Film qui a le mérite de montrer l'homosexualité comme un sentiment comme les autres. Nous sommes très proche de Brokeback Mountain avec ce petit quelque chose en plus qui fait que ce film est magnifique et indémodable. La musique de Gustav MAHLER est terrible et me fait pleurer à chaque fois que je l'écoute. A recommander à tous ceux qui aiment le cinéma !
Venise est admirablement filmée par Luchino Visconti, les décors et les costumes sont parfaits mais cette histoire amorale sur la beauté m'a laissé un peu indifférent. Mort à Venise est un film au rythme lent mais guère ennuyeux, l'ambiance est froide voire sinistre, pour moi Mort à Venise ne dégage aucune émotion, les personnages sont peu attachants, le manque de dialogues permet tous les sous-entendus possibles. Dirk Bogarde nous livre une belle interprétation mais peu chaleureuse, il est vrai que son personnage est mourant. Si vous vous considérez comme un cinéphile alors regardez cette œuvre de Visconti mais vous n'êtes pas obligé de l'apprécier. Je l'ai enfin vu, satisfait de l'avoir vu mais en même temps un peu déçu.
L'ensemble peut sembler répétitif et ne pas rassasier, cela n'enlève rien à la remarquable subtilité de la mise en scène. Tristesse de la fascination avortée, prison de la médiocrité, tension érotique inavouée planent en cette ode à la beauté, à l'art, d'être et d'aimer. Tadzio est beau à mourir.
Un grand chef d'oeuvre... L'adagietto de Mahler est depuis pour moi intimement lié à cette première scène inoubliable de l'entrée dans Venise. Un des plus grands moments du cinéma...
Succession de scènes lentes et inutiles sur fond d'histoire douteuse... Mieux qu'un somnifére... Où est le chef d'oeuvre promis? Surement le pire film que j'ai vu de ma vie...
Difficile de voir ce film avec les yeux d'un spectateur de l'an 2006, tant le cinéma a évolué. Ce film est tout en introspections, est très dense, avec des sentiments plus suggérés que montrés. Il est beaucoup plus profond qu'il n'y paraît, en posant des questions philosophiques, sur l'art, l'amour, la beauté, la mort...Il est vrai que le rythme est très lent et certaines scènes, difficiles à appréhender. Mais cela reste du grand cinéma, avec une vision artistique au sens noble du terme et pas simplement un produit calibré dans la cité mythique de Venise.
Quelques courtes phrases pour parler de Mort à Venise. Mort à Venise de Visconti, ce n'est pas seulement Venise, ce n'est pas seulement la Mort, c'est aussi la Beauté, c'est aussi l'Intelligence, c'est aussi l'Art. Que dire brièvement, quand on parle de Mort à Venise, il y a tant à dire, tant à écouter, tant à comprendre. Peut-être est-ce le dépassement ultime de ce que l'Art a d'absolu. Car Mort à venise, c'est l'Absolu dans son néant. C'est la détresse humaine peinte de manière symbolique et irréelle. Et pourtant, tant de réalisme qui saisit au coeur que l'on saigne, que l'on verse des larmes sur notre peau qui peu à peu, meurt. Paralysée par la beauté, on reste ainsi ébloui du génie de Visconti, de l'intelligence de Thomas Mann, de la fascination exercée par Dirk Bogarde, figés ainsi que nous sommes dans le silence irréel du temps. Après avoir vu Mort à Venise, tout vous semble à jamais enfoui sous les eaux amères de la nostalgie....
Mais comment peut - on parler de "Mort", puisqu'il n'y a Aucune VIE qui se dégage de ce film ?! De très beaux paysages ne sont que prétextes à une histoire inutile, sans intérêt et très ambiguë...
Film d'une beauté époustouflante. Le drame de Visconti est magnifiquement articulé autours de deux notions : la mort et la beauté. Comme dans tous les films de cette qualité, aucun plan n'est anodin et tous les détails ont une signification, intensifiant progressivement le mal-être et la mort programmée d'Aschenbach. La fin est mémorable. Un film à réserver aux amateurs de grand cinéma qui seront apprécier à juste titre le chef d'oeuvre de Luchino.