Elitza Gueorguieva filme la fabrication du roman que son alter-ego biélorusse Aliona initie sur son père, aventurier maritime, physicien et rêveur, disparu au large d’une côte turque en 1995. En accompagnant ce processus de deuil et d’émancipation par l’écriture, la cinéaste bulgare invente son propre langage visuel qui amplifie la tension entre rêve et réalité, poésie et mémoire.
Dans le décor kitsch d’un plateau de télévision des années 80 en Bulgarie, une jeune journaliste pose des questions philosophiques : lesquels de nos rêves sont les plus importants, les accomplis ou les déçus ? Nous sommes en 1989, le Mur de Berlin vient de tomber. Puisant dans les VHS des émissions de télévision de sa mère, la réalisatrice livre une chronique à la fois pop et profonde de la révolution de 1989, dans un film fait d’archives politiques et de textes personnels.