, le rouge des fauteuils, d'un paravent, d'une couverture. Le rouge des cernes du personnage d'Agnès qui agonise. Et cinématographiquement, le rouge des fondus qui ponctuent les séquences du film. Violente et déstabilisante, cette couleur omniprésente intensifie les thématiques centrales du film : la souffrance/passion, la mort, les relations entre soeurs. C'est le rouge d'un sang malade, c'est le rouge des liens du sang. Certains critiques ont aussi vu dans cette couleur l'intérieur d'un ventre maternel. Ingmar Bergman y voyait quant à lui l'intérieur de l'âme. En tout cas, ce rouge, qui contraste fortement avec le blanc des robes des actrices (et qui surprend dans la filmo du cinéaste suédois, plus porté sur le noir et blanc que sur la couleur), participe d'une esthétique intérieure somptueusement morbide, où la mise en scène, la lumière, les décors et les costumes sont à l'unisson pour faire de chaque plan une composition picturale. On retiendra notamment un plan fugitif qui voit la servante Anna, à demi-dénudée, tenir dans ses bras le corps d'Agnès. Une pietà hallucinante. À l'inverse, les quelques scènes d'extérieur, automnales, respirent la mélancolie d'un bonheur passé, dans une tonalité tchekhovienne. À l'intérieur comme à l'extérieur, le chef op' Sven Nykvist a réalisé un travail superbe, récompensé par un Oscar de la meilleure photo en 1974. Sur le fond, on trouve dans Cris et Chuchotements deux obsessions majeures de Bergman, qu'il aura déclinées dans la plupart de ses films : la mort et les femmes. Le réalisateur filme la mort au travail en montrant sans détour les souffrances atroces d'une mourante, mises en balance avec quelques réminiscences heureuses qui semblent dire, à la fin, que la vie vaut la peine d'être vécue. Bergman s'interroge ainsi sans didactisme sur le sens de la vie, à l'aune de la douleur et du bonheur qu'elle réserve, et à cet égard questionne la foi, ou Dieu, via le discours dubitatif d'un prêtre. Il sonde par ailleurs la vie de quatre femmes (trois soeurs et une servante), d'où jaillissent l'amour familial et la dévotion (pour les personnages d'Agnès et d'Anna), mais aussi l'égoïsme, l'indifférence, les frustrations et les névroses liées au sexe (pour les personnages de Karin et Maria). Aux quelques moments de chaleur humaine réconfortante et magnifique s'oppose un petit théâtre froid et cruel de relations tourmentées, où dominent incommunicabilité et désespoir. Un petit théâtre de relations bourgeoises, terriblement dénué d'affection et de compassion. Au final, Cris et Chuchotements laisse une très forte impression d'acuité psychologique, à la fois cinglante et amère, touche par un sentiment tragique lié à la fugacité de la vie et des moments heureux, et fascine par son raffinement visuel.
En 1972, Ingmar Bergman réalisa ce qui devint l'une de ses oeuvres les plus célèbres à savoir le douloureux et très adulé "Cris Et Chuchotements". On a l'impression tout au long du film d'assister à une sorte de testament, d'aboutissement cinématographique et personnel. Le style est comme d'habitude austère mais il gagne très vite en intensité grâce à une narration remarquable, certainement la meilleure "Bergmanienne" que j'ai pu voir jusqu'à présent. Le développement de l'intrigue, la construction et profondeur des personnages, le rythme, la tension se dégageant, tout cela fait office de modèle intemporel tant la maîtrise s'avère impressionnante. Le metteur en scène, régulièrement obsédé par la mort, s'est ici mis à nu devant elle, lui a dévoilé tous ses sentiments et pulsions. Limpide dans son récit mais toujours complexe au niveau de son propos, le film est une véritable confession morbide, infernale. Pourtant, me direz-vous, on a comme l'impression que le maître prend de la distance en s'intéressant exclusivement à des protagonistes féminins. Pas si sûr tant ceux-ci sont à l'image de sa thématique et reflètent son propos. Le huis-clos est de mise et Ingmar B. a pensé qu'il était bon d'étirer au maximum le temps, plutôt que de s'exciter nerveusement dans un style vif. Lui, artiste et décrypteur du regard, du visage même préfère se concentrer sur la souffrance d'un instant, qu'il retranscrit à l'écran en l'allongeant sans toutefois la styliser. Alors, malgré toutes ces qualités (je passe évidemment outre la technique), "Cris Et Chuchotements" peine parfois à convaincre tant le malheur est accentué, l'angoisse transformée en pathos. Les quelques échappées rêvées sont peu nombreuses et l'approche directe apparaît excessive (à trop vouloir se faire remarquer, on perd parfois de sa personnalité). Cela reste une oeuvre à voir absolument mais les réactions risquent d'être diverses selon les humeurs. Comme vous le sentez...
