L'Epouvantail
Note moyenne
3,9
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101 critiques spectateurs

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JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2019
Cinéma de l’errance vers un grand nulle part (ou plutôt une boucle), Pacino et Hackman se trouvent et vagabondent, l’alchimie fonctionne instantanément, un road movie de saynètes plus que de synthèse semblant vouloir marcher sur les traces des deux roues de Easy Rider, parfois drôle, parfois poignant (dans la dernière partie), mais qui a tendance à relâcher la cadence et ne rien laisser, ou presque, derrière lui.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2025
Simplement une histoire de vagabonds, vraiment ? Ce serait vraiment dommage de le limiter à ça, vous ne croyez pas ? En ce qui me concerne, j'y ai toujours vu une histoire de deux paumés. Deux paumés qui s'associent, alors qu'ils n'ont pas le même but. L'un, sortant de taule, veut monter son affaire de lavage de voitures et l'autre, simplement désireux de renouer avec sa femme qu'il a plantée pour partir en mer et pour rencontrer son enfant, dont il ne sait pas s'il est un garçon ou une fille. Autrement dit, un partenariat perdu d'avance. Mais, Schatzberg ne s'arrête pas à cette dissonance des objectifs, il suggère aussi l'incompatibilité des personnalités, en jetant volontairement le flou sur la psychologie de l'un des deux hommes, avant qu'elle ne plante définitivement le dernier clou du cercueil. A ce titre, le final a ceci de triste que l'autre perd, au prix d'un terrible mensonge, le seul ami qu'il avait pu se faire jusqu'à présent. Palme d'or en 1973, ex-aequo avec "La méprise" de Bridges. Je n'ai jamais trouvé quoi que ce soit à redire. L'un comme l'autre ont des défauts, mais si j'avais été du jury, je n'aurais pas pu les départager.
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juin 2025
Excellent film sur deux vagabonds qui tentent de remettre de l'ordre dans leur vie... déjà je voudrais tirer mon chapeau à Al Pacino, encore une fois car il est excellent dans son rôle de raté au grand cœur mais par contre, je dois avouer que j'ai trouvé Gene Hackman beaucoup moins crédible dans son rôle de séducteur bagarreur m'enfin... en attendant le film est vraiment bon et touchant et malgré quelques longueurs, j'ai pris beaucoup de plaisir à voir ces 2 amis tenter de reprendre une vie ''normale'' ! Merci Al pour votre talent fou !
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2026
Si ce n'est pas la comédie dramatique la plus mémorable de cette époque (preuve en est, le film reste assez méconnu aujourd'hui), l'Epouvantail est un film tout à fait correct qui marche grâce à son duo d'acteur iconique : Gene Hackman – Al Pacino (qui commencent à faire parler d'eux à cette époque). L'alchimie entre les deux personnages complémentaires (un personnage taiseux et costaud et un autre qui résout les problèmes avec son humour) marchent bien.
Un road-movie qui se regarde très bien.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 septembre 2013
"L'épouvantail", avec son duo de paumés et ses thématiques, n'est pas sans rappeler un certain "Macadam cowboy" sorti quelques années plus tôt. Toutefois il n'en a de loin pas toutes les qualités, en particulier une force de narration inouïe. Ce road-movie souvent lent ne propose que peu de scènes remarquables, et doit l'essentiel de son intérêt à un Gene Hackman absolument époustouflant.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2022
La complicité entre les deux acteurs sont visibles, évidente, et crève l'écran. Al Pacino et Gene Hackman, dans ce film d'aventure dramatique. Entre un rigolo de service qui veut revoir son fils et un ex taulard qui veut diriger une station de lavage, s'associent pour percer. Mais le destin aurai destiné autrement. Un curieux film marquant.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2025
Qui est le film ?
L’Épouvantail s’inscrit dans ce qu’on pourrait appeler la veine dépressive du Nouvel Hollywood. Un cinéma d’après la fête, d’après la guerre, d’après les illusions, où les personnages errent sans repères dans une Amérique dépeuplée de sens. Jerry Schatzberg, après Portrait d’une enfant déchue et Panique à Needle Park, semble vouloir ici franchir un pas de plus dans l’épure : plus de structure narrative classique, plus de drame saillant, juste deux hommes (Pacino et Hackman), une route, et ce qui pourrait advenir ou pas.

