Body Double
Note moyenne
3,5
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184 critiques spectateurs

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Nicothrash

468 abonnés 3 309 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 février 2024
Une étrange pellicule de la part de Brian Palma qui laisse pour l’occasion libre court à ses influences très clairement Hitchcockiennes pour nous servir un pur thriller à l’intrigue tordue et à la mise en scène parfois épatante. Il y a de très belles choses dans Body Double mais aussi des passages frôlant le ridicule, tout ça est d’ailleurs très kitsch et supporte assez mal le passage du temps. Pour autant quelques bons moments de suspens nous attendent et l’écriture est soignée, de fait on se laisse prendre au jeu macabre et sensuel du réalisateur qui nous mène gentiment en bateau jusqu’à un final intéressant qui dévoile les zones d’ombre du métrage. C’est sympathique, parfois très prenant et d’autres fois désopilant pour un ensemble qui aurait pu être beaucoup mieux si De Palma s’était limité au genre thriller pur et dur. C’est à voir mais le réalisateur a fait beaucoup mieux.
Alasky

456 abonnés 4 638 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2024
Super thriller érotique très envoûtant, le suspense est présent du début à la fin. Rien de très innovant, Body Double est un film dynamique, sensuel et divertissant comme on les aime. Scénario bien ficelé et captivant.
Gentilbordelais

404 abonnés 3 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2022
B. de Palma, en digne héritier du maître Hitchcock et dont ce thriller érotique est truffé de clins d'oeil (Vertigo, Fenêtre sur cour), met en scène avec intelligence ce scénario implacable. il positionne savamment notre héros manipulé, tout comme le spectateur, dans une position de voyeuriste à la fois fasciné et impuissant. un joli tour de force où D. Shelton illumine par sa beauté.
Artriste
Artriste

188 abonnés 2 394 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 avril 2025
Thriller érotique coécrit et réalisé par Brian De Palma, Body Double est un très mauvais film. L'histoire nous fait suivre Jake Scully, un acteur de séries Z, qui est obligé de quitter le domicile de sa fiancée après l'avoir trouvée au lit avec un autre homme. Sam, un acteur avec qui il a lié connaissance, lui propose de garder une belle maison circulaire sur les hauteurs de Los Angeles, qu'il garde lui-même pour un riche ami voyageant en Europe. Sam lui dévoile son activité favorite consistant à observer avec une longue-vue sa voisine en contrebas, qui chaque soir se met en scène dans son appartement en se trémoussant à moitié dévêtue. Le lendemain soir, Jake épie la jeune femme et découvre qu'il n'est pas le seul à profiter du spectacle. En effet, un mystérieux Indien l'épie lui aussi. C'est alors que Jake va tenter d'alerter la jeune femme en danger. Ce scénario, sorte d'hommage, voir de pastiche ou de parodie à de nombreuses œuvres d'Alfred Hitchcock, s'avère malheureusement particulièrement ennuyant à visionner pendant toute sa durée de près de deux heures. Une durée qui se fait très largement ressentir tant l'intrigue est faible, peu captivante et aucunement intéressante. De plus, elle comporte de nombreuses scènes tirant en longueur, notamment lors des moments de poursuites et de voyeurisme. Résultat, le tout est soporifique et l'on s'ennuie ferme de bout en bout. Même l'ambiance mêlant thriller et érotisme ne fonctionne pas. On ne ressent aucune tension, qu'elle soit menaçante ou érotisante. De surcroît, l'ensemble est porté par des personnages creux, antipathiques, et aucunement attachants, interprétés par une distribution vraiment pas convaincante comprenant Craig Wasson, Melanie Griffith, Gregg Henry, Deborah Shelton, Guy Boyd ou encore Dennis Franz. Hélas, tous ces individus ne procurent absolument aucune émotion via leurs rapports. Des échanges en plus soutenus par des dialogues fades et neutres. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain déçoit également. Sa mise en scène est très quelconque et très loin de ses standards habituels. Elle ne comporte aucune idée et ne propose aucune patte esthétique. Pourtant, il y avait matière à faire avec cette demeure atypique et cette longue-vue. Ce visuel beaucoup trop commun est accompagné par une b.o. signée Pino Donaggio, dont les compositions font le travail mais s'avèrent trop génériques. Reste une fin aussi ratée que le reste de la narration, venant ainsi mettre un terme à Body Double qui, en conclusion, est un long-métrage pénible et un cru indigne de la part de son cinéaste qu'on a connu infiniment plus inspiré par le passé.
Starwealther
Starwealther

