Le Goût du saké
Note moyenne
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Yoloyouraz
Yoloyouraz

35 abonnés 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 juillet 2008
Bien qu'en regrettable perte de vitesse sur la fin, l'oeuvre de Y.Ozu possède une fraicheur indéniable ; les si sympathiques acteurs, bien valorisés par cette caméra fixe, et la bande-sonore, y sont pour beaucoup.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 8 septembre 2013
D'habitude je suis assez bon public, mais là j'avoue que je me suis directement profondément ennuyé. Avantage de la carte illimitée : pas de remords à partir avant la fin (et c'est bien la première fois). Peut-être qu'un japonais de 1963 était passionné, le français de 2013 a eu bien plus de mal. Je ne suis même pas parvenu à comprendre vraiment de quoi parlait ce film...sûrement que j'ai eu beaucoup de mal à être pris par une intrigue sur une fille à marier ou non. L'intérêt que j'y vois tout de même est de montrer une société, à de rares exceptions près, dans laquelle les femmes subissent presque tandis que les hommes maîtrisent à peu près toute leur vie et leur environnement professionnel, domestique etc. Mais je ne crois que le film traitait principalement d'une critique de la société japonaise donc bon... avis bien négatif au final.
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mai 2013
L'ennui prend très vite place, et il se révèle très difficile de s'attacher au moindre personnage de ce soporifique tableau japonaise.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2018
La couleur change un peu la façon de filmer et l’abondance des plans du bar est un signe du temps qui s’allonge sans vraiment s’améliorer. Toujours les mêmes thèmes mais j’y vois une sorte d’espoir au-delà de la jeune fille qu’il faut absolument marier pour ne pas se flétrir: peut-être que le vieil homme pourra-t-il réconforter sa vieillesse avec la jeune serveuse qui ressemble à son ancienne femme. Malgré tout la fin n’est pas joyeuse et signe d’une inéluctable solitude.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2023
Un monument du cinéma mondial, un film revu en 2023 qui possède toujours la même force et la même intensité. Il y a le fond et la forme. Le fond, les rapports humains intemporels, la perte d’un être cher, sa fille, qui doit prendre son envol, dans une société hyper patriarcale, le héros se décide à laisser partir sa fille ,pour se marier , c’est le monde contemporain. Il y a cette déchirure, cet amour réciproque. La scène où il lui demande pour la 1ere fois de prendre son envol est d’une émotion intense. Il y a aussi toutes ces allusions à la vie post guerre. Un ancien collègue de la marine, où il était capitaine de vaisseau, évoque avec humour l’hypothèse où le Japon aurait gagné la guerre. C’est du 3e le degré, formidable. Ils chantent ensemble l’hymne des gars de la marine, en nostalgie, c’est énorme. Il y a des belles- sœurs sympas, des amies, un peu chipies , qui aime le hamburger , le coca , ce sont les vainqueurs US qui ont imposés leurs normes . Et puis beaucoup d’humanité. Enfin un style exceptionnel, épuré, à l’état brut des plans fixes à hauteur du tatami, en contre plongée, et des visages qui regarde en direct l’objectif. De l’émotion à l’état brut et puis bien sûr Chishu Ryu qui est exceptionnel, son visage qui semble impassible, un léger sourire en coin et qui pourtant arrive à transmettre toutes les émotions avec un minimum de mouvement : la tendresse , la peur de vieillir, de la solitude , la joie, la peur, l’amour intense pour sa fille . Il est énorme. Et c’est aussi un film tellement japonais , culturellement, intrinsèquement, profondément et qui pourtant arrive à toucher à l’universel.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2013
Beaucoup des thématiques précédemment abordées dans la filmographie d’Yasujiro Ozu sont à nouveau traitées dans son dernier film, sans pour autant en faire sa réalisation la plus aboutie. Le ton tragicomique que prend cette chronique familiale et la mise en scène minimalistes mais pleine de couleurs ne sont en effet pas plus éloquents dans Le gout du saké que dans d’autres films du réalisateur. En revenant sur son sempiternel thème des relations parents/enfants, Ozu nous livre la peinture d’un Japon d'après guerre en pleine mutation idéologique avec en son centre le personnage de ce père de famille cherchant à trouver un époux à sa fille de peur de se retrouver plus tard dans la situation de son ancien professeur qui est un beau symbole de cet esprit de remise en doute des relations traditionnelles. Le réalisateur japonais clôt donc sa carrière sur un film débordant de justesse et de mélancolie qui mérite largement d'être vu.
