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Un visiteur
4,0
Publiée le 7 octobre 2012
Quelques années à peine après la seconde guerre mondiale, Hitchcock met en scène ce très bon film au discours choquant, spoiler: indiquant que l'idéologie fasciste n'a pas disparu et a même traversé l'Atlantique . Avant de réaliser ses futurs chefs d'oeuvre, il signe ici un film unique qui est constitué en apparence d'un seul plan-séquence.
Le jeu sur l'intérieur et l'extérieur, semblant plonger les personnages dans une double dimension : celle de l'appartement et celle de la rue ; celle des profondeurs de l'esprit et celle de la société, est l'image même du contraste inhérent au film.
La pensée élitiste des deux personnages, leur haine viscérale des autres, leur prétendue supériorité implacable, elle finit par se mêler aux actes et se contredire elle-même ; faisant de l'action la plus dégradante et rustre qui soit la seule qui puisse être capable de les définir à présent : ce sont des meurtriers.
Leurs mains sont les armes et elles ne leur appartiennent plus, elles appartiennent à des monstres qui ont pris leurs places. Dans ce huis-clos d'une tension que l'on ne sait plus où situer (a-t-on peur de la réalité ou de la tromperie ?), l'humour noir coulisse d'un invité à un autre, dans cette réception d'un vice indescriptible.
Hitchcock nous emmène tout au long de ces 1h17 dans les tréfonds d'âmes torturées par des pensées aux bases amorales : quelque part entre érotomanie, autocentrie, et grandiloquence de l'être, qui se place au-delà des normes et conventions humaines. Et, aussi inhumaines soient devenues ces âmes, on ne peut s'empêcher de les comprendre ; non pas en adhérant à leur philosophie, mais en sachant qu'il est facile de perde la raison quand cette raison est gouvernée par des mots qui vont au-delà de tout ce qui est acceptable.
En se moquant d'une élite à la croisée des chemins entre idiotie et folie, Hitchcok propose un condensé d'échanges tous aussi divins les uns que les autres ; seulement battus par la beauté des plans, qui n'ont jamais tiré autant profit d'un espace confiné, sorte de cœur de l'âme.
La réalité finit par percer ce cœur blessé, l'extérieur entrant brutalement dans la maison dans un souffle venteux implacable. Et il ne reste donc plus que cet air-là pour nous accompagner...
J'ai personnellement trouvé ce film très bon. La mise en scène et les acteurs rendent le tout réaliste, on entre facilement dans la peau des protagonistes.
Sorti en 1948, "La Corde" d'Alfred Hitchcock fait partie de ce genre que l'on associe si familièrement au réalisateur britannique, le suspens. Tourné en huit clos sur dix séquences qui donnent magistralement l'impression d'un unique plan-séquence au spectateur, "La Corde" dévoile la folie du meurtre sous un jour nouveau, dans une noblesse et une virtuosité qui préconise "Le Crime était presque parfait". S'inspirant d'une pièce de théâtre Hitchcock pose comme à son habitude un décors simple où le spectateur vagabondera en différentes compagnies durant la résolution de l'énigme. On y retrouve des thèmes récurrents du réalisateur tels que la notion de justice mais aussi d'autres plus audacieux comme l'homosexualité pourtant fortement censurée à l'époque. C'est au travers de ces aspects que les divers personnages prennent la parole en ridiculisant la position d'un cadavre dissimulé dans une pièce regorgeant d'indices plus accusateurs les uns que les autres. Symbolisant l'esprit dément qui n'applique aucune morale sinon la sienne, John Dall brille dans son jeu tout comme son acolyte de fortune Farley Granger. Opposés à un grand James Stewart qui sort de ses rôles habituels pour une allure plus forte de conviction, les deux assassins jouent avec le feu sans se brûler, ou presque. Donnant lieu à petit débat fort intéressant au sujet de l'égalité entre êtres humains, "La Corde" n'utilise pas l'identité des tueurs comme fil conducteur mais bel et bien le mécanisme d'autosatisfaction de ces-derniers et c'est ce qui lui donne tout son charme. Une belle prouesse du maître du suspens qui réussit une fois encore à nous communiquer une tension si personnelle.
