Mort à Venise
Note moyenne
3,6
3749 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

131 critiques spectateurs

5
43 critiques
4
35 critiques
3
19 critiques
2
12 critiques
1
16 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 décembre 2006
Un chef d'oeuvre ! Certainement le film avec lequel je suis le plus en phase. Ce qui est cool c'est qu'on peut s'attacher à différents aspects du films selon notre caractère : moi c'était la fascination du musicien en déclin pour le jeune éphèbe tadzio qui devien la muse ultime, mais il y a aussi la décadence propre du musicien désespéré qui se dégrade tout comme venise, ou encore la désespérance devant une jeunesse pleine d'espoirs perdu à tout jamais dont Tadzio est le symbole. Pour lui, il ne reste plus rien à espérer. Les plans de Caméra sont vraiment bien faits ce qui participe grandement à la beauté du film en tant que chef d'oeuvre artistique. L'acteur qui joue Tadzio est vraiment parfait dans ce rôle. Et la fin... Cette mort est la plus belle de toute l'histoire du cinéma (que j'ai vu du moins).
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 juillet 2013
J'ai tout détesté dans ce film. Le scénario (si tant est qu'il existe), les personnages, le jeux des acteurs... Bref, ce fut très très long et pénible à regarder, j'ai fini par en rire. Sans doute l'un des films (si ce n'est LE film) qui m'as le plus désagréablement marqué.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Succession de scènes lentes et inutiles sur fond d'histoire douteuse...
Mieux qu'un somnifére...
Où est le chef d'oeuvre promis?
Surement le pire film que j'ai vu de ma vie...
Mathéo Feray
Mathéo Feray

