En réalisant le remake du célèbre film de Jacques Tourneur, Paul Schrader savait bien qu'il allait se heurter à de nombreuses critiques. Intelligent comme il est, le cinéaste préfère garder une partie de l'essence du film de Tourneur pour la transformer à sa sauce, faisant de ce film une nouvelle vision de "La Féline", moins suggestive mais plus sensuelle et beaucoup plus démonstrative. Sachant qu'il ne pourra pas rivaliser avec Tourneur sur l'ambiance suggestive et angoissante, Schrader décide de mettre les pieds dans le plat et de tout montrer : la panthère, la transformation (hallucinante pour l'époque), le sang et bien évidemment la plastique de Nastassja Kinski, que l'on aura tout le loisir d'admirer durant une bonne partie du film. Film de son époque, "La Féline" version 1982 est une histoire où le sexe et le désir se mêlent à la mort alors que la jeune et virginale Irena découvre la malédiction qui pèse sur sa famille lorsqu'elle renoue avec son frère. Sensuel à souhait dans de nombreuses scènes, le film met en avant l'épanouissement sexuel d'Irena, libérant ainsi la bête qui est en elle. Le sous-texte n'est pas subtil mais Schrader l'embrasse complètement, faisant de cette "Féline" un moment de cinéma particulièrement réussi où la beauté de l'esthétique (certaines séquences sont de vraies merveilles) se conjugue avec celle de Nastassja Kinski, dominant le long-métrage de long en large, donnant le meilleur d'elle-même sous l’œil visiblement ravi du réalisateur qui se délecte de cette histoire d'amour et de mort, nous gratifiant au passage de quelques longueurs et lourdeurs dans un film traversé par de sacrées fulgurances qui en feront transpirer plus d'un. Et puis il y a la chanson de David Bowie, collant parfaitement à l'ambiance...
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3,5
Publiée le 14 novembre 2018
Ne tournons pas autour du pot, la version 1982 est nettement meilleure que la version 1942. "Cat People" se dèroule cette fois à La Nouvelle-Orlèans et non à New York! Et le film de Paul Schrader recrèe un certain nombre de scènes du classique de Jacques Tourneur! Plus sensuelle que jamais, Nastassja Kinski crève l'ècran avec ses cheveux courts et ses yeux de velours, et nous fait oublier la pâlichonne Simone Simon! Le film est souvent fascinant, la musique, envoûtante (dont « Putting Out the Fire » de David Bowie) avec une actrice qui s'èveille formidablement à la sensualitè! La mise en scène repose d'ailleurs sur le jeu sexy de l'actrice de "Paris Texas". Ce remake rèpond donc à nos dèsirs et dèlires au-delà de toutes espèrances! il faut dire que Nastassja (curieusement orthographiè Nastassia) trouve un rôle qui lui sied à merveille dans ce personnage de femme mystèrieuse, charmeuse et innocente! Parmi les autres comèdiens, tous convaincants, on peut distinguer John Heard, le terrifiant Malcolm McDowell et Annette O'Toole qui se montre très persuasive dans la scène cèlèbre de la piscine...
Un film difficile à situer mi-fantastique mi-érotique. Certes certains évoqueront la version française des années 40 à l'origine du scénario, mais on ne m'empêchera pas d'apprécier le jeu de Malcom McDowell et de Nastasia Kinski, mon Dieu qu'elle est belle !!!
Ce film se situe dans la tendance de nombreux films américains des années 80 mélangeant les genres fantastique, romantique, gore, érotique... (j'ai tout de suite pensé à Body Double de De Palma même si la référence la plus naturelle est La mouche de Cronenberg). On aime ou pas ca peut flirter avec le grotesque surtout si on est gêné par la désuétude des effets spéciaux (moi ils me conviennent largement). J'ai surtout des réserve sur le scénario qui offre peu de twist et traite avec désinvolture la trame du récit. Je ne le comparerai pas à sa première version que je n'ai pas vu. Néanmoins ce qui me réjouis c'est qu'il est à la hauteur de la vague de films réalisés à cet époque par les Cronenberg, Friedkin, De Palma qui réunissent de grandes qualités cinématographique formelle ( photo, rythme, direction d'acteur...) et une liberté incroyable on à l'impression qu'ils se permettent tout sans peur du manque de moyen, du ridicule où de la censure. Et ce film répond vraiment à ces qualités.
Quarante ans après la réalisation du long-métrage mythique de Jacques Tourneur, Hollywood nous en sert un remake en en transformant l’aspect fantastique, initialement prétexte à un film noir, en un support à un érotisme plutôt morbide et à quelques scènes terriblement sanglantes. La mise en scène très plate et le scénario assez longuet nuisent, au final, au charme mystique et très kitsch que se veut de dégager cette réalisation atypique. D’un autre coté, le charisme des acteurs, à commencer par le toujours impressionnant Malcolm McDowell et la ravissante Nastassja Kinski, et la qualité des effets spéciaux (les scènes de transformations étaient à l’époque révolutionnaires) parviennent à rendre la découverte des secrets de la relation malsaine qui va naitre entre ce frère et sa sœur absolument captivante.