14/ 20 Cela parle beaucoup dans le film ! heureusement que le film dure seulement 1 heure 17 minutes ! Ce film est très réputé pour sa technique et ses longs plan séquence, personelement, je les ai pas trouvé si maitrisé que ça ! les raccords en faisant un gros plan sur le dos de l'acteur cla va une fois mais tout le temps, j'ai trouvé cela redonnant ! et plus grave, on sent la différence de jeux entre chaque bobine, très légère mais on le voit au moins les 5 secondes. Pas le meilleurs hitchcock mais c'est un film a voir. J'ai bien aimé le parrelelle avec le surhomme de Frederick Nietsche
enfin decider a me lancer dans le monde d'alfred hitchcock, et je commence avec celui ci, tres bon dans l'ensemble suspens et tension garantie, hitchcock prend plaisir a meler le doute et s'amuser avec notre patience, le scenario est tres bien penser et les acteurs font le boulot, film qui n'a pas trop vieillit quand meme, un film tres sympathique que j'ai suivit avec grand plaisir, je n'ai pas encore vu les autres , mais je pense que c'est classic et qu'il fait partit des meilleurs film d'alfred hitchcock!!!
Huit-clos tendu brillamment mis en scène par le maître du genre, Alfred Hitchcock. Malgré quelques longueurs (le comble pour un film d'1H20) ; le suspense monte crescendo pour finir en apothéose. Certainement pas le meilleur film du célèbre réalisateur, mais le résultat n'en reste pas moins fort sympathique.
Magnifique petit concentré de suspense et de tension, ce trop peu connu "La Corde" démontre si c'était nécessaire que Hitchcock ne se résume pas à ses 4-5 films cultes. L'action est en quelque sorte concentrée dans les dialogues : chaque tirade est une petite étape vers le dénouement, exposant un peu plus nos deux tueurs à la cruelle et cynique vérité.
Hitchcock réalise ici un huis-clos macabre doté d'un suspense incroyable, tournant autour du crime parfait ou plus exactement de la fascination pour l'art du crime. Le spectateur sait durant tout le film où se trouve le cadavre, qui a commis le crime et de quelle façon. Tout l'intérêt est de savoir comment les meurtriers finiront par se trahir et jusque dans quelles limites ils pousseront leur goût du risque... Le scénario est captivant sans avoir la prétention d'être exceptionnel; globalement j'ai trouvé que ce film-ci jouait moins bien la carte du petit détail qui tue que "Le Crime était presque parfait", mais ce n'est que mon avis. Les acteurs font bien leur travail et heureusement, car ce genre de film est basé essentiellement sur les dialogues. Concernant la forme, Hitchcock a tendance à nous servir constamment le même effet de transition avec la caméra qui se colle au dos du personnage lorsqu'il passe devant, ce qui donne un résultat étrange. Selon moi, "La Corde" compte parmi les tous bons films du réalisateur, il faut donc le voir, même s'il y a d'autres chefs-d'oeuvre qui sont prioritaires.
Hitchcock a voulu être très audacieux : tourner un long-métrage en un seul plan et dans un seul lieu, rares sont ceux qui auraient voulu relever ce défi. Mais les nombreuses coupes ( si discrètes soit-elles ) gâchent le plaisir et l'espoir d'une réalisation extraordinaire. Le scénario est néanmoins accrocheur.
