bon, ben, meilleure actrice à berlin, je veux bien, mais agaçante à souhait. je me suis plutôt ennuyé (sauf la séquence du flamenco!), me demandant si je reste jusqu'à la fin ou pas... puis arrive la séquence où l'on découvre que le protagoniste du film n'est pas celle qu'on pense, mais le moniteur de conduite!!! voilà pourquoi je donne 2 étoiles au lieu de zero. mike leigh: peut mieux faire.
J'ai bien aimé cette comédie qui nous fait cheminer pendant deux heures dans la bonne humeur , le sourire et l'humour. Un moment de fraicheur très agréable pour cette rentrée quelque peu morose. Difficile pour cette jeune femme pétillante de faire partager sa philosophie, sa vision de la vie à tout le monde. Certains approuvent, adhèrent, d'autres non. Par moment elle finit presque par nous irriter parce qu'elle peut en faire un peu trop, mais elle est sincère, a la tête sur les épaules et sait être sérieuse quand il le faut. Une bonne comédie de rentrée plaisante à voir un samedi soir après une dure semaine de boulot et qui peut permettre de voir la vie autrement et de relativiser.
Sans plus. Malentendu sur le genre du film, certains moments sont drôles mais ce n'est pas une comédie, bien au contraire. Du coup, on ne s'attend pas à ça et ça fait un peu bizarre. Sinon, c'est très bien joué, certaines scènes sont excellentes. Je ne regrette pas d'être allée le voir, mais je ne garderai pas un souvenir de ce film sur le long terme.
Avant même sa sortie française, ce film s'était forgée une solide réputation, alors jusqu'à décerner un ours d'argent pour son interprète principale. On voulait voir ! Et vite ! Le seul hic - à mon niveau - c'était cette comparaison poussive avec "Amélie Poulain". J'avais peur. Pourrais je supporter une autre Audrey Tautou ? Combien de temps je resterais dans la salle ? Ces craintes se sont finalement révélées infondées. "Be Happy" est un petit bonheur. Le genre de film qu'on voudrait voir tout le temps. Bien loin de la mièvrerie exaspérante de Jeunet, Mike Leigh réalise un film drôle, touchant et bien ancré dans la réalité. L'héroine (et héroique) Poppy veut juste profiter de tous ces bonheurs quotidiens, de tous ces sourires qu'on ignore, de tous ces moments qui nous paraissent si évidents qu'on les néglirerait presque. Et plus que tout, Poppy veut que les gens autour d'elle soient heureux.
On suit donc Poppy, enseignante dans une école maternelle. Et tandis qu'elle essaie de répendre un peu de joie, on est confronté à des situations tellement réalistes qu'elles en semblent loufoques : les leçons de conduite avec le moniteur paranoiaque et plutôt raciste, le week-end en famille chez la soeur à cheval sur (tous) les principes... Et au fur et à mesure que l'on avance dans cette chronique urbaine, on se rend qu'on pourrait être tous plus heureux si nos rapports avec les autres étaient plus directs, plus sincères, plus respectueux. Bref, plus humains.
Alors oui, j'ai adoré ce "Be happy", car il m'a confronté à ce que je peux être, ce que je peux facilement être. Et vous ne pourriez pas imaginé le sourire que j'avais en sortant de la projection.
Ah oui, une dernière chose : les scènes au cours de flamenco sont savoureuses de drôlerie. Regardez juste les expressions sur le visage éclairé de Poppy.
Une comédie par Mike Leigh, ca vous étonne? Il est vrai qu'il y a de quoi! Mais il nous fait pourtant reconnaitre que c'est le cas et même plutôt bien. Car loin de nous rabattre les oreilles avec un ton niaiseux et débordant de bons sentiments, le film sait au contraire se faire une chronique assez juste de notre temps, et cela grâce à des personnages mais jamais ridicules. De plus, l'ensemble sait se faire parfois vraiment très drôle, et le plaisir que semble prendre Sally Hawkins à jouer ce personnage est communicatif. Mais Leigh sait parfois se faire aussi un peu plus grave, abordant avec une certaine habileté les problèmes familiaux et amoureux, mais cela toujours avec une réelle simplicité, sincérité et générosité, évitant ainsi sans difficulté le pathos. Reste quelques scènes à côté de la plaque et sans pertinence aucune (que la scène avec le clochard remporte par ailleurs haut la main), mais il serait par ailleurs dommage de se priver au demeurant sensible et vraiment plaisant pour qui saura l'apprécier à sa juste valeur. Une réussite donc.
