Une mère revient vivre chez sa fille après la mort de son mari avec piano, bagages et meubles. La fille n’arrive pas à écrire son livre érotique malgré les conseils judicieux de sa mère qui, contrairement à elle, en connaît un rayon dans son domaine. C’est bientôt trop encombré pour elles. Il faut déménager et vendre. C’est alors que la ronde des visiteurs commence, et que l’histoire bascule.
Simon vit dans un appartement luxueux parisien avec sa grand-mère, leur domestique et Ariane, qu’il aime éperdument. Celle-ci est sous la surveillance permanente de Simon, il veut tout savoir d’elle, la suit, la fait accompagner dans ses sorties et la soumet à un questionnement incessant. Connaissant le goût d’Ariane pour les femmes, il est persuadé qu’elle entretient une liaison avec la lumineuse Andrée. Ce doute sur cette double vie ne fait qu’exacerber sa douleur, son impuissance et sans doute son désir d’elle.
Voyage dans le sud des Etats-Unis hanté par le meurtre de James Byrd Jr., un musicien Noir lynché par trois jeunes Blancs. Partant de cet horrible fait divers, le film dépeint un Texas nostalgique de son passé esclavagiste.
AvecJuliette Binoche,
William Hurt,
Paul Guilfoyle (II)
Un psychanalyste désabusé échange son appartement newyorkais contre celui d’une danseuse parisienne. Ils ignorent tout l’un de l’autre et ont un caractère diamétralement opposé, mais chacun va devoir s’adapter à sa nouvelle vie...
Après la chute du mur de Berlin, Chantal Akerman regarde en de longs travellings ou plans fixes la réalité et la mutation de ces pays de l’ex URSS. De l’été à l’hiver, d’Allemagne de l’Est à Moscou en passant par la Pologne, la Lituanie et l’Ukraine, elle filme les corps et les visages de foules d’anonymes qui marchent ou attendent. Cette multitude d’impressions visuelles (bâtiments, paysages, neige ou nuit) et sonores propose un poème envoûtant et impressionniste.
4 octobre 1989|
1h 32min
|Comédie dramatique,
Expérimental
DeChantal Akerman
AvecMaurice Brenner,
Carl Don,
David Buntzman
À New-York au lever du jour, à proximité du pont de Williamsburg, des immigrés juifs russes et polonais se souviennent de leur vie avant leur arrivée. Ces femmes, hommes et vieillards racontent, entre tragique et comique, leur intégration, l’héritage de leur culture, l’avenir de leurs enfants…
Dans une galerie marchande, entre le salon de coiffure de Lili, la boutique de prêt à porter de la famille Schwartz et le bistrot de Sylvie, les employés et les clients se croisent, se rencontrent et rêvent d’amours, amours compromis, épistolaires ou impossibles. Ils en parlent, le chantent et le dansent, ponctué par les chœurs des shampouineuses.
La poétesse Sylvia Plath se suicide. Elle avait alors une correspondance avec sa mère. Son histoire est mise en scène au théâtre par Françoise Merle que Chantal Akerman adapte deux ans après, à la MC93, en filmant les deux mêmes comédiennes Delphine et Coralie Seyrig
Une jeune femme rentre chez elle après plusieurs mois d'absence. Quelqu'un qu'elle n'attendait pas, un ami indirect, vient s'installer chez elle. Le film raconte ces quelques mois de cohabitation forcée ou l'étranger deviendra bientôt l'ennemi invisible.
DeVincent Nordon,
Frédéric Mitterrand,
Philippe Venault
AvecMaria de Medeiros,
Pascale Salkin,
Julien Dubois
La nouvelle vague avait figé sur pellicule le Paris des années soixante. Inspire par leurs aines, six réalisateurs nous communiquent leurs visions du Paris d'aujourd'hui : Chantal Akerman (J'ai faim, j'ai froid, 12 mn), Bernard Dubois (Place Clichy, 17 mn), Philippe Garrel (Rue Fontaine, 17 mn), Frédéric Mitterrand (Rue du Bac, 17 mn), Vincent ...
À Bruxelles, par une chaude et orageuse nuit d’été, hommes et femmes se laissent emporter, parfois jusqu’au vertige, par l’excès de leur désir. Jusqu’à l’aube
Anna est cinéaste, elle parcourt l’Europe pour présenter sonnouveau film. Au fil de ses voyages, elle fait une succession de rencontres et de retrouvailles qui forme le portrait dédramatisé d’une jeune femme en quête d’équilibre.
Sur des travellings ou des longs plans fixes de New York (métro, rues, façades) qui racontent en creux son quotidien, la cinéaste lit les lettres envoyées de Belgique par sa mère, cordon ombilical la rattachant encore à son roman familial. Au seuil l’une de l’autre, la parole et l’image finissent par se confondre...
Je : une jeune femme seule chez elle, déplace ses meubles, finit par les pousser contre les murs et par s’allonger par terre. Tu : en mangeant du sucre à la petite cuillère, elle écrit des lettres. Les jours passent, les pages s’accumulent. Il : après plusieurs semaines passées à déchirer et à recommencer ces lettres, elle sort le soir et rencontre un camionneur qui parle de lui, du désir, de son rapport aux femmes. Elle : en pleine nuit, la jeune fille va chez une amie qui la repousse d’abord, puis partage avec elle son repas et son lit. Au petit matin, la jeune fille part sans un mot.