Anouk Grinberg est la clé de voûte de ce film modeste mais impactant, mettant à l’épreuve son héroïne, qui n’en sortira pas indemne, tout en dénonçant un système de santé à bout de souffle.
Hélas, le récit, qui s'étire, se disperse et multiplie les ellipses temporelles, ne développe pas suffisamment le sujet principal, la fin d'un grand amour.
Une quête de vérité impossible dans un climat oppressant, fait de secrets et de mensonges qui transitent à travers le regard expressif d’une héroïne lucide vis-à-vis du monde extérieur, où règne la loi du silence.
Joie de découvrir ce quatrième volet des péripéties de l’archéologue dans ce film d’animation espagnol très réussi, qui conjugue à merveille action, humour et émotion, et invite le héros à effectuer un voyage dans le temps émaillé de références cinéphiles ("Retour vers le futur", "Mad Max : Fury Road").
(...) ce conte politique, à l'univers graphique dense, au scénario complexe et à l'humour noir, s'adresse aux adultes qui partagent la même sensibilité. Les autres seront déroutés par ce pamphlet radical contre le système.
(...) un western singulier, antispectaculaire et contemplatif, à la photographie crépusculaire, qui s'avère, contre toute attente, poignant et chargé d'espoir (...).
Bien sûr que le scénario est cousu de fil blanc, mais avec le cador du genre Jean-François Richet à la manœuvre on jubile devant ce huis clos à l’os, brutal et très efficace.
L’intelligence de ce film kafkaïen, à la fois dense, complexe et éminemment politique, qui brouille nos repères et cultive le doute, consiste à autopsier ce choc des cultures en refusant de prendre parti et de répondre aux questions posées.
Si ce film d’animation québécois n’est pas sans défaut, entre son intrigue trop balisée, certains sujets un peu complexes pour les plus jeunes, à qui il s’adresse pourtant, et l’absence d’un humour à même d’amuser leurs aînés, il compense par sa poésie, son esthétique soignée et ses péripéties à foison.