Les Biches
Note moyenne
3,0
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61 critiques spectateurs

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Alain D.

750 abonnés 3 450 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2026
Un film tout en délicatesse comme sait les faire Claude Chabrol. Avec "Les Biches" il nous propose très joli drame sur le jeu de la séduction et de la possessivité.
La réalisation, très soignée, nous offre une BO classieuse et un casting royal avec la belle et troublante Stéphane Audran et un excellent Jean-Louis Trintignant.
JSCooper
JSCooper

11 abonnés 881 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2026
Sur le papier, "Les Biches" a tout du chef-d'œuvre : un grand réalisateur au sommet de son art, un trio d'acteurs magnétiques et un sujet vénéneux à souhait. Pourtant, le film de Claude Chabrol se révèle être un exercice de style brillant mais glacial, qui peine à susciter autre chose qu'un ennui poli.

Pourtant, les qualités sont immenses. La mise en scène de Chabrol est d'une élégance et d'une maîtrise clinique, transformant la villa de Saint-Tropez en un théâtre pour un jeu cruel. Porté par des interprétations exceptionnelles (Stéphane Audran impériale, Jacqueline Sassard fascinante, Jean-Louis Trintignant subtil), le jeu de manipulation psychologique et sexuel est d'une ambiguïté fascinante. C'est une critique féroce de la bourgeoisie oisive, dont les personnages jouent avec les vies comme on trompe l'ennui. C'est un film qui s'admire pour son intelligence et sa perfection formelle.

Malheureusement, cette virtuosité se fait au détriment du spectateur. Le rythme, d'une lenteur contemplative extrême, finit par anesthésier. Il ne se passe quasiment rien, et le scénario, finalement très mince, ne propose pas d'enjeux suffisants pour nous tenir en haleine. Cette sensation est renforcée par la froideur et la distance voulues par Chabrol. Le film observe ses personnages comme des insectes sous un microscope, sans jamais nous inviter à ressentir la moindre empathie.

Au final, "Les Biches" est un cas d'école : un film dont on reconnaît les immenses qualités techniques et intellectuelles, mais qui laisse une impression de vide. C'est un objet cinématographique plus intéressant à analyser qu'à regarder, un thriller psychologique sans le frisson, qui ennuie aussi élégamment qu'il est filmé.
brianpatrick
brianpatrick

119 abonnés 1 871 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 février 2026
Chabrol réalise du Chabrol et le film devient une chef d'oeuvre. Avec un autre réalisateur, le film peut devenir un navet. Chabrol choisi les bonnes actrices et les bons acteurs. Un bon tempo et une bonne musique. Une bonne ambiance. Le film est tourné à Congolin, proche de Saint Tropez. En hiver. Comme le décor semble figé. Une maison cosy et cossu de millionnaires. Des rentiers qui s'amusent à longueur de journée. Un film en 1968, juste avant les évenements de Paris . Mai 68. Aujourd'hui, en 2025, il ne reste plus grand monde, le réalisteur et la plupart des comédiens sont décédés.
GP78
GP78

41 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 février 2026
Deux actrices époustouflantes., mais une intrigue qui traîne en largeurs. La bascule tant attendue arrive tardivement
VERTIGO
VERTIGO

7 abonnés 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2026
Un film de Chabrol avec Stéphane Audran et Trintignant ainsi que la très belle Jacqueline Sassard et pourtant on s'ennuie certainement parce que l'on est chez des bourgeois qui n'ont strictement rien à faire et que cela doit se voir. Et effectivement on s'ennuie dans ce film. Il manque un crime et un assassin surtout dans un film de Trintignant de 1968, une années où la France s(ennuyait beaucoup en début d'année.
Gil D.
Gil D.

