Un récit de fierté, d’héritage et de masculinité qui se raconte avec une esthétique remarquable et une interprétation subtile. Si le scénario semble parfois un peu décousu, il n’en reste pas moins un film de caractère.
En portant à l’écran un récit faisant écho à sa propre histoire et en confiant le rôle principal à sa fille, Judith Godrèche aurait pu se perdre dans un mélo larmoyant. Il n’en est rien.
Si la performance recherchée est parfois voyante et que la mise en scène, très stylisée, donne une étrangeté à l’ensemble, le film, présenté en compétition à la Mostra de Venise, est à la fois dérangeant, intéressant et un peu lent, et réunit autour de Pattinson quelques acteurs convaincants.
Alban Ivanov trouve, dans l’uniforme de Justin, le juste équilibre entre la naïveté de son personnage et le héros qu’il devient. Son incompréhension fait ressortir l’absurdité du conflit avec autant de finesse que d’humour et donne au film un ton susceptible de parler aux plus jeunes.
Jeanne Herry s’attaque à un problème bien plus commun, l’alcoolisme, tout en brossant un portrait de femme. La subtilité de son trait offre à Adèle Exarchopoulos l’occasion de jouer avec une large palette émotionnelle.
Quand l’exaltation des convives donne le tempo, le ton caustique de cette comédie conjugale révèle autant l’universalité du sujet que le plaisir communicatif qu’ont eu ces grands comédiens à jouer leur partition.
Cette fabuleuse histoire étant celle de son grand-père, Elie Chouraqui en a fait une BD avant de la filmer, comme il sait le faire, avec des acteurs populaires, de bons sentiments et un engagement dans le devoir de mémoire. En résulte un film familial où l’émotion règne.
Charline Bourgeois-Tacquet offre à Léa Drucker un rôle à la hauteur de sa nuance et aux âmes sensibles l’occasion de suivre, l’œil captif et le cœur battant, une héroïne en proie aux sentiments.
A priori, l’idée était bonne. Mais d’une scène un peu téléguidée à une surinterprétation, on fi nit par voir venir les choses plus qu’à y croire. Dommage.
Menée par une énergie débordante et un humour mordant, cette comédie réjouit en nous embarquant dans les coulisses de l’institution avec les talentueux Marina Hands, Florence Viala, Guillaume Gallienne, Laurent Stocker, Julien Frison... et tous ceux qui donnent vie à cette grande maison. En scène !
Malgré quelques passages un peu démonstratifs, cette ode au 7 e art portée par de jeunes comédiens touchants et une mise en scène lumineuse séduit par sa sincérité et son regard d’enfant préservé.
Elie Wajeman signe une œuvre mystérieuse et pleine de charme où Vincent Macaigne brille au milieu d’une multitude d’astres dont la petite notoriété n’a d’égal que le grand talent.