AvecAurélien Gabrielli,
Louise Chevillotte,
Saadia Bentaïeb
Labidi est un jeune d’aujourd’hui : il va de petites magouilles en jobs d’appoint, habite en colocation dans une chambre de bonne et se rêve écrivain. Mais sa rencontre avec Elisa l’oblige à repenser son train de vie au-dessus de ses moyens.
AvecFabienne Babe,
Isabelle Prim,
Anna Sigalevitch
Camille, belle femme dans la quarantaine, ramasse le téléphone portable que Suzy a perdu dans une gare.Quand Suzy appelle son propre numéro, elles conviennent d’un rendez-vous chez Camille pour que la jeune femme puisse récupérer son bien.
La rouge et la noire, basé sur un scénario inédit de Luc Moullet, dresse un portrait à la fois informé et loufoque d’Aaton et de son PDG, le célèbre inventeur de caméra Jean-Pierre Beauviala, aussi connu pour sa proche collaboration avec Jean-Luc Godard et la Nouvelle Vague. Dans cette fiction, deux voleuses, Pénéglote et Polylope, sont commanditées pour dérober la Pénélope, la toute dernière caméra Aaton. On suit de près la fabrication d’une forme hybride, de plus en plus surnaturelle, à travers les logiciels de pointe d’ingénieurs équivoques et l’œil expert d’un PDG interlope. Dans leur enquête, Pénéglote et Polylope parlent un langage imaginaire et enchaînent les actes manqués et les lapsus… Ce film, le premier sur Aaton, n’est pas seulement le portrait d’un inventeur génial, une fiction sur deux voleuses, mais aussi un essais offrant à découvrir les images d’archives inédites et historiques de Jean-Pierre Beauviala.
Son père étant criblé de dettes, la jeune Else se dévoue pour demander un prêt au vieux Dorsday, qui accepte, si Else se met toute nue devant lui. Tempête sous le crâne d’Else, qui va choisir le suicide… Le moyen métrage d’Isabelle Prim (née en 1984) suit la trame du roman Mademoiselle Else écrit par Arthur Schnitzler, en 1924, mais sous une forme éclatée. Les données fournies par le romancier sont réparties entre mille effets parfois étrangers au livre. Dans ce film qui se situe entre Furtado et Godard, difficile de parler de plans, car chacun d’eux est morcelé en d’innombrables sous-plans, glissements latéraux via de multiples surfaces noires, recadrages sur des fenêtres, caches et grilles, essaims dans le champ de petites surfaces avec extraits de films. (…) L’émotion est créée par la proximité d’éléments opposés, surfaces réduites de studio et immensité des extérieurs, porte-jarretelles et avion de tourisme, pruderie d’Else et sodomie incestueuse rêvée, cartoon et splendeur de la nature, partition et bruits cinglants amplifiés et arrondis décalés par rapport à l’image. Ce magma cubiste, ce kaléidoscope, c’est à la fois l’Else “habsgourgienne” de Schnitzler, et, en concurrence, en contradiction, la réflexion d’une vidéaste-actrice délurée et hyper-moderne à partir de Schnitzler. " Luc Moullet - Bref, Le magazine du court métrage - numéro 96