Spiriel
Spiriel

43 abonnés 318 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mars 2008
Dernier film du génial Ozu, Le goût du saké est encore plus imprégné d'une douce et sereine mélancolie que ses précédents films. Il avait constaté, à l'instar de Make way for tomorrow, la difficulté des personnes âgées de subsister dans la société toujours plus violente, dans Voyage à Tokyo. Désormais, il fait une synthèse de sa vie et de son oeuvre en concluant que malgré l'effondrement des valeurs familiales et le respect de l'aîné, ce sont aux vieux d'aider les jeunes, "Life goes on". Comment ne pas être secoué par la relation dramatique entre le vieux professeur et sa fille, restée à ses côtés pour remplacer son épouse?
Le film est parfois hilarant comme la scène dans le bar où le père se souvient paisiblement de la vie dans la marine pendant la deuxieme guerre mondiale. Et bien sur, Ozu analyse avec une finesse inégalable le décalage entre des femmes affamées de liberté et d'émanscipation, et des hommes qui ont pris l'habitude de ne jamais chercher à les comprendre, et qui n'en sont plus capables malgré une sincère bonne volonté, habitués à être servis par des femmes qui n'acceptent plus leur servitude. Dans la scène de l'annonce délicate à la fille en quête d'un mari, Ozu prouve qu'il est le seul avec MacCarey à pouvoir nous faire éclater de rire, plein de sanglots dans la gorge. L'humanité et l'authenticité qui se dégage de l'oeuvre d'Ozu en font paradoxalement un auteur toujours plus universel et intemporel, lui qui retrace pourtant précisément une époque et un lieu, qu'on a souvent considéré comme trop japonais pour les occidentaux. Mais il a su tiré l'essence même de l'humain, celle qu'on retrouve partout, tout le temps, de ces analyses du Japon de son époque. D'une immense richesse, très agréable à suivre, au rythme parfaitement dosé... La filmographie d'Ozu, remarquable d'homogénéité, trouvera son sommet dans Eté précoce, plus ambitieux et révélateur encore que les autres.
SebD31
SebD31

102 abonnés 553 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 avril 2009
Un film d'une grande simplicité peut aussi être d'une immense profondeur. Un chef-d'oeuvre.
Olivier G.
Olivier G.

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2023
Tout est dit sur ce film et très bien dit. Ce n'est pas étonnant, Ozu rendrait intelligents et sensibles les plus bornés. Une chose cependant que je n'ai pas lu encore, l'absence de la femme du personnage principal qui, tout au long du film, par touche subtile, vient souligner la solitude des personnages masculins, condamnés éternellement à rechercher l'être aimé mais trop tôt disparu.
Cest un féminisme par le vide qui s'exprime dans ce Japon d'après guerre, les femmes meurent ou s'en vont laissant les hommes, maris ou fils, vider les bouteilles de saké dans les vapeurs d'alcool au rythme de leurs souvenirs (très belle scène où l'acteur principal reconnaissant un sosie de sa femme disparue, vient noyer sa tristesse et sa nostalgie de l'être aimé dans les flacons de saké le soir même du mariage et du départ de sa fille).