Complètement horrible, pessimiste et insoutenable, Cris et chuchotements est certainement le film le plus sombre que j'ai pû voir, mais c'est aussi probablement une des oeuvres les mieux maîtrisées et esthétisée que j'ai vu. Bergman fait le portrait de quatre femmes, réunies pendant l'agonie de l'une d'elles : C'est l'occasion d'aborder des thèmes essentiels : la nostalgie de la jeunesse, la peur de vivre et de mourir, les relations conjugales, mais aussi les conventions de la morale puritaine. Un très grand chef d'oeuvre que nous signe ici le Suédois.
Cris et Chuchotements est mon premier Bergman. Ça faisait un moment que j'avais envie de découvrir son travail, et étrangement je suis rarement déçu quand j'en attends autant d'un grand réalisateur. Et évidemment, le film n'est pas loin du chef-d’œuvre. Impossible de se tromper sur la qualité du film, la première scène, pourtant toute simple, révèle déjà que ce n'est pas n'importe qui derrière la caméra. On voit la malade, Agnès, se réveiller, presque hébétée d'être toujours en vie, et aussitôt une détresse foudroyante vient assombrir son regard. Elle se lève, va écrire quelques mots dans son journal, tandis que les habitants de la maison quittent le pays des songes à leur rythme. On est alors témoins de la souffrance que partagent ces trois sœurs et leur gouvernante, si forte qu'elle impose le silence, brisé uniquement par le bruit du vent et le tic-tac des pendules. Le long-métrage n'est pas très bavard, il repose beaucoup sur les non-dits. Le développement psychologique des personnages se fait par flash-backs, annoncés par de très nombreux fondus au rouge. On apprend que la relation de Karin et Maria, construite sur des ressentiments refoulés depuis l'enfance, ne fait que se dégrader au fil de leurs disputes sur l'état d'Agnès et l'avenir de la propriété. Quant à Anna, la gouvernante très proche de la mourante, elle se rend compte qu'elle ne peut plus aider son amie que par sa présence, et que tout discours est inutile. Les cris d'Agnès brisent le silence, et on s’apitoie sur le sort de cette jeune femme que personne ne peut aider. Pourtant, au fil du film, on découvre qu'il vaut mieux réserver la pitié aux autres personnages, qui font bien plus de peine que la mourante, qui est la personne la plus vivante parmi eux. C'est beau ce que fait Bergman...
Cris et Chuchotements est un beau film d'Ingmar Bergman. L'histoire est très belle, déchirantes à en pleurer. L'atmosphère froide de cette région et de cette famille est très bien retranscrite. Certaines scènes sont sublimes. Les actrices principales (Harriet Andersson, Kari Sylwan, Ingrid Thulin, Liv Ullmann) jouent bien. Ce n'est pas un film qui se regarde si l'on souhaite se remonter le moral. J'ai beaucoup aimé. Je n'ai pas forcément vu beaucoup de films du réalisateur suédois, mais à ce jour, celui-ci est mon favori.