Plutôt décevant pour un Hitchcock, La Corde se trouve être plutôt mou du genou, ou du moins assez mal équilibré. Le petit jeu du chat et de la souris, sensé faire monter la pression; ne prend finalement pas, ou trop peu. Bon faut quand même rester honnête, c'est pas non plus une calamité, le film a bien des qualités et certaines scènes restent marquées par l'intelligence de l'illustre réalisateur. Je pense notamment à cette scène où l'on voit la servante commencer à débarrasser le coffre pour y ranger les livres. On y retrouve la facilité avec laquelle Hitchcock parvient à jouer avec les nerfs du spectateur. De plus, le film serait plutôt audacieux sur deux plans. Premièrement, le réal tente de créer l'illusion d'un long-métrage composé par un seul plan-séquence. Et même s'il vient malencontreusement tout gâché avec des coupes dissimulées mais ultra-voyantes (un peu paradoxale tout ça), tant pis, l'envie est tout de même là. Deuxièmement, le film aborde l'homosexualité, timidement certes mais pour l'époque ça a dû en choquer plus d'un. Rajoutez à ça un beau casting, James Stewart en chef de file, il en ressort un film loin d'être parfait mais néanmoins appréciable à sa façon !
" La corde " est une œuvre symphonique, une initiation expérimentale sur l'art d'assassiner esthétiquement un composant de sa propre génération. On teste les procédures en costumes cravates dans un luxueux appartement richement meublé ou au delà d'une baie vitrée un temps indifférent suit son cours.
Ces jeunes assassins se préparent au combat qu'il faudra mener contre eux-mêmes afin de supporter l'inévitable déferlante de démons accusateurs ainsi que contre la détermination méthodique et intuitive d'un aîné. La dépouille dissimulée active une machinerie déductive par son omniprésence.
"La corde " ressemble curieusement à une partie d'échecs entre deux jeunes présomptueux arrogants endoctrinés par un professeur rotor ayant alimenté volontairement les esprits de ses étudiants sur le mécanisme d'un meurtre dans le but de s'en servir contre eux.
Celui-ci ravi de démontrer qu'il possède encore du jus intuitif devient lucidement l'adversaire de ses propres théories déversées chez une génération montante qu'il désire mettre au pas puis éliminer afin de conserver un territoire basé sur ses pouvoirs de résolutions.
Les deux jeunes tueurs ne sont que des cobayes endimanchés friables à court terme manipulés par un ambitieux avide d'énigmes exécutées selon un plan machiavélique dont il est le chef d'orchestre.
" La corde " se résume en partie à un conflit de générations, une assurance minutée honore deux jeunes étudiants séduits par la mise en puissance d'un interdit expérimental dont la séquence inéluctable renforce la longévité d'un grisonnant.
Alfred Hitchock aimait les défis (il suffit de voir certains films de sa filmographie). La Corde en est un parfait exemple. Mais à trop se concentrer sur son exercice de style (faire son film en un seul plan), Alfred Hitchcock en a, à mon avis, délaissé le scénario. Fait surprenant de la part du réalisateur, l'écriture se révèle être particulièrement pauvre et paresseuse. Heureusement, sa mise en scène est impressionnante (chapeau pour le défi) et échappe à l'aspect théâtral qui aurait pu en découdre.
Malgré qu'Alfred Hitchcock considère cette œuvre comme un gâchis on ne pourra pas nier que La corde est l'une de ses meilleurs œuvres. Avec son scénario qui au départ est très intéressant, sa construction des personnages qui est (surtout pour l'époque) assez incroyable, ou sa réalisation qui donne l'impression que le film est filmé en un seul plan, La corde est un chef d'œuvre. Le film a toutes les qualités qu'on puisse imaginer : il est philosophique et pertinent, et reste toujours divertissant, et donc ne perd jamais le spectateur. Ce film est donc court, passionnant, et très agréable.. Le film parfait quoi (ou presque) !
Un excellent huit-clos réalisé par un dieu du cinéma au sommet de son art. Philosophique,provocateur et tendu sont les caractéristiques de ce film mené par une troupe d'acteur incroyable,James Stewart en tête. L'un des meilleurs films d'Hitchcock.