Réalisé à partir des "restes" d'images du premier documentaire, ce second opus n'est en fait ni mieux ni moins bien que le premier. Il a le défaut de ne pas apporter grand chose de plus, si ce n'est des images de plus, des scènes encore plus grotesques, et des passages encore plus répugnants.
Cette "suite" de "Mondo Cane", une nouvelle fois réalisée par Gualtiero Jacopetti et Franco Prosperi n'est pas mal mais pas spécialement nécessaire non plus. Heureusement, ils ne se sont pas contentés de répéter l'exercice même si le concept reste le même : filmer différentes pratiques culturelles, ici la violence en moins. Enfin, il y a toujours de la violence mais elle est davantage psychologique et surtout, le film la traite avec cynisme. Et ce, dès le début d'ailleurs où la voix off précise que cette seconde itération n'aura pas de quoi faire bondir la censure. Car le premier, malgré ses défauts et son aspect finalement assez soft avec le recul, bénéficie toujours de sa réputation très sulfureuse. Et nous voilà donc repartis dans un tour du monde nous montrant tout (ou presque) ce dont est capable l'humain en matière de cruauté ou simples bizarreries. Mais si une pratique culturelle peut sembler étrange, voire très violente dans un pays, elle est considérée comme tout à fait normale dans un autre, comme le souligne le montage parallèle, aussi cynique que la voix off. Les versions diffèrent d'ailleurs en fonction des pays, nous avons par exemple eu le droit en France à une version très soft (sans l'espèce d'opération du chien au début par exemple) alors que d'autres sont plus longues et les voix ne disent pas tout à fait les mêmes choses. Et il est d'ailleurs un peu là le problème ; c'est que si ce second opus est plus soft et plus "amusant", il en est aussi plus ennuyant. J'ai regardé la version d'une heure quarante et certaines scènes sont bien longues ! Le rythme est d'ailleurs plutôt mauvais et on décroche alors à de nombreuses reprises. Néanmoins, pour ceux ayant apprécié le premier, "Mondo Cane 2, L'Incroyable Vérité" peut valoir le coup de par son approche cynique et certaines de ses scènes toujours aussi marquantes !