Derniers Avis : La Jeune fille et la mort - Page 2
La Jeune fille et la mort
Note moyenne
3,5
3767 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
118 critiques spectateurs
5
32 critiques
4
48 critiques
3
21 critiques
2
12 critiques
1
3 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 mai 2018
Thriller en huis clos qui tient en haleine. Un homme se réfugie chez un couple dont la femme pense le reconnaître comme son ancien tortionnaire et va le séquestrer pour qu'il avoue. spoiler: Mais à force de torture et de menace, ne va-t-il pas avouer n'importe quoi ? Est-il vraiment son ancien bourreau ?
L'histoire de ce supposé médecin violeur sous un régime répressif qui ne veut pas avouer son identité face à une de ses victimes armée qui l'a reconnu est intéressante, et nous tient jusqu'au bout pour savoir ce qu'il en est. Va-t-elle le tuer ? Est-il vraiment le monstre décrit ? On ne le saura qu'à la dernière minute ! Mais, si le film est assez envoutant (comme la somptueuse musique La Jeune fille et la mort, dont le film tire son nom, et qui nous est donnée à écouter quelques fois), il accuse une certaine longueur, due à la répétition de certaines scènes (il arrive ponctuellement que l'interrogatoire piétine...) et surtout au cloisonnement des acteurs presque exclusivement en une pièce, ce qui donne une impression de pièce de théâtre assez bavarde, sommes toutes. Mais l'interprétation des acteurs est audacieuse, le sujet se tient, et malgré la longueur on parvient à être surpris au bout du compte. Un peu longuet, aux allures de pièce de théâtre bavarde, mais dont les acteurs sont bons et l'intrigue intéressante.
je suis resté troublé par le revirement final malsain avec une ambiance étouffante le film est bon mais on a envie qu'il s'arrête pour stopé l'horreur de l'histoire de ce film.
Polanski revient ici à son cadre de prédilection : le huis clos, à la différence près que celui-ci semble plus ouvert à une réflexion politique car il prend les dictatures sud-américaines des années 1970 - 1980 comme toile de fond. Une ancienne opposante au régime se trouve donc confrontée à son ex-tortionnaire qu'elle séquestre et qu'elle veut juger. S'ouvre alors, dans la maison de la vengeresse et de son mari une mise en scène de procès qui confrontera les notions de justice et de revanche, de vérité objective et de ressentis affectifs, de légalité et de légitimité. Polanski ne tranche jamais véritablement dans ces oppositions que lui-même dispose et au lieu d'apporter des réponses, celui-ci préfère poser des questions ouvertes. La fin, aussi peu rassurante que possible, préfère opter pour une hypothèse peu probable quoique terrifiante. Sigourney Weaver compose un personnage constamment sur le fil du rasoir, oscillant entre désir de vendetta et souci d'impartialité ; trouvant un difficile équilibre entre la retenue dramatique et l'hybris tragique.
Un huis-clos adapté d'une pièce de théâtre du même nom et qui est à mon sens l'un des plus grands film de Roman Polanski. Malgré quelques longueurs, le réalisateur réussi à nous tenir en haleine jusqu'au bout avec un sujet terrible et inquiétant pour cette rescapée du régime de Pinochet ! La victime, interprétée par une très grande Sigourney Weaver à la hauteur dans ce rôle difficile et son tortionnaire ici Ben Kingsley, sont tous les deux admirablement traités par Polanski. Et même, le doute subsistera toujours sur la prétendue culpabilité du meurtrier ou sur la confusion mentale du martyr avec cette fin laissant donc à interprétation. Mais quelle fin !
Adapté d'une pièce de théâtre, le rythme lent puis hâché s'en ressent quelque peu mais ce huis-clos est l'un des films les plus réussis de Polanski. Le doute subsiste jusqu'à la fin -une fin inattendue- sur la prétendue culpabilité du bourreau ou sur la folie paranoïaque de la victime.
