Ce film s'inscrit dans la lignée d'Une Femme disparaît, d'Alfred Hitchcock : on retrouve le même tandem de scénaristes (Sidney Gilliat et Frank Launder), la même actrice principale (Margaret Lockwood) et deux mêmes personnages secondaires (Charters, interprété par Basil Radford, et Caldicott, interprété par Naunton Wayne). Le metteur en scène change (Carol Reed, futur réalisateur du Troisième Homme, de Notre Agent à La Havane...), mais pas la formule : action, suspense, charme, humour. Toujours très british, ce Train de nuit pour Munich n'atteint peut-être pas l'excellence d'Une Femme disparaît, mais n'en est pas moins un film d'espionnage savoureux, qui oscille avec élégance entre drame et comédie.
La première demi-heure du film ne laisse pas présager de ce que sera la suite. C'est alors un récit d'espionnage très banal, plus proche des séries B américaines fustigeant le nazisme en 1940 que de la comédie hitchcockienne dont le film va bientôt prendre l'apparence. L'entrée en jeu de Rex Harrison donne le ton, spoiler: et l'imposture dont il se sert pour délivrer un scientifique tchèque des mains allemandes entraine les personnages dans une improbable et cocasse aventure. Le dénommé Gus Bennett se joue de l'ennemi nazi lequel, au tout début de la guerre, n'est pas encore dénoncé pour ses crimes et sa barbarie - on parle ici des camps de concentration comme de communs camps de prisonniers) et semble même un adversaire respectable. Cette modération et la fantaisie du récit détournent par conséquent le sujet du classique et manichéen film de propagande et patriotique. Au contraire, le flegme des personnages et la qualité humoristique des dialogues constituent une véritable comédie british, spirituelle et élégante, qui rappelle constamment bien des aspects, notamment son dénouement animé, l'espionnage léger à la façon d'Hitchcock.
Film de guerre assez classique, dans lequel on cherche à sauver un savant tchèque des griffes des nazis, aidé en cela par des patriotes anglais. (le scénario ressemble beaucoup au film d'Hitchcock Une femme disparaît). Ca se laisse voir sans ennui, malgré quelques longueurs et invraisemblances. Le suspens est assez léger, mais les acteurs sont bons, et la réalisation est honnête pour l'époque : film de 1940 : idées précises sur le nazisme et les camps !
Très très bon film qui narre une histoire au début de la seconde guerre mondiale. Celle-ci est traitée d'une manière très british (Naunton Wayne et Basil Radford sont hilarants!), franchement j'ai adoré! Ce film a en plus le mérite d'avoir été produit en 40.
Un excellent film d'espionnage et de propagande anti-nazi qui malgré quelques invraisemblances est redoutablement efficace. L'action du film se déroule sans le moindre temps mort ce qui fait qu'on ne voit même pas le temps passé. De plus les comédiens sont excellents : Paul Henreid joue à merveille le rôle d'une crapule nazi et puis surtout le duo Basil Radford-Naunton Wayne est formidable.