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    Mort à Venise
    note moyenne
    3,7
    2217 notes dont 119 critiques
    répartition des 119 critiques par note
    44 critiques
    27 critiques
    13 critiques
    9 critiques
    20 critiques
    6 critiques
    Votre avis sur Mort à Venise ?

    119 critiques spectateurs

    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,5
    Publiée le 4 septembre 2014
    Adaptation d’une nouvelle de Thomas Mann, « Mort à Venise » nous fait suivre un compositeur vieillissant débarquant à Venise pour s’épanouir et chercher de nouvelles inspirations. Ne trouvant guère d’inspiration, il est de plus en plus intrigué par un jeune adolescent au look androgyne… Pour ce qui sera l’un de ses derniers films (il n’en fera plus que trois par la suite), Luchino Visconti adopte un style assez contemplatif, sur un rythme assez lent et avec peu de dialogues, et pourtant, il n’ennuie jamais. Sa mise en scène est excellente, il instaure peu à peu une atmosphère très troublante, mystérieuse, parfois déprimante et surtout fascinante autour du personnage principal qui va s’éprendre, jusqu’à l’obsession de ce jeune garçon.Mélancolique, Visconti laisse son personnage s’évader dans son passé où se trouve notamment sa femme et sa fille. Le réalisateur Italien médite sur plusieurs thèmes tels que la mort, la vie, l’amour, la recherche du bonheur ou encore la beauté, qui est au cœur du film. Il met en scène un Venise à la fois magnifique mais aussi malade, où l’on désinfecte les rues. Il laisse parler l’image et sa réalisation est superbe. Tous ses plans sont réfléchis et gracieux et sa caméra est toujours fluide. De plus il utilise la musique, déjà très belle, à merveille et la photographie est de toute beauté. Dirk Bogarde retranscrit à merveille l’ambiguïté et la tristesse de son personnage, pendant que Bjorn Andresen incarne cet être qui représente aux yeux du compositeur la beauté absolue et obsédante. Un film fascinant dans lequel Visconti nous transporte de la première à la dernière minute. Un film touchant, troublant, tragique et esthétiquement magnifique.
    Parkko
    Parkko

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    1,5
    Publiée le 25 février 2011
    Je n'ai pas lu le roman dont s'inspire le film, mais apparemment il était bref et rythmé, tout le contraire donc de l'œuvre de Visconti. Son film cherche beaucoup à jouer à travers la suggération, mais l'accumulation de scènes qui n'apportent rien de plus que les précédentes finit par lasser. Le récit n'avance pas, et trainasse. Quant à la mise en scène, elle est inutilement démonstrative. Visconti accumule exagérément les procédés de mise en scène : mouvements de caméra à tout va, et surtout, surtout, zoom répétés sur les personnages, ou au contraire zoom en arrière pour passer d'un plan rapproché à un plan moyen. Mais cela est tellement voyant que ça en devient agaçant, et surtout au final assez peu utile (contrairement à Stanley Kubrick dans Barry Lyndon par exemple). Les membres du jury de Cannes en 1970 ont eu la bonne idée de ne pas lui décerner la palme d'or (mais le prix « volé » du 25e anniversaire...) pour le donner au merveilleux Le Messager de Joseph Losey. A force de suggestion et de contemplation, Visconti signe une œuvre qui certes, ne laissera pas indifférent, mais qui se révèle être inutilement attentiste et au final pas très intéressante.
    jemeplainsàvous
    jemeplainsàvous

