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Kagemusha, l'ombre du guerrier
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Un visiteur
4,0
Publiée le 20 août 2010
Fresque impériale d'un Japon féodale du XVIème. Le scénario, les couleurs, la mise en scène (théâtrale à la Japonaise), le jeu d'acteur (Tatsuya Nakadai y est brillant), la musique, etc. : nickel. La mise en scène du cauchemar du personnage principal est à ce titre grandiose. Toutefois, j'ai vu ce film pour la première fois en 2000 et des brouettes ; je l'avais trouvé bien rythmé. Et là, dix ans plus tard, je le trouve à certains moments un peu mou. Mais comme certains le chantaient : "Les choses ont changé!". Toujours est-il que ce film reste une référence. A ne manquer sous aucun prétexte!
Une très grande leçon de cinéma, les scènes de batailles sont ultras réalistes, les décors et les costumes sont fabuleux, sans oublier l'avancée des soldats sur fond rouge qui est formidable, confirmant de manière incontestable le génie visionnaire de Kurosawa. Côté scénario, c'est franchement exceptionnel, bref, il n'y a pas à dire, on est devant un des films majeurs du maître japonais, et on se doit de remercier Georges Lucas et Francis Ford Coppola sans qui le film n'aurait peut être jamais vu le jour. Merci à eux et à Akira Kurosawa qui décidement, m'épatera toujours. Un bijou du septième art.
Grande œuvre nous contant la vie de l’ombre du seigneur Shingen Takeda (Kagemusha signifiant « l’ombre du guerrier) durant la période du Japon féodal. Que dire de ce film à part qu’il est grandiose ? Akira Kurosawa nous livre, une fois de plus, un chef d’œuvre du cinéma japonais. Le réalisateur nous immisce dans le Japon moyenâgeux au travers des yeux d’un prisonnier condamner à la crucifixion qui deviendra un des plus puissants daimyos (ou du moins en apparence). A voir absolument par tout amateur d’histoire.
Un chef d'oeuvre de toute beauté. En revanche certaines personnes pourraient être rebutées par les longues plages de dialogues. Kurosawa signe ici son tout dernier film, d'une maitrise absolue de la mise en scène, avec des séquences d'action (à cheval) majestueuses ou encore des scènes oniriques (lors des rêves) aux couleurs chatoyantes, ressemblant à des tableaux de maitre. À l'instar de Ran, Kagemusha est l'un des plus beaux films du réalisateur que j'ai vu à ce jour. Un pur chef-d'oeuvre en forme de tragédie grecque, que tout amateur se doit d'avoir vu au moins une fois dans sa vie.
Une oeuvre brillante mais qui souffre aujourd'hui de son âge. Certaines images sont superbes mais l'ensemble a pris un sacré coup de vieux, notamment la grande bataille "en studio". Là n'est pas l'essentiel heureusement. Kagemusha nous raconte l'histoire d'un prisonnier qui va devoir masquer aux yeux des autres la mort de Takeda Shingen en prenant sa place, idée venant de généraux et proches du défunt seigneur. Son évolution dans la peau de Shingen, ses relations avec les autres captivent, bien que le rythme très lent en fera lâcher plus d'un en cours de route.
La première fois que je l'ai vu, j'avoue avoir été quelque peu déçu par le manque d'action. M'attendant à une fresque se déroulant pendant l'époque Sengoku, j'avais été frustré de voir qu'il n'y avait que quelques courtes batailles et que ces dernières étaient assez implicites. Quatre ans et la maturité en plus plus tard, j'ai revisionné cette oeuvre et l'ai vu d'un oeil nettement meilleur ! Kagemusha est avant tout une tragédie, où un homme, même mauvais doit apprendre à oublier sa personne et devenir le remplaçant du seigneur le plus charismatique de son époque. La lente transformation du personnage est stupéfiante. Kurosawa prend le temps de raconter chaque point de son histoire, et c'est peut être là que le bât blesse réellement : certaines séquences sont trop longues, je pense notamment à la présentation des trois chambellans et des deux valets. Dix minutes pour présenter cinq personnages que l'on ne reverra presque plus par la suite, c'est un peu too much. Mais les décors, les costumes, la musique, le jeu des acteurs et la réalisation sans faille de Kurosawa (admirez les travellings sur les cavaliers) nous plongeront tellement dans le Japon médiéval que l'on ne verra pas le temps passer. Enfin concernant l'aspect guerrier du film, que j'avais tant critiqué à l'époque, il faut reconnaître que rajouter des plans de combats au corps à corps auraient été en décalage avec le film qui se situe du point de vue du kagemusha. Or celui-ci étant général, il ne peut apercevoir que des vues d'ensemble du champ de bataille, et en ce sens le fait que les batailles manquent de détails n'est pas gênant. La dernière est par ailleurs un grand moment de cinéma avec une maîtrise parfaite du hors-champ et un dénouement inoubliable. Du grand art.