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2023
Dernier film d’Ozu mort l’année suivante (1963),ce film est une merveille de clarté, de simplicité, de pureté… mais il faut être très sensible à la culture japonaise traditionnelle. Point d’action trépidante, de mise en scène boursoufflée, de dialogues ampoulés, d’érotisme même timide. Dans un décor japonais minimaliste – aux plans fixes magnifiques dans leur composition —, dans des dialogues pudiques mais profonds, dans les interprétations fines et émouvantes, Ozu aborde toutes les contradictions de l’être humain entre égocentrisme et générosité, culture ancestrale et expansion moderne, machisme et respect de la femme, attachement à la famille et aux amis et solitude. On peut réfléchir des heures au rythme indolent de ce beau film humain et universaliste.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2018
Osons Ozu en plein été, puisque j'avoue très peu connaitre ce grand maitre du cinéma japonais. Un peu dur de rentrer dans cette succession de scènes d'intérieur où les hommes boivent autant de saké que les russes de la vodka! Le propos est universel: comment intervenir ou pas dans le mariage de ses enfants? Avec un corollaire, faut-il souhaiter/imposer que l'un d'entre eux reste à domicile pour soulager la solitude des vieux jours. Nous voilà en face d'un bel objet, bien travaillé, mais difficile de ne pas décrocher si on est un tant soit peu fatigué! Ce qui reste un grand mystère, c'est quand , comment et pourquoi le Japon a-t-il renié sa culture pour s'occidentaliser, et du coup intérioriser complètement toutes les émotions personnelles. Il faut être patient pour voir la carapace se fendre et saisir la subtilité des analyses psychologiques d'Ozu. Je reste plus enthousiaste des films de Kurosawa ( les deux), Kitano ( certains) ou Imamura ( La ballade de Nayarama, complètement aux antipodes sur les mêmes thèmes!). DVD1 - aout 2018
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2016
Pour "Le goût du saké", son ultime long métrage, Ozu ne créé pas la surprise et fait du Ozu. Ce dernier film peut se voir comme une synthèse de l'ensemble de sa carrière. Effectivement, on retrouve dans "Le goût du saké" des thématiques chères au cinéaste japonais: la famille, les conflits intergénérationnels, les problèmes sociaux liées au développement du Japon de l'époque,... Pour ce qui est de la forme, on reconnaît facilement la mise en scène si caractéristique du cinéaste nippon: ces plans de caméras, sobres et statiques, que l'on dit "à hauteur de tatami". Le visuel est également marqué avec une photographie typée jouant magnifiquement bien avec les couleurs; couleurs qu'il n'a adopté que tardivement, depuis "Fleurs d'équinoxe" en 1958. Si Ozu possède son style propre, il faut encore l'apprécier et je dois admettre que son cinéma ne m'a guère emballé. Mais, des films vus du réalisateur, "Le goût du saké" est mon préféré. Il faut aimer la lenteur, les histoires avec peu d'enjeux et une direction d'acteurs que l'on peut qualifier de personnelle. Il faut savoir se laisser porter et apprécier cette histoire simple et touchante.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2023
C'est le septième film que je vois dans la rétrospective qu'Arte consacre à Ozu et je ne m'en lasse pas. Il montre la vie quotidienne de la classe moyenne à cette période charnière où la modernité pénètre dans la vie des japonais. Le titre est sans doute lié au fait qu'il y a beaucoup de scènes où l'on voit les hommes dans un bar, boire du saké. C'est leur distraction principale après le travail comme cela l'était pour Ozu lui-même.
Ce film reprend le thème du « Printemps tardif », et tourne autour du mariage de la fille célibataire qui vit avec son père et s'occupe de lui et de la maison. La variante, c'est qu'Ozu a pris l'option de montrer les conséquences des deux choix, soit la fille reste sans se marier, soit elle s'en va. Pour un japonais, marier sa fille, c'est la perdre puisqu'elle suit son mari alors qu'il peut toujours aller vivre chez son fils marié, s'il est trop vieux pour vivre seul.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 décembre 2023
Film magnifique sur un thème souvent traité ces Ozu, celui du mariage des femmes. Un père peut-ils'accaparer sa fille pour lui servir d béquille ? Ce phénomène devait être assez important au Japon à la fin des années 50. On assiste à beaucoup de repas et des bars à saké, des fêtes entre anciens camarades de lycée, On voit aussi que le Japon change, à travers le retour sur le passé, notamment lorsque les anciens élèves invitent leur professeur, sensei, comme il est de tradition, et sont confrontés à sa déchéance. Tout est dit dans le non-dit. Les expressions langagières sont éloquentes. Le style unique d'Ozu reste inimité.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2014
Peu différent de ‘’Printemps tardif’’ mais encore plus déprimant, mon admiration que je peux porter à Ozu s'atténue au fur et à mesure de la connaissance de son oeuvre. Force en est à la répétition de ses propos qui finissent par lasser le français que je suis. Sa forme cinématographique ne me permet plus de passer sur son contenu et à force de côtoyer l’intimité des ses personnages masculins, je finirais par une déprime. Le film est clair, sans ambiguïté, facile à suivre mais sa respiration basée sur des vues urbaines, des fumées mouvantes ou des lumières qui clignotent ne suffit plus à mon plaisir. Le cinéma, c’est du rêve jouissif avec le moins de cauchemars possibles. Vivre dans le passé ou l’avenir ne me convient pas et comme le présent de Ozu est plus que morose, je finis par m’en lasser. La mise en scène évidemment irréprochable mais avec une prise de risque insignifiante permet juste de dire que c’est un beau film; Pour moi, ce n’est pas suffisant. Je laisse Ozu aux cinéphiles japonais.
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