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dan d.
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4,0
Publiée le 29 mars 2019
stephane audran est vraiment superbe dans ce film ! il est rare à l'epoque d'avoir un film parlant de l'homosexualité sans le faire de manière negative bon scenario du chabrol pur !
Sur le papier, "Les Biches" a tout du chef-d'œuvre : un grand réalisateur au sommet de son art, un trio d'acteurs magnétiques et un sujet vénéneux à souhait. Pourtant, le film de Claude Chabrol se révèle être un exercice de style brillant mais glacial, qui peine à susciter autre chose qu'un ennui poli.
Pourtant, les qualités sont immenses. La mise en scène de Chabrol est d'une élégance et d'une maîtrise clinique, transformant la villa de Saint-Tropez en un théâtre pour un jeu cruel. Porté par des interprétations exceptionnelles (Stéphane Audran impériale, Jacqueline Sassard fascinante, Jean-Louis Trintignant subtil), le jeu de manipulation psychologique et sexuel est d'une ambiguïté fascinante. C'est une critique féroce de la bourgeoisie oisive, dont les personnages jouent avec les vies comme on trompe l'ennui. C'est un film qui s'admire pour son intelligence et sa perfection formelle.
Malheureusement, cette virtuosité se fait au détriment du spectateur. Le rythme, d'une lenteur contemplative extrême, finit par anesthésier. Il ne se passe quasiment rien, et le scénario, finalement très mince, ne propose pas d'enjeux suffisants pour nous tenir en haleine. Cette sensation est renforcée par la froideur et la distance voulues par Chabrol. Le film observe ses personnages comme des insectes sous un microscope, sans jamais nous inviter à ressentir la moindre empathie.
Au final, "Les Biches" est un cas d'école : un film dont on reconnaît les immenses qualités techniques et intellectuelles, mais qui laisse une impression de vide. C'est un objet cinématographique plus intéressant à analyser qu'à regarder, un thriller psychologique sans le frisson, qui ennuie aussi élégamment qu'il est filmé.
« Les biches » est un thriller psychologique réalisé par Claude Chabrol en 1968, avec Paul Gégauff au scénario. Il s'agit la dixième collaboration entre le réalisateur et le scénariste, et du sixième film de Claude Zidi en tant que cadreur avec Chabrol. Les rôles principaux sont joués par Stéphane Audran (Frédérique), Jacqueline Sassard (Why) et Jean-Louis Trintignant (Paul). Chabrol continue, à travers « Les biches », son étude critique de la bourgeoisie. Il montre l'oisiveté, l'ennui, les rapports de domination, le pouvoir, le rôle du crime passionnel. C'est un film sur la possession se terminant par une usurpation d'identité. Le film aborde l'homosexualité féminine (lesbiche provenant de l'allemand "lesbisch" signifiant lesbien) sans jugement moralisateur, mais plutôt comme une facette de la décadence bourgeoise. L'intrigue est intéressante mais c'est parfois ennuyeux et ça manque de rythme. De plus, les personnages de Robègue, joué par Henri Attal, et de Riais, interprété par Dominique Zardi, n'apportent rien à l'histoire, ils sont plutôt agaçants. Chabrol les représentent comme des parasites de la bourgeoisie vivant à son crochet, décadents et serviles, c'était peut-être l'intention du réalisateur.
Séduction, jalousie et pouvoir, voici les thématiques du drame psychologique "Les Biches". Le film met en scène une triangulation trouble entre une riche bourgeoise, une jeune femme fragile, et un architecte. Avec une élégance froide, Claude Chabrol dissèque les rapports de domination et de dépendance émotionnelle. On peut regretter un rythme languissant et un scénario qui manque parfois d’intensité.
Les personnages sont des ombres qui errent plutôt qu’elles n’avancent. Les personnages masculins sont détestables. Trintignant est presque insignifiant. L’ensemble fait un film évaporé et lisse. Plutôt ennuyeux et plat au final.
Un film tout en délicatesse comme sait les faire Claude Chabrol. Avec "Les Biches" il nous propose très joli drame sur le jeu de la séduction et de la possessivité. La réalisation, très soignée, nous offre une BO classieuse et un casting royal avec la belle et troublante Stéphane Audran et un excellent Jean-Louis Trintignant.
Certes Claude Chabrol parvient à faire naître une tension érotique entre ses deux personnages féminins aux rapports ambigus. Mais, comme souvent chez les cinéastes de la nouvelle vague, il se fiche complètement de son récit.
