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FRED84
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4,0
Publiée le 18 janvier 2026
La caméra tournoie avec sensualité autour des corps de Jacqueline Sassard et surtout de Stéphane Audran(magnifiée par son compagnon),sans les dévoiler sent la patte de Claude Chabrol dans une mise en scène délicate et inspiré fois de plus il déglingue la bourgeoisie ,beaucoup plus dans les attitudes et les sous entendus que dans des paroles dé scénario est certes lourd ( cf par exemple les deux pique assiettes loufdingues qui vivent au crochet de la grande bourgeoise)mais l'ensemble s'avère prenant avec une dose finale hitchkockienne.
« Les biches » est un thriller psychologique réalisé par Claude Chabrol en 1968, avec Paul Gégauff au scénario. Il s'agit la dixième collaboration entre le réalisateur et le scénariste, et du sixième film de Claude Zidi en tant que cadreur avec Chabrol. Les rôles principaux sont joués par Stéphane Audran (Frédérique), Jacqueline Sassard (Why) et Jean-Louis Trintignant (Paul). Chabrol continue, à travers « Les biches », son étude critique de la bourgeoisie. Il montre l'oisiveté, l'ennui, les rapports de domination, le pouvoir, le rôle du crime passionnel. C'est un film sur la possession se terminant par une usurpation d'identité. Le film aborde l'homosexualité féminine (lesbiche provenant de l'allemand "lesbisch" signifiant lesbien) sans jugement moralisateur, mais plutôt comme une facette de la décadence bourgeoise. L'intrigue est intéressante mais c'est parfois ennuyeux et ça manque de rythme. De plus, les personnages de Robègue, joué par Henri Attal, et de Riais, interprété par Dominique Zardi, n'apportent rien à l'histoire, ils sont plutôt agaçants. Chabrol les représentent comme des parasites de la bourgeoisie vivant à son crochet, décadents et serviles, c'était peut-être l'intention du réalisateur.
Un thriller psychologique troublant et complexe mais un peu inabouti au final, qui met en scène un triangle amoureux vénéneux et pervers nourri par la jalousie, le désir et la manipulation, porté par le séduisant trio Audran/Sassard/Trintignant. 3,25
C'est du pur truc Chabrolien, mais c'est aussi un vrai cas d'école. Pourquoi ? Parce qui si on comprend tout de suite que ce lesbianisme platonique est simplement, en apparence, destiné à tromper l'ennui d'une bourgeoise oisive, on ressort de là et on se dit : "ouais, et quoi donc Chabrol a t-il voulu nous dire sur ce coup là ?". Avec des personnages abstraits, aux réelles motivations abstraites et qui vivent dans un univers lui aussi abstrait, il y avait donc tout autant de raisons pour passer un sale moment. Et bien non. Malgré toute cette brume et cette impression de se trouver face à un film très inabouti, il y a quand même un truc qui fascine : la présence de Stéphane Audran. Elle fait le film à elle seule. Tellement que Jacqueline Sassard et même Jean-Louis Trintignant semblent être des faire-valoir.
Séduction, jalousie et pouvoir, voici les thématiques du drame psychologique "Les Biches". Le film met en scène une triangulation trouble entre une riche bourgeoise, une jeune femme fragile, et un architecte. Avec une élégance froide, Claude Chabrol dissèque les rapports de domination et de dépendance émotionnelle. On peut regretter un rythme languissant et un scénario qui manque parfois d’intensité.
J'ai vu de meilleurs Chabrol ! Le rythme est lent, ennuyeux, l'histoire déjà vue, le lien avec la piscine est évident. Stéphane Audran n'a jamais été filmée auusi belle, aussi perverse, ... on devine qu'elle prend sous sa coupe la jeune femme inconnue, l'opposé de son milieu, que pour s'amuser d'elle. A voir aussi pour Jacqueline Sassard dont c'est le dernier avant de convoler avec un richissime italien. Une actrice au visage prenant, au comportement troublant, souvent dans des rôles de silencieuses, comme l'Accident et l'eté violent, déjà avec Trintignant.
Deux femmes pour un seul homme, c'est une de trop. L'intrusion de Paul dans leur existence d'amantes modifie la relation amoureuse (et audacieuse) entre Frédérique et Why, la jeune fille que Frédérique, belle bourgeoise, vient de "s'offrir". Dans cette intrigue stylisée, plutôt laconique et figée, la rivalité entre les deux femmes introduit un suspens au terme duquel il est probable qu'un (ou plus) des trois personnages devra s'effacer d'une façon ou d'une autre. Au-delà de l'apparente gravité du sujet (tout au moins concernant son dénouement, qu'on est en droit d'envisager dramatique), on découvre des personnages originaux, volontiers provocants ou amoraux, quand ils ne sont pas franchement loufoques (ces deux trublions intellos - le duo récurrent Zardi et Attal- qu'on dirait sortis d'un film de Mocky). Cette minimaliste intrigue sentimentale, sans éclat (de voix), se développe dans une atmosphère feutrée et sensuelle, de laquelle Chabrol extrait, l'air de rien et sans qu'on puisse toutefois parler d'étude de moeurs, l'insignifiance bourgeoise. Chabrol s'inspire d'une idée littéraire classique, telle que dans "Les liaisons dangereuses", où deux amants expérimentés se jouent, moins sournois qu'inconséquents, d'une innocente jeune fille. "Les biches" restent néanmoins, dans la filmographie de Chabrol, une étape mineure et superficielle.