109 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2021
Brian de Palma signe ici un de ses plus beaux films à la sauce hitchcockienne. Le réalisateur s'inspire grandement du maître du suspense pour la claustrophobie de Jake Scully (l'acteur Craig Wasson), celle-ci ressemble fortement à la peur du vertige de James Stewart dans "Vertigo". Mais un autre clin d'oeil très net est donné par le voyeurisme de Jake lorsqu'il regarde à la longue vue la voisine de la maison d'en face mimant James Stewart qui épie ses voisins depuis la fenêtre de son appartement aux jumelles dans "Fenêtre sur cour". Certaines scènes sont épiques notamment celle où Jake suit Gloria dans un centre commercial. La tension est immense, le suspense intense, la musique stressante, tous les éléments hitchcockiens sont réunis. L'utilisation de la Chemosphère (maison circulaire des hauteurs de Los Angeles) comme lieu principal de l'action du filment originale. Brian de Palma réussit à sa manière un très bon film mêlant production d'horreur de série B et univers du X. Une déclaration d'amour à Hitchcock dans de nombreuses scènes.
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

91 abonnés 1 480 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 avril 2025
Dans un style très baroque avec des couleurs appuyées à la limite du kitsch, Brian de Palma lorgne du côté d’Alfred Hitchcock avec « Sueurs froides » et « Fenêtre sur cour ». Il s’empêtre toutefois dans le scénario bien tortueux et une mise en scène trop lente où le rythme s’essouffle rapidement. Les grimaces de Craig Wasson n’apportent rien et font même douter sur le message : parodie comique ou référence respectueuse ?
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 490 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2018
Ce "Body double" n'est pas une franche réussite. La faute notamment à des longueurs récurrentes tout au long du film : escaliers dans le patio commercial... La fin est complètement ratée (disparition soudaine du tueur et de son chien, la fille qui est en pleine forme alors qu'elle était censée être mourante...). Les passages "sulfureux" sont maladroits et n'apportent rien à l'intrigue (seins en gros plan...). Il reste des scènes intéressantes, à l'instar du tunnel dans lequel le héros est pris d'un malaise. La mise en scène sait parfois se faire efficace, mais ne cache pas un film mal maitrisé, qui ne parvient qu'épisodiquement à nous captiver. Pour un thriller, c'est un grave défaut.
Kouto
Kouto

30 abonnés 4 775 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 août 2025
Le voyeurisme, la sexualité et l’obsession sont des thèmes souvent présent dans le cinéma de Brian de Palma ; la preuve en est avec ce thriller au final assez singulier et plutôt déroutant sur son final. Si la première heure du film apparait plutôt classique mais au suspens bien agencé, la seconde peut apparaitre totalement tirer par les cheveux et le twist final a de quoi laisser perplexe. Néanmoins la technique du réalisateur est toujours aussi remarquable et d’une maitrise redoutable.
Show Main Prod
Show Main Prod

