La Corde
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GéDéon
GéDéon

143 abonnés 746 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2023
Il s’agit du premier film en couleur d’Alfred Hitchcock, sorti en 1948. Dans ce huis-clos complètement machiavélique, l’énoncé de l’intrigue est dévoilé dès le début. Pour appliquer les théories philosophiques de leur professeur, deux étudiants (John Dall et Farley Granger) commettent un meurtre conçu comme une « œuvre d’art ». Au cours du diner qui s’en suit, ils sont progressivement soupçonnés par leur mentor (James Stewart). La grande force de ce film repose sur la mise en scène. Avec uniquement onze plans-séquence, le réalisateur britannique parvient à créer une atmosphère théâtrale étouffante. Le spectateur reste partagé entre le fait que les criminels soient découverts ou que leur délit reste secret. Bref, efficace et prenant.
thor
thor

1 abonné 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2020
Un autre Hitchcock tres réussi,par lintrigue tres lent mais efficace.Une premiere collaboration ,Stewart,Hitchcock,qui a mené a trois autres excellents films pour le duo.Faut voir et revoir,et surtout ne jamais oublier l oeuvre du maitre du suspense.Bravo
Ricco92
Ricco92

292 abonnés 2 344 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 septembre 2020
Premier film d’Alfred Hitchcock en couleur, La Corde était célèbre avant l’arrivée du numérique pour être LE long-métrage constitué d’un unique plan-séquence. Pourtant, cette réputation, jamais démentie par Sir Alfred lui-même, est erronée. En effet, si on excepte le générique, le film est constitué de 10 plans-séquence (les magasins de caméra ne pouvant contenir des bobines de plus d’une dizaine de minutes) dont les raccords sont parfois camouflés (en filmant des dos ou en faisant un mouvement filé) et aussi parfois totalement francs (ils sont au nombre de 5 ou de 6 si prend en compte le générique de début).
Ce défi avait pour but de retranscrire d’un point de vue technique le sentiment du spectateur devant la pièce de théâtre de Patrick Hamilton dont le film était adopté. Celle-ci étant un huis-clos sans entracte et se déroulant en temps réel, la technique du plan-séquence se révélait donc adaptée tout en étant un véritable challenge pour le cinéaste. En effet, les caméras couleur de l’époque étaient énormes : il fallait pouvoir déplacer celle utilisée pour le film à travers son décor ! De plus, l’heure à laquelle se déroule le récit impliquait une modification progressive de la couleur du ciel recréé en studio. Hitchcock s’en tire brillamment et évite le piège du théâtre filmé en utilisant les mouvements de caméra pour remplacer le découpage si essentiel dans sa réalisation. Il se permet ainsi de jouer avec l’image et le son spoiler: (la caméra filme le décor pendant que l’on entend Rupert expliquer la manière dont il imagine le déroulement du meurtre ; les bruits remontant de la rue se transforment en annonce de l’arrestation imminente des meurtriers et servent de conclusion au film)
.
Servi par d’excellents comédiens (même si on peut trouver parfois le jeu de Farley Granger un peu trop exagéré), Hitchcock s’amuse donc avec sa mise en scène et illustre parfaitement une intrigue rondement menée qui pourrait être vue comme un précurseur de la série Columbo (le but n’est pas de connaître les assassins puisque ceux-ci sont dévoilés dès la première seconde mais la manière dont ils seront démasqués) qui se permet certains clins d’œil au spectateur spoiler: (les personnages parlant devant James Stewart, qui collaborait pour la première fois avec Hitchcock, d’autres comédiens fétiches du cinéaste comme Ingrid Bergman et Cary Grant qui avait d’ailleurs refusé le rôle de Rupert)
.
Ainsi, Alfred Hitchcock réussit brillamment son pari technique et signe, avec La Corde, une excellente adaptation de pièce de théâtre conservant toute la sève de celle-ci. Une belle réussite.
Cinéphiles 44

1 692 abonnés 4 677 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juin 2020
“La corde” est le premier film en couleur d’Alfred Hitchcock. Ce petit thriller est en réalité une pépite artistique et technique. L’histoire débute avec un meurtre à la corde. Ensuite, il ne reste que quelques minutes aux deux assassins pour cacher le corps puis d’organiser une soirée avec quelques amis. Teinté d’humour noir et de scènes plus dramatiques, les discussions haletantes et les regards qui en disent longs sont mis en scènes avec intensité, notamment grâce aux onze plans du film alors qu’un long-métrage de cette durée se compose généralement entre 400 et 600 plans. En effet, l’oeuvre semble être constituée d’un seul et unique plan séquence, mais techniquement à l’époque, il n’était pas possible de filmer plus de dix minutes sur une pellicule. Pour donner l’illusion de la continuité, Hitchcock a fait preuve d’ingéniosité pour masquer les raccords. “La corde” est clairement un chef d’oeuvre pour l’époque, mais le regarder aujourd’hui ne retire en rien ses qualités uniques.
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HibouDesNeiges
HibouDesNeiges

