Mort à Venise
Note moyenne
3,6
3806 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

131 critiques spectateurs

5
43 critiques
4
35 critiques
3
19 critiques
2
12 critiques
1
16 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Roub E.

1 325 abonnés 5 428 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2023
Un film crépusculaire sur un artiste à la fin de sa vie qui se remémore ses succès, ses drames, ses envies passées, ses doutes, ses échecs. Et forcément la passion qui l’a quitté et qu’il aimerait connaître encore une fois comme tout à chacun. A déconseiller tout de même aux amateurs de sensations fortes car le rythme est extrêmement lent, un film qui donne l’impression d’être essoufflé. Comme toujours chez Visconti le décorum est admirable, les costumes, les accessoires et les décors sont éblouissants. Un film qui manque un peu de fond par rapport à ses plus grandes œuvres, mais d’une beauté formelle indéniable.
Marty
Marty

22 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 février 2023
Un compositeur subjugué par la beauté d'un jeune homme androgyne. On s'est imaginé chez Proust ou avec les malades de Thomas Mann. Des images comme des tableaux , une superbe musique ( Malher).
jroux86
jroux86

17 abonnés 49 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2023
Il faut souligner l’importance du maquillage grotesque d’Aschenbach car celui-ci a de quoi interpeler. Est-ce là une peinture ante-mortem, en préparation d’un rite funéraire à venir ? Est-ce l’élément extravagant de quelque parade nuptiale, en vue de plaire au jeune Tadzio ? Est-ce un masque, dans la pure tradition vénitienne, servant à cacher le désordre intérieur du compositeur ? Pour ma part, mais peut-être me trompé-je, j’y vois l’attribut bien connu du clown. Mais alors un clown « à l’envers », je m’explique. Il existe une définition qui dit que l’art du clown c’est, pour l’acteur, d’être en pleine maîtrise de son jeu tout en faisant semblant que tout va de travers autour de lui. Pour Aschenbach, ce serait plutôt le contraire : s’il est dans un état de confusion et de délabrement moral avancé ; par ses manies, ses petits tics de bourgeois corseté, celui-ci fait mine d’être pleinement maître de lui. Pure illusion, comme on le voit tout au long du film ! C’est peut-être cette confusion qui justifie l’interprétation étrange et inattendue de Bogarde, dans cette scène improvisée mémorable (que Visconti a choisi de garder) où son personnage passe des larmes au rire alors qu’il suit misérablement Tadzio dans ces rues où tout part à vau-l’eau, où le choléra et la mort rôdent - comme un écho à la débâcle intérieure du personnage.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 24 mars 2022
Avec «Mort a Venise» le réalisateur italien LUCHINO VISCONTI nous livre une véritable leçon de cinéma, car en effet esthétiquement parlant, le film transpire son époque. Que ce soit dans ses décors, sa photographie ou ses costumes au teint de cartes postales. Si il y a une chose qu’on ne pourra jamais reprocher au metteur en scène italien, c’est bien son style (esthétique) si singulier, précis et fin. Le film regorge de détails sur l’époque et en cela c’est un régal. La musique est belle, amer, et douce comme les débuts d’un premier amour – et le duo de comédiens est très bons.

Le jeune Bjork Andersen porte la candeur, la grâce et l’élégance que demande le rôle. Tandis que Dirk Bogarte nous épate dans ce rôle de compositeur fasciner, presque amoureux de cette ange blond. C’est vrai que c’est un beau récit sur la fascination et une riche fable sur la création.

Toutefois, comme avec le cinéma de Visconti j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire malgré les atouts qu’il regorge. Je trouve qu’il s’attarde trop sur les jeux de regards de ses personnages, le scénario est moue, le montage bien trop linéaire. C’est beau mais moue, lourd et finalement ennuyant. Le film essaye cherche à parler de profondeur mais il n’y en a pas dans cette histoire, juste des banalités. Comme souvent chez Visconti sur la forme c’est une merveille mais le fond est peu existant bien trop englouti par l’esthétisme global.