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    4,0
    Publiée le 16 août 2013
    On entend beaucoup d'avis divergents sur la "Mort à Venise" de Visconti, distribuée à Cannes en 70. Ennuyeux, poseur et dénué de péripéties selon les contempteurs du film. Peut-être. Mais Visconti, loin d'être mon cinéaste de référence, signe indéniablement un film clé en adaptant la nouvelle de Thomas Mann. Lointain avatar du compositeur autrichien Mahler, Dirk Bogarde alias Gustav siège au grand hôtel du Lido. Ce décor où défilent de cérémonieuses beautés fin de siècle se conforme à peu près au Venise de Proust, Commencini et Paul Morand, liquide et saumâtre, reflet de nos cauchemars les plus vivaces. Dès lors l'étrange fixité du décor permet à Luchino Visconti de développer une méditation symboliste sur l'art. L'apparente beauté décadentiste des 30 premières minutes, digne d'une toile de Degas, révèle en fait sa facticité, à mesure que s'étend des canaux le Choléra, dans le dégoulinement final du maquillage de Gustav, étendu inerte sur le sable, lors de la dernière scène. Cet effondrement imagé du décor et cette désertion de la plage, comme chez Antonioni, souligne assez la prégnance mortifère du désir de Gustav pour l'archange Tadzio, incarnant une certaine idée fuyante du Beau. La négativité dévastatrice du propos, cette manière qu'à Visconti d'empêcher l'élévation triomphale de son propre film, lézarde dès lors l'apparent classicisme de la "Mort à Venise" du maitre italien qui s'avère finalement un obsédant mirage, certes déprimant, mais dont la profondeur introspective dépasse de loin le surévalué "8 et demi" de Fellini.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    5,0
    Publiée le 25 mai 2015
    Quelle beauté maléfique et sensuelle. Un film somptueux complètement transcendé par la musique de Mahler
    Sergio-Leone
    Sergio-Leone

    Suivre son activité 135 abonnés Lire ses 1 093 critiques

    4,0
    Publiée le 2 novembre 2012
    Un beau film parfois très contemplatif avec de longs plans séquences qui ne ravira pas tous les publics mais qui charmera les cinéphiles. Les cadres sont superbes et cet amour platonique est poussé à son paroxysme sans le moindre dialogue ou presque. Une œuvre romantique qui flirte avec les limites mais qui marque les esprits.
    Angela Ki La
    Angela Ki La

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    1,5
    Publiée le 26 janvier 2013
    Tout le monde dit que c’est un chef-d’œuvre, comme quoi le terme de chef-d’œuvre peut être largement subjectif. C’est vrai que Visconti excelle dans la mise en images, et maîtrise le cadrage comme personne, mais c’est le moins qu’on puisse attendre de lui. Mais derrière toute cette démonstration, il y a quoi ? A part le fait qu’il semble aimer Auguste Renoir, Je ne vois qu’une répétition de plans, à force de zoom, encore un zoom, encore un zoom, sur un artiste d’âge mûr, qui mate un jeune éphèbe, qui est aussi raide qu’une statue de cire. Tous ces discours sur l’art qu’on voit en flash-back ça fait cache-misère, et le mouvement de la symphonie de Mahler qui revient toutes les deux minutes, c’est lourd, pas subtil du tout. En plus les dialogues souvent noyés dans le brouhaha de l’hôtel, on sent que c’est fait exprès, mais ça énerve quand il n’y a rien d’autre à l’écran. Tous les autres acteurs qui sont à l’écran n’existent pas, tous les membres de l’hôtel un gigantesque second rôle sans vie, se sont juste des prétextes qui servent à mettre Aschenbald en valeur, c’est vrai qu’il en a bien besoin, pour exister. Formel et rien d’autre, pas bon.
    scorsesejunior54
    scorsesejunior54

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    4,0
    Publiée le 14 septembre 2007
    Dix-sept ans après "Senso", Luchino Visconti revenait à Venise dans un contexte radicalement différent. Fini le 19ème siècle et les grandes fresques historiques, le style flamboyant aux couleurs vives, l'excentrisme marqué des personnages et le rythme sans aucun temps mort... Place au drame intimiste et obsessionnel, introspectif également ; parfaitement ancré dans une approche de cinéma dit d'"auteur", lent, contemplatif et profond, allant directement au sujet principal sans forcément proposer les différents niveaux de lecture d'un magnifique "Guépard" et autres oeuvres semblables. S'il met un peu de temps à démarrer vraiment, la faute à une introduction trop longue se regardant dérouler, ce long-métrage possède LA scène déclic extraordinaire, significative du grand maître lorsqu'il atteint les plus hauts sommets. En quelques mouvements de caméra, tout est posé, décrit, construit avec une précision implacable : les personnages entrent et ressortent du cadre, se déplacent avec une grâce inouïe et servent la formidable mise en scène d'un L.V. enfin lancé. Lui a tiré les enseignements du passé et s'est inspiré du cinéma "moderne" mis en place en Europe au cours des années 60 sans délaisser les origines de sa maîtrise : son image est plus soignée que jamais et comporte des figures de style maniant aussi bien la caméra à l'épaule (rare toutefois), que les zooms (abusifs et lassants) ainsi qu'autres audaces narratives comme le flash-back ou la voix-off, tous deux intelligemment utilisés. La réflexion sur l'intégrité artistique est passionnante, celle d'un homme se mourrant tout autant. Quant aux amours tant décriés, ils sont finalement remarquablement rendus dans un souci de justesse cinématographique rare. Parfois long voire auto-satisfait, un peu élitiste (attention à la prétention), "Mort à Venise" captive cependant sans soucis par l'appui de plusieurs séquences ravageuses psychologiquement et émotionnellement.
    Endless Boogie
    Endless Boogie

