Carlos Acosta, Etoile invitée du Royal Ballet, est l’un des meilleurs de sa génération; danseur cubain à la technique époustouflante, il fait ici ses débuts de chorégraphe et présente une toute nouvelle production de Don Quichotte. Conçu comme une pièce de théâtre, ce ballet aux rebondissements multiples se prête merveilleusement bien à une retransmission au cinéma.
Opéra en direct du Metropolitan de New York. Le 31 janvier 2015. Dernière et plus belle œuvre d’Offenbach, Les contes d’Hoffmann est l'un des opéras français les plus représentés sur scène. Vittorio Grigolo interpète le poète Hoffmann à la recherche de l’absolu et de l’idéal féminin, également l’auteur et le héros de ces contes fantastiques. Thomas Hampson chante Lindorf et Hibla Gerzmava joue les quatre incarnations de ses amours maudites : la poupée Olympia, la prima donna Antonia, la courtisane Giulietta et l’actrice Stella.
Il y a une efficacité et une actualité paradoxales dans cet opéra, qui rejette les ingrédients ordinaires de l’opéra : pas d’histoire d’amour, pas d’héroïsme au sens attendu du terme mais au contraire des questions d’âme, de peur existentielle, de salut !
Après les ouvrages de Rameau, l’Iphignénie en Tauride de Gluck finit d’affirmer la suprématie du compositeur sur le librettiste et les interprètes : le musicien « artiste », indifférent aux règles et recettes, est né…
John Eliot Gardiner aborde ce vaste opéra en compagnie de son Orchestre Révolutionnaire et Romantique qui révèle toutes les couleurs de la partition et répond idéalement au lyrisme et à la tension que le chef imprime à sa direction.
Paul Dukas, musicien ultra-perfectionniste et grand admirateur de Rameau, a mis le meilleur de lui-même dans le chef-d’œuvre absolu qu’est Ariane et Barbe-Bleue.
Le Barbier de Séville est l’opéra le plus célèbre de Rossini et est considéré comme le plus grand chef-d'œuvre de l'opéra-bouffe italien. Christopher Maltman (Figaro), Isabel Leonard (Rosine) et Lawrence Brownlee (le comte) excellent dans ce grand classique plein de rebondissements et de situations abracadabrantes.
Peu d’ouvrages ont été autant aimés et bien traités que ce Faust… Et certes, plus fidèle qu’on ne l’imagine à Goethe, il inspire à Gounod un lyrisme juvénile et tourmenté, des douceurs et des frayeurs mémorables.
Alexander’s Feast (Le Festin d’Alexandre), ode inspirée de la dramaturgie de l’Anglais John Dryden, fut mis en musique par Haendel en 1736. L’oeuvre a pour sous-titre Le Pouvoir de la musique, une thématique que l’on retrouve dans nombre des opéras de Haendel (c’est d’ailleurs le thème même de la conférence inaugurale de Jan Assmann)
Troisième des opéras de Haendel inspiré par l’Arioste, Orlando est aussi celui qui s’éloigne le plus des contraintes de l’opera seria : moins d’arias da capo mais une succession d’ariosos, de récitatifs, de scènes d’ensemble qui en font une des oeuvres les plus séduisantes du corpus haendélien.
Le temps a rendu justice au chef-d’œuvre qu’est Serse, devenu, avec Giulio Cesare, le plus populaire des opéras de Haendel. Dans cette oeuvre qui s’approche du genre « opéra vénitien », on trouve effectivement le mélange des genres – le rire embué d’émotions – qui annonce déjà le Mozart des Noces de Figaro.