L’odyssée se déroule la plupart du temps dans l’habitacle de la voiture. S’y côtoient une poésie, une innocence et une mélancolie ravageuses à travers les yeux d’une petite fille qui devine les secrets et le mal-être de son géniteur.
Benjamin Lavernhe, Laurent Stocker, Marina Hands… les acteurs du Français font éclater leur talent comique dans ce film hilarant. L’excellente Pauline Clément y incarne le rôle principal, une metteuse en scène le jour d’une première qui prend l’eau de toute part. À voir absolument.
L’épopée d’Homère revu par Christopher Nolan avec Matt Damon remplit sa mission : nous rafraîchir la mémoire et offrir trois heures de cinéma qu’on ne voit pas passer.
Parmi ceux-ci, un étonnant Omar Sy. La star de Lupin et d’Intouchables joue un personnage enfin éloigné de son registre bienveillant habituel. Divisé en quatre chapitres et multipliant les points de vue, ce premier film de l’activiste Brandt Andersen emmène le spectateur sur les embarcations gonflables de fortune sur lesquelles s’entassent les migrants au péril de leur vie.
Evil Dead Burn est un grand jeu de massacre, orchestré avec habileté par Vanicek. Il y a sans doute un sous-texte sous les litres de sang versé (la masculinité toxique ?). Il y a surtout des meurtres et des décapitations.
Microstar, le premier long-métrage de Léopold Kraus, 27 ans et une poignée de courts à son actif, prouve qu’on peut faire une comédie en prenant les influenceurs au sérieux.
Après L’Inconnu de la Grande Arche et Borgo, Stéphane Demoustier réussit une nouvelle fois à nous captiver avec cette chronique de vacances étouffante.
Un portrait de famille haut en couleur, qui abuse un peu trop du «running gag» - les défaites du Zamalek, club de football cairote de perdants éternels – et d’une bonne humeur surjouée, qui recouvre les drames et les larmes.
Savoirs anciens et monde moderne se côtoient avec respect. Il fallait toute l’excentricité et le savoir-faire de Werner Herzog pour arrimer le spectateur à cette folle histoire.
Cette œuvre très maîtrisée, poétique, dont certains spectateurs sont ressortis les yeux mouillés de larmes, a non seulement créé la sensation au dernier Festival de Cannes, mais elle a également ravi le cœur des festivaliers d’Annecy.
S’inspirant d’une ballade du XVIIe siècle, le cinéaste Michael Sarnoski imagine un hors-la-loi sanguinaire en quête de rédemption et de mort. Un exercice de style beau mais creux.