J'aime beaucoup les films de Chabrol et Stéphane Audran est une des actrices que je préfère, mais "les biches" est un film raté. Certes, auréolé de l'Ours d'argent à Berlin, ce n'est pas un mauvais film, mais ça ne fonctionne pas vraiment. De quoi s'agit il ? Une femme belle riche et seule rencontre une jeune et jolie artiste des rues. Très vite une relation amoureuse naît entre elles. Quelques semaines plus tard, la jeune artiste commence une relation avec un architecte. Jalouse, la femme belle et riche séduit cet architecte et le "vole" à son amie. Si le point de départ est intéressant, rapidement on sent que la machine se grippe. Tout d'abord, le couple d'amis interprété par Zarbi et Attal perturbe l'ensemble. Leur présence devient vite insupportable. Puis, la relation amoureuse est sans doute un peu trop suggérée et pas assez démonstrative. Les caractères des personnages ne sont pas décrits et l'ensemble donne un aspect irréel dommageable. Enfin la dernière scène que l'on croirait inspirée par "repulsion" de Polanski, donne la sensation d'une brève rupture de ton pas du meilleur goût. Il reste Stéphane Audran, exceptionnelle de beauté. Jacqueline Sassart dont se sera son dernier film ( elle abandonnera le cinéma pour se marier avec l'héritier de la marque de voiture Lancia. Trintignant qui fut à la ville le premier mari de Stéphane Audran, n'est pas ici à son meilleur niveau. Ce n'est pas un film important de Chabrol.
J'aime bien Chabrol, mais il y a plusieurs choses qui ne vont pas dans ce film. Tout d'abord, non seulement les 2 "copains imbéciles" sont vraiment insupportables, mais surtout cela n'apporte rien du tout au film. Quelle mauvaise idée!! Ensuite (et surtout!)spoiler: la folie de Why n'est pas bien montrée dans le scénario. On s'en rend compte d'un seul coup mais c'est trop tard, on est presque à la fin du film , il aurait fallu une montée en puissance, quelque chose de subtil... Enfin j'ai lu beaucoup de critiques mettant en avant la beauté de Stéphane Audran... bon OK, mais la beauté d'une actrice c'est tout à fait subjectif et ce n'est pas ça qui fait ou qui contribue à rendre un film bon ou mauvais. Bref très moyen
Peu rythmé le film est sauvé par la présence sulfureuse des deux actrices, Stéphane Audran étant magnifiquement photographié et Jacqueline Sassard ne démérite pas, loin de là ! Mais on pourra regretter que la relation lesbienne sur laquelle le film a bâti sa réputation ne soit pas plus évidente (ou alors c'est du lesbianisme platonique). C'est très beau et la présence assez lourde du couple de zozos parvient à donner un côté décalé au film. Quant à la morale, au message, ou au fin mot de l'histoire, appelons ça comme vous voulez, j'avoue ma grande perplexité.
stephane audran est vraiment superbe dans ce film ! il est rare à l'epoque d'avoir un film parlant de l'homosexualité sans le faire de manière negative bon scenario du chabrol pur !
Drole de ménage a trois. Le scénario est captivant, les deux actrices principales très belles. Trintignant et les autres acteurs plutot bons dans leurs roles. Alors qu'est ce qui cloche??? Surement le rythme un peu lent. On aimerait voir l'ambiance quelque peu pesante, s'accentuer pour devenir suffocante (comme dans la piscine par exemple). Au lieu de cela le film suit son court "piano-piano", et laisse une impression d'avoir du mal a décoller. On se doute quespoiler: cela finira mal et la fin est aussi quelque peu convenue. Encore une fois c'est dommage, mais pas inintérressant tout de meme.
La première fois que j’ai vu ce film, il y a de nombreuses années, je l’ai trouvé creux et ennuyeux. Un visionnage récent m’a fait changer d’avis sur cette œuvre plus profonde qu’il n’y parait. Car, à travers le portrait de ces deux femmes à la dérive, ne faut-il pas voir l’illustration de la jeunesse libre et sauvage qui se laisse pervertir par l’oisiveté et la décadence de la bourgeoisie quitte à perdre tout ses repères?
En matière de belles femmes on peut dire qu'il a toujours su bien s'entourer le petit père Chabrol, les magnifiques Stéphane Audran et Jacqueline Sassard sont à l'affiche de ce curieux film estampillé « nouvelle vague », mélange entre farce mondaine acerbe et thriller sensuel et mystérieux. On est en 1968 et il fallait quand même oser suggérer qu'éventuellement, 2 femmes, une haute bourgeoise et une jeune marginale, pourraient, peut-être, être mutuellement attirées l'une par l'autre. Jean-Louis Trintignant complète le casting pour une sorte de ménage à 3 à la fois malsain et fascinant. Le fond est donc bon mais la forme pèche un peu parfois. Le rythme est lent, parfois trop, il manque quand même un supplément d'intensité dramatique et de sexe (l'époque veut ça aussi, la censure guettait) et le jeu des acteurs et actrices est parfois un peu trop théâtral. Mais Chabrol, comme à l'accoutumé, n'épargne pas la haute bourgeoisie décadente et construit une intrigue correcte qui tient en haleine. Pas trop mal ces « biches ».
Stéphane Audran est la seule personne à justifier l'existence de ce film-épave, relation de rapports liés à la détumescence, étouffées dans l'oeuf sont les rares bonnes idées de ce film-épave. Immense artiste à l'animalité irradiante, Audran capte la lumière, régente et organise. Le couple Zardi-Attal n'est pas drôle, trop poussé pour paraître vrai. Le dialogue est vulgaire et le résultat morne. Dans l'ensemble une déception.