Il est tres probable que ce "Cris Et Chuchotements" soit le meilleur film du grand Ingmar Bergman. Un chef d'oeuvre époustouflant, d'une intensité exceptionnelle, et d'une profondeur inouïe. Une œuvre calme, qui nous plonge dans une atmosphère lourde et saisissante. Un film unique, dont il faudra retenir essentiellement les performances des actrices, et la manière dont elles sont filmés... Jamais la douleur n'a été aussi bien transmise dans un film. Incroyable. Un chef d'oeuvre qui ne laisse pas indemne.
L'un des films les plus graves de bergman, c'est dire! La douleur, la maladie, la mort, (tous ces thèmes super chouettes!!!) abordés avec rigueur et intelligence. 3 personnages féminins en proie avec leurs souffrances et leurs rancœurs, 3 actrices magnifiques remarquablement filmées, les gros plans captant la douleur, tout Bergman transcendé dans ce film. A voir donc absolument, mais, en ces périodes de fêtes, est-ce vraiment le film à ressortir ?
Les scènes de souffrance sont grandioses, ainsi que tout les gros plans (Bergman aime et sait filmé les visages comme personne). Mais parfois tout cela manque de rythme (bon c'est pas une comédie évidemment), mais il règne une atmosphère vraiment étrange et pesante sur tout le récit.
Cris et chuchotements est la continuation du travail de Bergman sur les relations féminines. En premier lieu la réalisation est magistrale sur trois plans majeurs. Le premier est l'utilisation formidable des couleurs notamment du rouge et du gris foncé qui donnent l'impression d'un manoir aristocratique en pleine déchéance. Le second concerne les jeux de lumière qui permettent une spatialisation esthétique constante des expressions et des mouvements. Le troisième est la temporalisation des scènes de façon obsessionnelle qui entraîne un empilement psychologique percutant. Ici Bergman ne cherche pas comme Visconti à montrer la beauté du mal mais à tendre l'atmosphère par des comportement irationnels. Bergman montre leur importance dans la façon dont nous apréhendons la réalité. Il faut penser à cette phrase dans sonate d'automne : "peu de gens sont capables d'appréhender la réalité et c'est tant mieux". Bergman oppose une froide beauté féminine à une laideur masculine transpirante. La maladie, la mutilation, le suicide sont vidés de toute composante morale pour être exposé artistiquement, vide de consistance ils ne sont qu'une longue agonie psychologique de par leur tension visuelle et esthétique, le rendu est bien évidemment superbe même s'il est terrible. Ces chuchotements de l'âme promulgués par notre inconscient irationnel provoquent les cris de la conscience humaine toujours changeante et si fragile. Les performances des actrices sont bien évidemment extraordinaires, Bergman est un formidable directeur d'acteurs et les lieux fermés lui permette d'exploiter sa fibre théâtrale. Pour appécier et comprendre Cris et chuchotements comme beaucoup d'oeuvres de Bergman il ne faut pas aimer les femmes mais il faut les admirer dans leur force psychologique et leur grâce esthétique en considérant leur pouvoir de destruction plus que leur pouvoir de séduction. L'oeuvre de Bergman est en cela profondément artistique dans son drame perpétuel.
Mon premier Bergman, mais je ne sais pas si j'aurai envie d'y regoûter. Chef d'oeuvre ou pas ? En tout cas, pas ma tasse de thé, dont je goûte peu l'austérité oppressante. Bergman filme au plus près, impitoyablement, les visages décomposés de ses actrices : la souffrance insupportable de l'une, la haine de soi ou la concupiscence des deux autres. Seule, la servante, Anna, apporte une humanité maternelle et apaisante ; servante qui sera sacrifiée sur l'autel des calculs égoïstes et du mépris de classe. Les trois hommes ne sont que des figurants dans ce huit clos consacré aux actrices..