18 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2019
On a souvent catalogué ‘’ Mort à Venise ‘’ comme un joli film gay, faisant de Bjorn Andresen une icône LGBT par excellence. Il n’en est rien. ‘’ Mort à Venise ‘’, c’est avant tout une réflexion sur l’art et la déchéance. Loin de s’intéresser à des passions purement charnelles, Luchino Visconti médite en premier lieu sur les derniers jours d’un compositeur moribond, Gustav von Aschenbach (superbe Dirk Bogarde), lequel, en proie des faiblesses patentes, part entamer une longue cure de repos au Grand Hôtel des Bains du Lido. D’abord ennuyeux, le séjour se transforme radicalement avec l’irruption du jeune polonais Tadzio, beauté parfaite, au détour d’un salon. Dès lors, le compositeur vieillissant n’aura plus qu’une obsession : entrevoir le jeune homme, tel l’idéal qu’il n’aura jamais pu atteindre en plusieurs décennies de carrière. Magnifiques dans un premier temps, ces contemplations virent rapidement au cauchemar, à mesure que Venise sombre dans les affres du choléra. Tout devient subitement morbide, sans qu’on ne puisse l’expliquer. Alors qu’Aschenbach, lentement, se meurt, Tadzio, lui, ne fait que redoubler de beauté. C’est ce qui rend ‘’ Mort à Venise ‘’ sublime. Librement inspiré d’une nouvelle de Thomas Mann, le film marque également par la prédominance de la Symphonie nᵒ 5 de Gustav Mahler. Une fois que ce chef-d’œuvre frappe vos tympans, il vous est impossible de l’oublier. Or, Visconti parvient subtilement à associer le compositeur autrichien, décédé en 1911, à Aschenbach, son propre personnage. Que dire de plus à présent ? Si ce n’est qu’il faut absolument voir le film ? Rien. Absolument rien. Juste se laisser porter par l’indicible, comme le souligne tant la fin sinistre de Gustav von Aschenbach, au hasard d’une plage et d’un éphèbe.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2015
Venise est admirablement filmée par Luchino Visconti, les décors et les costumes sont parfaits mais cette histoire amorale sur la beauté m'a laissé un peu indifférent. Mort à Venise est un film au rythme lent mais guère ennuyeux, l'ambiance est froide voire sinistre, pour moi Mort à Venise ne dégage aucune émotion, les personnages sont peu attachants, le manque de dialogues permet tous les sous-entendus possibles. Dirk Bogarde nous livre une belle interprétation mais peu chaleureuse, il est vrai que son personnage est mourant. Si vous vous considérez comme un cinéphile alors regardez cette œuvre de Visconti mais vous n'êtes pas obligé de l'apprécier. Je l'ai enfin vu, satisfait de l'avoir vu mais en même temps un peu déçu.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 septembre 2010
chef d'oeuvre absolument fascinant...un immense film
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2025
Adaptation somptueuse et poignante, d'après l'oeuvre de Thomas Mann, dans l'un des chefs d'oeuvre les plus dèchirès du cinèma italien, sinon le plus beau esthètiquement parlant tournè à Venise. L'approche solitaire de la mort selon Luchino Visconti. Si, à la vision de la scène finale au Lido di Venezia, vous n'avez pas les larmes aux yeux, c'est que vous êtes dur et que ces images contemplatives et crèpusculaires ne sont pas pour vous. Une leçon de mise en scène vous dis-je et un Dirk Bogarde au sommet de son art. Avec cerise sur le gâteau l'envoûtante musique de Mahler. Et si c'ètait ça l'amour vu par le « Guèpard » du cinèma ?
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 septembre 2025
Soporifique au possible, Mort à Venise est pour moi un film malsain... Je sais bien qu'il est bien de remettre les films dans leur contexte historique, mais n'est-ce pas là une apologie de la péd*phi*** ? Les regards dérangeants de cet allemand chelou m'ont fait froid dans le dos. Non, franchement, ce serait impossible de faire un tel film aujourd'hui. Et à part les vues de Venise qui sont franchement jolies et la musique, je ne vois pas l'intérêt de ce film.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 avril 2026
Une oeuvre cérébrale, troublante et singulière, évocation du désir brûlant de la beauté et de la jeunesse perdue. C'est avec de nombreux travellings sans dialogues que le spectateur voit par le regard du personnage esseulé de D. Bogarde. La partition classique apporte une forme de tragédie romantique et de nostalgie désenchantée. Mais les scènes s'étirent de façon interminable pour raconter finalement trop peu. 2h d'une attente si longue.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2024
Et la maladie l'emportera. Il faut être réglo les gars, et dire les choses comme elles sont : d'une nouvelle à l'écriture apparemment rythmée (c'est ce que disent les lecteur assidus), Visconti opte pour un film aussi lent que contemplatif. Donc, dans tous les cas, on sent bien passer les 2h10. Et ensuite ? Très peu de dialogues. Ils se contentent du strict minimum et son même parfois recouverts soit par des bruits de fond, soit par les musiques de Mahler. Tout passe donc par les non-dits et les questions ne manquent pas. Pourquoi cette fascination pour ce jeune garçon à la longue chevelure blonde ? Parce que rappelant le souvenir d'un être cher, aujourd'hui disparu ? Parce que l'artiste, quel qu'il soit, est automatiquement captivé par quelque chose de beau ou que lui, trouve beau ? Ou parce qu'il y a attirance sexuelle ? Autant de questions qui se valent, mais qui ne trouveront jamais de réponses. Visconti laissant toutes les pistes ouvertes et laissant son personnage principal rongé par les tourments. A ce titre, la performance de Dirk Bogarde est incroyable. L'acteur anglais héritant d'un rôle d'une grande complexité. Cela dit, il en avait l'habitude. On regrettera alors dans tout ça quelques flashback mal incorporés et faisant un peu cache-misère ainsi que quelques digressions intellectuelles tombées du ciel sur les fondements de l'Art. Moi, je dis que "Mort à Venise" est un grand film, mais je garde à l'esprit que la frontière entre l'intérêt et l'ennui profond y est très mince et qu'il est très facile de tomber à n'importe quel moment d'un côté ou de l'autre de la barrière.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2024
La séquence introductive indique pleinement les qualités du drame: de superbes plans, une esthétique raffinée, un acteur principal intense, une atmosphère mélancolique voire funeste, un rêve impossible, une importance latente de l'art dont on questionne la force, la pertinence, l'intemporalité; or ces éléments réflexifs et scéniques riches ne peuvent empêcher la lassitude de la redondance ou de la lenteur narrative! Certes, le symbole d'une maladie dévorant les chairs autant qu'un désir inapproprié ou l'interrogation sur l'amour du Beau, sa pérennité, son universalité, enrichissent le récit mais il manque un souffle, un transport, un émoi pour valider l'exercice, trop plastique. Intéressant cependant.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 novembre 2021
Un film à l'esthétisme soigné, avec une musique et des plans magnifiques, sans beaucoup d'action et quasiment sans dialogue, sauf dans des scènes en flashback où il est question de ce que sont vraiment musique et musicien, scènes à la tonalité plutôt intello.
SB88
SB88

35 abonnés 1 575 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2021
Film lent mais se suit en se laissant porter, voguer.
Le charme du cinéma italien est là. Le sujet sur un vieil homme attiré par un mineur reste embêtant puisqu'il n'y a aucune critique du personnage.
3,3/5
Thomasmichaelchoquet
Thomasmichaelchoquet

