Loin de cultiver un pessimisme mortifère, le film multiplie les gags et les situations burlesques. On ne peut alors s’empêcher de penser au cinéma de Jacques Tati dans cette volonté manifeste, singulière et bienfaisante d’enchanter un monde qui sans cela serait désespérant.
Alternant sans cesse entre les points de vue opposés de la jeune fille et de sa mère partie à sa recherche, le film cherche sans aucun doute à démontrer qu’une troisième voie est possible entre un monde ancien trop sclérosé et les dérives actuelles.
Plus moderne que contemporain, animé d'une douce mélancolie, Lydia et le vaisseau des tempêtes a ainsi ce petit quelque chose d'intemporel qui rend le coeur léger.
Le film campe avec autant de brio que de délicatesse ces instants d’une adolescence en constante évolution et que le casting absolument impeccable éclaire en permanence. Le tout porté par une attention particulière à l’univers aquatique d’une piscine qui devient un lieu poétique par excellence.
Glaçant et glacé, le film s’impose comme une nouvelle et singulière preuve du talent éclectique de son auteur avec lequel le si riche cinéma coréen doit indéniablement compter.
Pour son premier long-métrage, Hélène Rosselet-Ruiz propose un traitement subtil et haletant d’une violente réalité sociale, et la fine peinture de personnages émouvants.
Sur la base ultra-classique d’un road-movie familial, ce film creuse un sillon singulier en interrogeant la raison d’être de ce voyage. [...] Sur fond de paysages naturels écrasants, ce parcours initiatique s’avère douloureux et salvateur.
Dans Cap Farewell, elle [l'actrice, Noée Abita] incarne autant une Mère Courage qu’un objet de désir aux yeux d’hommes à leur crépuscule, une post-adolescente en butte à une histoire familiale désespérante, jeune femme enferrée dans une tragédie dont elle entend bien arrêter le cours pour offrir à sa fille et à elle-même une liberté lumineuse.
Avec sensibilité et justesse, le film tisse sa toile et laisse à chaque individu le temps d’exister à nos yeux, nous renvoyant ainsi quelques reflets aussi gracieux que séduisants.
Le film déploie un récit d'une incroyable et rare puissance, entre les vestiges d'un monde aussi patriarcal que violent et la volonté farouche de s'en extraire pour ne pas y sombrer.
Une femme perd son mari et ses deux enfants dans un accident de la route. Ainsi résumé, l’argument du film du cinéaste autrichien Adrian Goiginger, Seule la vie, pouvait légitimement faire craindre un pur mélo lacrymal. C’était sans compter sur l’incroyable performance de l’actrice Valerie Pachner.