Séducteur insatiable, Don Giovanni multiplie les conquêtes sans jamais se soucier des conséquences. Lorsqu’il tente de séduire Donna Anna, une jeune noble, son père, le Commandeur, intervient pour la défendre, mais Don Giovanni le tue en duel. Il poursuit ensuite sa fuite en avant, entraînant dans son sillage Donna Elvira, une ancienne conquête qui cherche à le ramener à la raison, et Zerlina, une jeune paysanne qu’il tente à son tour de séduire. Mais le spectre du Commandeur reviendra le hanter et précipitera sa chute…
Qui est Don Juan ? Question éternelle tant ce personnage, vu selon les époques comme un « grand seigneur méchant homme », un séducteur séduisant ou un prédateur toxique, résiste à toute qualification définitive. De l’ouverture à couper le souffle jusqu’au dîner fatal avec le Commandeur, ce dramma giocoso, subtile alliance de comédie et de drame, ne laisse personne indemne.
La metteuse en scène Louisa Proske, qui fait ses débuts à l’Opéra national de Paris, place l’action dans un grand hôtel, un lieu à même de transgresser les structures sociales et de révéler les fantasmes les plus enfouis des protagonistes.
Opéra en deux actes, présenté en italien sous-titré en français.