«Mort à Venise» fait partie de ces films là, somptueux visuellement mais indigeste sans compter qu'il y a un gros problème de rythme - et personnellement j'aurais à défaut de réécrire le scénario - retravailler le montage final.
Armand Larroche
Armand Larroche

6 abonnés 79 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2022
Un film captivant de par sa mise en scene contemplative et de la beauté angélique de Bjorn Andresen. Luchino Visconti arrive sans problème en 2 h 10 de film à nous envouté alors qu'il n'y a pas beaucoup de dialogue et d'action. On est embarqué dans dans l'histoire de cette artiste complètement obnubilé par cette adolescent, tellement obnubilé qui n'arrive plus à écrire ni à quitté venise, alors qu'un épidémie de choléra arrive. On exploite bien le personnage de Dirk Bogarde par rapport à sa vie, spoiler: la mort de sa fille
, sa fascination pour tadzio ect...Tout ça accompagnée de la sublime musique de gustav Malher et comment oublié la fin qui est juste d'une beauté parfaite. Malgré que le film est pris un petit coup de vieux et que ça manque un petit peu d'histoire,cela reste un film qui faut avoir vu au moins une fois dans ça vie.
fabrice d.
fabrice d.

50 abonnés 1 948 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 décembre 2021
Tout le monde ou presque a entendu parler de ce film et, ou de l'œuvre dont il est adaptée.
J'ai vu ce film pour la première fois il y a quelques jours.
Et comme le dit un critique de cinéma, ce film repose sur une intrigue minime mais réussi à nous transporter dans un monde poétique et légèrement décalé.
On découvre un compositeur vieillissant qui tombe sous le charme d'un jeune adolescent.
Il ne passe pas grand chose, voire rien pendant le film, mais Visconti nous fait voyager à Venise, à la Belle Epoque.
soniadidierkmurgia

1 455 abonnés 4 360 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 décembre 2022
Par ses origines, Luchino Visconti est assurément le cinéaste qui a le mieux retranscrit l’effacement d’une aristocratie européenne qui durant les deux premières décennies du XXème siècle, sous les coups de butoir d’un capitalisme encore naissant mais déjà triomphant, prend brutalement conscience qu’il va lui falloir s’effacer de toutes les charges et postes de commandes qui lui permettaient de conserver par-delà les soubresauts révolutionnaires et les premiers mouvements sociaux, les avantages exorbitants qui accompagnaient son statut. Face à l’unification en marche de l’Italie, la célèbre phrase du prince de Salina interprété par Burt Lancaster dans « Le Guépard » (1962) exprime par cet aphorisme : «Si nous voulons que tout reste pareil, il faut que tout change », le dilemme insoluble qui est le sien et celui de sa classe face à son neveu De Tancredi (Alain Delon) certes désargenté mais mû par l’ambition et l’adaptabilité de sa jeunesse. Tout est dès lors dit que Luchino Visconti redira dans la plupart de ses films à venir comme « Les damnés » (1968) , « Mort à Venise » (1971) ou encore « Ludwig,le crépuscule des Dieux » (1973). Témoin désabusé de son temps, Luchino Visconti s’évertue à faire revivre dans ses films une époque dont il se sent dépossédé. Thomas Mann, le grand écrivain allemand, de trente ans son aîné est traversé par les mêmes douleurs comme le témoigne « Mort à Venise », son roman paru en 1911 que le réalisateur ambitionne depuis longtemps de porter à l’écran. Le succès des « Damnés », lui permet d’imposer la mise en chantier de ce projet qui sera comme toujours chez Visconti le fruit d’une recherche de perfection aussi bien historique qu’esthétique dont il est encore aujourd’hui l’un de ceux qui l’aura portée le plus haut conjointement avec son contemporain anglais David Lean ou encore avec Paul Thomas Anderson, son plus éloigné et jeune disciple américain. Le luxe de détails qui accompagne la description de la vie balnéaire de la haute société au Grand Hôtel des Bains (sur l’île du Lido, fin cordon littoral situé entre la lagune de Venise et la mer) est tout simplement somptueux qui serti de l’Adagietto de la 5ème Symphonie de Gustav Mahler constitue l’écrin idéal pour exprimer la décadence d’une classe dominante venue se languir sur le sable fin de la lagune et sous les dorures du grand hôtel dans l’attente insondable d’un conflit pressenti comme inéluctable (nous sommes en 1911). C’est dans cette ambiance mortifère, amplifiée par les prémisses d’une épidémie de peste se propageant à Venise que Gustav von Aschenbach (Dick Bogarde) vient se poser ou plutôt s’échouer dans ce lieu de villégiature où il a ses habitudes. Chef d’orchestre célèbre (dans le roman, Mann qui pensait à Mahler qu’il connaissait avait préféré placer un peu de distance avec le musicien mort en 1911 en faisant d’Aschenbach un écrivain), Aschenbach en perte d’inspiration et malade nerveusement va emprunter à rebours son parcours intime à travers l’observation obsessionnelle d’un jeune éphèbe (Björn Andrésen) qui va lui faire entrevoir ce qui peut-être, aurait dû être son parcours amoureux, source fantasmée d’une inspiration féconde et intarissable. Les souvenirs déceptifs qui l’assaillent (mort de sa jeune fille, fréquentation infructueuse des maisons closes…) ne font que l’enfoncer dans le rejet de lui-même, incapable de s’être assumé comme semble le faire ce jeune adolescent au regard incendiaire qu’il suit en vain dans les ruelles de Venise. Source initiale de vie et de sensualité, le jeune éphèbe va prendre au fur et à mesure de la manifestation doloriste de la frustration indépassable d’Aschenbach, le visage d’un ange de la mort, accompagnant de l’autre côté du miroir, le musicien arrivé au terme de son parcours terrestre. Tous ces sentiments sont parfaitement exprimés par un Dick Bogarde qui sait mieux que personne le prix à payer qui oblige à vivre son homosexualité dans la clandestinité quand on œuvre dans le milieu du cinéma de son époque. On notera la présence muette mais toujours essentielle et pleine de grâce de la grande Silvana Mangano qui a accepté pour l'occasion de jouer gracieusement pour le maître. Luchino Visconti qui respire son film pour en ressentir lui-même toutes les nuances qui en émanent est ici sans aucun doute parvenu à l’apothéose de son art qui peut se contenter désormais d’une intrigue minimale pour transmettre l’extrême sensibilité qui l’habite. La Palme d’or reçue à Cannes en 1971 ne pouvait lui échapper.
SB88
SB88

