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Mr. Historia
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2,0
Publiée le 20 mai 2026
Sauve qui peut (la vie) est une expérience de cinéma que j’ai davantage subie que traversée. On peut reconnaître à Godard une volonté claire de sortir des codes narratifs classiques et de proposer une forme éclatée, expérimentale, notamment à travers une mise en scène fragmentée et des plans parfois très saccadés, qui attirent ponctuellement l’attention. Mais malgré ces intentions formelles, je suis resté à distance du film du début à la fin. Le récit m’a semblé confus, difficile à suivre, et je n’ai jamais réussi à m’attacher aux personnages ni à comprendre réellement leurs trajectoires ou leurs objectifs. L’ennui s’est installé assez vite, accompagné d’un sentiment de confusion presque constant. Certaines scènes et certains dialogues m’ont également mis mal à l’aise, notamment des remarques sur les corps d’enfants que j’ai trouvées dérangeantes, d’autant plus qu’elles sont prononcées sans second degré apparent. Au final, le film relève pour moi davantage de l’expérience intellectuelle que du plaisir de visionnage. Je peux en reconnaître l’intérêt formel et l’audace, mais il ne m’a pas parlé émotionnellement et je ne pense pas y revenir.
La disparition de Baye a donné l'occasion de découvrir ce film d'un enfant terrible, récompensé pour elle d'un césar de second rôle. Ils sont trois à donner du corps à ce récit, Dutronc, les yeux baissés, cigare au bec, et Huppert, délurée comme toujours dans les scènes les plus chaudes. Les trois sont touchants. Donner son corps, c'est bien le terme pour des scènes impudiques, limites soft porno de série B. On peut être mal à l'aise devant ce machisme dominant qui parait archaïque et dépassé. Et si Godard exposait crument ce qui se pensait tous bas dans les chaumières, y compris en Suisse? La chair est ici triste et déprimante. Reste une rare puissance de création, d'images incongrues qui illuminent l'écran quelques instants, le son désynchronisé, le scénario qui n'existe que le jour du tournage, bref on est chez Godard, tout est permis, y compris d'alterner le sublime et le sordide. streaming - mai 2026
Un film quasi expérimental, dont le propos nous échappe. La forme est assez imbuvable. Qu'il s'agisse des images, du son (montage volontairement décalé en avance ou en retard de phase) ou du montage (très perturbant). Au niveau des actrices et acteurs, seule Nathalie Baye s'en sort avec aisance et talent. Mais quelle purge!
Le Godard de cette période n'est déjà plus le trublion de "Pierrot le fou" et "A bout de souffle". Moins spontané, moins caustique, c'est un Godard sombre, artistiquement et intellectuellement, un Godard peu séduisant qui réalise "Sauve qui peut (la vie)". Le film déroute au début par son dessein indéfini puis déplait par son austérité esthétique et dialectique. Du style chaotique du cinéaste finit toutefois par se détacher le coeur du sujet: l'impossible, l'incompatible, selon Godard, relation homme-femme. C'est illustré dans un premier temps par les rapports brutaux et injurieux, entre Paul Godard (J.Dutronc) et sa maîtresse Denise (N.Baye). Dans le seconde partie du film -indépendante- spoiler: l'apparition d'Isabelle Huppert, interprétant une prostituée, porte le débat vers la sexualité dans un langage très cru, pornographique, auquel Godard, de retour au cinéma après ses années d'experiences vidéo, ne nous avait pas habitués.
Si les invectives de Paul à l'endroit de Denise -qui le lui rend bien- mais aussi de son ex-femme et de sa fille ne donnent pas de l'homme, dans sa relation de couple ou de famille, une image flatteuse, comme s'il n'était pas à la hauteur, on verra que le genre masculin est, par la suite, spoiler: à travers les fréquentations de la prostituée Isabelle, encore plus éreinté.spoiler: Où les hommes, mus par des fantasmes pervers, réduisent la femme au rôle d'esclave sexuelle humiliée.
Cette vision abrupte, entre excès et lucidité, ce constat volontiers provocateur et sévère confinent quasiment au désespoir. Le thème n'est pas indifférent mais la sécheresse du style et du ton, l'absence d'humour et de dérision rendent le film peu avenant, c'est le moins qu'on puisse dire.
Un film sombre, lucide et impitoyable où Godard, avec une liberté de ton inédite, dévoile un monde sordide voire abject et les rapports d'oppression qui en découlent . Un brin pédant et narcissique peut-être, mais Godard nous offre quelques scènes subversives, fulgurantes et inoubliables !
Vraiment raté. On dirait le film d'un étudiant en cinéma faisant un excercise et des essais... On s'ennuit profondément devant ces expérimentations de récit ou de mise en scène, ça donne un résultat pédant et très long à regarder. Si le film était signé de Tartanpion avec un casting d'inconnu, il aurait été oublié l'année même de sa sortie.
