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    Lon Chaney

    État civil

    Métiers Acteur, Maquilleur
    Nom de naissance

    Leonidas Frank Chaney

    Nationalité Américain
    Naissance 1 avril 1883 (Colorado Springs, Etat du Colorado - Etats-Unis)
    Décès 26 août 1930 à l'age de 47 ans (Hollywood, Los Angeles - Californie - Etats-Unis)

    Biographie

    Authentique génie de la pantomime, celui que l’on surnomma à juste titre "l’homme aux 1000 visages" fut un des acteurs les plus polyvalents à l’aube du cinéma. Longtemps assimilé –à tort- par la critique et le public à un registre de personnages torturés, défigurés et souvent grotesques, Lon Chaney fut pourtant un authentique acteur caméléon tout au long de sa brève carrière, riche de près de 160 films. Gangsters, clowns, personnages historiques, asiatique, pirate…Il était capable de tout jouer, au point de devenir à lui seul une marque de fabrique dont il fut l’unique représentant. Il fut aidé en cela par sa profonde connaissance du maquillage, allant même jusqu’à signer l’article relatif à cet art dans la prestigieuse Encyclopaedia Britannica. Loin de sombrer dans l’oubli, son extraordinaire travail sur ses rôles de compositions a notamment inspiré toute une génération de maquilleurs professionnels du cinéma, comme Tom Savini ou l’incontournable Rick Baker.

    Second d’une fratrie de quatre enfants, Lon Chaney –Leonidas Frank Chaney de son vrai nom- né le 1er avril 1883 à Colorado Springs, de parents sourds-muets. De ce handicap et non conformisme parental dont il souffre, naît son art du pantomime, qu’il développe dès son plus jeune âge. En 1902, il monte sur les planches et sillonne les Etats-Unis pour jouer dans des vaudevilles. Il profite aussi de cette expérience pour travailler sur la mise en scène, les costumes et les maquillages, et devient même un temps impresario pour un duo comique très populaire alors, Kolb & Dill. Par contraste avec les rôles qu’il incarnera quelques années plus tard, Chaney est un adepte des comédies légères, et se révèle même excellent danseur. En 1910, il s’installe en Californie, puis, suite à de graves problèmes conjugaux, il est obligé de mettre de côté sa carrière sur les planches, pour se faire embaucher comme extra au sein de la Major Universal, en 1912-1913. C’est ainsi qu’il tourne son premier film, The Way of Fate. Il joue aussi dans de nombreux westerns, où sa mine patibulaire le limite aux emplois de traîtres de service.

    Le studio est fortement demandeur de son physique et de sa versatilité, que ce soit pour incarner un homme des cavernes jusqu’au possesseur d’une plantation. Mais quel que soit le rôle qu’il aborde, Chaney ne se sépare jamais de sa valise de maquillage. Brillant autodidacte, c’est au cours de ces années- là que l’acteur expérimente le plus, emprunte même des caméras pour filmer ses propres essais. Il n’étudie pas seulement le maquillage, mais aussi les relations entre l’éclairage, le visage de l’acteur et la manière dont il est perçu à travers les yeux du public. C’est ainsi qu’il prendra sous son aile Boris Karloff, à la fin des années 1920; autre grand visage du cinéma : "l’astuce dans ce métier, c’est de faire quelque chose de totalement différent des autres , afin qu’ils finissent par te remarquer", lui donnera-t-il comme conseil. En 1917, avec déjà plus de 80 films au compteur, Chaney est devenu un acteur de premier plan pour le studio. Mais ce statut ne se reflète pas dans son salaire. Quand il demande une augmentation en 1918, William Sistrom, un exécutif du studio, lui rétorque un humiliant : "Vous ne vaudrez jamais plus que cent dollars par semaine".