1 abonné 38 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 février 2026
Comme ce film a vieilli ! Le ridicule ne tue pas mais quand même c'est d'une niaiserie. Sans la beauté de Stéphane Audran dont on voit que Chabrol jouit de la filmer et se fout en fait des gens qui verront son film, comme un exhibitionniste de son amour pour Stéphane, comme un couple d'aujourd'hui se filmerait en train de réaliser divers fantasmes mais avec cette perversité de Chabrol a emmener son aimée dans diverses situations perverses. Almodovar fait exactement pareil avec sa muse Jennifer Lopez et tant d'autres cinéastes avec eux. Film faussement d'avant garde à l'époque, devenu niais et insignifiant, pédant et snob, stérile, que les acteurs sauvent par leur talent dans une intrigue minimaliste.
J2L
J2L

1 abonné 54 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 février 2026
Là, on atteint le vide sidéral : mal réalisé, pas de scénario, pas d'intrigue, mal joué, dialogues plats, ennuyeux... Selon moi, le pire Chabrol.
Louis kleber
Louis kleber

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2026
Pour ceux n ayant pas connu cette epoque et pour les prises de vues la deco des interieurs les tenues les voitures excellent reflet,la musique elle meriterait d etre plus en phase avec l epoque et le film serait certainement completement different...
GéDéon
GéDéon

143 abonnés 754 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 février 2026
Un énième film de Claude Chabrol parfaitement maîtrisé niveau mise en scène, avec une histoire de mœurs cinglante mais totalement plombé par son manque de rythme. « Les biches », réalisé en 1968, contient en arrière-plan la description d’un milieu bourgeois dépravé et oisif. Mais le sujet principal reste l’exploration d’un triangle amoureux basé sur la jalousie et la domination. Ce petit jeu de séduction, totalement sulfureux pour l’époque, s’appuie sur une distribution pleine de charme (Stéphane Audran, Jean-Louis Trintignant et Jacqueline Sassard dont il s’agit de son avant-dernière apparitions au cinéma). Bref, un drame psychologique trop languissant.
Spider cineman
Spider cineman

221 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 février 2026
Un Chabrol classique du genre dans un traitement critique de la bourgeoisie dans ces années 60, avec un thème interessant et novateur pour l époque, notamment dans ce trio amoureux. Pour le reste le casting meme si il est assez choisi n est pas vraiment remarquable dans l interprétation de ces personnages, et le rythme lent nous achève progressivement … dommage.
Julien h.
Julien h.

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2026
Trop lent, les dialogues sont fades..
St tropez à l’époque c’est sympa à regarder.
Très belle Sassard qui m’était inconnue…
Audrand rejette donc à la fin sa bisexualité ? Une fin bien contradictoire…
Chef d’œuvre ou navet? Tout est dans l’appréciation des nombreux silences
Redzing

1 463 abonnés 4 984 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2026
Dans les rues de Paris, Why est une artiste bohème qui dessine des biches à la craie sur le sol. Frédérique, une bourgeoise, la séduite et l'emmène dans sa villa de St-Tropez. Mais les deux femmes vont tomber sous le charme de Paul, un architecte pourtant peu affable. Un trouple bien toxique va se dessiner...
"Les Biches" devait secouer un peu à l'époque. Avec sa représentation explicite d'un couple de lesbiennes : même s'il on ne verra aucune scène de sexe entre les deux femmes, il y a des passages bien suggestifs !
J'ajoute que le titre est malin. Faisant référence aux biches dessinées par Why, à l'argot lesbiche, et au fait que les deux jeunes femmes constituent une proie pour le prédateur sexuel qu'est Jean-Louis Trintignant. Ironiquement, le film fut tourné à la villa Rebijoye, qui fut également utilisée la même année pour "Le Gendarme se Marie", servant de demeure à Josépha, la "biche" de Cruchot !
D'ailleurs c'est presque un film où l'on a l'impression qu'il se passe davantage de choses derrière la caméra que devant. Car Claude Chabrol filme tout de même Stéphane Audran, sa femme, coucher à l'écran avec Jean-Louis Trintignant, l'ex-mari de celle-ci. Sachant que leur couple s'était brisé car Trintignant avait fricoté avec Brigitte Bardot... à St-Tropez. Soit c'est une série de coïncidences, soit Chabrol est bien ravagé du cerveau !
En tout cas, à l'écran ça reste lent. Oui il y a des passages bien sensuels et une atmosphère de déliquescence à travers ce trouple qui ne peut qu'exploser. Oui c'est original de filmer St-Tropez pendant l'hiver. Oui les acteurs sont bons, et on retrouve même les impayables Dominique Zardi et Henti Attal faisant les zouaves dans de quasi-premiers rôles, eux qui sont habitués à jouer les troisièmes couteaux !
Mais le récit a du mal à vraiment avancer. Il faut en fait attendre l'épilogue pour que cette tension mène quelque part, avec un rebondissement bien pensé... qui ne sera malheureusement pas exploité.
fabrice d.
fabrice d.

