La Jeune fille et la mort
Note moyenne
3,5
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118 critiques spectateurs

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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2026
Dans un huis clos étouffant l'intrigue confronte une victime à son supposé bourreau tandis que le compagnon tente de jouer l'arbitre neutre. Réflexion sur la justice ou plutôt sur l'(im)possibilité de se guérir par la vengeance, le récit montre la pérennité gluante d'un traumatisme, l'impensable reconstruction après d'atroces sévices, la difficulté à communiquer dans un couple hanté par de douloureux souvenirs. Habilement symbolique, la mise en scène illustre les rapports de force (jeux d'ombres), l'état émotionnel de l'héroïne (intense Sigourney Weaver, notamment lors de sa glaçante réminiscence dont l'écho n'en sera que plus terrifiant), les stigmates du passé (d'ailleurs, peut-on s'en affranchir?). Un cri du coeur méthodiquement construit.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2025
Une femme emprisonnée un temps par le régime dictatorial de son pays croit reconnaitre son tortionnaire qui raccompagne son mari tombé en panne. Roman Polanski orchestre un formidable huis-clos, sur fond de justice et de justice qui doit sa qualité à la sobriété de la mise en scène mais surtout à la justesse de son interprétation, en particulier Sigourney Weaver absolument épatante en victime d’atrocité cherchant vengeance.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 avril 2025
Ce huis-clos à trois personnages est, d'une certaine façon, parce que le pays d'Amérique du Sud où il se déroule n'est pas nommé, l'occasion de revenir le drame argentin, du temps de la dictature militaire. Mais le sujet, théâtral et conventionnel, ne propose que des considérations éculées sur la part de perversité et de sadisme monstrueux que des hommes (et des femmes) portent en eux (en elles).
Le film est le récit de l'affrontement entre une jeune femme jadis maltraitée -le mot est faible- et son tortionnaire présumé, un règlement de compte en somme, arbitré par l'époux de Paulina, avocat professionnel mais également symbolique. La cruauté change de camp et s'inscrit complaisamment dans une liste, heureusement non exhaustive, d'humiliations et de violences corporelles que nous impose Polanski. Pour une conclusion dérisoire qui prétend nous apprendre que l'homme en apparence respectable et équilibré peut cacher un type infâme.
Elémentaire et démonstrative est la dramaturgie par laquelle le cinéaste entend nous enseigner sur la nature humaine et ses abîmes. Le voyeurisme façon Polanski n'est qu'un concept, un procédé pas même utile à donner un intérêt psychologique aux personnages.
Claude Julien57
Claude Julien57

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2025
Quelque part en Amérique latine. La confrontation entre une femme et son présumé bourreau du temps de la dictature, mais aussi entre cette même femme et son mari (thème de la confiance). Les preuves sont ténues et du coup, le choix entre la vengeance et la justice est difficile. René Girard nous dit que l’institution judiciaire délivre les Hommes du désir terrible de la vengeance...
Le suspense psychologique est formidablement mis en scène et les trois acteurs sont magnifiques. A voir absolument.
DreamyFramesSeeker
DreamyFramesSeeker

21 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2025
Death and the Maiden de Roman Polanski est un thriller psychologique intense, porté par une performance saisissante de Sigourney Weaver dans le rôle de Paulina, une femme hantée par son passé. Ben Kingsley, dans un rôle ambigu, ajoute de la complexité à l'intrigue. La direction de Polanski crée une atmosphère oppressante, où chaque scène est marquée par une tension palpable. Le film aborde des thèmes puissants tels que la vengeance, le traumatisme et la justice post-dictatoriale, tout en explorant la violence psychologique plutôt que physique. Un film captivant, subtil et émotionnellement chargé, idéal pour les amateurs de thrillers psychologiques.
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2024
Voilà des années que je voulais voir ce film. Quelle maestria. Les acteurs sont incroyables et apportent une grandeur folle à ce huis-clos incroyable. Une histoire dont on ne se détache pas jusqu'aux derniers instatnts.
Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 juillet 2024
Sigourney Weaver et Ben Kingsley s'en sortent bien, c'est grâce à leur jeu que j'ai trouvé ce film relativement captivant. Pas le chef-d'oeuvre auquel je m'attendais en lisant les critiques, cela dit.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 décembre 2023
Un quasi huis clos de Roman Polanski où Sigourney Weaver joue une femme traumatisée par l'agression d'un homme (Ben Kingsley) qu'elle revoit de manière fortuite par connaissance de son mari. L'ambiance glauque d'une maison isolée et le suspense grandissant sont maniés d'une main de maître par le réalisateur polonais. Un très bon film
Hannoy
Hannoy

