Un journal intime doublé d’une introspection relayant ses interrogations existentielles, dont elle est l’actrice et la narratrice, avec talent (notamment dans le maniement de la langue française), sincérité et humour.
La photographie somptueuse de Mátyás Erdély est au service de la mise en scène de László Nemes, qui distille une atmosphère anxiogène et paranoïaque tout en restant à distance de la psychologie de son protagoniste.
Ce long métrage du studio parisien Xilam, au scénario complexe, est marqué par l’influence formelle d’Hayao Miyazaki, pour réfléchir sur le regard des autres et l’acceptation de la différence, dans un univers poétique, singulier et onirique.
Dans le sillage de Marina Van ("Dans ma peau"), Julia Ducournau ("Grave") et Coralie Fargeat ("The Substance"), bienvenue à Marion Le Corroller, nouvelle figure incontournable du body horror made in France (...).
"Quelques mots d’amour" saisit par sa sincérité, sa simplicité, autant que par la justesse de ceux qui le portent.
C’est impressionnant de constater à quel point Na Hong-jin parvient à se renouveler du point de vue de sa mise en scène, époustouflante, et de sa narration, d’une complexité et d’une densité stimulantes.
De cette confrontation entre ces deux mondes irréconciliables mais contraints de coexister, la réalisatrice, également dans le rôle-titre, tire un film puissant, tout à la fois portrait d’un pays, dont elle rend les contradictions, la violence et la beauté tragique, et histoires d’amour émouvantes bien que cruelles.
Si on ressent parfois un trop-plein d’énergie, impossible de ne pas être touché par la magie qui se déploie à l’écran, et par le thème abordé : la mémoire.
Quelle joie de découvrir Shaun le mouton en savant fou dans la lignée de Victor Frankenstein, qui crée à son tour un monstre, dans ce récit irrésistible de drôlerie et d’inventivité (chaque plan fourmille d’idées).
Le film est à l’image de ses jeunes héros campés par de formidables comédiens débutants : intense et mouvant, passant peu à peu du teen movie au mélodrame avec une maîtrise impressionnante. Et c’est bouleversant.
(...) une intrigue alambiquée, et pas toujours crédible, pour dénoncer le phénomène d’emprise des sectes. À fleur de peau, Marion Cotillard sombre parfois dans l’exagération, pas vraiment aidée par une mise en scène souvent démonstrative.
Malgré quelques moments drôles, le résultat est décevant, "Le Roi du Game" peinant à trouver « sa terre du milieu », entre refus de la dérision facile et excès de frilosité.
Se retrouvent dans cet émouvant récit un éloge du collectif et une réconfortante foi en l’humain, sans que le réalisateur tombe pour autant dans la naïveté ou le manichéisme grâce à des personnages secondaires imparfaits et donc familiers.
Un véritable ovni, qui flirte régulièrement avec la satire et la grivoiserie, à la direction artistique soignée, et interprété par une Olivia Colman qui emporte tout sur son passage.
Le réalisateur de "Faute d’amour" (2017) et de "Léviathan" (2014), pour ne citer qu’eux, nous a habitués à des drames épars par une intrigue aussi puissante qu’implacable, et une mise en scène à la fois magistrale et oppressante. Tout en étant peut-être l’œuvre la plus accessible, "Minotaure" s’inscrit dans la même démarche stylistique et narrative (...).
Cette comédie très réussie met en scène ce cabot si attachant qui chérit un espoir : avoir une famille et un foyer.
Un merveilleux geste d’artiste d’une délicatesse et d’une grâce infinies, qui dresse le portrait de son jeune héros en célébrant le courage, la détermination et le dépassement de soi, et aussi d’un monde paysan aux abois, tout en faisant cohabiter Gabriel Fauré et Stéphanie de Monaco.
En dépit de ses convaincantes comédiennes, le résultat est décevant. En plus de charger la barque, la réalisatrice peine à fusionner les sujets de l’euthanasie et de la prédation sexuelle, abordés trop superficiellement alors même que le drame, parfois d’une joliesse embarrassante, tire en longueur.
Il y a là une langueur matinée de grâce pudique qu’incarne joliment son actrice Marie Ulven, alias Girl in Red, artiste pop reconnue ici dans son premier rôle au cinéma.
Dans la lignée des fresques historiques épiques et romanesques comme "Le Comte de Monte-Cristo" (2024), le récit brille par sa reconstitution somptueuse, son casting prestigieux et ses valeurs universelles.