L'exercice de style virtuose tourne à vide à cause du manque de personnages consistants et d'une véritable intrigue. La réflexion sur le meurtre est lourde et ne perturbe pas autant qu'elle le devrait.
Hitchcock avait beau appeler avec condescendance ce film "le truc", il n'empêche "La Corde" est une des plus grandes oeuvres de son réalisateur. C'est un exploit incroyable pour les techniciens et pour les acteurs d'avoir créés ou interprétés ce film d'une durée de 80 minutes avec seulement 8 plans-séquences. Dans cet exercice, John Dall et James Stewart, étonnant mais totalement convaincant dans ce rôle de professeur cynique surtout que c'est la seule et unique fois que l'acteur sort pour une fois de ses sentiers battus, ont l'air particulièrement à l'aise. Mais il faut surtout pas oublier l'intrigue audacieuse et cruelle à la fois, qui inspiré d'un horrible fait divers, a ce point tellement passionnante qu'elle scotche l'oeil du spectateur sur l'écran tout le long du film. Quoi qu'en pense Hitchcock, "Le Truc" ou plutôt "La Corde" est un incontestable chef d'oeuvre.
Délicieux huis-clos. Une mise en scène virtuose et fascinante où le suspense est omniprésent. Avec la présence du magnétique de Stewart pour notre plus grand plaisir. Pas le meilleur film de Hitchcock mais un film de qualité.
un film conceptuel basé sur un plan séquence. en réalité, si j'ai bien vu, il y en a trois. le suspense, et surtout le reste comme souvent chez hitchcock : l'atmosphère, le concept, la photographie, l'interprétation et une réflexion sur le meurtre et le fascisme qu'il contient...
Incontestablement original sur le plan technique (malgré quelques maladresses, cf la coupure avec les glaces) et scénaristique. Les dialogues sont pas inintéressants, du moins dans la première partie du film. En revanche, pour le suspense il faudra repasser un autre jour. Plus grave, on s'emmerde dès la moitié du film, alors que celui-ci ne dure qu'1h17. Enfin, les deux acteurs principaux ont un jeu trop théâtralisé ce qui les rend peu crédibles.
Quel film! Le suspense est présent jusqu'à la fin. On sait dès le début qui sont les meurtriers mais la tension est tout de même présente lors de cette soirée "d'adieu" autour d'un coffre servant de buffet. C'est cynique, macabre pointé d'un humour bien noir. Deux personnages (surtout celui qu'interprète John Dall) qui se revendiquent supérieurs, faisant partis d'une "élite" & autorisés à décider de la mort de quiconque autre. James Stewart est lui aussi renversant. Un film peu connu d'Hitchcock & c'est dommage!
La réalisation est vraiment très bonne 11 plans dans un huis-clos, c'est une belle performance (le film se voulait un long plan-séquence de 1h10 mais ont voit les raccords). Ensuite il y a l'histoire noir et cynique et James Stewart incarne un type très intelligent qui analyse et comprend la situation, un personnage intéressant pas courant dans les Hitchcock (et j'ai remarqué quelque chose ce personnage outre une ressemblance physique entre James Stewart et Hugh Laurie, les deux rôles Rupert Cadell et Dr. House se ressemblent étrangement). Vraiment un très bon film.
La mise en scène théâtrale du film puisque il se déroule dans la même pièce(comme dans fenêtre sur cour)est extrêmement plaisante,les dialogues sont excellent,les acteurs également.Le film ne manque pas de rebondissement et malgré la courte durée du film(1h17) le scénario inspiré d'une histoire vraie a su être exploité au mieux.
Dans ce film à huis clos règne une atmosphère étouffante et terriblement poignante. Les acteurs parviennent à donner une réelle épaisseur à leurs personnages. A travers une intrigue relativement classique se tisse une tension qui ne nous lâchera plus.
Cette adaptation d'une pièce de théatre est très réussie. Bien sûr, la tension n'atteint pas celle d'un Vertigo. On s'ennuie un poil pendant le milieu du film, mais le début est très drôle, la fin passionnante. Le scènario et les dialogues offrent quant à eux une profonde réflexion sur la curiosité, presque l'admiration que le commun des mortels éprouve pour le meurtre (une des principales raisons, on ne peut le nier, qui battit le succès de tous les romans, série et films décrivant des crimes, donc de la dimension artistique qu'on lui a conféré (état de fait que Rupert Cadell, incarné par James Stewart, ne fait que révéler au grand jour) et les problèmes que cela peut engendrer pour les esprits mal tournés, qui confondent description et incitation à l'acte (et ceci combien même la description fut-elle humouristique ou quelque peu admiratrice).