un film conceptuel basé sur un plan séquence. en réalité, si j'ai bien vu, il y en a trois. le suspense, et surtout le reste comme souvent chez hitchcock : l'atmosphère, le concept, la photographie, l'interprétation et une réflexion sur le meurtre et le fascisme qu'il contient...
Premier film d’Alfred Hitchcock que je regarde et quelle déception ! Une intrigue difficile à avaler et un scénario inexistant avec de longs très longs dialogues pour combler un vide de plus d’une heure. L’interprétation de James Stewart ne fait pas lever les foules non plus, bref je vais me regarder psychose pour je l’espère apprécier ce grand cinéaste.
Pas le film d’Hitchcock qui marquera le plus les esprits si on prend seulement en compte le scénario qui s’avère des plus basiques. Par contre, techniquement ce thriller est mené de main de maitre par le réalisateur des Oiseaux. Ce long-métrage qui est tourné de manière très théâtrale ne possède en tout est pour tout qu’une dizaine de plan que le réalisateur a réussi à raccordés de manière très habile. Au niveau de l’excellent casting, on retrouve avec plaisir le grand James Stewart dans un rôle d’une grande importance, mais aussi Sir Cédric Hardwicke ou encore Farley Granger. Dans son ensemble, on prend donc un certain plaisir à revoir cet excellent huis-clos d’autant que la photographie est superbe et qu’il y a en plus une bonne dose de suspense.
Ne nous voilons pas la face ce film d' Hitchcock est nul ! Etant un admiratif de ce réalisateur je fus très déçu de ce film. Un huit clos sans grand intérêt et les dialogues sont d une niaiserie surprenante à me demander si c était bien lui qu il avait réalisé. C'est long et ennuyeux ..
Je n'avais pas vu de Hitchcock depuis un moment, même si c'est pas l'envie qui me manquait, par manque de temps (j'ai tellement pas de temps en ce moment, c'est juste dingue, enfin bon je vais pas raconter ma vie). Peut-être aussi le fait d'avoir vu le médiocre biopic sorti récemment m'aura attiré. Je n'ai vu que Rear Window et the birds, que j'avais bien aimé, mais je dois dire que c'est avec Rope que je commence à vraiment voir le génie du bonhomme. Rien que le postulat est alléchant : un meurtre, un huis clos avec pour toile de fond une fête invitant les proches de la victime, que demander de plus? Les dialogues sont justes divins, c'est écrit de manière très intelligente, et bien sûr les acteurs ne sont pas en reste. Dès le début la complicité des deux tueurs, l'un tranquille et excité, l'autre flippé est bien vue, on sent que cette affaire ne peut que mal tourner. Et au fur et à mesure que le tout se déroule, la tension monte inexplicablement, le tout mené par la mise en scène impeccable de Hitchcock. C'est vraiment un grand metteur en scène et il le prouve, je ne crois pas qu'on puisse faire bien mieux pour un huis clos. Diantre, pour une fois qu'on ne tombe pas dans le tape à l'oeil dégueux (genre 127 heures, où on crée le maximum d'hallucinations inutiles histoire de ne pas ennuyer le spectateur...). Non j'ai été complètement happé par l'histoire qui reste par ailleurs très simple, mais les intrigues des uns et des autres ne sont pas désagréables, et la réflexion sur Nieztsche tient plutôt bien la route. J'aime bien ce genre de dialogues. Et malgré le fait que l'on connaisse la fin à l'avance, je la trouve bien belle, le dernier plan est très beau, d'une manière assez inexplicable. Ça me donne l'occasion de parler des effets spéciaux justes excellents (mais si, la ville à l'arrière plan), pour l'époque je trouve ça génial comme incrust'. Pff, quelle mise en scène quand même. Et pas une seule lourdeur, tout n'est que pur plaisir. Et j'adore cette sensation de tension qui monte. Un très bon film.
Un classique de sir alfred . Ni le meilleur hitchcock , ni le plus mauvais, mais l'un des plus remarquables au niveau de la réalisation , c'est certain avec cette impression de plan séquence interminable. Du grand art
J'ai personnellement trouvé ce film très bon. La mise en scène et les acteurs rendent le tout réaliste, on entre facilement dans la peau des protagonistes.