Un sujet terrible et émouvant, habilement traité par le réalisateur et admirablement interprété par Sigourney Weaver et Ben Kingsley. La prestation de Monsieur Kingsley, je m'y attendais, il s'agit d'un acteur hors pair mais celle de Sigourney dans un rôle ô combien difficile, je ne m'y attendais pas vraiment : elle s'avère pourtant à la hauteur des enjeux, quelle grande actrice !
"La jeune fille et la mort" dispose d'un scénario très emballant avec une mise en scène relativement simple, mais néanmoins très appréciable. Le maître Polanski nous livre un huis-clos saisissant où les dialogues, les prestations, et ce petit jeu de propre justice feront toute la différence.
Un bon casting. Seuls 3 acteurs sont présents et le film est tourné dans un lieu clos, comme au théâtre. Le réalisateur s'est amusé à jouer sur notre psychologie. Dans les dires, on ne sait pas bien qui est dans le vrai mais dans le jeu des acteurs, c'est encore meilleur. L'intensité du jeu est tellement bonne que l'on ne sait distinguer le vrai du faux sans avoir une belle part de doute. Bref, un bon film psychologique au dénouement original et presque inattendu.
Porté par trois acteurs époustouflants – Sigourney Weaver et Ben Kingsley en tête – La jeune fille et la mort est un huis-clos étouffant, à l'atmosphère crépusculaire, dans la plus pure tradition d'un Roman Polanski qui adopte ici un discours directement politique – la torture pratiquée sous une dictature sud-américaine – qui n'est pas sans rappeler le style de Costa-Gavras. Une remarquable réflexion sur la culpabilité, la vérité, la légalité, le droit à la défense, la vengeance...et un face-à-face psychologique d'une intensité rare, ponctué par la troublante musique de Schubert.
Très bon huis clos engagé de Polanski, avec Sigourney Weaver et Ben Kingsley au sommet de leur art. Beaucoup de blabla mais on ne s'ennuie pas car l'action va crescendo jusqu'au final surprenant et déroutant.
Polanski continu de lorgner sur son péché-mignon : les pièces de théâtre. Pour cette adaptation, j'ai du mal à trouver mon compte. Il faut le dire, scénaristiquement il y a une épaisse couche de mystère qui enveloppe le destin de la femme interprété par Sigourney Weaver. S'en prendre au premier venu pour régler ses comptes avec le lit conjugal et son passé. Sauf qu'à trop vouloir confiner sa mise en scène dans cette maison sur côte, au milieu de rien, assez lambda, la dynamique du film reste sur le point de vue théâtrale. D'où un l'intérêt quasi nul d'en fabriquer un objet de cinéma.
Un hui-clôt en forme de thriller, dans lequel Polanski joue avec son spectateur. De manière "classique" d'abord, en oscillant entre mensonge et vérité, doute et certitude. Puis de façon plus malsaine en jouant avec nos désirs et nos instincts les plus bas, c'est horrible, mais on veut entendre Sigourney Weaver nous raconter ce qu'elle a subie. Tout au long du film, le suspense est habillement maintenu, jusqu'à cette fin, terrible et très dérangeante.
Superbe huis-clos psychologique, un thème de prédilection pour Polanski qui filme à merveille l'ambiance de ces lieux fermés au monde extérieur où toutes les passions (et ici elles sont tragiques) font surface. Un suspense tendu où l'on attend férocement de connaître la vérité.......jusqu'à cette fin énigmatique et presque cruelle......
Un des chefs d'œuvre de Roman Polanski, un huit clos glauque et sordide entre Sigourney Weaver et Ben Kingsley qui prend aux tripes jusqu'au bout. Le jeu d'acteur est excellent, le scénario très bien construit sur un sujet grave. Roman Polanski dose formidablement bien le suspens du début à la fin, ce qui rend le film vraiment très intéressant à regarder. C'est un film noir, psychologiquement assez dur, pour un public averti.
Roman Polanski réalise un bon huit clos intimiste qui donne des frissons. Sigourney Weaver affronte son bourreau joué par le grand Ben Kingsley. Stuart Wilson joue bien le rôle du mari affolé. La réalisation de cette pièce de théâtre d'après un morceau de Schubert est réussite.