Mort à Venise
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131 critiques spectateurs

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max6m
max6m

78 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2010
Visconti est un grand cinéaste, indéniablement. Et "Mort à Venise" est assurément un chef d'oeuvre. Cependant, le cinéma de Visconti ne m'a jamais profondément emballé ou touché. Il y a quelque chose de trop rigoureux, de trop maîtrisé chez ce cinéaste, qui, au final, fait que ses films sont superbes, certes, mais d'une beauté froide, distante, qui ne parvient jamais à me submerger totalement. Je me reconnais ainsi complètement dans les propos de Godard à cet égard, dans son célèbre texte "Bergmanorama", auquel je renvois donc le lecteur. "Mort à Venise", adapté de la nouvelle de Thomas Mann, est un film somptueux qui mûrit lentement après le 1er visionnage et révèle alors toute sa richesse thématique: l'art, la Beauté, le désir, la mort, la fuite du temps, la pureté et l'impureté, la crise de sens de la bourgeoisie... Rien de moins, malgré le fait que l'anecdote du film est bien mince, se résumant à un simple jeu de regards. Superbement filmé jusque dans les moindres détails, bercé d'une douce mélancolie, le film illustre parfaitement la maîtrise stupéfiante que Visconti a de son outil, malgré quelques scènes flirtant parfois avec un romantisme légèrement niais, en raison d'un abus certain des travellings optiques et de la musique de Mahler. Il n'empêche, c'est très beau, et très riche. Je relèverai un parallèle saisissant entre l'art de Visconti et les propos d'Aschenbach, celui-ci estimant que la Beauté est le fruit du travail rigoureux et acharné de l'artiste, opposé en cela à son ami Alfried, qui affirme qu'elle n'est en aucun cas le fruit d'un travail. Le film donne raison à Alfried, dans le fond, mais est une application des théories d'Aschenbach, dans la forme. On imagine alors la part autobiographique contenue dans le film et on comprend mieux pourquoi l'adaptation de cette nouvelle tenait tant à Visconti. "Mort à Venise" révèle une maîtrise parfaite, trop parfaite... Au final, c'est un film que j'admire, non que j'aime. N'est-ce pas Jean-Luc?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juillet 2008
Film d'une lenteur majestueuse que la musique de Mahler accompagne merveilleusement, reflexion sur l'art, la vieillesse, la mort mais aussi l'homosexualité refoulée, Bogarde étincelant, Visconti au sommet de son art, magnifique un chef d'oeuvre parmi les premiers de l'histoire du cinema.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 octobre 2019
Que dire de plus que : ce film est une pure perfection. Tout est parfait, la musique, les acteurs, la lumière, les décors et tout s'entremèle joyeusement pour former un pur joyau du cinéma, comme la plus belle des pierres taillée pour une parure.
Visconti est au sommet de son art, il est moins virulent que dans Ludwig, plus précis que dans Senso, son regard tout en délicatesse et en subtilité est là, plus clair et plus intransigeant qu'il ne l'a jamais été.
A voir encore et encore, sans aucun dérangement extèrieur pour apprécier pleinement l'apogée d'un grand maître du cinéma.
Fodscraft
Fodscraft

29 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2024
On s'enfonce avec Dirk Bogarde dans cette ville qui nous emprisonne, accompagnés à tout moment par cette musique lancinante et omniprésente de Mahler. Sans pouvoir juger ni approuver, la fascination du héros pour un jeune adolescent nous rend captifs, et lentement nous sombrons aussi dans cet état presque végétatif en attente de la mort.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 mars 2009
Un film parfait autant dans le jeu des acteurs que la qualité de la réalisation. On regrette toutefois que le scénario ne prenne pas le début du l'œuvre de Thomas mann en compte sur les raisons du voyage, ainsi que le choix de faire du romancier, personnage principale du livre, un compositeur...Il n'en reste pas moins que le film est un chef d'œuvre dans le sens le plus classique du terme.
Komodorr
Komodorr

