Un polar noir en forme de drame shakespearien, magistralement réalisé et interprété, Sean Penn est méconnaissable en avocat cocaïnomane et hystérique face à un Al Pacino comme dab monumental. La dernière partie du film est folle.
Ca ressemble a une pale copie, un mauvais essais de Scarface. Musique, surjeu, réalisation : mauvais. A part Sean Pen. Même Pacino qui court avec des talonnettes et qui crapote, semble une caricature de lui même. Totalement décevant.
Film de gangsters américain caractéristique de années 90. Un des meilleurs de De Palma avec de brillants comédiens et une belle comédienne en actrice féminine principale. Penelope Anne Miller laisse une trace dans les mémoires d’autant que son rôle est franchement inhabituel. C’est un personnage à part de même que celui interprété par De Niro, les deux personnages ayant cependant peu de points communs. Le film est agréable, son scénario conçu comme celui d’une BD tient intellectuellement bien la route, bien qu’il soit hautement fantaisiste, car il est truffé de vérités et de bons conseils pour éviter les problèmes de vie, conseils transmis par la voix off de Carlito. Sean Penn fait une composition assez hallucinante, elle lui convient très bien. La poursuite finale dans le métro de New- York est un morceau d’anthologie dans lequel le style apprêté mais brillant du réalisateur se reconnaît très bien.
Toute la virtuosité de Brian DePalma dans ces vingt minutes de poursuite finale hallucinante. Le début du film n'est pas en reste non plus : un scénario classique mais efficace, des acteurs brillants, du suspense, de l'action... Un vrai bon film de truands.
Les films de mafieux sont ceux que je préfère chez De Palma, loin devant les série B qu'il réalisait dans les années 70. "L'impasse" ne fait pas exception et l'on retrouve, dix ans après "Scarface", un Al Pacino dans le rôle du criminel à ceci près que ce dernier vient de sortir de prison et souhaite se ranger. On est donc loin du Tony Montana sanguin, appâté par la gloire et l'argent. Le scénario ne propose rien de révolutionnaire et reste dans les frontières du genre. De Palma y apporte néanmoins son savoir-faire dans une mise en scène élaborée, rendant certaines scènes et répliques marquantes. Du côté des acteurs, Al Pacino et Sean Penn sont, comme d'habitude, excellents. Un très bon dilm de gangsters.
Ceux qui pensaient voir en 1994 un film dans la veine de « Scarface » ont quelque peu déchanté. Ceci explique peut-être ses résultats décevants à sa sortie mais il a depuis été réhabilité à sa juste valeur. Remarquement écrit par David Koepp, le ton est effectivement bien différent, beaucoup plus mélancolique surtout, un peu à l’image de Carlito Brigante, le personnage interprété avec une belle sobriété par l’immense Al Pacino. Son envie de se ranger et partir louer des voitures aux Bahamas avec sa bien-aimée (Penelope Ann Miller) ne va pas se faire sans accroc. L’un de ces ambarras est personnifié par Sean Penn. Méconnaissable, l’acteur surprend et brille en avocat marron et cocaïnomane. Maîtrisant son art, la mise en scène de Brian De Palma est éclatante, la vingtaine de minutes de la poursuite finale en étant le point d’orgue. « L’ Impasse » reste à ce jour son dernier vrai grand film.
Un film de Brian de Palma qui a échappé à mon radar, cela ne se rate pas. Alors quand la filmothèque du quartier latin le remet à l'affiche, on fonce !... Etrange que ce film soit aussi peu connu. Il faut dire qu'il reprend les recettes de nombreux autres films : "Scarface" bien sûr, avec le même Al Pacino, mais en moins outrancier; un zeste de "Il était une fois en Amerique" sur le thème de l'amitié trahi; et surtout une bonne dose des "Incorruptibles" avec le même final haletant dans la gare de New York. Bref, si "l'Impasse" ne joue pas l'originalité, force est de constater qu'avec ces multiples implants scénaristiques, de Palma a tricoté la meilleure des histoires. Al Pacino est parfait sur toute la ligne, avec une modération dans le jeu qui lui va mieux que dans le vibrionnant Scarface. Penelop Ann Miller est époustoufflante de grâce et de fragilité; quant à Sean Penn, il est totalement non-reconnaissable avec une tignasse bouclée dans le rôle d'un avocat véreux plus vrai que nature. Le scénario bien ficelé a des aspects de tragédie grecque, d'autant qu'on connaît dès le générique de départ ( superbe ! ) la fin de l'histoire. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment... Ah si seulement ce film était sorti avant ces illustres prédécesseurs ! On aurait crié au chef d'oeuvre....
