Ici, tout est scolaire et prévisible. Lilia ne semble jamais exister véritablement par elle-même mais toujours pour illustrer les intentions de la cinéaste : lever un tabou (l’homosexualité) et lutter contre l’intolérance (l’homophobie). Sur le même thème, La Petite dernière, de Hafsia Herzi, était autrement plus fort.
C’est parfois un peu longuet, souvent assez perché, mais le film conserve une vraie gentillesse et un goût du bizarre tout à fait décalé. Pas pour tout le monde, certes, mais assez réjouissant pour séduire les amateurs d’étrangeté burlesque.
On peut sourire de quelques accents mélo, mais l’émotion finit par l’emporter : un film bienveillant, chaleureux, qui rappelle qu’aucun rêve n’est hors de portée.
Le réalisateur nous emmène au cœur d’une phalange, et il le fait en nous mettant à la place des musiciens de l’Orchestre de Paris, qui ont accepté d’être filmés dans le quotidien de leur travail. Une fabuleuse occasion de connaître les sensations uniques que l’on éprouve quand on est plongé au cœur de cette expérience humaine autant que musicale.
La suite est un prétexte pour se moquer des temps numériques, avec des segments qui ressemblent à des épisodes de la série Black Mirror . Sauf que les acteurs en font des caisses, que Verbinski a la main lourde, que la farce devient pénible. Reste une vraie bonne question : une humanité abrutie par les écrans mérite-t-elle d’être sauvée ?
Cette patine rétro contribue discrètement à mettre en avant les signes avant-coureurs de la dilution du rêve américain dans une sorte de capitalisme à tous crins. En cela, Gus Van Sant revitalise son cinéma et ne craint pas d’affirmer que ce film d’époque en dit plus sur aujourd’hui que l’on voudra bien le penser.
Après le très réussi Tournesols sauvages tourné à Barcelone, le réalisateur espagnol Jaime Rosales s’aventure dans le Finistère. Il y ancre une histoire d’amour qui oscille entre modernisme et classicisme. Du grand art.
En 1932, dix ans avant Citizen Kane, Herman J. Mankiewicz, écrit un scénario visionnaire sur le régime nazi, refusé par tous les studios. Le documentaire de Rubika Shah retrace cette histoire saisissante.
Jean-Luc Gaget signe un portrait de femme attachant et drôle avec Pauline Clément. L’excellente sociétaire de la Comédie-Française porte allègrement cette comédie singulière.
Des dialogues emphatiques résonnent dans le noir, du Tennessee Williams de sous-préfecture. Le résultat s’avère encore plus vain que le pourtant redoutable Stars at Noon.
Bref, si La Femme de n’est pas dénué d’intentions, ni même de quelques fulgurances de jeu, le film reste prisonnier d’une vision trop sage pour vraiment troubler.
Avril Tembouret et Vladimir Rodionov partent à la recherche d’Alexandre Trannoy. Un réalisateur qui a hanté les plateaux mais jamais achevé aucun film.