139 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2020
Après avoir vu ce que l'on appelle "la tétralogie allemande" de Visconti c'est à dire "Les damnés", "Mort à Venise" et "Ludwig, le crépuscule des Dieux" + d'autres films de Visconti, nous retrouvons bien dans ce "Mort à Venise" les thèmes récurrents du génie italien: la chute (d'une famille, d'un roi, d'un grand musicien), la médiocrité ou l'extase artistique, la solitude, l'homosexualité (voire ici la pédophilie, que je ne met pas dans le même registre que l'homosexualité si il faut le préciser; car Tadzio est un jeune garçon encore mineur), le temps qui passe ... Les plans et expressions sont superbes comme la musique, mais Visconti utilise souvent la musique de grands compositeurs (Beethoven, Mahler,Moussorgski), peu de dialogues mais c'est suffisant car il nous suffit surtout d'observer pour comprendre ce qui se passe. Je pense que si Helmut Berger avait été plus jeune c'est lui qui aurait joué le rôle de Tadzio, ce garçon androgyne. Il existe d'ailleurs ou non (il faut que je me renseigne mais cela apparaît dans filmographie de Visconti sur allocine) un film ou documentaire de Visconti qui parle de la recherche de l'acteur pour incarner le rôle muet de Tadzio d'où sa difficulté à trouver l'acteur idéal. Ce film ne parle pas que de la déchéance, de la timidité et de la torture mentale il parle aussi d'une épidémie de choléra cachée par les autorités pour ne pas freiner le tourisme et d'une prochaine mise en quarantaine des habitants de la ville de Venise. Si Gustav von Aschenbach manque son train et à un problème de malle, se retrouver en quarantaine dans le même hôtel que Tadzio est une optique qui le réjoui plutôt. spoiler: La fin (AVC, crise cardiaque ou choléra?) c'est à dire la mort à Venise (1971) de Gustav en contemplant son amour, son désir, sa tentation pour la dernière fois, car la famille quitte l'hôtel, me rappelle celle de Yuri Zivago (1965), la crise cardiaque dans le tramway, en apercevant Lara dans la rue pour la dernière fois. .
. Il n'est pas évident de se mettre dans la peau de cet homme dont on ne connait que quelques bribes de son passé, néanmoins c'est un film très poétique, sociale et historique aussi car le choléra est véritablement passé par Venise dans les années 1910. Je n'ai malheureusement pas lu le roman de Thomas Mann mais d'après les articles que j'ai lu, le film est assez fidèle. .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 avril 2024
Film un peu dérangeant du fait qu'il s'agit quand même des atermoiements sentimentaux d'un vieux pédophile qui se fait un peu mener en bateau. Mais au delà de ça il faut voir une allégorie sur l'amour et ses souffrances dès lors qu'il s'agit d'un sentiment unilatéral et de l'humiliation et la déchéance où ce sentiment peut conduire dans certaines circonstances! Je trouve ce film très proche de l'Ange Bleu sur cette idée.
J'ai vu ce film très jeune ( à la base je m'intéressais à Gustav Mahler) et je l'ai trouvé émouvant malgré tout car il n'y a rien de sale, juste de l'errance.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
L'ensemble peut sembler répétitif et ne pas rassasier, cela n'enlève rien à la remarquable subtilité de la mise en scène. Tristesse de la fascination avortée, prison de la médiocrité, tension érotique inavouée planent en cette ode à la beauté, à l'art, d'être et d'aimer. Tadzio est beau à mourir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film très beau visuellement. Le "blond" est superbe. Visconti montre Venise de façon morbide, troublant...
Marty
Marty

22 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 février 2023
Un compositeur subjugué par la beauté d'un jeune homme androgyne. On s'est imaginé chez Proust ou avec les malades de Thomas Mann. Des images comme des tableaux , une superbe musique ( Malher).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Quelques courtes phrases pour parler de Mort à Venise. Mort à Venise de Visconti, ce n'est pas seulement Venise, ce n'est pas seulement la Mort, c'est aussi la Beauté, c'est aussi l'Intelligence, c'est aussi l'Art. Que dire brièvement, quand on parle de Mort à Venise, il y a tant à dire, tant à écouter, tant à comprendre. Peut-être est-ce le dépassement ultime de ce que l'Art a d'absolu. Car Mort à venise, c'est l'Absolu dans son néant. C'est la détresse humaine peinte de manière symbolique et irréelle. Et pourtant, tant de réalisme qui saisit au coeur que l'on saigne, que l'on verse des larmes sur notre peau qui peu à peu, meurt. Paralysée par la beauté, on reste ainsi ébloui du génie de Visconti, de l'intelligence de Thomas Mann, de la fascination exercée par Dirk Bogarde, figés ainsi que nous sommes dans le silence irréel du temps. Après avoir vu Mort à Venise, tout vous semble à jamais enfoui sous les eaux amères de la nostalgie....
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 novembre 2008
Un amour platonique entre un vieux compositeur au crépuscule de sa vie et un adolescent à Venise sur fond de réflexion sur l'art:le Beau est-il une pure création de l'esprit humain dans un monde globalement laid et souillé, ou existe-t-il dans la nature? Le vieil homme penche vers la première thèse et la Venise suffocante et infectée semblerait lui donner raison;mais l'apparition du bel adolescent remet tout en question et l'ébranle au plus profond de lui-même.Un grand chef-d'oeuvre cinématographique à tout point de vue.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un grand chef d'oeuvre... L'adagietto de Mahler est depuis pour moi intimement lié à cette première scène inoubliable de l'entrée dans Venise. Un des plus grands moments du cinéma...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 juillet 2009
Apologie de la pédophilie ? Courrier du coeur d'un journal de province? Clichés éculés d'une époque ? Académisme obsolète ? Technique filmique ennuyeuse? Intellectualisme de façade ? Visconti essaie de nous tirer la larme du coeur et de l'esprit sans rien avoir, Mort à Venise ne vaut pas mieux que le film de vacances de Jean Dupont à Ostende (traveling "touristique" et gros plan disgracieux) , que les petites annonces nauséabondes de Gai Pied (vieil homme encore jeune, j'ai croisé ton regard dans le train Petaouchnok-Birouette) , que les fausses questions philosophiques d'adolescents pré-pubères (l'art est-il bon pour l'homme ?), que la grossièreté sentimentale d'une histoire graveleuse de bistrot...
Les critiques encensent-ils ce film par hypocrisie, bêtise ou corporatisme ?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 janvier 2009
Un film extraordinaire, cruel, sur l'art, la beauté et la mort, avec une ambiance inoubliable. Peu de dialogues mais tout est dit grâce au jeu très touchant des deux acteurs principaux. Un ensemble vraiment passionnant.
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