Al pacino joue un ex caïd qui cette fois ci est du bon côté de la barrière, ne voulant plus replonger ni commettre aucun crime dite organisé. Une composition toute en douceur, une interprétation sans fioritures. Avec un Sean Pean en avocat véreux. Une réalisation exemplaire avec tous le suspens qu'on attend de monsieur De Palma. On est loin de la qualité de Scarface, mais ce defend plutôt très bien. Avec de l'action également, surtout sur la fin.
Carlito's Way est un film particulier touchant. Il l'est grâce un personnage extrêmement bien écrit et brillamment interprété par Al Pacino. Toute la mise en scène et la réalisation de De Palma est d'une beauté absolue, il a su garder un rythme prenant et passionnant. Le récit monte en tension au fur et à mesure que le film avance et on s'attache petit à petit à Carlito qui cherche à fuir les problèmes dans sa rédemption. Un récit très intelligent, un excellent film plein de bon sens.
Avec L'impasse, De Palma renoue enfin avec le succès qui le fuyait depuis les Incorruptibles. Un succès plutôt mérité, car son film, sans jamais atteindre le génie de Scorsese dont il s'inspire ici, poussant le mimétisme jusque dans le ton de la voix off, atteint son objectif : livrer un excellent film de gangster. Pacino tient une forme époustouflante et endosse à merveille le rôle du truand repenti. Si le scénario tient pour une fois la route, il n'en est pas de même de la reconstitution des années 70 qui n'atteint pas le niveau d'un "American gangster", de Riddley Scott. Reste un excellent thriller qui permet à De Palma de s'illustrer par la mise en scène impeccable des scènes d'action... La tuerie dans la gare est à couper le souffle.
J'ai beaucoup aimé ce film, qui montre la vie d'un malfrat après sa libération de prison. Ce qui est intéressant, ici, est de le voir naviguer en eaux troubles, dans les bas-fonds de New York, en se servant de son sens de l'improvisation, son intuition, sa prudence, pour esquiver les situations à risque et se tirer des mauvais pas. On voit ici quelqu'un qui a "compris" le milieu dans lequel il évoluait, contrairement à semble-t-il tant d'autres dans son entourage. Justement, il a en fin de compte trop bien compris ce milieu, et en tire dorénavant un regard blasé, désillusionné....Plutôt qu’être en quête d'une rédemption qui de toute façon ne peut pas venir, il ne cherche pas l'affrontement mais plutôt à en finir, à aller ailleurs, à construire autre chose. La voix-off, en plus de son comportement et du jeu d'acteur de Al Pacino, permettent de très bien ressentir tout celà. Dès lors, on a ici un héros éminemment sympathique, dont on souhaite réellement qu'il s'en sorte, et à plus forte raison car les évènements s'accélèrent à la fin et permettent d'avoir un suspense impressionnant. Le film nous présente aussi toute une kyrielle de personnages secondaires, dont une bonne partie va mourir, être gravement blessée, dilapider sa fortune au jeu etc...comme pour conforter finalement le regard désabusé que le héros porte sur le milieu du gangstérisme...Donc, un film qui apporte pas mal d'émotion tout en ayant un regard lucide sur le "milieu"...
Une intrigue très plaisante à suivre, des péripéties originales (pour l'époque) et un réalisateur au top. Ce film fait partie de ces films cultes qui ont bercé toute une génération... J'aurais d'ailleurs dû le regarder il y a longtemps. Al Pacino est magistral et le personnage de Carlito lui sied à ravir. Les entourloupes dont il est victime suffisent à nous tenir en haleine 2 heures durant. Petit bémol tout de même : la Bande son aurait pu être beaucoup plus travaillée, et l'actrice qui interprète Gale n'est pas des plus dégourdies.