Ce film fort bien réalisé est inclassable et on peut comprendre qu'il peut dérouter, il y a quelques scènes assez horribles mais ce n'est pas un film d'horreur, il y a des très beaux passages érotiques, mais ce n'est pas pour autant un film érotique, ce n'est pas non plus un thriller, le film étant privé de tout suspense. Et pourtant on se délecte, tout le film étant construit autour du personnage de la féline, la merveilleuse Nastassia Kinsky qu'on ne se lasse pas de regarder jouer. Côté acteur, Malcolm McDowell possède tout à fait le physique de l'emploi, on notera la bonne prestation de John Heard et la présence tout à fait sympathique de la très jolie Annette O'Toole (qui nous offre une insolite baignade topless). Un film à part mais un très beau film !
J'ai pas aimé du tout ! C'est beaucoup beaucoup trop plat... Pareil pour la mise en scène. Heureusement, les acteurs sont très bons... Mais je me suis surtout ennuyé.
Paul Schrader réalise ici le remake US de l'oeuvre éponyme (1942) de Jacques Tourneur et en restitue une oeuvre très différente de la précédente, à savoir beaucoup plus accès sur le côté érotique et fantastique. Son casting à lui tout seul mérite que l'on s'y intéresse et ce, même si on reste très attaché à l'oeuvre originelle. Ainsi, dans les rôles titres, on retrouve Malcolm McDowell & Nastassja Kinski (dans les rôles du frère et de la soeur incestueux), ainsi John Heard & Annette O'Toole. Une distribution parfaite au coeur d'un scénario palpitant mais à la mise en scène beaucoup trop amorphe pour réellement capter notre intérêt durant les 120 minutes que compte le film. Ce qui est plutôt dommage car le film en lui-même a de grandes qualités.
Dans des temps lointains, un peuple avait la faculté de se transforme en félin. De nos jours, un frère et une sœur descendant de ce peuple se retrouvent. Paul Schrader était dans une période vaguement new-age après le difficilement regardable "L'Exociste, l'hérétique" où il y avait aussi ce versant mystique kitsch et ennuyeux. Et la musique de Giorgio Moroder n'est pas là pour arranger les choses. L'intrigue n'est vraiment pas captivante, et sombre dans de lourdes représentations de la féminité asservie. Avec des scènes qui frisent le ridicule pour couronner le tout.
Miaow ! Le duo d'acteur à l'affiche en promettait long (surtout Malcolm Mcdowell, tout droit sorti d'Orange mécanique). Et ce film, si il ressemble à une banale histoire d'amour au départ, sort vite les griffes en plantant une relation ambigue entre le frère et la soeur (ça sent déjà l'inceste), et en faisant agir rapidement ses félidés. Avec efficacité d'ailleurs... Je craignais beaucoup du "tout public" sur la jaquette, j'ai été vite rassuré par le charcutage de pied et l'arrachage de bras. Ne montrez pas ce film à vos gosses ! Le tout est une fable sur l'amour, et sur la frustration liée à l'absence de sexe (car ici, le sexe et la mort sont liés, éternelle association de l'eros/thanatos qu'on ne développera pas plus). Des maquillages plutôt efficace, une certaine modération sur la violence (pas le temps de voir trop de détails gores, juste assez pour comprendre la mort des personnages). Le film se révélant infiniment plus subtil que ma grossière critique (assez orientée d'ailleurs), je vous engage à le voir. Car il n'y a pas que des morts ! Il y a beaucoup de romantisme, de multiples histoires de coeurs, un paysage africain sublime, et l'histoire d'un peuple maudit et incestueux qui n'est pas sans rappeler un certain "la nuit déchirée", autre perle traitant du même sujet, mais dans le milieu d'une fac américaine. Une sacrée bonne surprise donc, qui s'autorise à pousser ses résonnements assez loin (rien que sur les scènes "d'amour et de passions", on monte à -12ans minimum).
La Féline, c'est l'intrusion du fantastique dans l'humanité quotidienne, c'est la magie des terres anciennes bercées par le chant envoûtant de David Bowie, c'est l'animalité qui réside en chacun de nous. Un film fascinant porté par une trop belle Nastassia Kinski et un Malcolm MacDowell inquiétant campant un frère dont on pourait penser qu'il est à la limite de l'inceste. Un film sur un inconscient collectif que Carl Jung, le grand psychiatre Suisse, n'aurait peut-être pas désavoué. A voir, revoir et rerevoir !
Le film commençait bien jusqu'à culminer sur une scène de démembrement tout simplement glaçante. Le film souffre d'un ventre mou au milieu du récit pour se réveiller un peu dans le dernier acte. Un film fantastique sympa mais pas très marquant à l'exception d'une scène gore.