    1919 est une année charnière pour lui. Il perce avec son rôle de faux mendiant difforme, alias "The Frog", dans The Miracle Man, réalisé par George Loane Tucker. Une critique élogieuse et des recettes de plus de 2 millions de dollars, une somme colossale pour l’époque, propulsent Lon Chaney au rang d’acteur de genre le plus important aux Etats-Unis. La même année, il tourne pour la première fois sous la direction de Tod Browning avec The Wicked Darling ; première de leur dix collaborations. L’aspect physique du jeu de Chaney, ses contorsions et ses acrobaties frappent les esprits, autant que son masque tragique. Chez Maurice Tourneur, il incarne une crapule dans Victory (1919), et non pas un mais deux pirates dans l’adaptation de L’île au trésor (1920). La même année, il campe un extraordinaire gangster cul-de-jatte dans The Penalty, qui est sans doute son film le plus personnel de cette période. Plus important encore, il tient enfin là sa revanche sur William Sistrom : pour ce film, il gagne 500 $ par semaine. Mais il apprendra plus tard que la Universal était finalement prête à le payer le triple : une dure leçon que Chaney n’oubliera pas. L’acmé de sa période Universal est sans doute atteinte avec Notre-Dame de Paris (1923), et plus encore avec Le Fantôme de l'Opéra (1925). Deux films dans lesquels triomphe son sens absolu du maquillage. Bien qu’il créé deux des personnages les plus difformes de l’histoire du cinéma, Quasimodo, le bossu sonneur de Notre-Dame, et Erik, le fantôme de l’opéra de Paris, Chaney parvient malgré tout à travers ses compositions à susciter chez le public un vrai sentiment de compassion et de sympathie.

    "Je voulais rappeler aux gens que ceux qui se trouvent le plus bas de l’échelle de l’humanité peuvent avoir en eux la ressource pour l’abnégation suprême", écrit-il dans un article autobiographique qui paraît dans la revue Movie, en 1925. "Le mendiant raccourci, difforme des rues peut avoir les idées les plus nobles. La plupart de mes rôles depuis Notre-Dame-de-Paris, Larmes de Clown, Le Club des trois, etc. ont eu pour thème l’abnégation et le renoncement. Voilà les histoires que je souhaite faire". Les souhaits de l’acteur sont exaucés au-delà de ses espérances : Notre-Dame de Paris est par exemple joué à New York à guichets fermés pendant 20 semaines, au cinéma l’Astor (une des plus grandes salles de la ville), capable d’accueillir 1500 personnes.

    A partir de 1925, il passe sous contrat avec la MGM. Au sein de la Major, il impose l’originalité de son univers avec plus de force encore qu’à la Universal, comme dans Tell it to the Marines (1927). Un film que non seulement l’acteur estime beaucoup, mais qui lui vaut même la sympathie du corps des Marines US, dont il sera fait membre honoraire. Outre les sept films qu’il tourne avec Tod Browning (dont le formidable L' Inconnu, en 1927, ou le rôle de détective de Scotland Yard déguisé en vampire pour traquer un tueur dans Londres Après Minuit), il atteint un sommet avec Ris donc, paillasse (1928), sous la direction d’Herbert Brenon. En 1928 et 1929, il est élu acteur le plus populaire, tandis que la MGM allonge un peu plus son surnom : "l’homme aux 1000 visages et aux 100 millions de fans".

    Son dernier film, en 1930, est un remake sonore de son classique de l’ère du muet, Le Club des 3. Il s’agit de son unique film parlant, où l’acteur tient même cinq rôles vocaux. Il tourne, alors même qu’il se sait condamné par un cancer à la gorge, qui finit par l’empêcher de parler, et l’emporte à l’âge de 47 ans le 26 août 1930. Comme une triste et cruelle ironie pour celui qui fut un des plus grands acteurs du cinéma muet, alors même que le 7e Art entame sa mue avec l’arrivée du parlant.

    Auteur : Olivier Pallaruelo

    Ses premiers pas à l'écran

    Victory
    Victory
    1919
    The Wicked Darling
    The Wicked Darling
    1919
    Fleur sans tâche
    Fleur sans tâche
    1919
    Nomads of the North
    Nomads of the North
    1920

    Ses meilleurs films et séries

    L'Inconnu
    L'Inconnu
    1927
    Le Fantôme de l'Opéra
    Le Fantôme de l'Opéra
    1925
    Notre-Dame de Paris
    Notre-Dame de Paris
    1923
    Le Talion
    Le Talion
    1928

    Sa carrière en chiffres

    11
    Années de carrière
    0
    Récompense
    22
    Films
    1
    Série
    0
    Nomination
    0
    Entrée ciné

    Genres de prédilection

    Drame : 40 %
    Epouvante-horreur : 20 %
    Divers : 20 %
    Policier : 20 %

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    Commentaires
    • chrischambers86
      L'un des plus grands acteurs du muet. il fut un hallucinant Quasimodo, un inoubliable fantôme de l'opèra et un mystèrieux Mr Wu. il est sidèrant dans chaque film de Browning. Son meilleur rôle ? Peut-être L'inconnu où il joue un homme privè de bras...
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