42 abonnés 1 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2021
Film lent mais se suit en se laissant porter, voguer.
Le charme du cinéma italien est là. Le sujet sur un vieil homme attiré par un mineur reste embêtant puisqu'il n'y a aucune critique du personnage.
3,3/5
Alexcherbourg
Alexcherbourg

24 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 novembre 2021
Ce thriller psychologique haletant est un grand Visconti sans aucun doute.
Petit à petit, le personnage joué par Dirk Bogarde est pris aux pièges:
_ de l'âge et de la décrépitude associée, qui fait ressasser les amours perdues et que le maquillage ne peut effacer.
_ d'une épidémie qui rend le héros prisonnier de Venise, sa tentative de 'fuite' échouant complétement: l'"accident' de la gare n'est peut-être pas un hasard, il est bien indiqué au héros qu'en restant à Venise il fait le meilleur choix, c'est à dire celui d'une quarantaine inavouée.
_ de son attirance pour Tadzio, qu'il soit la réincarnation fantasmée de sa fille décédée, qu'il provoque une jalousie croissante par sa jeunesse et sa beauté, ou qu'il soit un objet sexuel inavoué. Quelle que soit la raison de cette attirance, il est pris dans l'étau de son obsession croissante.
_ de la solitude, dont le sentiment se transmet au spectateur au fil de l'avancement du film.
L'ambigüité des tensions intérieures du héros ne font qu'intensifier ce climat oppressant, ce sirocco psychologique.
Par ailleurs, sans perdre de vue son sujet, Visconti parvient à dresser un tableau de grande beauté, grace à d'amples et lents mouvements de cameras en plans moyens ou italiens, de la société bourgeoise italienne ou vénitienne du début du 21eme siècle et son crépuscule supposé (incarné par Bogarde) nous rappelle que son effacement est inéluctable et que tout recommencera sous une autre représentation avec d'autres protagonistes (ici Bjorn Andrésen).
En fin de compte, un intense moment de cinéma.
cinono1

376 abonnés 2 315 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2021
De toute évidence, c'est un film qui se ressent differemment selon l'age du spectateur. Il faut peut-etre commencer à connaitre les prémices du la vieillesse, ou de la 2e partie de vie pour en saisir toute sa richesse. Car le film de Luciano Visconti est un pur objet de raffinement, faisant cohabiter le souffle de l'amour et celui de la mort. La beauté et la putrification dans un élan à la fois voyeuriste et contemplatif. Tout semble à sa place dans le merveilleux décor de Venise, mais la beauté est toujours menacée. La cristallisation de l'amour dans sa forme débutante, faite d'admiration et de souffrance, est fort bien retraduit par Luciano Visconti, dont la sensibilité aristocratique et proustienne est parfaitement bien adapté à l'histoire.
ManoCornuta

