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AlalooP
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3,5
Publiée le 1 juin 2014
Précurseur du genre "Bikini Bandits", ce film présente l’avantage de raconter une histoire, aussi minimaliste soit-elle... Le ton reste toutefois léger car même si le gang à forte poitrine se donne des airs mauvais, impossible de le prendre au sérieux, tellement il est caricatural. C’est du second degré érotisé, parsemé de personnages hauts en couleur qu’un noir et blanc magnifie outrageusement.
Amateur de serie b et du kitsch, ce film est fait pour vous. Certe ce film est trés kitsch mais c'est totalement assumé et c'est ce qui rend le film agréable. Les allusions aux sexes sont assez drôles et subtils, les personnages sont trés sexy et surprenant voir même irréels, par contre le scénario est pas terrible voir inexistant, mais bon on passe un bon moment car ce film est tellement jouissif.
Sexuel, tragique désertique, dingue. Premier film que je visionne de Russ Meyer, et grosse surprise : on ne tombe jamais dans le ringard érotique. Les corps sont explosifs, les âmes totalement folles, l'ambiance à la fois ultra glauque (le colosse écervelé qui a des airs de Lenny dans "des souris et des hommes", le vieux pervers, des nanas viriles et viles à souhait, le repas qui sonne comme un prélude à un film d'horreur...etc, etc. Une orgie de glauque) et terriblement free ( cet endroit au milieu de nul part sous une chaleur démente). Un univers sans l'ombre, ou presque, d'une pitié, une réalisation surprenante. Tarantino a du se le passer en boucle.
Un film culte, le meilleur de Russ Meyer. Le montage est très bon (ce qui contraste avec la nullité de ce lui des vixens), le scénario n'est pas dénué de suspense et en plus les acteurs et actrices ne sont pas trop mauvais ce qui est rare chez Meyer. En plus, le film possède tous les éléments qui font le charme de son cinéma. Les amateurs de trash adoreront.
Vu aujourd'hui, ce petit film décomplexé conserve un certain charme, du fait de son côté amateur et désordonné, mais aussi par quelques idées intéressantes (profil de certains personnages, en particulier masculins, que l'on retrouvera régulièrement dans le cinéma par la suite) et son côté certainement révolutionnaire et provocateur pour son époque (violence, féminisme, héroïsation de la femme dominatrice sur l'homme, héroïne aux atouts physiques particulièrement impressionnants et provocants, réattribution par la femme de valeurs typiquement "masculines", lubricité,...). Malgré ses défauts (intrigue simpliste, jeu d'acteurs pas franchement convaincant, longueurs), le film reste un bon divertissement, très marqué dans la culture américaine et son époque (voiture, culte de la vitesse, rednecks,...).
Tourné avec peu de moyen, ce film un peu kitch vacille entre série B et film pour ados avant lheure. Pour lépoque (1965) il ny a rien à redire au sujet de la qualité des courses autos, des scènes de bagarres et la plastique des femmes. À voir pour se divertir devant un nanard culte bien différent des films du même genre plus modernes.
J e m attadais pas a grand chose,et a ma surprise, j ai pas mal aimé.Mon intéret est resté jusqu au bout.Des actrices ,ou tout est dans le physique,mais elles aussi nous tiens jusqu a la fin.Un bon petit film méconnu.Chapeau.
Oubliez les Vixen et compagnie, Russ Meyer nous signe ici un de ses meilleurs films : de l'action, des belles voitures, un "petit" scénario (faut avouer que par rapport aux Vixen ça change) qui tient la route et bien sur des belles filles (à forte poitrine s'il vous plait !)
quelle liberté dans ce film complétement décomplexé qui aborde avec désinvolture le désir et l'accomplissement de celui-ci : je veux, je prends ! c'est encore plus délicieux quand on est en 1965, que c'est une femme "pulpeuse" qui consomme. Même si ce film parait bien soft aujourd'hui, il n'en garde pas moins un charme certain. Cela reste de la série Z, donc il ne faut pas s'attendre non plus à des miracles.
Russ MEYER n'a eu de cesse à travers sa filmographie de mettre en avant sa vision fantasmée de la femme, vision qui expliquera t-il lors d'une entrevue lui vient de l'image qu'il a de sa mère qui l'éleva seule, ainsi la femme de Russ Meyer, incarnait à la fois une figure forte et nourricière, d'où son obsession à les filmer en contre plongée, dotée de poitrines opulentes et dominantes, voire dominatrices. Célébrant les corps féminins dans un lexique empruntant tant à la sexualité et à la sensualité qu'à la maternité, quand au contraire les figures masculines qui habitent son œuvre, sont dévirilisées, moquées et souvent lâches et impuissantes. Une vision qui ne sera pas sans rappeler les personnages de l'œuvre de Federico FELLINI.
Longtemps considéré à tort par la censure américaine comme provocateur, sexiste et misogyne, il dut subir de nombreux procès et sa réputation sulfureuse mis longtemps à être réhabilitée et son talent reconnu. Considéré aujourd'hui comme l'un des maîtres du nu au cinéma, il inspirera des cinéastes aussi variés que John WATERS ou Quentin TARANTINO.