À la surface, Scarecrow semble promettre une forme de fraternité fragile, une exploration du lien dans l’errance. Max est colérique, rugueux, impulsif ; Lion est doux, lunaire, presque enfantin. On imagine l’affrontement, la complicité, la tension fertile entre deux pôles du masculin, tout autant qu'un voyage géographique mais moral, intime, historique.

Que cherche-t-il à dire ?
On sent bien que Schatzberg ne veut rien démontrer. Le film ne cherche pas à résoudre, ni à conclure, encore moins à condamner. Il voudrait, au contraire, nous plonger dans un état : celui d’un désœuvrement partagé, d’un lien ténu entre deux êtres sans attaches.

La tension principale du film repose sur ce refus d’aller quelque part. Et ce refus, dans un autre contexte, chez un autre cinéaste, pourrait être un geste radical. Mais ici, il se heurte à une forme de mollesse esthétique, comme si Scarecrow ne voulait surtout pas déranger, surtout pas déborder. La mise en scène épouse cette vacance, mais sans jamais en épouser les vertiges.

Par quels moyens ?
La première scène donne le ton. Un champ désert, deux silhouettes se croisent sans se parler. Pas de musique, pas de coupe franche, juste un flottement. Cette ouverture aurait pu poser un mystère, mais elle s’éternise, et semble déjà exprimer ce que le film ne cessera de répéter : tout est ralenti, comme si chaque scène avait peur de décider ce qu’elle est venue faire là.

Plus tard, la séquence de la fontaine, souvent citée comme emblématique, montre Lion sautant dans l’eau pour faire rire Max. C’est un moment suspendu, de pure gratuité. On peut y lire un geste de tendresse absurde, un abandon, mais le film ne le cadre ni ne le construit comme tel. Le plan reste distant, presque embarrassé. Là où un Cassavetes aurait capté l’éclat fragile d’un moment de grâce, Schatzberg reste dans le retrait.

La scène de danse dans le bar, avec Lion qui virevolte sur la piste, est peut-être la plus vivante du film. Pacino y est excellent, troublant, enfantin sans être caricatural. Et pourtant, là encore, la caméra ne semble pas savoir comment accueillir ce surgissement. Elle regarde, oui, mais sans fièvre. Le montage ne relance pas la scène, ne la structure pas.

Même le cadrage, souvent naturaliste, en plans larges, refuse l’enfermement mais finit par produire une uniformité. Chaque ville traversée ressemble à la précédente, non par un effet de répétition signifiant, mais par un manque d’inflexion formelle. Aucun décor n’imprime vraiment. L’Amérique est là, mais floue, presque décorative.

Où me situes-je ?
Je suis de ceux que ce film fatigue doucement. Pas parce qu’il est raté, il ne l’est pas. Il est même d’une grande cohérence. Mais parce qu’il ne laisse rien affleurer. On sent bien que Scarecrow voudrait être un film de silence et de pudeur, mais ce silence devient mutisme, cette pudeur devient esquive. Ce qui pourrait être une forme de retrait poétique devient une manière de ne pas s’impliquer.

Je regarde ce film avec un mélange de tendresse et de frustration. J’y devine des promesses, des figures inabouties, des idées esthétiques intéressantes. Mais elles restent à l’état de brouillon. Comme si le film avait peur de son propre désir. Peur de nommer, de choisir, de prendre position.

Conclusion
L’Épouvantail pourrait être vu comme un contre-film. Contre les grands récits, contre les climax, contre les engagements. Un cinéma de l’évitement, du repli. Mais le retrait, pour être fécond, doit créer du manque, du trouble, une tension avec ce qu’il refuse. Ici, il ne reste qu’une forme de langueur impuissante. Les rares moments de beauté (Pacino qui sourit, Hackman qui déraille, un ciel laiteux) ne s’agrègent jamais. Ils passent, isolés, et ne tissent aucune mémoire.