7 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2020
Huis clos très intéressant entre deux meurtriers et les invités qu'ils convient afin de célébrer, sans que personne d'autre ne le sache, ce qui semble être le meurtre le plus parfait. Le personnage interprété par John Dall incarne prodigieusement bien le sadisme, l'avide reconnaissance, la soif de l'idéal morbide qu'il soutient. Le binôme des meurtriers, divisé sur la question de la conscience morale, l'un avouant sa fascination du meurtre bien fait, l'autre demeurant tourmenté par le spectacle que son acolyte donne et par la crainte de se faire découvrir par Rupert, leur ancien professeur, apparemment responsable de toutes les idées insanes qu'ils soutiennent, fonctionne très bien. La répulsion finale qui éclate à travers le personnage de James Stewart est une belle tirade, mêlant désolation et digne réaction face à l'horreur. le film est le lieu d'une réflexion intéressant, quoique inaboutie sur la conscience morale, le droit de tuer plus faible que soi, le respect de la personne humaine, enfin. S'il est pertinent, de la part de John Dall, de chercher à s'innocenter en invitant ses amis autour du cadavre de l'homme qu'ils ont tué (comment soupçonner, en effet, un cadavre sous la table où le repas est servi ?), on regrettera néanmoins des propos très bas de plafond sur "l'art du meurtre", "les privilèges de l'élite" que les dialogues font passer pour du nietzschéisme, alors que c'en est une interprétation exorbitante.
Lyson
Lyson

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2020
L'exercice de style indispensable au suspense, fait presque oublier la monstruosité du propos et d'un Brandon hautement pervers. Sardonique.
Summum d'outrecuidance de perversité et de sang-froid !
selenie

7 478 abonnés 6 709 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2019
Ce film est un de ceux qui ont marqué leur époque et le Septième Art. Il est d'abord le premier film tourné en couleur par Hitchcock, un huis clos en temps réel de 1h20 et, surtout, réputé pour être 1h20 d'une seul et même plan-séquence ! En vérité, le cinéaste a usé de subterfuge plus ou moins voyant. Mais si la prouesse technique est importante, la postérité a occulté la dimension psycho-philosophique de fond. En effet, les deux étudiants sont présentés comme des élèves brillants, à tel point que leur narcissisme les pousse à mettre en pratique des théories douteuses entre hommes inférieurs et hommes supérieurs. C'est finalement ce point qui est le plus intéressant dans le film. Une sensation malsaine omniprésente pour le spectateur tout en jubilant malgré nous à ce petit jeu morbide. Un film qui doit être vu et revu, et conseillé.
Site : Selenie
Santu2b

314 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2019
Sorti en 1948, "La Corde" constitue un long-métrage des premières pour Alfred Hitchchock. Premier film en couleurs et surtout première collaboration avec James Stewart. En cela il constitue un jalon incontournable de son oeuvre. Le maître démontre avant tout l'étendue de son savoir faire technique. Les onze plan séquence qui jalonnent le film sont d'une précision d'orfèvre, soutenus par une écriture ciselée et des acteurs impeccables. Comme dans nombre de ses films ultérieurs, le cinéaste se plaît à montrer des criminels de manière attachante, quitte à rendre le spectateur complice de leurs méfaits. En dehors de ses prouesses techniques, "La Corde" vaut aussi pour le discours qu'il sous-tend. On l'a souvent qualifié à ce titre de film nietzschéen ; l'oeuvre restitue justement la pensée initiale du philosphe quant au surhomme et son interprétation complètement faussée par les nazis. Tout cela est enfin synthétisé en une heure et vingt minutes passionnantes. Magistral.
GyzmoCA

306 abonnés 2 682 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2019
La corde est un des films cultes d Hitchcock avec lequel il a donné ses lettres de noblesse au huit clos .
Le maître du suspense monte un film qui donne l impression de n être qu'un long plan séquence
(en réalité , le film comprend 11 plan séquences ).

James Stewart, acteur fétiche d Hitchcock , fait son premier film avec le réalisateur et ses scènes donnent de la consistance au film.

Certaines scènes effleurent le thème de l’homosexualité qui était tabou à l époque de film (1948).
Certains états américains avait d ailleurs interdit le film à cause de ça .

Techniquement parfait , la corde possède un scénario hyper travaillé à base d humour noir et de meurtre parfait .
Un must du genre.