17 abonnés 322 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mars 2025
J'avais un bon souvenir de ce film visionné dans les années 80 et j'ai récemment eu l'occasion de le revoir. Un Brian de Palma, ça ne se manque pas ! Mais quelle déception... Le scénario est cousu de fil blanc, les personnages sont plus risibles les uns que les autres, les dialogues sont insipides, certaines scènes sont tellement mal jouées qu'elles en sont gênantes, la musique de Pino Donaggio est franchement sans intérêt (à part le thème principal - ses collaborations avec de Palma sont bien meilleures dans ses autres films)... A trop vouloir perdre le spectateur entre rêve, réalité, tournage de film, prises de vues improbables (la scène du baiser à 360 degrés est affreuse et les scènes de claustrophobie passablement ridicules), le film se perd et nous perd. A moins que Body Double ait tout simplement très mal vieilli.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 225 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 août 2012
Aussi incompréhensible que cela puisse l’être, lors de sa sortie en salles, Body Double (1984) fut un échec cuisant pour le réalisateur, qui se vu même être nominé dans la catégorie du Pire réalisateur aux Razzie Awards alors que Melanie Griffith de son côté se retrouvait être nominé dans la catégorie du Meilleur second rôle féminin aux Golden Globes. Avec Body Double (1984), Brian De Palma prend le pari (risqué) de nous restituer une relecture kitch et érotico/sexy de deux films d’Alfred Hitchcock, à savoir Fenêtre sur cour (1954) & Sueurs froides (1958). Il en résulte un étonnant et tout aussi passionnant thriller façon "Hollywood Night", qui souffre il faut le reconnaître d’un scénario ultra prévisible mais qui sera sauvé par la mise en scène soignée du cinéaste et par la présence d’acteurs parfaitement dirigé. Dans le rôle-titre, on retrouve Craig Wasson (qui en fait certes trop, mais reconnaissons tout de même qu’il est la hauteur de son rôle) qui interprète un acteur de Séries Z qui souffre de claustrophobie. A la recherche d’un job (il vient de se faire virer du film sur lequel il travaillait), il chercher aussi un endroit où loger et c’est là qu’il se fait prêter un magnifique appartement surplombant le tout Hollywood. Il y découvre stupéfait que sa voisine s’adonne tous les soirs à la même heure à un strip-tease. Et un beau jour, en l’espionnant, il assiste impuissant à son meurtre. Lui qui en était devenu fou amoureux, se retrouve du jour au lendemain le suspect idéal. Aux côtés de Craig Wasson, on retrouve aussi Gregg Henry et la charmante Melanie Griffith. Ce qui nous bluffe ici ce n’est pas le scénario mais bel et bien la mise en scène qui nous offre tout au long de magnifiques cadrages comme a si bien l’habitude de faire Brian De Palma. On retiendra plus particulièrement la scène du baiser sur la plage filmé par le biais d’un travelling circulaire à 360°. Ajoutez à cela une très B.O signée par Pino Donaggio et notamment le titre "Telescope" (qui revient régulièrement lorsque le personnage principal espionne sa voisine au télescope). Pour la petite anecdote, le terme "Body Double" renvoi à une pratique très utilisée dans le monde la télévision et du cinéma, celui d’utiliser des modèles (ou figurants) lorsqu’il est nécessaire de faire des gros plans sur une main, un pied ou une paire de seins. Si l’acteur ou l’actrice principale n’a pas la morphologie adéquate, le réalisateur fait appel à une doublure (comme c’est le cas ici, notamment à la toute fin du film).
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2020
Un acteur de nanars télévisés est au chômage après être resté figé en interprétant un vampire dans un cercueil. En effet, il souffre de claustrophobie et a bien besoin de se ressourcer. C’est alors qu’un ami lui prête un appartement avec une vue panoramique. Il observe alors sa belle voisine Gloria pour qui il se prend d’amour fou, sans la connaître. Mais, il assiste un jour à son assassinat. Entre érotisme, voyeurisme, frustration sexuelle, violence et passion hitchcockienne, Brian De Palma réalise le film de toutes ses obsessions avec “Body Double”. Si à première vue on pense à un film de bas étage, il faut voir entre les lignes. “Body Double” cache de belles idées dans la mise en scène et tout ce qui est montré n’est pas forcément ce que vit le protagoniste. Quelques indices montrent en effet que le comédien fantasme sur ce qu’il ne peut pas vivre ou n’ose pas commettre. Le titre exprime d’ailleurs bien cette idée de film dans le film. Une oeuvre incomprise et pourtant très inspirée.
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soniadidierkmurgia

