Au fil de ces broderies successives, on plonge dans un univers qui résiste à toute explication. Lucio Castro n’en finit pas d’enchanter le réel à travers quatre tableaux dont chaque volet est annoncé par une brève séquence cousue de fils colorés. Délicat comme un rêve éveillé.
Au delà de cette mise en perspective sonore très troublante, on découvre des femmes et des hommes hypersensibles pour qui la musique contient tout ou presque.
Avec La Poupée, Sophie Beaulieu écrit et réalise un premier long-métrage surprenant et réussi. En assumant toute l'absurdité de la situation sans jamais chercher à l'expliquer, cette comédie romantique se fait parodique et maligne.
Reprenant le titre de ce film qui ne vit donc jamais le jour, le documentaire réalisé par Rubika Shah fait froid dans le dos tant il montre une industrie hollywoodienne paralysée par l’autocensure à un moment où tout était encore possible puisque le monde n’était pas en guerre.
Porté par un casting impeccable où l’on découvre l’immense pouvoir comique de Louis Garrel, le film navigue avec fluidité dans la nostalgie d'un âge léger et candide en prenant soin d’éviter le traitement trop frontal avec les questions sociétales de l’époque.
L'esquisse de l'ébauche de la silhouette d'un cinéaste en pointillé, mais surtout notre amour pour les poètes maudits et peut-être même pour les fausses bonnes nouvelles, dont certaines enchantent le monde quand elles sont chargées de poésie.
Silent Friend déjoue le piège anthropomorphique de son sujet en misant sur ses puissantes sensations. Un film miraculeux conçu comme une photosynthèse amoureuse et de laquelle éclôt une humanité totale.
Il [le film] réussit le tour de force de se transformer en feel-good movie tant le réalisateur parvient à désamorcer les tensions inévitables à travers des scènes de pure comédie.
Mêlant sans cesse l'intime à l'universel, passant des conflits individuels à des tensions internationales, Holding Liat interroge également et profondément nos propres identités traumatisées.
Dans une mise en scène élégante qui tend au huit clos, The Drama invoque de grandes oeuvres européennes sur le sentiment amoureux et la relation à autrui [...] et fait émerger de cette relation passionnée une fable morale à la toxicité brûlante et au comique de situation vicieux.
Tour à tour drôle, poétique, sociologique et lumineux, son film plonge dans une France des régions [...]. Nulle nostalgie mortifère ici, mais un regard tendre sur un passé encore proche qui fait de ce documentaire un petit bijou d'intelligence et de sensibilité.
L'autre atout de Ceux qui comptent, c'est assurément sa volonté de donner un souffle romantique à une histoire qui se déroule dans un dramatique contexte de marginalité non choisie.
Avec énergie et sensibilité, la réalisatrice [Bérangère McNeese] déploie la chronique de cette vie quotidienne entre nuits et jours, sans jamais verser dans la mièvrerie d'un côté ou la complaisance de l'autre. La justesse de son regard impressionne tout autant que l'excellence de son casting.
Ce documentaire est avant tout un très beau regard sur la transmission de père en fille puis de mère en fille. Cette dimension est omniprésente, parce qu'il s'agit de faire passer un savoir, un état d'esprit qui s'exprime dans chaque bouteille.