Cette adaptation d'une pièce de théatre est très réussie. Bien sûr, la tension n'atteint pas celle d'un Vertigo. On s'ennuie un poil pendant le milieu du film, mais le début est très drôle, la fin passionnante. Le scènario et les dialogues offrent quant à eux une profonde réflexion sur la curiosité, presque l'admiration que le commun des mortels éprouve pour le meurtre (une des principales raisons, on ne peut le nier, qui battit le succès de tous les romans, série et films décrivant des crimes, donc de la dimension artistique qu'on lui a conféré (état de fait que Rupert Cadell, incarné par James Stewart, ne fait que révéler au grand jour) et les problèmes que cela peut engendrer pour les esprits mal tournés, qui confondent description et incitation à l'acte (et ceci combien même la description fut-elle humouristique ou quelque peu admiratrice).
Que dire sur ce film à part que j'ai été émerveillé devant sa réalisation et ses plans séquences particulièrement ambitieux pour l'époque mais qui font toujours autant leur effet (malgré des raccords malheureusement très visibles) ! L'histoire joue aussi à merveille sur la situation aussi morbide que grotesque dans laquelle sont embarqué les 2 personnages principaux, que l'on déteste autant que l'on adore. Nan, vraiment, si la réalisation est juste incroyable et que c'est ce que l'on retiendra lors du visionnage, le talent narratif est lui aussi vraiment percevable !
La corde est un des films cultes d Hitchcock avec lequel il a donné ses lettres de noblesse au huit clos . Le maître du suspense monte un film qui donne l impression de n être qu'un long plan séquence (en réalité , le film comprend 11 plan séquences ).
James Stewart, acteur fétiche d Hitchcock , fait son premier film avec le réalisateur et ses scènes donnent de la consistance au film.
Certaines scènes effleurent le thème de l’homosexualité qui était tabou à l époque de film (1948). Certains états américains avait d ailleurs interdit le film à cause de ça .
Techniquement parfait , la corde possède un scénario hyper travaillé à base d humour noir et de meurtre parfait . Un must du genre.
A noter que la corde est le premier film d Hitchcock en couleur
Premier film d’Alfred Hitchcock en couleur, La Corde était célèbre avant l’arrivée du numérique pour être LE long-métrage constitué d’un unique plan-séquence. Pourtant, cette réputation, jamais démentie par Sir Alfred lui-même, est erronée. En effet, si on excepte le générique, le film est constitué de 10 plans-séquence (les magasins de caméra ne pouvant contenir des bobines de plus d’une dizaine de minutes) dont les raccords sont parfois camouflés (en filmant des dos ou en faisant un mouvement filé) et aussi parfois totalement francs (ils sont au nombre de 5 ou de 6 si prend en compte le générique de début). Ce défi avait pour but de retranscrire d’un point de vue technique le sentiment du spectateur devant la pièce de théâtre de Patrick Hamilton dont le film était adopté. Celle-ci étant un huis-clos sans entracte et se déroulant en temps réel, la technique du plan-séquence se révélait donc adaptée tout en étant un véritable challenge pour le cinéaste. En effet, les caméras couleur de l’époque étaient énormes : il fallait pouvoir déplacer celle utilisée pour le film à travers son décor ! De plus, l’heure à laquelle se déroule le récit impliquait une modification progressive de la couleur du ciel recréé en studio. Hitchcock s’en tire brillamment et évite le piège du théâtre filmé en utilisant les mouvements de caméra pour remplacer le découpage si essentiel dans sa réalisation. Il se permet ainsi de jouer avec l’image et le sonspoiler: (la caméra filme le décor pendant que l’on entend Rupert expliquer la manière dont il imagine le déroulement du meurtre ; les bruits remontant de la rue se transforment en annonce de l’arrestation imminente des meurtriers et servent de conclusion au film) . Servi par d’excellents comédiens (même si on peut trouver parfois le jeu de Farley Granger un peu trop exagéré), Hitchcock s’amuse donc avec sa mise en scène et illustre parfaitement une intrigue rondement menée qui pourrait être vue comme un précurseur de la série Columbo (le but n’est pas de connaître les assassins puisque ceux-ci sont dévoilés dès la première seconde mais la manière dont ils seront démasqués) qui se permet certains clins d’œil au spectateurspoiler: (les personnages parlant devant James Stewart, qui collaborait pour la première fois avec Hitchcock, d’autres comédiens fétiches du cinéaste comme Ingrid Bergman et Cary Grant qui avait d’ailleurs refusé le rôle de Rupert) . Ainsi, Alfred Hitchcock réussit brillamment son pari technique et signe, avec La Corde, une excellente adaptation de pièce de théâtre conservant toute la sève de celle-ci. Une belle réussite.