367 abonnés 3 095 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2021
Sorte de lente méditation, jouant plus avec l'image qu'avec les mots, ce film de Visconti explore la psyché d'un artiste en plein désarroi, questionnant sa vie finissante en contemplant celle d'un jeune éphèbe qui fait son entrée dans le monde. Les interrogations sur l'art, la création, le sens de la vie et la beauté éphémère pullulent tout au long d'une histoire très éthérée, où les regards et l'agitation de Dirk Bogarde traduisent à merveille les tourments intérieurs de son personnage. Ajoutez à cela la musique de Mahler (lui-même source d'inspiration plutôt évidente de cette histoire) et le film se magnifie encore en faisant oublier ses quelques longueurs.
labadens
labadens

28 abonnés 253 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 novembre 2021
Il y avait des ingrédients prometteurs, l'interprétation sobre et géniale du grand Dirk Bogarde, la présence en arrière-plan de la si belle Silvana Mangano, une photographie superbe faisant de chaque plan un petit tableau vivant , et puis la musique sublime de Gustav Malher. Quant au choix du thème il est courageux et aurait pu être intéressant. C'est ce dont se souviennent ceux qui disent avoir aimé le film, en oubliant que ça tourne en rond, que ça n'avance pas, les longueurs exaspérantes, les scènes inutiles qui se comptent par dizaines et qui font que l ' on ne s'accroche à rien. Les dialogues sont rares et t ne servent à rien.
Prenez , par exemple , ces discussions byzantines et improbables sur la fonction de l'art : prise de tête stérile !
Tout cela aurait pu constituer à la rigueur un court métrage de 20 minutes, mais là nous avons deux d'heures d'ennui avec un fin interminable.
Dans ce film ce ne sont pas les vénitiens qui ont des diarrhées cholériques mais bien les spectateurs. En fait, cela aurait pu durer le temps d'un adagio sur un crépuscule à Venise (avec quelques dialogues rétrospectifs sur les vains idéaux du compositeur) et tout le monde y aurait été gagnant. Car , au fil des passages de l'adagio, même Mahler commençait à m’exaspérer. Plus grave : certaines scènes purement nauséeuses ( long plan séquence où l'on observe des bribes éparses des conversations sur la plage ),VIsconti réussit à nous offrir des scènes aussi stériles qu'insupportables telles que l'orchestre de l’édenté.
Alors en lisant des analyses-critiques, on peut voir que, oui , c'est un combat intérieur de l'artiste entre Dionysos et Apollon... La recherche de la beauté absolue ... . Autant lire le scénar et en 5 minutes l'affaire est réglée.
Mourir d' ennui à Venise !
Malgré tout , les chapeaux,de femmes - il y en toute une collection - sont très jolis.
Philippe C
Philippe C

127 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 novembre 2021
Un film à l'esthétisme soigné, avec une musique et des plans magnifiques, sans beaucoup d'action et quasiment sans dialogue, sauf dans des scènes en flashback où il est question de ce que sont vraiment musique et musicien, scènes à la tonalité plutôt intello.
Damien S
Damien S

44 abonnés 484 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 novembre 2021
Je n'avais jamais pris le temps de voir ce Visconti diffusé ce soir sur Arte. Qu'en dire? Un film contemplatif, avec très peu de dialogues et assez dérangeant. Ce musicien vieillissant incarné parfaitement par Dirk Bogarde troublé par un garçon tout juste sorti de l'adolescence dans le décor majestueux de Venise met mal à l'aise. Le tourment du personnage est magnifié par le réalisateur mais ce n'est plus le Visconti des débuts. Nous ne sommes plus dans sa grande époque néo réaliste. Dispensable.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 2 novembre 2021
Un chef-d'œuvre, cette chose ? Quel insupportable ennui, cette histoire interminable et répétitive d'un banal moustachu qui fait une fixette sur un adolescent, qui le suit, tel un vieux pervers, de partout, dans des décors bourgeois d'un hôtel de luxe, de cabanes de bords de plage, de dépendances de l'hôtel, de faire des plans encore et encore sur l'amoureux maladroit et souvent décomposé, ou d'autres sur l'objet de ses tourments, et d'entre-couper cela de quelques scènes sur son autre vie ou de réflexions sur l'art (en prétendant que c'est lié), si cela suffit, alors quel chef-d'œuvre que cet affreux film.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse