Ecrit par Fanny Herrero et Lison Daniel, réalisé par Emilie Noblet, le long-métrage rassemble l’essentiel des personnages de la série pour célébrer une nouvelle fois le sens du collectif et la magie du cinéma.
A partir de témoignages, d’images d’archives et de scènes d’animation, Christophe Dimitri Réveille construit un récit haletant sur la traque d’Ernesto Che Guevara par l’armée bolivienne et la fuite de ses compagnons de lutte.
Le réalisateur autrichien Markus Schleinzer met en scène l’histoire d’une héroïne qui, au XVIIᵉ siècle, usurpe l’identité d’un fermier. Un secret qui la sert, puis la menace. A voir.
Le premier long-métrage aux allures de conte initiatique suit un adolescent qui, aidé par une camarade, décide de se cacher après une tentative de suicide ratée. A ne pas manquer.
Malheureusement, l’inventivité formelle de la proposition est écrasée ici par le côté best of de la bande-son qui donne très vite l’impression d’un long ressassement dramatique d’un regard doloriste sur l’amour.
Ce drame social dans l’air du temps attend le dernier quart du film pour nous révéler sa vraie nature, celle d’un thriller prenant une tournure plus incisive et frappante que prévu. C’est tout le mystère de ce premier long-métrage ambitieux de Rémi Bassaler, qui étouffe un peu sous le poids de son scénario, tout en réussissant une forme condensée, proche de la nouvelle (...).
Versant d’abord dans le drame psychologique, qui questionne notre rapport à la foi ou à la douleur, The Holy Boy assume peu à peu sa charge fantastique jusque dans un final spectaculaire.
Dans ce Mille et Une Nuits de la guerre, où un flot de paroles intimes se mêle aux palabres politiques, le réalisateur nous captive dans le huis clos d’une communauté rattrapée par la soif de vengeance.
Alors que les longs-métrages ont tendance à dépasser les deux heures, voici trois moyens-métrages – d’une durée comprise entre trente minutes et une heure – qui tirent le cinéma vers le haut, telle une poussée de sève, trouvant de nouvelles formes pour scruter le désir. A voir.
Le film pose ainsi la question de la responsabilité de tout un chacun quand surviennent des accusations de violence sexuelle. Jusqu’où se sentir concerné ? Comment agir ? A travers ce portrait de femme, Sarah Miro Fischer filme une trajectoire morale.
Cet écrit redouté et cet autre fantasmé sont à l’origine d’un drôle de pacte de cinéma. Les deux amis décident de traverser le sud de la France, de se rendre ensemble dans la maison de la mère de Christine Dancausse, à la recherche de l’éventuelle missive. Dans les bagages de Jean Boiron Lajous se trouve celle du père de ce dernier. En chemin, chacun pourra livrer son histoire et trouver peut-être le courage d’affronter son passé et ses peurs.
A l’heure où beaucoup de longs-métrages sont occupés à mettre en scène la libération de la parole, Julien Gaspar-Oliveri a fait le choix de raconter le silence.
Difficile de passer sous silence l’un des principaux vecteurs dramaturgiques de l’œuvre : la correspondance tissée entre les Chinois de la diaspora et leur famille restée sur le continent. Cette exaltation de la solidarité était telle qu’il n’était pas rare, lorsque la mort frappait un émigrant, que la communauté exilée prenne en charge l’aide à sa famille.
Le réalisateur dresse le portrait d’un homme en son absence, à partir des piles de Post-it et de carnets numériques qu’il a laissés après sa mort. De cette matière supposément ingrate se dégage peu à peu une poésie minimale, un inventaire à la Perec.
Ce film réconfortant tente d’offrir un autre regard sur la jeunesse des banlieues en mettant en avant les valeurs du collectif et de l’humilité. Outre une mise en scène soignée sur les parties de ballon rond, il bénéficie de la présence de Vimala Pons, touchante dans son rôle de Mère Courage un peu paumée.
Après une mise en place tendue, caméra à l’épaule au plus près des corps, quelque chose soudain s’apaise, grâce au regard bienveillant que pose la cinéaste sur cette romance. En exprimant, au passage, la critique d’un modèle de masculinité oppressive.
Autour de cette prémisse, le réalisateur suisso-kényan Damien Hauser livre une méditation joyeuse et ludique sur la mémoire, le bonheur, le rôle de l’art et sa capacité à saisir quelque chose de la beauté des petits moments de la vie.