1 441 abonnés 4 342 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mai 2016
Depuis ses premiers succès, une partie de la critique dénie à Brian de Palma le statut d'auteur, lui reprochant sa trop grande proximité avec Alfred Hitchcock qui friserait selon certains le plagiat pur et simple. Il n'est donc pas encore parvenu à atteindre la réputation intellectuelle de ses compagnons d'armes que sont les Coppola, Spielberg et Scorsese. Le succès de "Scarface" en 1983, remake ultra-vitaminé et déjanté du film d'Howard Hawks (1935), semble enfin pouvoir le faire sortir de l'ombre tutélaire de celui qui est encore jugé à l'époque comme le seul et unique maître du suspense. Il est vrai que la suite de sa filmographie jusqu'à nos jours se caractérisera par une volonté d'éclectisme affirmée, l'écartant de manière systématique de l'atmosphère si particulière de ses films de la décennie 1974-1984 qui sont pourtant ceux qui aujourd'hui restent dans les mémoires. Mais en cette année 1984, il lui reste en tête un dernier film hommage à son maitre qu'il n'entend pas réaliser lui-même afin de ne pas déchaîner à nouveau la salve des critiques contre lui. Il pense donc confier le projet à Ken Wiederhorn, un tout jeune réalisateur dont il a apprécié le premier film ("Eyes of a stranger"), mais la Columbia ne l'entend pas de cette oreille et le contraint à passer derrière la caméra. Si de Palma est un admirateur du travail d'Hitchcock, ce sont surtout trois de ses films qui ont nourri son inspiration : "Psychose" tout d'abord duquel il a livré une relecture citadine avec "Pulsions" (1980), "Vertigo" ensuite dont "Obsession" (1976) a proposé une version florentine vaporeuse, "Fenêtre sur cour" enfin pour son thème du voyeurisme repris dans le thriller politique "Blow out" (1981). "Body Double" tentera lui une audacieuse synthèse en mélangeant habilement le thème du double avec celui du voyeurisme tous deux au cœur même de l'œuvre hitchcockienne. Les héros des films du réalisateur anglais sont très souvent pris dans des machinations où leurs obsessions et leurs phobies les ont conduits. Pantins prisonniers de leur trauma, ils deviennent des héros de circonstances plutôt que par affirmation d'une quelconque bravoure désintéressée. Jake Scully (Graig Wasson) acteur de films d'horreur de série Z est pleinement de cette trempe, spectateur invétéré de sa vie et de celle des autres. spoiler: Il va se retrouver au hasard de ses déboires d'acteur raté
et de mari trompé au cœur d'un complot dont il sera bien involontairement le bras armé. Scully réunit jusqu'à la caricature, y compris physique, les travers qu'Hitchcock accolait de manière improbable aux figures charismatiques de Cary Grant ou James Stewart. Avec le quelconque mais néanmoins excellent Graig Wasson, c'est comme si De Palma que l'on surnommait parfois "le Hitchcock du pauvre" voulait ramener les enjeux dramatiques hitchcockiens à leur niveau le plus prosaïque, celui du quidam moyen tel que l'on peut le voir dans la vraie vie. Une instabilité émotionnelle doublée d'une claustrophobie paralysante (un parallèle assumé avec le vertige qui accablait Stewart dans "Vertigo") qui feront tomber spoiler: Jake Scully dans tous les pièges qui lui seront tendus
. De Palma dans cet ultime hommage fait œuvre de démystification, déroulant en boucle et en les poussant jusqu'à la caricature certains des artifices les plus usités d'un maitre devenu encombrant comme pour, avec un sens de la dérision assumé, donner enfin raison à ses détracteurs. Avec le voyeurisme, la claustrophobie et le jeu trouble des apparences qui entourent Jake Scully, c'est la frustration sexuelle qui exsudait de la plupart des films d'Hitchcock que de Palma étale ici au grand jour par le biais des sublimes Deborah Shelton et Mélanie Griffith (fille de Tippi Hedren icône de la blondeur hitchcockienne des "Oiseaux" et de "Pas de printemps pour Marnie"). Le titre "Body Double" fait référence à la doublure-corps régulièrement employée au cinéma pour faire illusion en masquant les imperfections esthétiques de la vedette ou son refus d'apparaître nue. De Palma ayant choisi le milieu du cinéma comme toile de fond, il nous rappelle que le septième art est par essence le domaine de l'illusion, prenant ainsi à contre-pied la quête effrénée et vaine selon lui de certains réalisateurs comme Robert Bresson pour nier cette donnée consubstantielle au phénomène de l'image animée. Au passage dans une scène assez éprouvante, il en profite pour dénoncer les excès de la fameuse méthode de l'Actor's Studio qui prétend nourrir le jeu de l'acteur de la résurgence des expériences traumatiques de l'enfance. Centré sur la préoccupation de régler tout à la fois sa dette à son maitre et son compte à la critique, De Palma a privilégié le rendu sensoriel plus que la force de l'intrigue qui ne sert que de prétexte à la mise en avant de ses clins d'œil facétieux comme cette scène sur la plage où Deborah Shelton et Graig Wasson tournoyant à 360° parviennent à un coït complètement fantasmé. Malgré un côté kitsch clairement affiché avec la présence du groupe Frankie goes to Hollywood venu chanter son tube sulfureux "Relax", qui pourra en rebuter certains, "Body Double" distille un parfum envoûtant qui doit beaucoup au travail de Pino Dinaggio dont la musique atmosphérique nimbe le film d'un parfum d'érotisme entêtant qui grave dans les mémoires (masculines sans doute) la danse lascive de Mélanie Griffith vue à travers la lunette du télescope planté à la fenêtre panoramique de la fameuse Chémosphère de l'architecte John Lautner ( construite en 1960 à Los Angeles sur Hollywood Hills devenue une curiosité locale). Tout se passe donc comme dans un rêve virant au cauchemar et spoiler: c'est bien ce que semble nous dire Dennis Franz, double de De Palma, quand, réalisateur de films de vampires il réveille son acteur victime depuis le début du film d'une crise de claustrophobie à l'intérieur d'un cercueil
. Curieux voyage dans les tréfonds obsessionnels d'un homme ordinaire qui au final nous ressemble, "Body Double" n'est sans doute pas le plus grand film de De Palma mais certainement un film unique en son genre qui retranscrit parfaitement en les détournant les impressions ressenties par De Palma et peut-être certains d'entre nous devant les chefs d'œuvre d'un autre grand réalisateur.
Roub E.