A mon sens, l'oeuvre la plus aboutie de Kurusawa. Tragique dans on intrigue comme dans ses sentiments exacerbés, violent et démesuré comme l'oeuvre de Shakespeare qu'elle revisite avec bonheur. Une plongée au coeur du Japon moyenageux comme un prétexte pour fouiller le coeur des hommes, pour évoquer la condition humaine, la vanité de la conquête et du pouvoir, l'égalité des hommes devant la mort et l'oubli. Un chef-d'oeuvre du cinéma.
Ce n'est sûrement pas le meilleur kurosawa, mais même si c'est une grosse production américaine (et oui), il reste un réel côté spectaculaire et de très belles scènes, et parfois une débauche de couleur qui donne un style assez particulier à ce film.
Palme d'Or du Festival de Cannes en 1980,"Kagemusha" est surtout une oeuvre phare dans la carrière de l'incomparable Akira Kurosawa.Financé par Coppola et Lucas,Kurosawa a pu laisser son imagination créer cette ambitieuse fresque historique,aux relents shakespeariens.Le Japon du XVIème,la guerre civile,les luttes de clan,les traditions féodales.Reconstitution impeccable,où les couleurs chatoyantes cotoient un luxe de détails impressionnant.C'est aussi une réflexion sur le pouvoir et ses faux-semblants.Car ici,Shingen Takeda,maître de son clan,demande à ses vassaux de le remplaçer par son sosie une fois sa mort venue.Ce double n'est qu'un vulgaire vagabond,qui doit faire illusion,afin de maintenir la cohésion du clan,et ne pas exposer ses faiblesses à l'adversaire.Il représente l'ombre du guerrier,jamais considéré,chassé manu militari une fois la supercherie découverte,se livrant finalement à la débâcle finale corps et âme.Kurosawa prouve ici qu'il ne croit pas à la transmission filiale,mais uniquement à la transmission par l'art ou par la conscience professionnelle.Sur un rythme volontairement lent,et quelque peu déstabilisant,Kurosawa livre des scènes de bataille éloquentes et des scènes intimistes enjouées et élégantes.Presque un tableau.
Film monumental du monumental Kurosawa, tourné entre Dersou Ouzala et Ran, voici une curieuse histoire de double dans le Japon du XVIe siècle livré aux clans rivaux. Le seigneur Shengen, le plus impitoyable et le plus cruel de tous, se voit présenter un parfait sosie de lui-même À partir de là, va se dérouler une variation sur l'identité avec un double venant peu à peu en position d'identification à son modèle au point de tomber lui-même dans le piège. Le film est long (2 h 30), lourd et souvent immobile, à l'image du symbole annoncé du seigneur (la montagne). Kurosawa nous livre au gré de son génie de sublimes pages de cinéma (les dix premières minutes, la bataille finale notamment) mais au total, on a une oeuvre un peu décevante où le propos semble ne pas avoir été exploité autant qu'il l'aurait mérité et où le maître se laisse trop souvent aller à la facilité de sa virtuosité. Constatons donc que même les plus grands ont droit à la paresse de temps à autre et ne retenons pas ce Kagemusha comme un film majeur de Kurosawa.
Un (très) grand film. Un des meilleurs de ma filmothèque et de la filmographie du Sensei. Des images mythiques et hautes en couleurs, des scènes de batailles jamais dépassés (sauf peut-être dans Ran ), et une poesie que seuls les japonais connaissent. Et la réplique qui restera graver dans les pages du Cinéma : " Ne bougez pas. La montagne ne bouge jamais."
Après une heure ou j'ai cherché le souffle épique légendaire du film, il arrive. Les scènes sont grandioses, la réalisation est géniale. La beauté des décors et paysages ainsi que des lumières sont l'atout numéro un de cette oeuvre. Un scénario impeccable dans le pur style de toute la filmographie de Kurosawa.