En somme, "L'Odyssée" agrège passions de la mise en scène, de la mythologie et de la psychologie en un ensemble immanquable qui fait d'ores et déjà date.
(...) un métrage ciblé space-opera dans la ligne des Gardiens de la galaxie, propulsant Kara et Ruthye de planète en planète dans une action sans le moindre temps mort où la présence de Jason Momoa en mercenaire à moto évoque Mad Max, un autre plaisir étant de fréquenter à chaque plan des créatures toutes plus étranges les unes que les autres qui en remontrent à la fameuse séquence de la taverne du premier "Star Wars" (...).
"Spider-Man : Brand New Day" impressionne par la maîtrise de son équilibre général. Drôle quand il le faut, spectaculaire sans perdre de vue l’intime et porté par un amour sincère pour ses personnages, le film est la pépite que l’on n’osait plus espérer.
CONTRE - Ce n’est un secret pour personne que Spielberg croit à ce qu’il raconte dans un métrage à l’évidence sincère, parfois prenant (...) mais, il faut bien le dire, trop proche de ce qu’il veut nous convaincre, voire à nous imposer, nous livrant un métrage beaucoup trop long (ses deux premiers tiers james-bondesques) et singulièrement à court d’idées.
POUR - "Disclosure Day", loin d’être un film-spectacle, nous surprend par sa poétique et son inspiration. Une nouvelle fois, Steven accomplit un rêve d’enfant alors que Spielberg nous apporte la réflexion philosophique au travers d’une réalisation impeccable, démontrant qu’il reste un Maître incontesté du cinéma.
"Backrooms" est bien plus d’une simple adaptation d’un phénomène internet, c’est une œuvre de genre mûre, mélancolique et techniquement irréprochable. Elle évite tous les pièges des gadgets horrifiques pour nous offrir une expérience immersive et narrative hallucinante.
Rien pourtant qui puisse empêcher le goût de réchauffé de la formule et d’avoir assisté à un coup de moulinette gratuit sur tout un genre au lieu d’une satire plus pensée.
"Le Vertige" est un film passe-temps, une parodie molle de la société de consommation qui manque d’un vrai engagement et reste en surface d’une histoire qui aurait pu être novatrice.
En choisissant d’interroger la place du jouet à l’ère numérique, "Toy Story 5" prolonge la vocation première de la saga : observer les mutations de l’enfance à travers le regard de ceux qui l’accompagnent. Une démarche qui, trente ans après le premier opus, demeure pertinente et émouvante.
Une belle idée, qui malheureusement, est desservie par un jeu d’acteurs poussif et des méchants caricaturaux. Même si l’histoire est destinée à un public familial, il aurait été intéressant de porter le concept un peu plus loin et d’éviter de tomber dans la nostalgie des années 80.
Certes, l’intrigue aurait gagné parfois à sortir des sentiers battus, mais la force d’"Undertone" est ailleurs : en transformant un drame intime en huis clos étouffant, Ian Tuason réussit son pari de l’épouvante suggestive.
Pur film de genre d’auteur, "The Fin" séduit par son audace à pousser la science-fiction dans une dimension expérimentale et onirique, proposant au spectateur une véritable expérience de cinéma.
L’ensemble est rempli de bonnes idées, mais se heurte aussi aux limites de son statut. En tentant de tuer le père, évitant le piège du trop-plein de références, le cinéaste et son scénariste Florent Bernard semblent constamment devoir expliquer leurs intentions par le texte.
"Nightborn" confirme le talent de la réalisatrice finlandaise et son goût pour un cinéma de genre à la fois sensible et organique. Un cinéma de genre qui mêle, avec brio, drame, horreur et fantastique et qui n’a pas peur de bousculer le public.
Conte sensible et cruel aux qualités artistiques incontestables, "The Ugly" s'impose comme une œuvre admirable et fascinante à découvrir de toute urgence.
Angoissant avec deux actrices (Lee Sun-bin et Han Soo-a) qui soutiennent le métrage avec brio, et un travail sur le son intense qui font de "Noise" une œuvre digne d'intérêt.
Si certains décrocheront du récit - vraiment trop foisonnant pour être compréhensible - d'autres aimeront se laisser hypnotiser par ce long voyage aux images parfois cauchemardesques, mais toujours fascinantes.
"Obsession" se révèle cruel et parfois sans concessions dans sa thématique féministe, n'hésitant pas à fustiger l'égoïsme du fantasme masculin. Curry Barker réussit un petit tour de force qui le confirme comme un talent prometteur.