(...] Nanni Moretti est irrésistible. Cannes est tombé sous le charme de cet "Aprile" enchanteur, 76 minutes de bonheur. (…) Un film jubilatoire. (numéro du 24 mai 1998)
Néanmoins sauvé par le magnétisme et la justesse de son héroïne, incarnée par l’excellente Noée Abita, ce "Cap Farewell" navigue dans des eaux bien trop floues pour que l’on embarque réellement.
Le récit n’évite pas les bavardages et les longueurs, qui cassent le rythme et installent une douce torpeur, alors qu’il est pourtant pourvu d’une singularité, d’une poésie, d’un charme et de scènes aussi intenses que poignantes.
Une comédie sur l’amitié, le handicap, l’idée de croire en ses rêves et ne jamais abandonner, attendrissante et pleine d’humanité, en dépit du joyeux chaos qui règne à l’écran.
Les cinéastes travaillent cette urgence via une réalisation et un montage alertes, tout en saisissant avec humour les fragilités et la beauté d'un art exposé aux imprévus.
Le cinéaste britannique revisite la mythologie avec talent, accordant autant d’importance à l’exécution impressionnante des scènes d’action épiques, aux intrigues politiques à la cour et aux tourments des nombreux personnages brillamment incarnés.
Tour à tour drôle et bouleversant, ce cinquième long métrage signé du scénariste et réalisateur de "Goodbye, Lenin !" (2003) apporte, en prime, un éclairage singulier sur le volet historique qu’il explore.
Un voyage piquant, savoureux, d’une tendresse rare, qui constitue un hommage original au septième art, tel un "Cinéma Paradiso" (1988) revisité à la sauce indienne.
Cependant, le récit surprend par son caractère impitoyable, à travers le personnage du passeur cynique qui exploite sans vergogne la détresse humaine incarnée par un Omar Sy à contre-emploi et la fin implacable.
Semée de scènes fortes, cette bouleversante histoire de deuil a ceci de remarquable que la vie s’y impose malgré tout, via l’amour d’un couple, leur passion à l’égard d’une profession, un ébat contrarié dans une voiture ou des funérailles virant au spectacle de cirque.
La tendresse cohabite avec la mélancolie ; la poésie et un humour loufoque s’invitent aussi pour sans cesse surprendre un spectateur autant séduit par les dialogues savoureux que par la mise en scène pleine d’idées de ce film qu’accompagnent des interprètes épatants.
Aux manettes de ce divertissement familial, Thomas Kail, metteur en scène de comédies musicales à Broadway, insuffle une dynamique à ce film d’aventures porté par Catherine Laga’aia et Dwayne Johnson, tous les deux convaincants. La magie est encore au rendez-vous.