8 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juin 2025
La rencontre de deux maîtres de l'art : soixante ans après la parution du Meisterwerk de Thomas Mann en 1912, son adaptation cinématographique devient le capolavoro de Luchino Visconti. Le comte en a fait le cœur de sa trilogie allemande où il s'inspirait déjà de l'oeuvre mannienne pour Les Damnés et qu'il clôturera majestueusement avec son biopic du plus fantasques des monarques allemands : Ludwig, le crépuscule des dieux. C'est probablement le plus personnel des films du réalisateur milanais ; il y exprime toute la minutie de son travail, son amour pour la Sérénissime, pour Mann, et sa propre homosexualité.
D'autre part, La Mort à Venise est possiblement la plus fidèle adaptation d'une oeuvre littéraire de l'histoire du cinéma. Les tenues, gestes, dialogues des personnages sont reproduits à l'identique suivant les descriptions détaillées de l'auteur allemand. spoiler: Un exemple plus concret pourrait être la scène des musiciens de rue. Leur nombre, genre, état d'esprit, leurs costumes, leurs instruments et expressions faciales respectent à la perfection l'énoncé de la nouvelle. La pose de Tadzio, dos aux chanteurs, le bras gauche posé nonchalamment sur la rambarde de la terrasse, le droit prenant appui sur sa hanche, les pieds croisés et le regard dirigé vers celui qui l'aime correspond exactement à la description de Mann. Plus fort encore : Visconti est parvenu à transposer à l'écran une «rengaine en dialecte incompréhensible et sertie d'un refrain ri [...] où il ne restait rien sinon un rire rythmiquement ordonné mais maîtrisé avec un grand naturel, auquel le talentueux soliste savait véritablement donner une vivacité plus vraie que nature» (la traduction est mienne).

Dirk Bogarde fait preuve d'un talent sans égal pour rendre compte des états d'âmes du personnage d'Aschenbach, uniquement via ses expressions et sans nécessiter de dialogue interne. La sublime splendeur de Silvana Mangano (à travers laquelle Visconti a cherché à rendre hommage à sa propre mère) se marie quant à elle admirablement avec la beauté transcendente de son «fils» Björn Andrésen.
Une divergence entre la nouvelle et le film pourrait cependant être relevée : la profession d'Aschenbach. C'est un écrivain chez Mann, Visconti en a fait un compositeur. Mais là encore la différence n'en est peut-être pas une puisque le comte avait toutes les raisons de penser que le Nobel de littérature avait lui aussi un musicien en tête. Ainsi le titre de la nouvelle renvoie-t-il directement à Richard Wagner, principale personnalité allemande morte à Venise. Venise est également le lieu de composition de Tristan et Isolde, et le nom du protagoniste, Aschenbach, fait écho au personnage d'Eschenbach dans Tannhäuser. Le lien avec le père de l'opéra allemand semble donc évident.
Pourtant, Visconti fait un rapprochement non pas avec Wagner mais avec Mahler (à travers certaines scènes, notamment celle de la mort de la fille d'Aschenbach, épisode central de la vie de l'auteur des Kindertotenlieder). Rappelons que Mann et Mahler se connaissaient et que ce dernier est mort en 1911, l'année de la rédaction de La Mort à Venise ( spoiler: dont le héros meurt aussi à la fin)
. D'ailleurs Aschenbach est prénommé Gustav comme le compositeur. L'écrivain lui-même a reconnu s'être inspiré de Mahler pour le héros de sa plus célèbre nouvelle.
Le génie de Visconti transparaît encore dans le choix de la musique extradiégétique qui revient sans cesse aux moments cruciaux. C'est le sublime adagietto post-romantique de la cinquième symphonie de Gustav Mahler, dont le thème central plus dynamique s'inspire directement du leitmotiv du regard dans Tristan et Isolde (qui je le rappelle fut écrit dans la ville lagunaire), et au travers duquel l'artiste déclara sa flamme à sa future épouse : la compositrice Alma Schindler. En somme, avec ce seul air Visconti parvient à faire un lien entre Mahler, Wagner, Venise, l'amour mais aussi la décadence qui caractérise toute l'esthétique de l'Autrichien, ainsi que celle de Mann.
En résumé, le réalisateur de Morte a Venezia a su témoigner d'une connaissance parfaite de l'intégralité de l'oeuvre de Thomas Mann, du lien que la décadence y entretient avec la musique de Wagner, de la dimension post-romantique d'un monde dont la noblesse (à laquelle appartient Aschenbach) se meurt, remplacée par une bourgeoisie marchande, du tiraillement entre vie d'artiste et vie bourgeoise et du charme complexe, mais perdu et regretté de la Belle Époque.
Luchino Visconti a ici réalisé son chef-d'œuvre, un film qui, enfin, révèle toute la dimension artistique du cinéma.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 novembre 2021
Un drame crépusculaire troublant et malsain, filmé par Visconti avec une grâce hypnotique, porté par un Dirk Bogarde bouleversant, et accompagné par la musique enivrante de de Mahler.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse