La Corde
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annatar003
annatar003

74 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2012
Sorti en 1948, "La Corde" d'Alfred Hitchcock fait partie de ce genre que l'on associe si familièrement au réalisateur britannique, le suspens. Tourné en huit clos sur dix séquences qui donnent magistralement l'impression d'un unique plan-séquence au spectateur, "La Corde" dévoile la folie du meurtre sous un jour nouveau, dans une noblesse et une virtuosité qui préconise "Le Crime était presque parfait". S'inspirant d'une pièce de théâtre Hitchcock pose comme à son habitude un décors simple où le spectateur vagabondera en différentes compagnies durant la résolution de l'énigme.
On y retrouve des thèmes récurrents du réalisateur tels que la notion de justice mais aussi d'autres plus audacieux comme l'homosexualité pourtant fortement censurée à l'époque.
C'est au travers de ces aspects que les divers personnages prennent la parole en ridiculisant la position d'un cadavre dissimulé dans une pièce regorgeant d'indices plus accusateurs les uns que les autres.
Symbolisant l'esprit dément qui n'applique aucune morale sinon la sienne, John Dall brille dans son jeu tout comme son acolyte de fortune Farley Granger. Opposés à un grand James Stewart qui sort de ses rôles habituels pour une allure plus forte de conviction, les deux assassins jouent avec le feu sans se brûler, ou presque. Donnant lieu à petit débat fort intéressant au sujet de l'égalité entre êtres humains, "La Corde" n'utilise pas l'identité des tueurs comme fil conducteur mais bel et bien le mécanisme d'autosatisfaction de ces-derniers et c'est ce qui lui donne tout son charme. Une belle prouesse du maître du suspens qui réussit une fois encore à nous communiquer une tension si personnelle.
Martin P.
Martin P.

57 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2014
Unité de lieu, bel exercice de style avec des plans séquences de patron. Je mesure enfin le charisme de James Stewart avec ce film où il est impressionnant. Un bon moment, j'attends toujours que Hitchcock me bluff complètement.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 septembre 2013
Avant de tourner des pubs pour la nouvelle Citroën DS3 Black édition, (en bonus, et merci Citroën de me verser mon chèque)
Alfred Hitchcock à fait quelques petits trucs dans sa vie assez intéressants pour l'avoir conduit aux sommets qu'est la pub télé pour voitures...
Bah oui vous croyez quoi, que c'est donné à tout le monde de vendre du saucisson ou des tampons hygiéniques? [n'y voyez pas de rapports hein]
Eh oui les gars, avant ça, c'est des heures de boulot, de répétitions, de travail, de nuits blanches et journées noires!
Tous ces grands acteurs avant ça ont fait des choses pour agrémenter leurs CV, parfois démonstrateurs chez Carouf, parfois vendeurs sur les marchés, parfois défiler sur un podium (quand tu fais moins de 40kg)...
D'autre comme notre Alfred, à tourné quelques petites vidéos, certaines ont eu du succès sur le Youtube des années 50, (le cinéma pour les plus jeunes)
Et justement...

Aujourd'hui, dans la rubrique "j'ai testé pour vous", j'ai testé pour vous: La corde!

Ce test est avant tout dédicacé à Mathilde, une fidèle lectrice qui m'a un jour demandé un test plus "technique"

Mes chers lectrices et lecteurs, aujourd'hui on va apprendre des choses...
Et pour apprendre des choses, quoi de mieux que de regarder un peu en arrière.
Quelque soit le domaine, c'est toujours bon de regarder ce qu'ont fait les maîtres avant nous.
Dans le sport, Usain Bolt à très certainement regardé la façon de courir des grands maîtres comme Carl Lewis ou Maurice Greene.
Dans la musique, Adèle ne chanterait certainement pas de cette façon si elle ne s'était pas un peu inspirée des grandes divas comme Maria Callas ou Céline Dion [pour faire plaisir à mes amis Québs].
Même dans la vie de tout les jours, je veux dire, si Nabilla à d'aussi gros seins et si peu de cervelle, c'est bien que la mère Ferrari [Lolo hein, pas la voiture] lui à montrée la voie!
Bref, le cinéma c'est aussi ça. Et les grands maîtres en question, ceux qui aujourd'hui, longtemps après leur disparitions font toujours parler d'eux, nous ont laissé un héritage intemporel dont nous allons toucher un mot.

Mais d'abord, parlons technique...

Depuis le début du cinéma et ce jusqu’à l'arrivée du numérique, l'enregistrement d'images se faisait avec des caméras à bobines (cf: Ma photo de couverture)
En gros les images (la lumière) passant par l'objectif était directement "imprimée" sur la pellicule.
Cette pellicule en question possède des centaines de milliers de petites fenêtres vierges sur lesquelles viennent se "graver" les images. La caméra elle, fait tourner la bobine à vitesse constante de façon à ce que les images une fois projetées donnent l'illusion d'être en mouvement fluide.
Pour ce qui est de la bobine en question, sa largeur standard peut être de 8, 9 et demie, 16 ou 35mm suivant les caméras ou les projecteurs qui vont les "lire".

Il faut savoir que la durée d'une pellicule est très variable.
En fonction de l'époque, d'un film AVEC ou SANS le son, du nombre d'images par secondes que l'on veut obtenir à l'écran...
Sachant que pour un confort visuel minimal, il faut environ 24 images par secondes, sur une bande de 35mm soit une fenêtre de 16 sur 22mm (la plus couramment utilisée), je vous laisse donc la joie de calculer combien de mètres sont nécessaire à un film de 90min...
En fait la longueur de la bande serait bien trop longue et donnerait un diamètre de bobine enroulée de près d'1 mètre...
Donc pour pouvoir rentrer dans les caméras, les bobines étaient standardisées à environ 12 minutes, soit 300m de pellicule soit 45cm de diamètre... [Ça vous fait rêver mesdames hein!]

Vous l'aurez compris, impossible de tourner plus de 12 minutes d'images avec une seule bande. Comme avec nos cartes mémoires actuelles limitées à quelques Giga-octets, pour filmer une même scène en continu, il faut changer la bande, et à l'image, le raccord se verra...

Mais... c'est sans compter le génie d'Alfred Hitchcock, qui à réussi à faire d'un défaut technologique, une force pour rendre son film encore plus immersif!
En 1948, sortait un film sur les écrans américains qui allaient apporter une petite révolution au cinéma.
"La corde" en plus d'être son premier film en couleurs est un film entièrement tourné en "plan-séquence".

Le "plan-séquence" est une manière de filmer une scène avec une seule et même caméra, sans coupure ni montage.
En gros, filmer en plan-séquence revient à filmer en temps réel, et avec un seul angle de vue exactement comme si le spectateur se trouvait dans la même pièce où l'action se situe.
La caméra peut bien sûr bouger pour dynamiser l'action (et surtout les dialogues) mais elle doit absolument filmer en continu.
Quant aux jeux des acteurs, mouvements de caméra et techniciens, TOUS doivent scrupuleusement respecter leur position, qui est en général marquée au sol pour être sûr qu'aucunes erreurs ne se glisse dans l'angle de la caméra sans quoi, TOUTE la scène devra être retournée!

Mais pour tourner les 80 minutes du film d'un seul trait et comme dit plus haut, avec des bobines de 12 minutes seulement, en donnant pourtant l’impression d'aucunes coupures à l'image, la ruse devait entrer en jeu.
En effet, pour ne laisser paraitre aucuns raccords d'un séquence à une autre, chaque fois qu'une bobine se termine, la caméra va se coller au dos d'un acteur ou un plan fixe de la pièce, plan reprit au début de la nouvelle bobine installée.
Résultat à l'écran, aucunes coupures, aucuns temps mort, et le temps continue de s'écouler parfaitement normalement.

Évidement, avant l'ère du numérique, peu de réalisateurs étaient capables de diriger un tournage aussi pointu.
Le film d'Alfred Hitchcock, "La corde" raconte donc une histoire en:
80min,
11 séquences quasi invisibles,
11 bobines de film,
3,3km de pellicules en 35mm,
et tout ça pour 1 spectateur, VOUS!

La Corde est tirée de la pièce de théâtre du même nom de Patrick Hamilton, elle-même inspirée d'un fait divers authentique: l'assassinat de Bobby Franks par Nathan Leopold Jr et Richard Loeb à Chicago en 1924.
Le film raconte l'histoire de Philippe et Bernard qui se débarrassent d'un de leur camarade, David suivant les théories de leur professeur Robert qui pense que les être supérieurement intelligent devraient avoir le droit de vie ou de mort sur les être intellectuellement moins gâtés. [Pour les prénoms, ce n'est pas une vilaine blague, vous remercierez la VF hein]. Sauf que Philippe et Bernard prennent aux mots leur professeur et assassinent avec une corde leur camarade. Et pour assoir leur suprématie, cachent le corps dans un coffre et invitent le soir même à diner la famille et la fiancée de David ainsi que leur professeur!

Pour rendre l'action et le suspense encore plus insoutenable, le film est tourné toujours dans la même pièce, en temps réel (le soleil se couchant progressivement sur New York en arrière plan) et la tension qui monte entre les acteurs est assez palpable pour vous faire dire "mais vas-y tu vas l'ouvrir ce coffre" ou "mais tu vas la fermer ta gueule Nabilla!" [euh..]

En conclusion, je vous conseil VRAIMENT ce film, car si la majorité des gens ne connaissent d'Hitchcock que "Psychose" ou "Les oiseaux", sachez qu'il y'a encore 60 autre chefs d’œuvre à voir!
Et puis si vous n'êtes pas convaincu par un vendeur de voiture, personne ne peut plus rien pour vous
Orno13
Orno13

28 abonnés 1 094 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2023
Un huis clos réalisé brillamment par Hitchcock le 1 et film en couleur de ce realisateur.
La mise en scène est exceptionnelle avec un plan séquence de 1 h20 enfin pas tout à fait mais les raccords sont tellement bon qu on croit que le film a été filmé en un seul jet comme une pièce de théâtre.
Les acteurs sont brillants mention spéciale john dahl.
J ai mis un petit bémol concernant l l'intrigue qui en mon sens pas a la hauteur de la mise en scène
Shawn777

827 abonnés 3 991 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2017
Ce film réalisé par Alfred Hitchcock, sorti en 1948 et adapté de la pièce "Rope" de Patrick Hamilton est vraiment très bon. C'est l'histoire de deux étudiants qui tuent un de leur camarade, qui le cache dans un coffre et qui font une soirée tout en mangeant sur le coffre. Le scénario n'est pas forcément recherché mais la force cynique de l'histoire rend le tout vraiment très bon. Ce que nous retiendrons aussi de ce film, c'est qu'il possède de nombreux plans-séquences et bien que fait avec des trucages, c'était quand même une prouesse technique pour l'époque. Les trucages dont aujourd'hui visibles et on arrive à les repérer mais cela reste tout de même très bien fait et très bien filmé. Effectivement, le jeu de la caméra joue énormément dans le film puisqu'elle donne quelques fois des informations et joue également avec les dialogues, ce qui est très bon et surtout très original. Le film ne dure pas très longtemps mais ce n'était pas vraiment nécessaire de le faire plus long car le scénario ne le permettait pas vraiment. On ne s'ennuie donc pas car le huis clos est très prenant et le suspense parfois intense ! Pour ce qui est des acteurs, nous avons principalement John Dall, Farley Granger et James Stewart qui jouent très bien ! "La Corde" est donc une très bonne découverte et c'est donc un très bon Hitchcock.
Xavi_de_Paris

370 abonnés 2 860 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 octobre 2013
Une immense réussite de la part de Hitchcock, qui signe là un film à la dimension psychologique difficilement égalable, et dont lui seul semble capable. Le suspense, latent tout au long du film, monte de minute en minute, jusqu'à un final parfait. Les acteurs sont irréprochables, et chaque dialogue entre les personnages semble être une confrontation personnelle, parfaitement soulignée par leur jeu. Un petit chef bijou, un chef d'œuvre.
JamesDomb
JamesDomb

130 abonnés 1 061 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
La Corde est le premier film en couleurs d'Alfred Hitchcock. Quand on évoque ce film du Maitre du suspense ce qui vient immédiatement à l'esprit est la structure, la forme et non pas le fond, l'histoire. Ce film est resté célèbre pour son unité de lieu, de temps et d'action et surtout ce supposé plan séquence continu d'une heure dix...La Corde est avant tout une expérience. Un coté theatrale parfois à la limite du sur-jeu et où certains comédiens ne paraissent parfois pas toujours à l'aise (ceci est sans doute à cause des risques des conditions de tournage où les murs et autres décors étaient escamotables et où les acteurs devaient faire attention de ne pas se prendre les pieds dans les fils) notamment Farley Granger...La Corde tient surtout par sa performance technique. De ce fait James Stewart évoquant les répétitions déclarait que seules les caméras en bénéficiaient. Alfred Hitchcock utilise donc ses acteurs comme de parfaits pantins dans son admirable décor, véritable jeu de construction à la célèbre toile de fond où le soleil va déclinant sur la ville de New York (et où un néon représente sa célèbre silhouette ! ). La caméra apparait comme un véritable personnage invisible allant presque volant entre les personnages. La bande-son est magistrale notamment lors de la dernière scène où les bruits de la rue vont crescendo...impressionnant de réalisme. Le thème de l'homosexualité passe donc au second plan, Hitchcock cependant ravi d'aborder ce sujet tabou...beaucoup d'allusions restent très "post-coitale"...surtout la dernière scène où le meurtre est assimilé à un orgasme de la part des deux assassins...on pourra aussi constater que le thème de l'assassinat influencé par des images et dans ce cas précis, de discours était déjà abordé et reste aujourd'hui un sujet de débat. James Stewart campe surement sa meilleure prestation avec Hitchcock, quelques plans sont ahurissants (la scène du coffre débarrassé par la bonne en plan fixe...) et font de ce film une curiosité.
real-disciple
real-disciple

116 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2012
Bien qu'il ne soit pas le meilleur Hitchcock, la Corde est un petit chef d'oeuvre du huis clos filmé de façon illusoire en un seul plan séquence depuis que l'on entre dans l'appartement. Les acteurs et répliques sont excellents et le fait d'avoir fait varier (par des maquettes) le temps de la journée derrière les fenêtres est ingénieux. Par contre la fin est peu exaltante.
Guillaume836076
Guillaume836076

101 abonnés 126 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2013
Un film à part et oeuvre charnière dans l'oeuvre foisonnante d'Alfred Hitchcock, car il s'agit ici, au-delà de l'adaptation méticuleuse et diabolique du maître du suspense, d'un exercice de style expérimental au niveau de la mise en scène. Après ce film, cadrages et séquençages ne seront plus jamais les mêmes dans son oeuvre.
En respectant les bases et les codes de la pièce de théâtre, Hitchcock livre un huis clos formellement ingénieux pour l'époque: donner l'illusion que le film est un unique plan séquence. Pari réussi, qui au regard de la technique d'aujourd'hui (cf à "L'Arche Russe"), pourrait paraître artificiel. C'est sans compter sur ses talents de conteur et sa direction des acteurs.
L'audace, c'est aussi d'avoir abordé, l'homosexualité du couple joué par John Dall et Farley Granger, de manière frontale, sans jamais suggérer ou symboliser quoique ce soit, malgré le code Hays en vigueur à l'époque. Cependant, la morale est sauve, puisque ce couple d'homosexuel en est dénué, sauf Farley Granger en proie à la culpabilité. Pourtant, je me demande à quel point dans l'esprit d'Hitchcock, le choix du sujet n'était pas une habile provocation de sa part, comme il savait si bien le faire.
Don Keyser
Don Keyser

89 abonnés 1 641 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2013
Doté d'un scénario bien écrit, "La Corde" entraîne le spectateur dans une histoire simple et très intéressante. Par ailleurs, la réalisation est excellente pour pouvoir garder en haleine le spectateur dans un huis-clos. D'autre part, les acteurs sont aussi très convainquants et jouent bien leur rôle. Ainsi, le film est très réussi par un Hitchcock au sommet de sa forme dans une oeuvre expérimentale.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 décembre 2011
Comment Alfred Hitchcock peut-il faire d'un huit clos,un chef d'oeuvre?Reponse avec La Corde(ou encore Fenêtre sur cour)!Deux étudiants étranglent un troisième(David)pour se donner des sensations fortes et le cache dans un coffre qui servira de buffet pendant la réception qu'ils donnent le soir.Parmi les invités se trouve leur ancien professeur au lycée,dans cette soirée celui-ci va d'abord soupçonner puis découvrir au fur et à mesure dans cette seule soirée comment les étudiants ont tué David.Hitchcock nous prouve avec ce film qu'il ne sait pas que réaliser des films d'action de gros budgets et sait varier les genres(même si il y a toujours un minimum de suspense).Au fur et à mesure,on s'imprégne dans l'histoire pour découvrir le final tant attendu!Je suis juste déçu que James Stewart met un peu de temps à apparaître.Bref le film est très très bien(j'ai hésité entre 4 et 4,5)et réussi encore à nous prouver qu'Hitchock est un des plus grands réalisateurs au monde!
vivaBFG
vivaBFG