Le moins que l’on puisse dire est que, malgré un aspect formel assez classique, Claude Chabrol possède une vraie patte. Les Biches est ainsi un film dans lequel on reconnait instantanément son univers : nous sommes à nouveau face à une intrigue se situant dans un milieu bourgeois et dans une histoire d’amour (lesbien, ce qui est tout de même osé pour l’époque) qui vire progressivement au malsain et dont on devine rapidement qu’elle ne pourra pas bien finir. On pourra trouver l’ensemble un peu long par moments et les personnages de Robègue et Riais sont parfois un peu lourds. Toutefois, Chabrol offre, une fois de plus, un regard acerbe sur un milieu qu’il connait si bien et nous livre un récit au fond intéressant. Ainsi, même ce film ne fera pas partie des œuvres les plus mémorables du réalisateur, Les Biches est un nouveau drame bourgeois qui devrait plaire à tous les amateurs du cinéma de Claude Chabrol.
Le talent et la beauté de Stephane Audran ne suffisent pas à sauver ce film désormais très daté. D'une part, présents pendant les deux tiers du film, les deux zozos, Henri Attal et Dominique Zardi, sont absolument insupportables par leur cabotinage. D'autre part, Jacqueline Sassard n'est pas à sa place dans ce rôle de pauvresse marginale éblouie par un milieu de riches bourgeois. Quant à Trintignant, il assure une certaine présence mais n'apporte pas grand chose. Au final, un film bâclé comme Chabrol en a fait un certain nombre qui a perdu aujourd'hui tout caractère sulfureux...
« Les biches » marquent le retour de Chabrol à un cinéma ambitieux et l’avènement de ce que l’on peut décrire comme la meilleure période de sa carrière. Stéphane Audran y joue une femme qui assume sa sexualité et son indépendance, comme dans plusieurs des œuvres suivantes du réalisateur. Par son style vestimentaire, sa façon de se mouvoir, son phrasé particulier, elle s’impose comme la comédienne incontournable du cinéma de son ex-epoux et du cinéma français. Trintignant, à ses côtés, illustre plutôt une certaine normalité masculine, captivée par une femme à laquelle il ne peut résister.
Un Chabrol décevant. Certes, on y retrouve , comme souvent une peinture acerbe de la bourgeoisie, cette fois avec ce triangle amoureux qui est malsain, Frédérique tombe amoureuse de Paul pour punir Why de l'avoir séduit; Why dit aimer les deux, mais est jalouse des deux, Paul joue et jouit, le tout dans une villa en bord de mer, ou Frédérique héberge 2 parasites et l'on sait dés la fin du premier quart d'heure que tout cela va mal finir car Chabrol nous montre l'arme du crime avant que le meurtrier ne sache lui même qu'il va s'en servir... Malsain donc et cousu de fil rouge avec en prime cette tonalité "nouvelle vague", d'acteurs plutôt bons par ailleurs, prononçant des phrases banales et définitives en imitant la voix de Bardot dans le Mépris ou Belmondo dans A Bout de Souffle
Chabrol réalise du Chabrol et le film devient une chef d'oeuvre. Avec un autre réalisateur, le film peut devenir un navet. Chabrol choisi les bonnes actrices et les bons acteurs. Un bon tempo et une bonne musique. Une bonne ambiance. Le film est tourné à Congolin, proche de Saint Tropez. En hiver. Comme le décor semble figé. Une maison cosy et cossu de millionnaires. Des rentiers qui s'amusent à longueur de journée. Un film en 1968, juste avant les évenements de Paris . Mai 68. Aujourd'hui, en 2025, il ne reste plus grand monde, le réalisteur et la plupart des comédiens sont décédés.
Un Chabrol très décevant.... C'est lent , mou .... Une histoire de jalousie où heureusement les acteurs sont irréprochables Mais je reste sur ma faim .
Les Biches - 2 femmes dont l'une plus âgée, dominante et argentée. Le debut d’une histoire d’amour puis l'arrivée d’un homme pour un couple à trois. C’était très osé pour l’époque mais cela dépassé, l’histoire est peu intéressante. C’est même décevant ! 2,5/5
Un énième film de Claude Chabrol parfaitement maîtrisé niveau mise en scène, avec une histoire de mœurs cinglante mais totalement plombé par son manque de rythme. « Les biches », réalisé en 1968, contient en arrière-plan la description d’un milieu bourgeois dépravé et oisif. Mais le sujet principal reste l’exploration d’un triangle amoureux basé sur la jalousie et la domination. Ce petit jeu de séduction, totalement sulfureux pour l’époque, s’appuie sur une distribution pleine de charme (Stéphane Audran, Jean-Louis Trintignant et Jacqueline Sassard dont il s’agit de son avant-dernière apparitions au cinéma). Bref, un drame psychologique trop languissant.