Mort à Venise
Note moyenne
3,6
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131 critiques spectateurs

5
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 juillet 2007
Mort à Venise est encore plus subjective que le Crépuscule des Dieux. Et c'est justement le thème de l'oeuvre la beauté est elle le pur produit des sens et de notre subjectivité où alors le fruit d'une harmonie entre les sens, la raison et l'imagination. Bien évidemment Visconti anti-kantien par excellence veut nous démontrer la première théorie. Le désir du beau est l'amour du musicien pour Tadzio. Il essaye de se raisonner mais se laisse tuer par son désir. Il veut atteindre cette harmonie mais ses sens pourfendent sa morale pour l'envahir par le désir destructeur. Encore une fois Visconti peint la décomposition de l'esprit par les sens. Les scènes sont filmées de façon a ce que nous contemplions cette marche au tombeau en nous procurant l'intensité du drame par par la contruction filmatographique d'une barrière morale incassable entre les deux personnages. Quel est le rôle de la musique de Mahler? La musique de Mahler se caractérise par un drame latent où nos sens sont perturbés et stimulés par des thèmes démoniaques et tutélaires. Chez Mahler il n'y a pas de beauté sans corruption des thèmes par la dissonnance. La musique de Mahler est alors le symbole de la destruction du personnage par son désir de la beauté et du mal. Dans la scène finale il se décompose sur la contemplation ultime de l'objet de son désir qui n'est que purement sensuel. Son amour le détruit comme la musique de Mahler a décomposé l'harmonie tonale pour nous faire dériver vers la dissonnance et la jouissance de l'ambigue. Quand le personnage se refait une beauté chez le coiffeur Mahler est là car il montre le persoonage détruit par sa vieillesse qu'il tente de camouffler pour satisfaire son désir qui le ronge. Visconti peint alors de façon magistrale la beauté qui éclipse la peste au point que le musicien dans son ultime idéal y sacrifie sa réalité c'est-à-dire sa vie. Le musicien se décompose alors sur la fusion de la beauté qu'est Tadzio et du mal qu'est Mahler.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 octobre 2010
Mythique !
Trés belle histoire d'amour dans des décors de rêves,justesse dans les rôles ,précision du scénario :du grand art !
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2021
D’après le roman de Thomas Mann et sur une musique de Gustav Mahler : au Lido, l’attirance réciproque entre un vieux compositeur en proie au doute créatif et un bel adolescent isolé dans un parterre de femmes, l’occasion pour le maître Visconti de nous présenter un film lent, éminemment esthétique où chaque plan ou presque est un tableau impressionniste, avec une mention particulière pour la baignade finale de l’ado. Un magnifique classique de l’âge d’or du cinéma italien indispensable à toute culture cinématographique.
thamnophile
thamnophile

13 abonnés 194 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2008
J'ai acheté la VHS de ce très beau film voici une douzaine d'années et j'ai plaisir à la revoir de temps en temps. Ce film de Lucchino VISCONTI est loin d'être politiquement correct avec cette histoire d'un amour impossible et interdit mais noble entre Gustav VON ASCHENBACH et Tadzio, âgé de 14 ans, l'âge de tous les émois et de toutes les découvertes. Néanmoins, à l'époque, il a eu un grand succès. Depuis, il est devenu un film-culte. Les 2 principaux interprêtes, Dirk BOGARDE dont j'avais déjà apprécié la prestation dans Chaque soir à neuf heures et un Bjorn ANDRESEN éblouissant et lumineux notamment par son physique androgyne et son sourire font de par leur relation que beaucoup jugeraient scandaleuse le succès du film. Lucchino VISCONTI a eu le courage de mettre cette relation amoureuse entre un majeur et un mineur à l'écran. Peu de réalisateurs avaient osé aborder le problème de l'homosexualité à l'écran mais il est vrai que ce film a été tourné quelques années après Mai 68 et qu'enfin les langues commençaient à se délier et les idées à se libérer. Ceci d'ailleurs explique en grande partie le succès du film. Quoi qu'il en soit, allez le voir s'il se joue dans un cinéma près de chez vous ou alors achetez le DVD. Ainsi, vous serez sûrs de passer un bon moment que vous n'oublierez pas de sitôt.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 octobre 2012
a la fin de sa vie un vieux compositeur se rend compte avec amertume qu il est passe a cote de la beauté et que sa vie parfaite n a été en fait qu n gâchis ,superbe,magnifique
Tom H.
Tom H.