Ce retour à la production commerciale à la fin des années 70 est l'occasion pour Godard de se réinventer avec génie, tant sur le fond que sur la forme. Les rapports sociaux sont traités avec une grande lucidité, aussi bien dans le monde de l'entreprise que dans celui du sexe et on ressent tout le désarroi du cinéaste à-travers le personnage interprété par Dutronc, dont l'agressivité et l'indécision permanentes reflètent les états d'âme de l'auteur de "Masculin Féminin". Portrait saisissant d'une société dévorée par le fric, "Sauve qui peut (la vie" est une œuvre essentielle de cette fin de siècle.
Une horreur: mal filme, mal dirige, des "slow motions" sans a propos, des dialogues inexistants, aucun synposis, un jeu d'acteurs teleguide, des deviances absolument inutiles. spoiler: En clair, un Godard qui se masturbe le citron pour ne rien sortir d'interessant. On dit ce film auto-biographique, alors c'est bel et bien le neant.
C'est à la fois nul et très bien, comme pas mal de films de Godard. Des scènes franchement longues et inutiles où on a l'impression qu'il ne sait pas ce qu'il filme, et des scènes géniales que l'on ne trouverait dans aucun autre film (la scène de l'orgie, l'orchestre qui joue la B.O dans le garage à la fin du film). On se dit à certains moments qu'il faudrait pas grand chose pour que ça marche mieux, un peu plus de fluidité, un peu moins de scènes inutiles, des dialogues plus audibles et moins littéraires, enlever quelques ralentis (qui sont omniprésents), ne pas faire que Jacques Dutronc soit un père pédophile (ok peut-être que c'est pour dire qu'il est totalement décadent, mais c'est trop violent, on ne peut pas prendre ça à la légère comme ça - ou alors le pouvait-on vraiment à cette époque ? - perso ça me sort du film). Huppert est de loin ce qu'il y a de mieux dans le film, malheureusement elle n'arrive vraiment qu'au bout d'1 heure. Son personnage brille parce qu'il est simple, réaliste, blasé sans en faire trop, en d'autres termes il est juste, là où Dutronc et Baye (qui peuvent être de très bons acteurs par ailleurs) cabotinent. On sent que Godard ne sait pas vraiment ce qu'il veut leur faire dire, alors ça tourne en rond, mais avec le personnage de Huppert c'est limpide et très vrai. Devant ce genre de film on se prend tour à tour à haïr puis aimer Godard, puis le haïr de nouveau, etc. C'est un phénomène fréquent quand les films sont inégaux, on ne peut pas les apprécier sans en accepter l'imperfection foncière, sans les voir comme des essais, des expériences pleines de défauts et en même temps capables de fulgurances inouïes comme la scène du café dans Deux ou trois choses que je sais d'elle, celle des jeux de lumières avec les poèmes d'Eluard dans Alphaville, ou encore celle du supermarché dans Tout va bien... Tout ça donne une place étrange au spectateur, entre retrait et investissement spontané lors de scènes sublimes. On retrouve ici le même équilibre. Bien sûr il y a des chefs-d'œuvre, A bout de souffle, Le Mépris, Pierrot le Fou (et peut-être d'autres que je n'ai pas encore vu), qui ne souffrent de presque aucun défaut, où tout semble fluide et évident, mais dans l'ensemble aimer Godard c'est l'aimer malgré lui, et on ne peut rien changer à ça - il faut le voir tel qu'il est, et surtout ne pas le glorifier, ni l'oublier, ne pas le prendre pour l'alpha et l'omega du cinéma (il y a bien d'autres réalisateurs d'exceptions et beaucoup moins malaimables) mais ne pas commencer non plus à ne pas le prendre au sérieux et à croire qu'on peut écrire une histoire du cinéma en oubliant son nom.
Le plus souvent, le cinéma de Jean-Luc Godard constitue une épreuve expérimentale pour les yeux, les oreilles et le cerveau. Avec « Sauve qui peut (la vie) » sorti en 1980, on ne s’écarte pas du concept. Bien au contraire, l’auteur y déploie un génie rarement atteint. A l’exception de l’interprétation d’Isabelle Huppert, voire de la participation bien fade de Nathalie Baye et Jacques Dutronc, il n’y a pas grand-chose à retenir. Finalement, ce sont les scènes les plus obscènes et vulgaires qui sauvent le film du naufrage absolu. Bref, pour la soi-disant description d’une société qui broie les aspirations des êtres humains on repassera !
Ma connaissance du cinéma de Godard se limite à ses réalisations des années 60. A l'instar de ses confrères de la Nouvelle Vague, c'est un cinéma que j'exècre pour son pédantisme et sa suffisance. Il n'éveille que de l'ennui chez moi. En ce sens, "Sauve qui peut (la vie)" ne change pas la donne. Le cinéma de Godard est toujours aussi prétentieux avec en prime un aspect expérimental complètement foireux ( exemple avec les passages en slow-motion) et une vulgarité gratuite. Certaines choses peuvent être sauvée mais sûrement pas ce film.
Moi qui d'habitude aime le cinéma expérimental et apprécie certains films de Godard, je n'ai pas du tout aimé ce "Sauve qui peut (la vie)". Volontairement vulgaire, lourdingue, idiot, incestueux voire pédophile, misogyne, ennuyeux au possible, ce film est une honte et à éviter! Même les acteurs présents ne le sauve pas. Au secours... Sauve qui peut!