50 abonnés 1 948 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2026
Toujours parmi les années Genovès, ce Chabrol reprend la même équipe, aussi bien côté acteur que technique et nous livre ici un film un peu spécial je dirais. C'est une sorte de ménage à trois, dont une très jeune fille, qui va se laisser entrainer un peu trop loin. Le thème de l'homosexualité est en première ligne, mais c'est aussi celui de la séduction et de la perversité qui sont traités. C'est un peu malsain et ce film ne m'a pas enchanté plus que ça. Malgré la présence de son actrice fétiche S. Audran et du beau ténébreux . Trintignant. Le film est lent, trop lent et l'ambiance créée ne m'a pas paru à la hauteur des autres films de Chabrol.
ferdinand75

740 abonnés 4 538 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2026
Un film très surprenant et très intense, revu en 2026, il possède un charme certain, presque envoutant. On navigue entre le film de mœurs, le polar et le film d’angoisse. Un style très lent, très épuré néo-Bresonnien , et une esthétique soignée. Il y a un côté surréaliste aussi, et on pense souvent à Luis Bunuel dans la deuxième partie, avec des clins d’œil évident à « Belle de jour » sorti un an plus tôt ; avec Stéphane Audran prenant la place de Catherine Deneuve .
Un thème aussi très « révolutionnaire » pour l’époque de cette femme bi-sexuelle, business woman, indépendante, complément affranchie des normes sociales, très Chabrolienne, mente religieuse à l’attraction fatale.
Bien sûr le film doit beaucoup à l’interprétation remarquable du trio : Stéphane Audran qui tient là probablement son plus beau rôle : élégante , envoutante , sensuelle , aux yeux de biche, maquillée comme une madone ,ultra chic en pantalon Y. St Laurent, . Trintignant , lui aussi excellent , qui sort un peu de son personnage habituel pour livrer une dose d’empathie plus rare chez lui , et la jeune Jacqueline Sassard qui ne fera pas une grande carrière au cinéma ( quelques films italiens de série B ) mais qui est parfaite ici , dans son rôle de sauvageonne perdue, perverse, mais très séductrice.
Le chassé-croisé entre les 3 personnages est très réussi, attraction, répulsion, séduction et haine. Une scène où les 3 amants se cherchent, se séduisent, se frottent est un must du genre, magnifiquement filmée par Chabrol , un érotisme bataillien incroyable, une scène culte, rien n’est montré, tout est suggéré , mais d’un érotisme torride, presque insoutenable, inégalée, à montrer dans les écoles de cinéma .
Esthétiquement c’est aussi un film très soigné, très créatif, sûrement un des plus rigoureux et « cinématographique » de Claude Chabrol. Il est à son apogée, il prend son temps de faire du beau cinéma, comme un vrai artisan ; .
Une bande son originale excellente de Pierre Jansen, compositeur attitré de Chabrol, son alter ego musical : lancinante, angoissante, oppressante qui accompagne parfaitement bien toutes les séquences de l’évolution du drama. Des cadrages excellents, au couteau, presque des tableaux, proche du surréalisme, et en cerise sur le gâteau des plans en extérieur dans le Saint Tropez de 1968, en hiver , encore sauvage, déserté, superbe.
Une œuvre majeure de Claude Chabrol, à redécouvrir.
weihnachtsmann

1 635 abonnés 5 773 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 janvier 2026
Les personnages sont des ombres qui errent plutôt qu’elles n’avancent. Les personnages masculins sont détestables. Trintignant est presque insignifiant.
L’ensemble fait un film évaporé et lisse. Plutôt ennuyeux et plat au final.
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