Cette nouvelle production de Giulio Cesare, l’opéra de Haendel le plus souvent porté à l’écran, est celle créée par Moshe Leiser et Patrice Caurier pour le Festival de Salzbourg de 2012. Une production conçue sur mesure pour sa nouvelle directrice, Cecilia Bartoli, qui réunit autour d’elle un plateau d’anthologie rassemblant la fine fleur du chant baroque.
Prédécesseur immédiat de Giulio Cesare, Flavio en est avec des moyens vocaux comparables, l’opposé : un opéra aux proportions humaines, malicieux, une des oeuvres de Haendel où s’exprime le mieux son sens de l’humour et de la parodie.
Alexander’s Feast (Le Festin d’Alexandre), ode inspirée de la dramaturgie de l’Anglais John Dryden, fut mis en musique par Haendel en 1736. L’oeuvre a pour sous-titre Le Pouvoir de la musique, une thématique que l’on retrouve dans nombre des opéras de Haendel (c’est d’ailleurs le thème même de la conférence inaugurale de Jan Assmann)
Avec Rinaldo, le jeune Haendel fait une entrée fracassante à la fin de 1710 à Londres en imposant l’opéra italien, écrivant en quatorze jours, sur l’épisode de Renaud et Armide de la Jérusalem délivrée, un ouvrage destiné à être représenté à grand renfort de machines et effets spectaculaires.
Le temps a rendu justice au chef-d’œuvre qu’est Serse, devenu, avec Giulio Cesare, le plus populaire des opéras de Haendel. Dans cette oeuvre qui s’approche du genre « opéra vénitien », on trouve effectivement le mélange des genres – le rire embué d’émotions – qui annonce déjà le Mozart des Noces de Figaro.
Comme pour Flavio, l’action resserrée sur un petit nombre de personnages se situe en Lombardie médiévale, cadre temporel du conflit éternel de la tyrannie opposée à l’amour. Le personnage fort et émouvant de Rodelinda est magnifiquement incarné par une Anna Caterina Antonacci à l’incroyable présence scénique, qui fut pour beaucoup de spectateurs découverte dans cette production.
Diffusion le 7 décembre 2014. L’unique opéra composé par le légendaire Ludwig van Bethooven. Une oeuvre majeure alliant des thèmes fédérateurs : liberté, fidélité, idéalisme et justice. Le tout sublimé par sa portée universelle.
Diffusion le 21 mai 2015. En Chine, en des temps légendaires, la sublimissime princesse Turandot ne souhaite pas se marier, malgré le grand nombre de prétendants qui se présentent à elle. Elle invente alors un stratagème: le premier prince qui répondra aux trois énigmes qu’elle invente l’épousera, les autres seront condamnés à mort.
Diffusion le 16 juin 2015. Norma, victime d’un conflit triangulaire entre amour divin, amour humain et amour maternel, se trouve au coeur d’une tragédie classique profondément romantique.
Diffusion le 21 juillet 2015. L’oeuvre de Mozart réunit comédie et tragédie dans un enchevêtrement mélodique sublime. L’ambiance magique des Arènes de Vérone ainsi que la mise en scène somptueuse de Franco Zeffirelli fera de cet « opéra des opéras » un moment fort pour clôturer la première saison All’Opéra.
Sur l’île de Chypre, le capitaine maure Otello retrouve son épouse Desdémone. Le lieutenant Iago, jaloux et convoitant le pouvoir d’Otello, sème le trouble lorsqu’il essaye de le persuader que Desdémone le trompe avec l’innocent Cassio…
Le poète Tannhäuser quitte le repère de Vénus où il a connu l’amour charnel pour rejoindre la vallée de la Wartburg. Il espère y reconquérir le cœur de la princesse Elisabeth. A son arrivée, celle-ci organise un concours de chant. Elle accordera un vœu au vainqueur quel qu’il soit.