8 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2014
Mon premier Visconti, il m'a conquis avec la beauté de son film, sa poésie dans l'image, car le film est en réalité un long enchaînement d'images entre deux personnes qui se regardent sans se parler. Une vraie beauté ce film, un film sur la beauté physique, un vieil homme qui adule un jeune garçon androgyne sans pour autant y voir un côté sexuel, simplement l'admiration de la douceur (et de la fraîcheur sans doute) physique et l'élégance du personnage.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2017
Au début du 20ème siècle, un compositeur en mal d'inspiration se rend à Venise, espérant y retrouver le goût de vivre. Sur place, il va être frappé par la beauté d'un adolescent androgyne, mais il va également réaliser que la ville est en proie à un épidémie. Luchino Visconti filme avec élégance Venise, et offre un contraste fort entre l'angélisme du jeune homme visé par le protagoniste, et le voile de mort qui s'abat peu à peu sur la ville. Par ailleurs, Dirk Bogarde est très imprégné dans son rôle d'artiste vieillissant, pris entre la beauté et la mort, les deux thèmes évoqués dans la mise en scène. Mais à côté de tout cela, ne vous attendez pas à un film rythmé ! "Morte a Venezia" est une œuvre lente, filmée à coups de zooms et travelings lancinants, comportant peu de dialogues, et tournant à moitié rond. Cette lenteur en fera décrocher plus d'un, pour les autres il reste l'ambiance visuelle.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 janvier 2019
'Mort à Venise' ressemble au 'Guépard', l'autre grand succès de Visconti : un homme vieillissant meurt lentement dans l'agitation baroque de décors somptueux. Le procédé, cependant, lasse terriblement. 'Mort à Venise' est en effet interminable et semble parfaitement vain, à bien y regarder : que c'est clinquant, pompeux et vide ! Peut-être faudrait-il que je le revoie dans d'autres conditions.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 septembre 2009
Le chef d'oeuvre absolue de l'histoire du cinéma. Un modèle d'adaptation de la nouvelle de T.Mann. Tout sur le Beau qui est aussi la Mort.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 décembre 2012
Je n'oublierais jamais ce film, cette errance, cette musique, ces regards. Un chef-d'œuvre avec un Dirk Bogarde proche du génie !
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2017
Visconti adapte Thomas Mann et livre une méditation sur la nature de l'art (qui se partage entre instincts dionysiaques et sérénité apollinienne selon Mann, qui s'inspire ici de Nietzsche) et sur le temps qui passe. Sublimes images de Pasquale de Santis. La musique de la symphonie n°5 de Mahler contribue beaucoup à l'émotion que l'on ressent. Voir ma critique et mon analyse du film sur mon blog : newstrum.wordpress.com
labadens
labadens

