Avec une mise en scène efficace, un casting impeccable et un propos argumenté, Sorkin [le réalisateur] dresse un réquisitoire sans appel et son Zuckerberg sans état d’âme fait littéralement froid dans le dos tant il est droit dans ses bottes.
Réjouissant sans forcer la farce, [le film] nous offre ce qu'il faut de tendresse mais aussi de cruauté pour croquer une réalité qui, elle, n'est pas toujours marrante.
Mêlant la grande histoire à celle toute petite, en comparaison, d’un homme sans qualité et de son couple en déshérence, Emmanuel Marre [le réalisateur] parvient à donner à son film la couleur de la vraisemblance totale, tout en nous alertant sur un passé aux résonances parfois très actuelles.
Le film apparaît comme assez sage, tranchant avec l’incandescence de certaines situations. La description du passage tourmenté à l’âge adulte conserve néanmoins une force dramatique certaine.
Visuellement éblouissant et magistralement interprété, Primetime fait flamboyer les zones grises de l’âme humaine et en tire un récit stupéfiant où le pire de la télévision devient un grand moment de cinéma.
Jeanne Herry [la réalisatrice] change de registre avec le portrait intime d'une jeune femme alcoolique. La réalisatrice reste sobre et juste dans la peinture de ce mal répandu et pernicieux.
Le cinéaste entend ainsi capter l’état d’enfance en revisitant des codes d’adultes. [...] Il filme l’enfance comme une grande échappée sous le soleil brûlant, aussi énergique que frondeuse et libre.
Ce qui sauve le film d’un enlisement programmé, c’est assurément son efficace et réjouissant casting. Le quatuor d’acteurs réuni pour l’occasion dynamise en effet l’ensemble et parvient dans le même temps à lui insuffler une sorte de mélancolie singulière et surprenante.
Un film mesuré qui prend le temps d'exposer chaque point de vue et développe avec une efficacité certaine la nécessaire vigilance à l’égard de toute accusation.
Grâce à des flash-back savamment dosés et une mise en scène nerveuse, Géraldine Nakache décortique intelligemment les mécanismes de l'emprise au sein du couple en nous plongeant comme en apnée dans le piège qui se referme...
Le film de Léa Mysius déploie tant d'ambitions que certaines d'entre elles finissent par s'étouffer les unes les autres. Néanmoins, de purs moments de mise en scène et les performances très abouties du casting impressionnent.
Ce premier opus de Padraic McKinley ressuscite les films d’aventures à l’ancienne, convoquant tout à la fois Le Salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot, Delivrance de John Boorman ou Le Convoi de la peur de William Friedkin.
Il s'en dégage une profonde mélancolie autour de ce combat passé et dépassé. Comme si ces révolutionnaires pourchassés incarnaient une partie des rêves et des utopies brisées au siècle dernier.