A noter que la corde est le premier film d Hitchcock en couleur
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 mars 2019
Comme sur une scène de représentation théâtrale pour un décor unique, c’est très bien écrit, ça suit la linéarité du scénario par sa mise en scène, en changeant le fond du cadre de couleur lumineuse à sombre puis redevient normale. Les personnages gentlemen aux motivations secrètes relations ambiguës, jouent à cache-cache avec cette fichue malle et une corde mystère, les spectateurs le constateront depuis l’observation de la salle, ni vu ni connu pour l’objet du crime. Des réactions sans pouvoir agir puisse la réponse entre la bouche muette et les oreilles sourdes. Les autres intervenants de l’appartement de style bourgeois sont des employés, de la famille, des amis invités. Tous ne verront que du feu sauf la star du classique Hollywood suspicieux des cachotiers obscurs dont une nervosité dans le jeu du piano, un professeur qui inspire l’admiration chez ces étudiants meurtriers dans leur dérive extrême. L’alerte donnée par coup de feu, espérant réveiller le voisinage inquiet de la surprise peu intense, la scène finale est marquante. Ce film est une dégustation de succulents desserts servit par le maître suspense.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

259 abonnés 2 709 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2019
La Corde est un excellent huis clot proposé par Alfred Hitchcock, qui réalise ici un sans-faute.
La confrontation entre le cynisme de Brandon et la gêne de Philip est très intéressante à l'écran. On ressent vraiment la gêne tout le long du film. Et la tension dans les dernières minutes est haletante.
La mise en scène est impeccable. On voit bien que le film s'inspire d'une pièce de théâtre. Les décors et les dialogues sont parfaitement travaillés (le passage en couleur apporte un plus dans ce premier film colorisé du réalisateur).
Le casting est parfait. John Dall est excellent dans le rôle d'un personnage totalement dépourvu de moral. Son personnage est fascinant de par son inhumanité. Ses échanges avec James Stewart sont captivants, très intelligents. James Stewart est évidemment impeccable de justesse dans son rôle.
Une des meilleures réussites d'Hitchcock (avec Les Oiseaux, Psychose ou La Mort aux Trousses, même s'il est un peu moins connu que ces derniers). Un must-see dans la filmographie du maître du suspense.
 Kurosawa

677 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 janvier 2019
"La corde" n'est pas le plus grand film d'Hitchcock, ce n'est pas son long-métrage le plus tendu ni le plus vertigineux; le film est avant tout un formidable exercice de style qui montre avec un humour grinçant comment deux jeunes gens cyniques (surtout Brandon) décident de faire de leur crime une oeuvre d'art en invitant la famille de la victime à un repas morbide, le corps du défunt étant caché dans la malle qui sert de table. Problème : l'ancien professeur des deux jeunes gens, Rupert Cadell, lui aussi convié, se rend vite compte de l'étrangeté de la soirée. Le tour de force du film réside à la fois dans la capacité à nous faire espérer de la réussite de l'entreprise machiavélique – s'approcher volontairement du feu mais sans se brûler – et à nous faire jubiler de la clairvoyance de Rupert, exprimée dans une stratégie risquée lors d'un dernier quart d'heure anthologique. Ainsi, la manipulation du cinéaste est joyeusement perverse puisqu'elle incite le spectateur à cautionner le crime – d'un point de vue purement fictionnel – et à célébrer l'intelligence du professeur, qui aura remarqué le défaut du plan. Film haletant qui regorge de grandes idées de mise en scène, "La corde" est la création ludique d'un cinéaste soucieux de partager son plaisir avec le spectateur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 janvier 2019
Avec La Corde réalisé en 1948, Alfred Hitchcock signe un huit clos énigmatique pour son premier long métrage en couleur. Le réalisateur orchestre sa mise en scène à la perfection à l'aide de plans séquences et de couleurs prononcées. Des sujets particulièrement tabous pour l'époque sont évoqués plus ou moins explicitement; comme la philosophie du Surhomme de Nietzsche ou l'homosexualité. Hitchcock nous dévoile cette classe intellectuelle, riche et insatisfaite à la recherche de plaisir dans la mise en oeuvre du meurtre parfait. Un classique à voir.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 107 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2018
Hitchcock mineur mais avec une réelle modernité de mise en scène. Deux scènes d'anthologie pure. Reste que le rythme est un peu daté et la fin trop convenu à mon goût.
Ron Burgundy
Ron Burgundy

32 abonnés 351 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2019
Ah la la j’aime beaucoup ce film, c’est du grand Hitchcock! Le film est un huit clos qui était à la base une pièce de théâtre, on ne s’ennuie pas du tout, le suspense est très présent (comme dans tous les Hitchcock) le film est presque un plan séquence mais en raison des bobines de l’époque cela n’était pas possible.
Je le recommande fortement
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