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    1,5
    Publiée le 25 mai 2015
    Le film est visuellement très beau. Chaque scène est un tableau, mais qui a tendance à se répéter. Mort à Venise est très contemplatif, presque dénué de dialogues et le récit progresse trop lentement, quand il progresse. Je me suis ennuyé comme ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Émotionnellement je suis resté sur le quai.
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    3,0
    Publiée le 7 novembre 2017
    Le chef-d'oeuvre de Luchino Visconti. «Mort à Venise» est son film le plus abouti, et tout simplement le plus beau. Merveille de subtilité et d'harmonie, c'est peut-être le plus apaisé en apparence, alors qu'au fond gronde la mort qui s'approche à grands pas, le temps qui rattrape peu à peu l'homme dans la plus grande des douleurs, morale et physique. Derrière sa grande méticulosité, presque de la préciosité, se cache ou plutôt se dévoile la tragédie de toute vie d'artiste, et même de toute vie tout court. Là où le perfectionnisme démesuré de Visconti pouvait auparavant brider son oeuvre par excès d'esthétisme et d'« inhumanité », le choc de sa rencontre avec la musique de Mahler et le jeu extraordinaire de Dirk Bogarde ne fait qu'intensifier la grande beauté du film. En effet, bien que n'étant pas un inconditionnel de Gustav Mahler, je ne peux que reconnaître l'apport essentiel de son art au long métrage de Visconti, sa musique seillant à merveille au drame intérieur du compositeur joué par Bogarde. Et je reviens une fois de plus au talent prodigieux de Dirk Bogarde, signant là l'un des plus grands rôles de sa carrière. J'avoue ne pas être particulièrement sensible à l'art de Visconti, à mon sens trop enfermé dans son esthétique limite grandiloquente, dans son théâtre filmé, et pas toujours avec grâce. Mais là nul besoin de discourir pendant des heures, «Mort à Venise» est une splendeur absolue. Certes, pas des plus audacieuses, mais le beau n'a jamais été synonyme d'innovation. Il fallait sans doute la rencontre de Mann, Mahler et Visconti pour magnifier l'art du dernier. Il n'empêche que le résultat est incontestable : «Mort à Venise» est magnifique. Sommet de l'oeuvre de l'italien, qui a sans doute réalisé là son film le plus personnel. Incontournable. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    Julien D
    Julien D

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    2,5
    Publiée le 21 juin 2014
    Si ce très beau film ne risquait de satisfaire les spectateurs haineux dans leur rapprochement entre homosexualité et pédophilie (un amalgame d’autant plus étrange dès lors que l’on sait que Visconti reconnaitra, peu de temps après la sortie du film, qu’il était lui-même homosexuel), Mort à Venise, adapté du roman de Thomas Mann, serait une œuvre irréprochable. La fascination qu’éprouve ce musicien allemand en manque d’inspiration, interprété par Dirk Bogarde, (que l’on devine inspiré du compositeur Gustav Mahler, dont on entend d’ailleurs plusieurs partitions) pour un gamin polonais de quatorze ans, filmée dans de magnifiques décors reconstituant la Venise, représentée comme la capitale touristique de la bourgeoisie européenne du début du vingtième siècle, transforme toute la réflexion qui est entreprise sur la beauté et sa quête, en un film terriblement malsain. La lenteur à laquelle se développe cet amour impossible et le peu de dialogues rendent l’immersion dans ce microcosme mondain et hypocrite très difficile, jusqu’à la dernière demi-heure où la déchéance psychologique du personnage vient se mêler à une menace plus concrète, celle d’une épidémie de choléra. La scène de fin d’ailleurs est sûrement la plus mémorable du film, mais encore faut-il adhérer à l’approche purement contemplative de ce long-métrage de plus de deux heures.
    loulou451
    loulou451