26 abonnés 1 671 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2021
C'est bon, c'est machiavélique, une belle œuvre sur le côté présomptueux de certains, prêt à tout, prêt à s'arroger des droits qu'ils n'ont pas, et de ces professeurs qui ont des théories qu'ils ne voudraient pas voir appliquer. C'est superbe, intense et la petite durée n'y est pas complétement étrangère.
A voir par tous les amateurs de thriller psychologique.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 février 2011
Pour son premier film en couleurs, Sir Alfred adapte une pièce de théâtre.
Jamais coupé, "La corde" (1950) tient en haleine du début à la fin et on lâche difficilement le morceau. En effet, ces longs plans, toujours dans un même décor (un appartement), renforcent l'aspect du suspense pour nous faire rentrer de plein fouet dans la peau des personnages, touchant à souhait. On vit ce huis-clos de façon impressionante grâce à une interprétation plus que jamais oppressante portée par un magnifique trio : James Stewart (première collaboration avec le réalisateur) - Farley Granger ( vu dans "Les amants de la nuit" de Nicholas Ray et "Senso" de Luchino Visconti) - John Dall ("Spartacus").
Ces trois acteurs en profitent et, sur des dialogues crépitants, tous les sujets sont abordés : la facilité de tuer, la peur, l'angoisse, le voyeurisme. Ces thèmes, chers à Hitchcock, démontrent encore actuellement les répercussions sur le système judiciaire américain et français. Alfred, tu oses tout, et c'est fascinant.
60 ans après sa sortie, "La corde" tient toujours la route, et c'est pour notre plus grand plaisir...
skell93
skell93

17 abonnés 309 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2013
Bon petit film du grand Hitchcock, il réussi à nous tenir en haleine avec une histoire et un scénario assez basique grâce aux acteurs notamment James Stewart qui excèle à la fin du fin. De plus, cette façon de filmer dans un seul endroit (un appartement) durant tout le film créer un certain effet original. Bref, ce n'est pas le film phare d'Hitchcock mais à voir tout de même.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 905 abonnés 8 271 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 septembre 2007
Alfred Hitchcock nous épate une fois de plus, avec un huit clôt saisissant et épatant. Dès le début du film, on comprend à qui l’on a affaire, on plonge littéralement au coeur de cette étrange histoire, où deux amis d’enfance, décide d’assassiner un de leur camarade de classe afin de ce donner des sensations fortes !
Une mise en scène macabre, puisqu’ils décident de laisser le cadavre dans une malle au beau milieu du salon, là où ils organisent le soir même une réception, en compagnie des amis de la victime ! !
Plusieurs protagonistes entrent en scène, mais la personne qui retiendra le plus notre attention, c’est leur ancien professeur, brillamment interprété par James Stewart (Fenêtre sur cour - 1955). A la fin de la soirée, c’est cette même personne qui parviendra à découvrir leur sombre intention. Les deux assassins, interprétés quant à eux par John Dall & Farley Granger sont vraiment sidérants. On découvre leur personnalité, leur psychologie dès le tout début du film, dans un long face à face, après avoir commis l’impardonnable. Filmé comme une pièce de théâtre (logique, puisqu’elle est adaptée de celle de Patrick Hamilton), Alfred Hitchcock nous livre une œuvre différente de ce qu’il avait l’habitude de réaliser. A base de longs plans séquences et toujours cette touche de mystère, la tension se faire sentir au fil du temps, le stress nous envahie, on ressent ce que les protagonistes subissent. Du grand art, comme toujours, on regrette qu’il ne soit pas aussi populaire que les autres films du réalisateur, car il vaut le coup d’œil, du haut de ses 80 minutes, La Corde (1948) est un petit bijou certes, mais tellement macabre et jubilatoire !
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