Fille d’un pianiste de jazz, Molly Ringwald débute très jeune dans le monde du spectacle. Elle joue au théâtre dès l’âge de cinq ans et enregistre même un album de jazz avec son père. Très tôt repérée pour son talent, elle rejoint l’émission télévisée pour enfants The New Mickey Mouse Club à la fin des années 1970. Ce passage marque le début de sa carrière à Hollywood. Elle trouve ses premiers rôles dan des séries comme Arnold et Willy et Drôle de vie à la fin des années 70.
Molly connaît une ascension fulgurante dans les années 1980 en devenant la muse du réalisateur John Hughes qui la fait tourner dans des films cultes comme Sixteen Candles (1984), The Breakfast Club (1985) et Pretty in Pink (1986). Ces longs métrages, centrés sur les questionnements adolescents, lui valent une immense popularité. Elle devient alors un véritable symbole de la jeunesse américaine. Sa chevelure rousse et son air rêveur deviennent iconiques.
À la fin des années 1980, sa carrière ralentit aux États-Unis, et elle choisit de s’installer en France pendant plusieurs années. Elle y tourne quelques films et apprend la langue, affirmant son désir de sortir de l’étiquette de "teen idol". On la voit par exemple dans Tous les jours dimanche et Enfants de salaud. Ringwald revient ensuite à Hollywood, enchaînant les rôles secondaires dans des films indépendants et des séries. Elle s’essaie également à l’écriture, publiant plusieurs livres.
Dans les années 2000 et 2010 et 2020, on la voit dans des films comme Cut, Sex Academy, Deux mariages de trop, Le Noël de mes 10 ans, Jem et les Hologrammes, King Cobra, Siberia, la trilogie The Kissing Booth et Bad Things. En parallèle, l'actrice retrouve le succès à la télévision avec des rôles solides dans des séries comme La Vie secrète d'une ado ordinaire, Raising Expectations, Feud et Monstre, dans laquelle elle campe la belle-mère du serial killer Jeffrey Dahmer.
Parallèlement, elle poursuit sa passion pour la musique jazz, sortant plusieurs albums de reprises. Molly Ringwald est aussi chroniqueuse pour des magazines comme The New Yorker, où elle aborde des sujets de société et de culture. Elle continue à être une figure influente du monde artistique.
Laurent Schenck