Derniers Avis : La Jeune fille et la mort - Page 5
La Jeune fille et la mort
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Un visiteur
2,0
Publiée le 28 mai 2011
Je n'ai pas accroché. Généralement j'aime bien les huis clos, mais là ça ne le fait pas, je n'y crois pas, mais alors pas du tout. Heureusement, Sigourney Weaver s'en sort bien et Ben Kingsley est très bon, sinon, c'était la daube...
Un film étrange en huis clos. De la réflexion, beaucoup de réflexion, c'est sur cela même qu'est bâti le scénario. Un film inhabituel,très psychologique et en définitif, très bon. A voir au moins pour élargir son horizon filmique !
Un huis clos à trois personnages, comme dans le vaudeville, sauf que l’amant est ici remplacé par le bourreau… Sigourney Weaver, Ben Kingslet et Stuart Wilson jouent chacun leur partition (c’est la cas de la dire puisque le film est placé sous la référence de la musique classique) avec beaucoup de force et de talent. La réalisation de Polanski est comme toujours superbe et sa direction d’acteurs parfaite. Mais surtout le propos est magnifique et traité avec conviction et pertinence. À travers l’histoire terrible de la femme, les thèmes de la dictature et de la torture rejoignent peu à peu ceux de l’amour et de la haine qui peuvent unir un bourreau et sa victime dans cette violence du corps à corps, corps torturés et corps jouissant… Les rapports des trois personnages se croisent et s’entrecroisent dans une ambiguïté qui va croissant jusqu’à un dénouement d’une simplicité et d’une beauté peu communes. On doit reconnaître là sans aucun doute le poids de la tragédie personnelle de Polanski dont la femme a elle aussi été aux prises avec un « monstre » dans une maison isolée… Ce film est considéré généralement comme mineur dans sa filmographie et il s’agit à mon avis d’une injustice criante tant il est au sommet de son œuvre. Après le médiocre Frantic et le peu convaincant Lunes de fiel, La Jeune Fille et la Mort est inaugural de sa meilleure période, qui le verra enchaîner ensuite avec La Neuvième Porte et Le Pianiste (où il reviendra toutefois à des impératifs commerciaux qu’il n’a plus quittés depuis). Un chef-d’œuvre de virtuosité technique mise au service d’un grand thème traité avec brio : on est au cœur de la définition du chef-d’œuvre.
Un thriller à huis-clos à l'ambiance malsaine et trouble bien dans le style de Roman Polanski. Si Sigourney Weaver est impressionnante dans un rôle à la limite de la folie paranoïaque, je ne peux pas m'empêcher de lui préférer Ben Kingsley inoubliable d'ambiguïté dans le rôle d'un médecin (d'apparence seulement ?) sympathique. L'intrigue est assez bien mené même s'il manque un aspect vraiment tortueux comme dans les plus grands films du réalisateur qui ne lui évite pas un certain côté préfabriqué. Enfin, on reconnaît tout de même grandement la patte unique du grand cinéaste et c'est déjà cela de gagné.
Film qui prend un peu de temps à se mettre en route, mais qui très vite nous scotche à notre fauteuil. Un huis clos à la Hitchcock, très dur psychologiquement, qui dérange, qui offre une réflexion très intéressante sur le bien et le mal, sur la relation bourreau/victime. Je m’attendais à un film d’angoisse commun (d’autant que je ne suis pas fan de Polanski) et je me suis pris une bonne claque. L’interprétation de Sigourney Weaver est magistrale (même si le doublage est à chi(censuré)…). Ben Kingsley et Stuart Wilson campent très bien leur personnage respectif. Des personnages très durs à interpréter parce que très ambigu. Kingsley joue un tortionnaire mais on aurait presque de la pitié pour lui à la fin. Et puisqu’on parle de la fin, celle-ci est très réussie, mais un peu frustrante, et surtout malsaine. Bien sûr, ce n’est pas un film qui redonne la joie de vivre. Mais il vaut le coup, et c’est bien triste qu’il soit considéré comme un point de détail dans la filmographie de Polanski.
D'ordinaire considéré comme un film plutôt mineure dans la filmographie de Roman Polanski, "La jeune fille et la mort" est un film intelligent et parfaitement maitrisé. Mention spéciale à l'interprétation sans failles de Ben Kingsley, notamment lors d'un monologue final mémorable.
Bon huis clos de grande qualité technique (Polanski s'entoure bien). Les acteurs, important dans ce genre, sont excellents. Le sujet traité reste hélas trop en surface.
On ne sait plus sur quel pied danser dans ce huis clos de Polanski. Qui croire ? Un trio : deux versions différentes de l'histoire et un avocat au milieu, pour trancher. On bascule avec lui, tour à tour d'un côté ou de l'autre. Sans aucune preuve réelle, le challenge est de convaincre. Sigourney Weaver est dans un rôle de femme forte, pas vraiment féminine qu'elle joue parfaitement (il faut dire que c'est le genre de rôle qui lui colle à la peau). Un film dans le style Polanski, c'est-à-dire pas du grand spectacle, mais un peu fleuve, qui paraît vite fait (mais bien fait).
Trois acteurs parfaits. Un sujet poignant. Des personnages criant de vérité. Est-il besoin d'ajouter autre chose ? Death and the Maiden, à l'origine une pièce de théâtre, transformée en un film qui sait toucher sans jamais tomber dans le pathos, sans jamais paraitre irréaliste. Sans aucun doute une pièce maîtresse du réalisateur.
je l'ai acheté sans vraiment savoir dans quoi j'allais m'embarquer bon weaver est exelente, et l'histoire est original mais je trouve qu'il faut tout de même l'apprécier cette histoire pfff, polanski m'a un peu déçu.
Polanski au sommet de son art dans ce huis-clos parfaitement maîtrisé et très glaçant. Les acteurs sont excellents et les dialogues franchement géniaux. Le travail sur la lumière est admirable. Un chef-d'oeuvre.
Un grand film. Certainement un des meilleurs de ce brave Polanski. Les dialogues fusent, on se laisse prendre au jeu et on se fait trimbaler par le scénario animé. C'est une véritable pièce de théâtre que le trio d'acteur nous joue là. Et la sauce prend, assurément.