"Mārama" nous entraîne avec force dans une histoire de vengeance et de recherche d'identité sur fond de (dé)colonialisme et de culture maorie dans l'Angleterre victorienne de 1859. Avec ce premier long-métrage, le réalisateur Taratoa Stappard marque le cinéma néozélandais avec superbe [...].
CONTRE : Mais comme toutes les belles histoires, le retour à la réalité fait mal. Et en l’occurrence, il tue. Car Scream 7, par son absence totale d’idée, apparaît comme un ratage de premier ordre. Véritable tentative désespérée de faire vibrer la fibre nostalgique des derniers fans encore au rendez-vous, l’œuvre se contente de (mal) recopier la plupart des scènes iconiques, sans exaltation aucune.
POUR : Kevin Williamson, scénariste de la plupart des précédents Scream, sait de quoi il parle et comment faire sursauter, en employant à bon escient les classiques de la terreur.
Alors que le roman nous emmène dans un univers sombre et pessimiste, Edgar Wright a apporté sa touche pop pour colorer un métrage où son humour noir très british permet un décalage souvent efficace.
Une œuvre aussi belle que déroutante, qui semble, à l’instar du rêvoleur, ne pas vouloir se dévoiler entièrement, ni rendre ses rêves trop accessibles ou trop faciles à décrypter.
Autre tour de force de ce métrage, un univers visuel saisissant. Chaque plan est ciselé avec un souci du détail oscillant entre palettes chromatiques chatoyantes et moments de grâce contemplative.
Porté par la bande-son énergique et solennelle de Danny Elfman – compositeur fétiche de Tim Burton – et bien secondé par Christoph Waltz, en facétieux prêtre germanique, et Matilda De Angelis dans le rôle de la lascive Maria, ce grand drame amoureux louvoie en permanence entre plusieurs genres : gothique, épouvante, guerre, action, policier… flirtant même avec l’anime façon Arthur et les Minimoys.