Alors je reste au bord. Spectateur d’un film qui me semble lui-même être resté au bord de lui-même.
gooneur
gooneur

60 abonnés 840 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 novembre 2009
Malgré une belle histoire d'amitié et deux acteurs offrant de vrais bons moments, je n'ai pas pu adhérer totalement à ce road-movie, la faute à un rythme bien trop lent, pour pas dire mou. Dommage, la très belle première scène laissait augurer un autrement meilleur film...
gnurff
gnurff

32 abonnés 283 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 décembre 2013
L'histoire d'une amitié entre deux drôles de personnages ... Les plans sont beau, les acteurs excellents... Mais la narration est bien trop lente etles persos secondaire vraiment à l'ouest...

Mais on se laisse entrainer par la performance des deux principaux qui tiennent le film du début à la fin.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 juillet 2014
"L'épouvantail" propose un excellent duo d'acteurs dans un road-trip moins captivant que ce dont on espérait, surtout pour une palme d'or. Plutôt lent, plutôt prévisible, plutôt classique enfin de compte. L'humour que le duo tentent d'exercer sonne très ringard, auquel il faudra ajouter le personnage de Gene Hackman carrément adepte de la beaufitude... Les prestations sont pourtant exemplaires, leurs performances d'acteurs nous accrochent et seront même le pilier du film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 octobre 2008
"Pourquoi moi? Pare que tu m'a offert ta dernière allumette et que tu m'a fais rire..." Une réplique toute simple mais à la fois très profonde à l'image de ce road movie passionnant de Jeery Scatzberg qui réalise là sans doute son meilleur film (avec panique à needle park). La mise en sçène est à couper le souffle (que ce soit la confrontation initiale des 2 personnage l'un en face de l'autre seulement séparés par la route, l'ambiance très seventies qui rappelle le çinéma indé de cette époque(bar glauque, café d'autoroute...) ou encore la scène dans la fontaine); cette précision et cette efficacité dans le choix des décors est certainement du la passion initiale du cinéaste pour la photographie. Et que dire du jeu des acteurs : rarement un rôle ne leur aura aussi bien coller a la peau. On ne peut que saluer la prestation d'al pacino qui, pourtant encore à ses débuts d'acteurs, réussit à susciter chez le spectateur la joie, la tristesse, la nostalgie, l'incompréhension... Quant à Jene Hackman, il parvient avec brio à retranscrire à l'éran la métamorphose lente mais certaine du personnage qu'il incarne et tout cela avec humour, impulsivité et auto-dérision. Bref un film d'une beauté exceptionnelle tant au niveau du scénario que de la réalisation que de la comédie : aucun détail n'est épargné même le titre qui renvoie directement à la personnalité des 2 personnages; on finit même par se demander ou est le vrai du faux. Après tout, on ne pourra jaais savoir si un épouvantail ça effraie ou ça fait rire les corbeau!!
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2017
Un chef d'oeuvre avec deux grands acteurs de légende. Gêne Hackman et Al Pacino incarnent deux hommes égarés. Une belle histoire d'amitié.
dahbou
dahbou

247 abonnés 2 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 août 2008
Sorte de road-movie bucolique et touchant, "L'Epouvantail" est le meilleur film de son réalisateur et offre 2 rôles magnifiques à 2 immenses acteurs que sont Al Pacino ( que Schartzberg avait découvert dans "Panique à "Needles Park") et Gene Hackman dont le duo fonctionne à merveille. Le film est donc un magnifique portrait de marginaux à la sensibilité rare porté par une photographie de qualité et décrochera une palme d'or à Cannes.
kingbee49
kingbee49

53 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2012
Solide film de Jerry Shatzberg, "Scarecrow" est d'abord un hymne à l'amitié sur les routes d'une Amérique précaire et pleine de désillusion. Pacino et Hackman, tous les deux formidables, composent des personnages à la fois bornés et touchants. Bon, je dois quand même concéder quelques longueurs mais la fin est particulièrement désespérée et émouvante...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 juin 2008
Malgrès sa palme d'or à Cannes en 1973, l'Epouvantail reste un film assez méconnu du grand public, c'est dommage car on a affaire a un film merveilleux sur l'amitié, sublimé par la superbe interprétation de deux des acteurs les plus important de cinéma américain, Gene Hackman et Al Pacino.
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