L’homme en pantalon est en réalité une femme, Rose (Sandra Hüller). Dans ce Retour de Martin Guerre queer, l’« Isabelle Huppert » allemande joue un revenant mystérieux. Lauréate du prix d’interprétation à la Berlinale, elle parvient à rendre moins prévisible le scénario de Markus Schleinzer.
Comme l’a prouvé La bataille de Gaulle, il reste encore de passionnants recoins de la Seconde Guerre mondiale à faire remonter à la surface. Pressure s’attache à un héros de l’ombre du 6 juin 1944 : le météorologue britannique James Stagg.
La Vie d’une femme est bâti en brefs chapitres dont aucun n’est raté. Comme son héroïne qui réconforte un patient atteint d’un cancer, le film trouve les mots justes.
Ce très bon documentaire retrace les coulisses de la tournée de reformation du groupe en 2025. Touchant même s’il ne s’appesantit pas sur les raisons de leur fameuse brouille.
Les décors ne sont faits que d’images de synthèse. La voiture remplace la barque. Le revolver devient l’arme du crime. De Vivaldi à Puccini, en passant par Haendel, des classiques de l’opéra rythment ce voyage très kitsch, qui se donne de grands airs mais n’arrive pas à bon port.
Passionnée de gastronomie et de culture nippone (comme le démontrent ses très belles séries pour Arte, dont Foodie Love ), Isabel Coixet adopte un tempo contemplatif qui estompe parfois l’émotion qui est en jeu. Mais Alba Rohrwacher, qui prête ses traits à Marta, est merveilleuse de douceur, d’intégrité et de résilience !
Rude et émotionnellement exigeant, La Frappe s’affirme comme un film fort qui marque l’arrivée d’un cinéaste à suivre de près, capable de transformer la douleur en éclats de cinéma bruts, purs, essentiels. Une prouesse qui en laisse d’ores et déjà augurer d’autres.
Les personnages sont plus neurasthéniques qu’inquiets. L’Inconnue parle de solitude existentielle. Que devient-on quand on est coupé de sa famille, des autres, enfermé dans un corps autre ? A éviter.
Le film veut pencher du côté du thriller, mais l’enquête n’est qu’un prétexte pour faire émerger les fantômes de la dictature. Sauf qu’à force de ne montrer que l’insaisissable, Manuela Martelli nous laisse au bord de la route. Dommage.
The Dog Stars est plus séduisant dans ses temps faibles, son Americana mélancolique, digne d’une chanson folk. Le monde d’après n’a pas tué la romance.
Oscillant en permanence entre réalisme et onirisme, dans une lumière très travaillée, Le réalisateur Jérémy Comte nous emmène avec habileté au cœur d’une machinerie implacable dont on ne soupçonne rien à la lecture du synopsis et même jusqu’à la fin du premier tiers du film.
"Fjord" jette un froid, et les canicules de l’été n’y changeront rien. Les certitudes du camp du bien vacillent. Mungiu ne renvoie pas dos à dos progressistes et conservateurs. Il les fait se rencontrer, se parler, se disputer.
Un premier long-métrage qui rappelle les excellents Vingt Dieux, Chien de la casse ou La Pampa dans la description d’un monde rural où l’ennui gagne facilement ceux dont l’horizon s’arrête à la pancarte du village. Il fait aussi penser à Un été à la ferme et à Gabin, documentaires qui passent habilement au scanner la question de la transmission chez les agriculteurs.
Le film de Ryusuke Hamaguchi (Drive My Car) n’échappe pas ainsi à un certain didactisme qui peut se révéler fastidieux quand on assiste plusieurs fois à une séquence de massages de pieds collectifs ou à un cours sur tableau Velleda expliquant les méfaits du capitalisme.