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Un visiteur
5,0
Publiée le 15 janvier 2008
Je remercie Visconti d'avoir réalisé cette véritable bombe cinématographique, un film d'une trés grande beauté. Un des plus beaux films que j'ai vu, l'interprétation de dirk bogarde est tout simplement énorme, un trés grand classique qui marquera à jamais l'histoire du cinéma.
Revu à la télé la semaine dernière ce film qui m'a fait découvrir le 7e art à sa sortie.D'une beauté implacable et inégalée... Le regard de Visconti pénètre l'homme dans ce qu'il a de plus secret.L'horreur et la beauté qui convergent vers un etre d'une sensibilité extreme...La contemplation de la beauté au moment ou la mort vient vous chercher...La scène finale ou Tadzio semble saluer son admirateur en s'avaçant dans la mer est grandiose...Sublime
Bien des amis m'ont dit qu'il ne se passait rien dans "Mort à Venise". Et pourtant! Les jeux de regards sont en permanence d'une puissance émotionelle exceptionelle. Le regretté Dirk Bogarde est tout simplement extraordinaire. Bjørn Andresen, quand à lui, subjuge son personnage de Tadzio, si bien que, tout spectateur que je sois, je tombe comme Gustav von Aschenbach sous le charme non de l'acteur, mais bien du personnage.
Un filme culte de Luchino Visconti, aux multiples lectures, que ce soit la réductrice vision de l'homosexualité ou la compréhension d'un artiste en mal d'inspiration qui pense tenir en ce jeune garçon le déclencheur de l'émotion, peut-être amoureuse, qui, jusqu'à la mort, lui fera penser que son chef-d'oeuvre musical ultîme passe par l'inspiration que cet éphèbe lui procure.
Avec Mort à Venise, Visconti transforme la décadence et le désir en une expérience sensorielle d’une beauté presque irréelle, où chaque plan semble déjà contaminé par la mort. Dirk Bogarde incarne un homme qui regarde s’effondrer son monde intérieur avec une retenue bouleversante, prisonnier d’une fascination qu’il ne peut ni assumer ni fuir. La mise en scène avance comme une lente agonie élégante, sublimée par l’utilisation hypnotique de Mahler qui donne au film une dimension presque funéraire. Venise n’y apparaît plus comme une ville, mais comme un mirage malade et somptueux, suspendu entre l’art absolu et la corruption des corps. Une œuvre d’un raffinement vertigineux, où Visconti filme la beauté avec la conscience douloureuse de sa disparition inévitable.
« Mort À Venise » est certes bien réussit techniquement, les décors de Venise, l’imagerie ressemblant à des tableaux, et le jeux sublime de Dirk Bogarde sont très plaisant, mais malheureusement, le long métrage est aussi ennuyant que glauque.
Difficile de voir ce film avec les yeux d'un spectateur de l'an 2006, tant le cinéma a évolué. Ce film est tout en introspections, est très dense, avec des sentiments plus suggérés que montrés. Il est beaucoup plus profond qu'il n'y paraît, en posant des questions philosophiques, sur l'art, l'amour, la beauté, la mort...Il est vrai que le rythme est très lent et certaines scènes, difficiles à appréhender. Mais cela reste du grand cinéma, avec une vision artistique au sens noble du terme et pas simplement un produit calibré dans la cité mythique de Venise.
De superbes images portées par la musique de Mahler. Le film reste longtemps dans la mémoire. Dirk Bogarde est impressionnant, souvent filmé en gros plan sans une fausse note. Un bémol apporté par le thème du film dont certains aspects sont difficilement acceptables.
Attention chef d’œuvre. Mais de quoi ça parle ? Attention, je vais SPOILER quelques éléments d’un film dont beaucoup diront qu’il n’y s’y passe rien quand j’y voit une intrigue haletante. Ça parle d’une longue scène de drague. D’un homosexuel refoulé qui après la mort de sa fille encore enfant et de sa femme, tombe sous le charme d’un jeune homme d’environ 15 ans, probablement homosexuel et qui deviendra pour qui connaît la sociologie homosexuel, placardisé, ce qui est toujours mieux que refoulé, mais ce qui est moins bien que priidé. Le refoulement se retrouve jusque dans l’esthétique musicale du héros, ce qui le conduit à un formalisme musical pur et ennuyeux, et donc à l’échec professionnel. C’est donc l’histoire d’un homo refoulé qui a perdu professionnellement et familialement, et qui se libère et vit enfin, au risque d’en mourrir. Tout est clé dans ce film : le gondolier, les musiciens de rue, les joutes d’esthétique musicale, le coiffeur, l’épidémie. C’est un chef d’œuvre visuel et un chef d’œuvre d’ambiguïté et de subtilité qui le rend plaisant même quand on ne suit pas bien l’intrigue.
dirk bogarde est ridicule dans le rôle de l'enfilanthrope qui bande mou et se liquéfie dans un crépuscule qui est l'aube du dieu tadziou. l'esthétisme fin de siècle arrose la scène et l'adagio gustavien berce mollement les gondoles de la ville cholèrique. bref ! du visconti qui étire mollement l'ennui érectile.