Grâce au talent de Daria D’Antonio, cheffe opératrice de Sorrentino, Damiano Michieletto nimbe d’une esthétique picturale le destin poignant de son héroïne.
Plus percutant sur le fond que sur la forme, Pour le meilleur trouve sa lumière dans l’engagement de l’athlète quadri-amputé Pierre Rabine, dont c’est la première expérience au cinéma, et dans le séduisant duo qu’il forme avec Lilly-Fleur Pointeaux.
Sophie Beaulieu a tissé une comédie sentimentalo-absurde où les échos féministes retentissent dans un décor aux frontières du réalisme. Autant d’éléments qui, plutôt que de contraindre les acteurs, leur permettent de déployer leur fantaisie et leur sincérité pour composer des personnages cocasses et attachants.
A partir d’une histoire simple, quelques acteurs épatants (Pauline Clément, Arthur Dupont, Emilie Caen, Loïc Legendre, Quentin Dolmaire) révèlent les sentiments intimes dans ce qu’ils ont de plus banal et de plus profond. On est sous le charme.
Cette atmosphère on ne peut plus chabrolienne réussit à David Roux, qui a installé une intrigue a priori simple, mais où les codes d’un milieu fermé se dévoilent peu à peu.
La figure maternelle qu’incarne merveilleusement Céline Sallette fait naître toute l’émotion. Entre amour inconditionnel et raison, son coeur balance et le nôtre avec.
La cinéaste marocaine prolonge sa réflexion sur la société actuelle de son pays, entre promesses d’ascension et réalités implacables (…) L’occasion de brosser quelques portraits ciselés et de jouer habilement sur la frontière entre l’intime et le social.
Avec cette histoire vraie, Kirk Jones signe un drame dont la force émotionnelle rappelle les fi lms de Ken Loach. S’y ajoute l’incroyable performance de Robert Aramayo (…).
Sandrine Kiberlain et Pierre Lottin peinent à faire croire à cette histoire qui repose sur une trame bancale et une mise en scène incertaine. Ils ont le mérite de rester émouvants, mais le résultat est frustrant. Dommage.
Avec ce thriller, bâti sur fond de comédie, le beau gosse d’Hollywood avait tout pour s’illustrer entre humour et action. Las, il mène un film peu envoûtant où un scénario banal se déroule sans action vitaminée.
Grâce à une mise en scène inspirée, on glisse volontiers dans cette atmosphère intranquille, et l’on s’attache immédiatement aux héroïnes, à qui des comédiennes prometteuses prêtent leur talent brut.
Entre farce et parodie, ce divertissement d’action est un pur spectacle où les acteurs déploient, à travers quelques personnages hauts en couleur, des forces comiques évidentes.
Ana Girardot s’y révèle éblouissante, Olivier Gourmet est, comme toujours, épatant, et plusieurs seconds rôles, portés par les talentueux Julien Frison de la Comédie-Française, Jonas Bloquet, Aurélia Petit ou Yannick Choirat, apportent à ce thriller social toute son émotion.
Totalement investi dans le rôle de l’antihéros, Jean Dujardin, excellentissime, forme un puissant duo avec Nastya Golubeva, jeune actrice éclatante qui fait, avec ce film, une entrée fracassante au cinéma.
Ce film est un petit théâtre dynamique dont les interprètes, savoureux, prennent un malin plaisir à incarner leur rôle. Aucun doute : le crime est parfait.