1 314 abonnés 5 393 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 août 2020
Souvent comparé à Hitchcock, Brian de Palma s est offert avec Body Double une vraie récréation en s inspirant de l œuvre du maître du suspens. Bien sur on pense à fenêtre sur cour, vertigo et Psychose. Body double joue du coup beaucoup sur l humour et le clin d œil, sûrement trop d ailleurs. Car du point de vue du suspens le film est assez faible, le dénouement est assez prévisible et même assez ridicule sans son climax. D autres scènes sont par contre bien réussies comme le tournage du film porno (étonnamment soft en revanche), le meurtre de la voisine. Le côté obsessionnel du personnage principal est très bien rendu avec notamment la musique entêtante qui apparaît quand il mate sa voisine. Reste que c est un clin d œil assez sympa à l œuvre d Hitchcock et à la sienne.
Vador Mir

305 abonnés 999 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juillet 2022
Un peu de "sueurs froides", un peu de "fenêtre sur cour". Brian De Palma est davantage dans la copie que dans le clin d'œil ou la simple inspiration.
Mais c'est fait avec brio. Dans le style Hitchcockien, Blow Out est clairement supérieur.
GregLeSuisse
GregLeSuisse

56 abonnés 1 069 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 septembre 2013
Film qui a marqué ma jeunesse, une Déborah atomique, une Mélanie toutes en "finesse" dévergondée à souhait dans un mélange de série Z, un truc qu'on ne verra plus ....
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