27 abonnés 253 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 novembre 2021
Il y avait des ingrédients prometteurs, l'interprétation sobre et géniale du grand Dirk Bogarde, la présence en arrière-plan de la si belle Silvana Mangano, une photographie superbe faisant de chaque plan un petit tableau vivant , et puis la musique sublime de Gustav Malher. Quant au choix du thème il est courageux et aurait pu être intéressant. C'est ce dont se souviennent ceux qui disent avoir aimé le film, en oubliant que ça tourne en rond, que ça n'avance pas, les longueurs exaspérantes, les scènes inutiles qui se comptent par dizaines et qui font que l ' on ne s'accroche à rien. Les dialogues sont rares et t ne servent à rien.
Prenez , par exemple , ces discussions byzantines et improbables sur la fonction de l'art : prise de tête stérile !
Tout cela aurait pu constituer à la rigueur un court métrage de 20 minutes, mais là nous avons deux d'heures d'ennui avec un fin interminable.
Dans ce film ce ne sont pas les vénitiens qui ont des diarrhées cholériques mais bien les spectateurs. En fait, cela aurait pu durer le temps d'un adagio sur un crépuscule à Venise (avec quelques dialogues rétrospectifs sur les vains idéaux du compositeur) et tout le monde y aurait été gagnant. Car , au fil des passages de l'adagio, même Mahler commençait à m’exaspérer. Plus grave : certaines scènes purement nauséeuses ( long plan séquence où l'on observe des bribes éparses des conversations sur la plage ),VIsconti réussit à nous offrir des scènes aussi stériles qu'insupportables telles que l'orchestre de l’édenté.
Alors en lisant des analyses-critiques, on peut voir que, oui , c'est un combat intérieur de l'artiste entre Dionysos et Apollon... La recherche de la beauté absolue ... . Autant lire le scénar et en 5 minutes l'affaire est réglée.
Mourir d' ennui à Venise !
Malgré tout , les chapeaux,de femmes - il y en toute une collection - sont très jolis.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mai 2015
Luchino Visconti adapte le chef-d'oeuvre de Thomas Mann dont il garde les thématiques majeures (la création artistique, l'idéal, la beauté, le désir, la mort) et le cadre (Venise, de l'aube au crépuscule, de la magnificence à la putréfaction). Mais il change la profession d'Aschenbach, le personnage central, d'écrivain à musicien, pour mieux adjoindre au récit la musique de Gustav Mahler, qui épouse avec une évidence majestueuse et triste le lyrisme du récit. Et surtout, il traduit la dimension intellectuelle du texte-source en une pure contemplation. C'est un véritable tour de force poétique où tout est dit à l'image, sans recourir (ou presque) aux mots, aux dialogues. Zooms avant et arrière pour exprimer les jeux de regards, le magnétisme, le trouble qu'éprouve le personnage principal pour le bel ado Tadzio, sa fascination, son obsession... Lents travellings pour dire la mélancolie d'une fin de vie, le bonheur de tutoyer la beauté incarnée et le malheur de ne l'atteindre jamais (comme cet horizon que désigne Tadzio à la fin du film). Parfum suave et vénéneux d'une passion saisie dans sa polysémie, entre joie et souffrance. Parfum qui se dégage des décors riches et fleuris de l'hôtel où ont lieu les rencontres quotidiennes. Parfum qui se dégage d'une séance chez le coiffeur, d'où Aschenbach ressort le cheveu teint et la peau fardée. Visconti suit son héros subjugué et pathétique (excellent Dirk Bogarde) dans une déambulation envoûtante, sans issue, composant autour de lui des tableaux vivants d'un raffinement sans nom (les scènes d'hôtel) ou de solitude infinie (les dernières scènes de plage, en plan large). Il ajoute à la narration quelques réminiscences proustiennes, n'évite pas toujours un certain maniérisme dans la richesse de son esthétique et la longueur de certains plans. Mais tant de beauté, de lyrisme et d'intelligence laisse pantois.
À noter que le jeune acteur suédois qui interprète Tadzio, Björn Andrésen, était apparu un an plus tôt, en 1970, dans le premier film de Roy Andersson : A Swedish Love Story.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2011
Un film magnifique de Luchino Visconti. Un drame d'une intensité mémorable, mis en scene magistralement et bercé par une partition des plus belles, avec notamment une intervention émouvante de la "Lettre A Elise" de Beethoven. "Mort A Venise", de son titre a ses acteurs, en passant par son scenario, est un film d'une beauté incomparable, d'une grande complexité et d'une grande puissance. La première partie du film est calme, moins mélancolique, doucement poétique, et en avançant, le film devient presque chef-d'oeuvresque, et s'éteint sur un final intensément émouvant. Un film exceptionnellement marquant.
Armand Larroche
Armand Larroche

6 abonnés 79 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2022
Un film captivant de par sa mise en scene contemplative et de la beauté angélique de Bjorn Andresen. Luchino Visconti arrive sans problème en 2 h 10 de film à nous envouté alors qu'il n'y a pas beaucoup de dialogue et d'action. On est embarqué dans dans l'histoire de cette artiste complètement obnubilé par cette adolescent, tellement obnubilé qui n'arrive plus à écrire ni à quitté venise, alors qu'un épidémie de choléra arrive. On exploite bien le personnage de Dirk Bogarde par rapport à sa vie, spoiler: la mort de sa fille
, sa fascination pour tadzio ect...Tout ça accompagnée de la sublime musique de gustav Malher et comment oublié la fin qui est juste d'une beauté parfaite. Malgré que le film est pris un petit coup de vieux et que ça manque un petit peu d'histoire,cela reste un film qui faut avoir vu au moins une fois dans ça vie.
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