Le Magirama se compose de quatre courts métrages mettant en œuvre le dispositif de la polyvision développé par Abel Gance : Auprès de ma blonde, Fête foraine, Château de nuages, J’accuse. Depuis Napoléon en 1928, le triple écran est pour le réalisateur le moyen permettant au cinéma de développer une narration qui lui soit propre, sollicitant le spectateur aussi bien par l’image que par le son spatialisé. Avec Nelly Kaplan, Gance revisite son J’accuse de 1937 auquel il adjoint des plans de Napoléon mais aussi de la Fin du monde pour construire le discours pacifiste qui l’obsède depuis 1918. Le récit expérimental d’Auprès de ma blonde et l’expérience sensorielle de Fête foraine et Château de nuages complètent ce manifeste pour un autre cinéma.