Devenu culte au fil des années, Meyer nous invite à suivre, trois femmes, danseuses nues dans un sordide cabaret du fin fond des Etats-Unis contrainte de subir les regards concupiscents d'une gente masculine, plus proche de l'animal en rut que de l'homme civilisé. Ces trois femmes parfaites incarnations physique de l'éros selon Meyer, se révèlent être trois dominatrices, qui conscientes du pouvoir qu'elles ont sur les hommes et qui assoiffées d'un désir de liberté quasiment vital vont agir selon les codes que la société interdit aux femmes. Véritable bande qui ne recule pas devant la violence ou les attitudes réputées masculines, elles participent à des courses automobiles sauvages, qu'elles remportent en brisant les règles. Mises au courant de la présence d'un trésor dans une ferme habitée par des spécimens hommes caricaturaux dans leur sexisme, elles usent à la fois de leurs atouts physiques puis de leur force brute pour éliminer tous ceux qui se mettront sur leur route et parvenir à leur fin.
Doué d'une photographie noire et blanc d'une rare beauté, qui sublime ses personnages et apporte un caractère graphique dont la pertinence continue d'étonner aujourd'hui, les cadres et les plans ne cessent d'inciter le spectateur à estomper ses premières émotions liées au fantasme sexuel pour le mener vers la certitude que la femme est au moins l'égal de l'homme voire lui est supérieur.
Russ Meyer invente pour ses héroïnes, le concept de "badass", bien avant qu'il ne le soit pour l'homme.
Ce film est (pour moi) une référence du cinéma trash. Russ Meyer a su garder ses éléments de prédilection pour nous sortir un bon petit film, à savoir : les femmes aux formes généreuses et un soupçon de violence. Conclusion Faster Pussycat Kill Kill est un film qui se laisse regarder facilement et bien évidemment il ne faut pas le prendre au 1er degré! ^^
Si on aime le cinéma, on ne peut pas ne pas aimer ce film. Les bagnoles, les nanas... incroyables ! Suspense et réussite esthétique. On est vraiment dans l'ambiance années soixante et le noir et blanc a tout son charme. Les cadrages sont inventifs. Plusieurs passages érotiques enfièvrent des scènes perverses aux stéréotypes renversés de mecs en femmes-mecs tout-à-fait surprenantes. La cruauté, la bassesse, les crimes sont convainquants, et les personnages vont chacun aussi loin que leurs forces lepermet dans le Mal. Les moins bêtes survivent jusqu'au bout (ou presque). Les mauvais rôles sont partout, les victimes charmantes. Un régal. La fin a un côté Série B qui ne dépareille pas, mais c'est un petit bémol.
après vixen j'étais méfiant mais ce film est bien rock'n'roll seulement, comme vixen, on a les clichés qui doivent faire plaisirs à russ mais qui sont tout de mème louches.
Le subversif Russ Meyer réalise en 1965 une série B qui marquera quelques réalisateurs dont John Waters et bien-sûr Quentin Tarantino dont l'hommage le plus évident reste à ce jour "Boulevard de la mort". Et un "Boulevard de la mort" dans les années 60, autant dire que j'avais très envie de voir ça ! Mais après une séquence d'introduction très prometteuse, le film prend ensuite une direction bien plus sage. Un gang de trois femmes tue un homme, kidnappe la petite-amie et part à la recherche d'un soit-disant magot dans un ranch isolé. Ranch occupé par un vieillard un peu perché et vicieux et de ses deux fils. C'est clair que ce n'est pas le scénario du siècle mais n'oublions pas que nous sommes dans une série B qui n'a à la base pour but que de produire du divertissement fun. Et c'est effectivement assez fun, du moins, encore une fois, dans sa première partie. Première partie finalement très courte puisqu'après quelques scènes de voitures et de poussière, on part rapidement au ranch pour des scènes de dialogues toutes aussi pauvres les unes que les autres. Et ce ne sont pas les très nombreuses allusions sexuelles qui sauveront l'ensemble. De plus, on ne s'attache à aucun personnage puisque les trois filles sont cruelles et les trois hommes sont juste bizarres dont le vieux et les idées graveleuses qu'il a derrière la tête. Et au milieu de tout ça, on a la cruche de service qui ressemble d'ailleurs étrangement à Katie Holmes, notamment dans le regard vitreux. Néanmoins, on pourra quand même relever que même si elles sont hyper-sexualisées, les trois femmes sont toujours les personnages forts du film. Que ce soit à travers la mise en scène qui les montre souvent en contre-plongée, indiquant par là une domination, ou de par les raclées qu'elles mettent aux hommes ou qu'elles contrôlent. D'un autre côté, le film joue autant sur le male que le female gaze, notamment avec le fils qui n'est caractérisé que par sa masse musculaire, ce que les dialogues ou la mise en scène ne manqueront pas de mettre en avant. Ainsi, "Faster, Pussycat! Kill! Kill!" est, quelque-part, un film en avance sur son temps mais peine à convaincre aujourd'hui, notamment avec une seconde partie trainante qui prend en réalité la quasi totalité du film.