«Don't worry. Be happy» chantait avec un rythme débonnaire Bobby McFerrin. Le groove tranquille du musicien savait donner de l'élégance à l'enthousiasme gratuit. Mike Leigh avec «Happy-go-lucky» (Grande-Bretagne, 2007) réitère la même opération mais dans le cadre du cinéma, puisque c'est là son domaine. Pourtant auteur de courts-métrages d'une belle subtilité comique (cf. «A Sense of History»), Leigh plaque, en la charmante personne de Poppy, un amour aveugle de la vie. L'enthousiasme «à la Amélie Poulain» fait de chacune des confrontations de la drôle Poppy avec la rudesse du monde un moment trivial. Coloré à souhait et développant une intrigue naïve, dans le registre de «Sex and the city», le film, bien que ce semble être son but premier, ne communique pas les sentiments de ses personnages. Il ne fait d'eux que des pantins burlesques dont on peut apprécier la jovialité. La déception est d'autant plus immense que ces femmes semblent regorger d'un amour incommensurable de la vie. Mais le cinéma, moyen des plus propices pour traduire cette foie en la vie, n'est pas impliqué. Problème de Leigh ? Et si, pour étayer une vieille maxime truffaldienne, il s'agissait d'un problème appartenant au cinéma britannique. Peu importe pour l'instant, puisqu'il s'agit de discerner une potentielle réussite dans l'oeuvre de Leigh. Elle réside, au mieux, dans la vivacité explosive du groupe de femmes. Souvent réduit à un objet du regard, la femme prend son indépendance. Cette liberté de ton, entièrement décomplexé de tout discours d'auteur de cinéma, réjouira les plus friands amateurs de plaisir éphémère. Quant à ceux qui se soucie du cinéma, de sa faculté incommensurable à révéler l'identité phénoménale de la nature humaine, «Happy-go-lucky» semblera, à raison, être une petite frivolité, aussi joyeuse qu'elle est aveugle. Rude critique. C'est dans l'espoir que Leigh mette sa passion de la vie au profit d'un public qui n'en connaît pas toujours les délices.
J'ai décidé d'aller voir ce film car à cette période j'avais quelques coups de déprime. Je pensais que ça me ferait du bien, que j'en sortirai le "coeur en montgolfière". Que nenni, car le film sonne incroyablement faux. On assiste simplement à d'insipides évènements de la vie d'une femme particulière. Décernant instantanément la détresse latente de l'héroïne, dissipée sous des airs de joie forcée, on erre passif devant la futilité des scènes projetées. On suit un changement dans la vie de Poppy : au départ elle décide de diluer ses problèmes derrière un comportement désinvolte, prenant apparemment tout à la légère, pour enfin réellement être heureuse. Il faut arrêter, c'est d'une platitude et d'une naïveté sans bornes. Le scénario ne présente aucune profondeur. Et l'aspect comique est déroutant de pathétique. On sourit quelques fois (notamment lors du cours de Flamenco), mais ça s'arrête là. Sally Hawkins n'est pas déplorable, mais le caractère faux et bourrin de son personnage, qui en fait sans cesse des tonnes, devient très vite agaçant et risible. Un film long, et pour ma part enfantin, restant à la surface d'une description de faits toujours plus anodins. Une étoile pour quelques passages sympathiques, attrayants, pour S. Hawkins, pas mauvaise du tout, mais surtout pour le talentueux Eddie Marsan et sa vision pessimiste, juste, certes déroutante, du monde qui l'entoure. Il apporte un peu de consistance. Aussitôt vu, aussitôt oublié. Qu'y aurait-il à retenir d'un film de ce genre ? Qu'on me le dise ! "Happy go lucky" : sois heureux, prends les choses avec légèreté, essaie de te détourner de tes problèmes, et ça t'aidera effectivement à vivre mieux. C'est une façon de voir, de procéder, mais affronter ses vraies souffrances intérieures, pour les examiner et pouvoir être à même de les panser, n'est-ce pas plus convenable et judicieux ? Caractère enfantin (à l'image du personnage), naïveté, désinvolture, quand vous nous tenez...
Dès le générique, j'ai eu envie de baffer Poppy. J'ai eu une réaction épidermique en voyant l'actrice. Son jeu (ou plutôt absence de jeu) et le personnage complètement débile et horripilant qu'elle "incarne" rajoute une couche. J'ai détesté ce film, mais j'ai tenu quand même 45 minutes. Je n'ai pas pu rester plus longtemps, tellement l'histoire, la niaiserie de Poppy,la photo du film, la réalisation et les dialogues sont abjects. Le film sombre très vite, et moi je n'ai pas voulu couler en même temps. D'un autre côté, si j'étais restée une minute de plus, l'actrice m'aurait tuée avec ses expressions faciales débilisantes.A éviter.
Qu'une chose à dire, je l'ai adoré ! Et en plus Sally Hawkins est merveilleuse, elle est à croquer ! Je suis tombé direct amoureux, lol. 4 étoiles sans hésiter.
Après un temps d'adaptation, le film possède une bonne humeur tout à fait communicative avec quelques situations particulièrement drôles à la clé : un cours de flamenco et les leçons de conduite. Et c'est moins superficiel qu'il n'y parait...
Petit concentré d'euphorie qui conte le quotidien de Poppy, une institutrice trentenaire londonienne. Déconcertante de bonhomie, elle partage son temps entre son travail, ses fous rires avec ses soeurs, son nouvel amoureux potentiel, sa prof de flamenco hystéro et son prof d'auto-école cyclothymique.