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Nicolas L.
121 abonnés
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3,0
Publiée le 13 août 2018
Hitchcock mineur mais avec une réelle modernité de mise en scène. Deux scènes d'anthologie pure. Reste que le rythme est un peu daté et la fin trop convenu à mon goût.
Pou son premier film en couleur Alfred Hitchcock met en scène brillamment ce huis clos, on a l'impression de voir une pièce de théâtre plutôt qu'un moment de cinéma. Les dialogues m'ont beaucoup plu, comme quand les invités parlent de cinéma, « vous avez vu ce film, euh, le machin de la machine » il faut avoir vu le film pour comprendre, ou le discours d'humour noir de Stewart. L'histoire est intéressante, James Stewart est égal à lui-même, mais malheureusement il manque à ce film quelque chose. Un grand final peut être, parce que personnellement je l'ai trouvé raté et c'est pour cela que je mets une note peut être un peu dur, mais qui me semble juste. De plus Hitchcock a fait tellement mieux comme huis clos, d'ailleurs je conseille très fortement Le crime était presque parfait et Fenêtre sur cour qui sont deux immenses films du genre.
Un film tendu, virtuose et totalement étouffant. Hitchcock réalise ici une expérience cinématographique plutôt audacieuse : un huis clos, en forme de pièce de théâtre en plan séquence (ou presque) qui mettrait la mise en scène au centre de tout. Car c'est bien à un exercice de style que l'on affaire : le cinéaste joue avec la caméra et parvient à filmer cette histoire plus efficacement encore que si elle avait fait l'objet d'un montage savant. La caméra virevolte, passe d'une conversation à une autre, d'un regard à un autre, tour à tour étouffe un personnage puis prend de la hauteur. Il s'agit ici d'une sorte de catalogue magnifique du savoir-faire cinématographique de son auteur. Mais celui-ci n'oublie pas le scénario, machiavélique et totalement prenant. Le suspense est total et il flotte sur ce film une ambiance malsaine parfaitement maîtrisée. Farley Granger est bouleversant et James Stewart est d'un cynisme et d'une efficacité incomparables.
Hitchcock a vraiment un don pour créer une ambiance de malaise, malsaine et avec beaucoup de suspens. De plus, tous le film se passe dans une seule et unique pièce mais reste vraiment passionnant, ce qui est un exploit. Le seul petit point faible pour moi, ce sont les dialogues qui soule tant il y en a...
" La corde " est une œuvre symphonique, une initiation expérimentale sur l'art d'assassiner esthétiquement un composant de sa propre génération. On teste les procédures en costumes cravates dans un luxueux appartement richement meublé ou au delà d'une baie vitrée un temps indifférent suit son cours.
Ces jeunes assassins se préparent au combat qu'il faudra mener contre eux-mêmes afin de supporter l'inévitable déferlante de démons accusateurs ainsi que contre la détermination méthodique et intuitive d'un aîné. La dépouille dissimulée active une machinerie déductive par son omniprésence.
"La corde " ressemble curieusement à une partie d'échecs entre deux jeunes présomptueux arrogants endoctrinés par un professeur rotor ayant alimenté volontairement les esprits de ses étudiants sur le mécanisme d'un meurtre dans le but de s'en servir contre eux.
Celui-ci ravi de démontrer qu'il possède encore du jus intuitif devient lucidement l'adversaire de ses propres théories déversées chez une génération montante qu'il désire mettre au pas puis éliminer afin de conserver un territoire basé sur ses pouvoirs de résolutions.
Les deux jeunes tueurs ne sont que des cobayes endimanchés friables à court terme manipulés par un ambitieux avide d'énigmes exécutées selon un plan machiavélique dont il est le chef d'orchestre.
" La corde " se résume en partie à un conflit de générations, une assurance minutée honore deux jeunes étudiants séduits par la mise en puissance d'un interdit expérimental dont la séquence inéluctable renforce la longévité d'un grisonnant.
Comme sur une scène de représentation théâtrale pour un décor unique, c’est très bien écrit, ça suit la linéarité du scénario par sa mise en scène, en changeant le fond du cadre de couleur lumineuse à sombre puis redevient normale. Les personnages gentlemen aux motivations secrètes relations ambiguës, jouent à cache-cache avec cette fichue malle et une corde mystère, les spectateurs le constateront depuis l’observation de la salle, ni vu ni connu pour l’objet du crime. Des réactions sans pouvoir agir puisse la réponse entre la bouche muette et les oreilles sourdes. Les autres intervenants de l’appartement de style bourgeois sont des employés, de la famille, des amis invités. Tous ne verront que du feu sauf la star du classique Hollywood suspicieux des cachotiers obscurs dont une nervosité dans le jeu du piano, un professeur qui inspire l’admiration chez ces étudiants meurtriers dans leur dérive extrême. L’alerte donnée par coup de feu, espérant réveiller le voisinage inquiet de la surprise peu intense, la scène finale est marquante. Ce film est une dégustation de succulents desserts servit par le maître suspense.
Toute l'oeuvre hitchcockienne est indéniablement baignée d'une fascination viscérale pour l'acte meutrier, dont "La Corde" est tout à fait représentatif. Articulé en une dizaine de plan-séquences mis bout à bout, le film évoque ni plus ni moins qu'un immense jeu de chat et la souris entre deux (amants?) meurtriers et un professeur perspicace (interprété par James Stewart), sous le regard attentif du spectateur! Cynique et haletant, le rythme se verra finalement brisé lors d'un épilogue lourdaud et sentencieux. N'empêche, Hitchcock y démontre talent et style.