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    1,0
    Publiée le 2 janvier 2009
    Comment faire d'un chef-d'oeuvre de nouvelle un film mou, ennuyeux pour ne pas dire emm..., lourd, pédant et prétentieux. C'est pourtant l'exploit que réalisa en 1970 le grand maître, comme la critique se plaisait à l'appeler, Luchino Visconti. Une fois encore, Visconti préfère à la simplicité l'expression empesée des sentiments incarnée cette fois par un Dirk Borgarde aussi habile dans son costume de vieux pédophile impuissant qu'un chien dans un jeu de quilles. Tout est grotesque dans cette histoire, du jeu de Bogarde à la mise en scène de plomb de Visconti, en passant par la médiocrité de la photographie et la stupidité de cette musique de Mahler qui vient, une bonne fois pour toute, faire sombre le bateau. Bref, rien n'est épargnée à cette sublime nouvelle de Thomas Mann, si incisive, brusque et vivante.
    Wobot
    Wobot

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    1,0
    Publiée le 24 janvier 2013
    "Mort à Venise" est vraiment difficile à critiquer car,cinématographiquement parlant,c'est une beauté rare.Visconti arbore le long métrage d'une mise en scène contemplative qui sied à merveille à la longue agonie de Dirk Bogarde(saisissant de sobriété).Cette façon de tourner l'oeuvre est aidée par la sublime musique qui confère une ambiance très particulière et par l'histoire émouvante d'un homme mourant,hypnotisé par un jeune garçon,.L'ENORME souci est la trop grande lenteur du film et le manque de péripéties.Je comprends que cette apathie est à l'image de l'état de Bogarde,mais après 30 minutes,ça tourne en rond et on finit par se faire incroyablement chier!Vraiment dommage car avec un tel sujet en or et la beauté formelle de la réalisation de Visconti,ça pouvait donner quelque chose d'inoubliable...
    Backpacker
    Backpacker

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    1,0
    Publiée le 29 mai 2007
    On peut souligner les plans magnifiques et l'audace de Visconti dans cette relation homosexuelle dans laquelle le réalisateur choisit de suggérer plutôt que de montrer... Oui, mais à force de suggérer et de s'éterniser dans la contemplation, il finit malheureusement par ennuyer et lasser son spectateur, pourtant même le plus réceptif, plutôt que le captiver. Du coup, on s'endort jusqu'à ne plus pouvoir se réveiller avant la fin de la projection! De quoi renommer, avec un zeste de cynisme, cette oeuvre dite magistrale "Mort du spectateur"...
    Estonius
    Estonius

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    1,5
    Publiée le 28 janvier 2017
    Il y avait des ingrédient prometteurs, l'interprétation sobre et géniale du grand Dirk Bogarde, la présence en arrière-plan de la si belle Silvana Mangano, une photographie superbe faisant de chaque plan un petit tableau vivant et puis la musique sublime de Gustav Malher. Quant au choix du thème il est courageux et aurait pu être intéressant. C'est ce dont se souviennent ceux qui dise avoir aimer le film, en oubliant que ça tourne en rond, que ça n'avance pas, les longueurs exaspérantes, les scènes inutiles qui se comptent par dizaines et qu'on ne s'accroche à rien. Les dialogues sont rares et soit ne servent à rien, soit sont franchement ridicules (à l'instar de ces discussions byzantines et improbables sur la fonction de l'art). Tout cela aurait pu constituer à la rigueur un court métrage de 20 minutes, mais là nous avons deux d'heures d'ennui avec un fin interminable. PS : pourrait éventuellement intéresser les fétichistes des chapeaux,de femmes il y en toute une collection et ils sont très jolis.
    hansson
    hansson

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    5,0
    Publiée le 22 février 2012
    Chef d'oeuvre ! Boulversant tragique un film qui laisse une trace profonde ! Et que dire de la musique de gustav mahler ...
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