43 abonnés 305 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 septembre 2021
J'ai pas accroché ce film, qui me semble peu crédible. Une histoire tirée par les cheveux, qui n'apporte aucune plus value sur le sujet de la quête vengeresse. Le huis clos, qui alourdie trop grossièrement la tension et installé dans un décor studio convenu. J'ai trouvé les jeux d'ombres avec les éléments du décor (lampe huile, bougies...) intéressant. L'actrice a un jeu dans l'action et pas assez dans le ressenti : elle ne semble pas comprendre le personnage et surjoue chaque émotion. Polanski cherche a passer des messages dans des répliques toutes faites ("bien sûr qu'il ne fait rien, c'est la justice") ce qui fait empêche toute compassion du spectateur pour les comédiens.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 avril 2021
La Jeune Fille et la Mort raconte une histoire déchirante qui n'est pas censée être agréable. Mais même il y a une différence entre raconter une histoire désagréable et créer une expérience cinématographique désagréable et malheureusement le réalisateur Roman Polanski ne maintient pas cette distinction avec ce film. Nous voyons dans cette production morbide la règle du relativisme moral du début des années 90. Le docteur maléfique n'a jamais appris à établir des relations avec les femmes et donc dès qu'il en a eu l'occasion il a exercé sa sordide vengeance sur ses captives sans défense. Et il a était pardonné pour ces atrocités parce qu'il disait je les aimais. L'autre homme de l'histoire le mari froussard est l'exemple de l'homme banal qui est un avocat bien sûr et il a ses propres problèmes paralysants en essayant d'imposer la raison et la loi sur des questions de relation et donc il ne peut ou ne veut pas défendre sa femme. Et il croit apparemment que ces deux crapules ont une justification pour leurs motivations de haine des femmes et il choisit de subir les conséquences en silence. Où se cachaient les féministes lorsque ce film est sorti...
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2021
"La jeune fille et la mort", film important dans la carrière du réalisateur. En résumé, l action se déroule dans un pays non cité d'amérique latine, ce pourrait être l Argentine ou le Chili. C est en tous cas dans un pays qui a recouvré la démocratie après une période de dictature ou l on a torturé les opposants. Une femme mariée à un responsable politique qui va être chargé de présider une comition d enquête sur les crimes commis pendant la dictature pense reconnaître, dans la personne d un médecin un de ses tortionnaires. Elle décide de lui faire avouer ses crimes. Mais, ne se trompe t elle pas de personne ? Il s agit ici d un huis clos. Le film est très bien interprété par les trois acteurs, Sigourney weather notamment. Le film est glaçant et porté par son sujet. Il est une tentative réussie de s aventurer sur les rivages noirs de l ame humaine. C'est un film qui laisse des traces dans l esprit du spectateur longtemps après la projection et qui nourrit la réflexion. A voir.
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2020
Sigourney Weaver est au top dans ce film j'ai adoré son interprétation!
Roman Polanski est un parfait metteur en scène et le scénario est très bon.
L'énigme reste présente tout le long du film et on doute sans arrêt de la réalité des choses!
A voir sans hésitation!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 avril 2020
huis clos efficace, rien à rajouter, il fait parti des films dont je me souviens. l'ambiance est pesante et, ce film m'a fait découvrir un moment d'histoire mal connu pour moi. à regarder
Vincent D
Vincent D

6 abonnés 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2019
Ayant vu à la suite la vénus à la fourrure et la jeune fille et la mort, deux huis clos signés Roman Polanski, j' apprécie particulièrement ce cinéaste qui fait des films diamétralement différents l'un de l'autre et tout autant passionnants sur le même sujet central qu'est l'humanité et ce qu'elle peut relever de tragique ou d'inhumain à travers ses rapports de force
. Autant l'un est ludique et ne se prend pas au sérieux (dans la veine de cul de sac à l'humour polanskien si caractéristique ) autant l'autre sans humour a une approche réaliste .( a l'image du pianiste )
La victime peut elle devenir bourreau et le bourreau devenir victime?
A cette terrible question, le film est trop subtil pour apporter une réponse définitive. La force de l'interprétation de Sigourney Weaver fait que l'on ne sait pas presque jusqu'à la fin du film si elle atteinte d'une certaine folie la déshumanisant ou au contraire fait preuve d'une lucidité que ne peuvent vivre que ceux qui ont vécu dans leur chair les épreuves et qui leur confére une humanité d'une plus forte intensité .
Ben Kingsley , personnage d'apparence sociable nous fait parcourir le chemin inverse que celui de sigourney Weaver ( qui s'est coupé de la société) jusqu' aux deux dernières scènes particulièrement fortes et qui nous en disent plus sur l'indicibilité du mal que des films plus spectaculaires comme la liste de Schlinder ou même le pianiste du même metteur en scène.
mister
mister

25 abonnés 202 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2018
La réussite du film tient entièrement sur la très grande performance de Sigourney Weaver. Malgré un sujet très dur et scabreux, Sigourney Weaver parvient miraculeusement à garder ce film sur les rails jusqu'au dénouement avec un grand Ben Kingsley pour lui donner la réplique. L'ambigüité sur la culpabilité du tortionnaire est maintenue jusqu'à la scène finale et le film réussit à traiter d'un sujet aussi difficile avec beaucoup d'intelligence et d'invention. Les changements de plans et de lumières incessants de Polanski accompagnent la dramaturgie et les affres que traversent les différents personnages. Le film illustre l'impossibilité de trouver une solution satisfaisante pour les victimes de tels crimes et la folie des tortionnaires et des victimes à laquelle conduit de telles situations.
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