Le dispositif et le récit en huis-clos déservent le film plus qu'autre chose ; les deux criminels jouent aux malins autant avec leurs invités qu'avec le spectateur, et c'est assez désagréable. Mais Hitchcock garde un oeil goguenard, une caméra assez affutée (bien qu'un peu trop "leçon de cinéma" par endroits), et James Stewart est simplement brillant. Alors, ça vaut quand même le détour.
Huis clos constituant une prouesse technique du maître qui filme pendant 110 minutes un seul plan. Farley Granger n’a pas son pareil pour jouer les personnages au caractère faible. La relation homosexuelle entre les deux criminels est plus qu’évoquée et on peut être surpris d’une telle audace en 1948. Stewart comme à son habitude est parfait. Il règne un malaise à voir les deux criminels disserter au début du film sur la perfection de leur geste.
Comédie noire adaptée d une pièce de théâtre par Mr Hitchock, la corde avec son faux plan séquence qui dure pendant tout le film a par moment les défauts du théâtre filmé. Notamment à cause de certains acteurs au jeu un peu trop forcé et à l ancienne à mon goût. Pourtant la première partie du film est très amusante avec notamment la mise en place du dîner. La fin du film bien trop simpliste, presque bête gâche le plaisir alors qu on a parlé du crime parfait pendant tout le film. Reste James Stewart dont j adore le relâchement qui correspond parfaitement au ton du film. Un film qui n est certes pas le meilleur du maître du suspens (il y a d ailleurs peu de suspens) mais qui offre le plaisir d un film acide et cynique comme ses deux meurtriers.
La corde est un excellent film psychologique d’Alfred Hitchcock. Toujours aussi habile derrière une caméra, le célèbre réalisateur nous fait une mise en scène irréprochable. Il nous plonge immédiatement dans l’ambiance et on reste scotché au film du début à la fin. Le scénario est travaillé, recherché, original et les acteurs comme le grand James Stewart, mais aussi John Dall ou encore Farley Granger sont convaincants dans leurs rôles. Bref, c’est à voir…
L'exercice de style virtuose tourne à vide à cause du manque de personnages consistants et d'une véritable intrigue. La réflexion sur le meurtre est lourde et ne perturbe pas autant qu'elle le devrait.
Prodige du suspense, Alfred Hitchcock nous embarque avec la corde dans un huis-clos surprenant, composé uniquement de longs plans séquence. La mise en scène et le cadrage sont parfaitement accordées, pour un résultat génial, même si certains éléments sont trop appuyés. Les personnages sont agréables, le rythme soutenu et on est littéralement embarqué dans ce thriller très agréable.
"La Corde" (1948) Arte le 28 mars 2016 C'est le premier film en couleur du maître du suspense qui pour des raisons techniques dont je vous épargnerai les détails (pas de montage) avait fait à la suite un arrangement de huit plans séquences : soit la totalité de la contenance d'une bobine d'enregistrement. Le grand Hitch en disait lui même "Un truc complètement idiot" Le principe l'empêchait même de travailler selon soin habitude et ses inspirations. Il en résulte donc une histoire idiote elle aussi sur tous les plans ! On cherche en vain quelque chose de bien dans cette histoire à dormir debout. A commencer par une affiche publicitaire peu attractive. Le scénario n'est pas meilleur et à sa décharge, il a dû s'enfermer dans un corset d'obligations techniques ! Mais bien peu de suspense à la clef et que d'invraisemblances ! Quant aux décors, ils sont les mêmes du début à la fin ce qui se traduit à l'écran par une espèce de monotonie plus soporifique pour le spectateur qu'autre chose. On a l'impression d'être dans un (mauvais) théâtre car au moins, dans un bon, les décors y changent. A certains moments, le doublage VO est épouvantablement visible ! Un espoir du côté des acteurs peut-être ? Même pas : un casting de misère pour les trois protagonistes principaux et deux fort mal choisis. John Dall (particulièrement mauvais, décédé en 1971 à 53 ans) et Farley Granger transparent, peinent à donner un faire-valoir crédible à Stewart, qui heureusement, en a vu d'autres ! En définitive, c'est lui qui porte le film sur les épaules C'est bien peu, tellement même que c'est un des moins bons films que j'ai vus d'Hitchcock et que je vous conseille d'éviter ! Sauf pour les inconditionnels du Maître où des amateurs d'expérience ! willycopresto
Un excellent Hitchcock où le suspense est maintenu jusqu'à la fin durant près de deux heures. Il est difficile de ne pas être séduit par ce duel psychologique servi par des acteurs au sommet: les face-à-face entre James Stewart et John Dall sont particulièrement réussis. James Stewart en professeur cynique adepte des thèses de Nietzsche est excellent et trouve là un de ses meilleurs rôles. La prouesse de ce film est aussi technique, Hitchcock ayant essayé de faire croire qu'il avait tourné son film en un plan unique même si le procédé montre ses limites assez vite: certaines transitions trahissent le changement de bobine (gros plan sur le dos d'un personnage par exemple). L'arrière-plan de la ville est esthétiquement assez joli et permet de montrer l'écoulement de la journée. Excellent film à suspense, La Corde est un vrai chef-d'œuvre absolument immanquable.